La CCI-Togo et l’Université de Lomé signent un partenariat stratégique

La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a signé une convention-cadre avec l’Université de Lomé le vendredi 17 avril 2026, dans le but de faciliter les échanges commerciaux internationaux, de renforcer la compétitivité des entreprises togolaises et de favoriser leur intégration dans les marchés mondiaux.

Cette convention, signée pour une période de cinq ans, permettra aux deux parties de mutualiser leurs actions multiformes afin de construire une économie fondée sur le savoir, l’innovation et la compétence. Elle mettra particulièrement l’accent sur l’adéquation formation-emploi, le développement du capital humain et la participation active du monde économique à la vie universitaire, dans la perspective de soutenir efficacement le secteur privé et de promouvoir un développement social, culturel et économique du pays.

Composé de 22 articles, l’accord défini, en son article 2, une dizaine de coopérations relatives notamment à la recherche, à la formation, au développement des compétences, au soutien de l’entrepreneuriat, à la mobilité, à la promotion de l’innovation et de la compétitivité, ainsi qu’à la formation en langues étrangères. L’accord, en son article 3, permettra l’ouverture d’un centre de langues des affaires, afin de donner aux opérateurs économiques les compétences nécessaires dans certaines langues étrangères, notamment l’Anglais et le Chinois, avec une orientation spécifique vers les besoins du secteur du commerce.

En signant cette convention, la CCI-Togo a pensé à ses opérateurs économiques, en particulier à ceux qui font des affaires et rencontrent des difficultés sur le plan linguistique. Toutefois, grâce à l’article 3, ils pourront apprendre des langues étrangères telles que l’Anglais et le Chinois, à travers l’ouverture, dans les jours à venir, d’un centre de langues des affaires.

« Nous avons remarqué que nos opérateurs économiques voyagent, qu’ils font des affaires, mais parfois il y en a qui font difficilement des affaires en raison de la barrière linguistique. Ils commercent, ils vont à Londres, mais ils ne savent pas parler Anglais. Ils vont en Chine et ils se débrouillent comme ils peuvent. Il y en a qui n’osent même pas franchir le cap à cause de cette barrière. Alors, nous nous sommes dit qu’il faudrait aider les opérateurs économiques à pouvoir développer leurs entreprises. Et la conséquence, c’est que l’économie du pays en profite », a souligné le président de la CCI-Togo, Dr. José Symenouh.

Parlant du centre de langues des affaires, il a précisé qu’il ne s’agit pas d’un centre académique où l’on vient parler de la grammaire anglaise ou chinoise, mais d’un centre axé sur la réalité et le quotidien des opérateurs économiques, afin de faciliter leurs échanges commerciaux internationaux.

Pour atteindre cet objectif, il faut l’apport d’un spécialiste qui n’est autre que l’Université de Lomé. Avec ce protocole d’accord-cadre, l’Université de Lomé mettra son expertise aux côtés de la CCI-Togo pour la mise en place de ce centre de langues des affaires. Dans la même dynamique, l’Université de Lomé entend également ouvrir une école de commerce qui formera nos étudiants et, peut-être, ceux qui sont déjà dans le professionnel, aux différentes techniques de négociation et à l’analyse des accords. L’objectif est de professionnaliser l’enseignement supérieur afin de garantir l’emploi aux étudiants après leurs formations.

« Il faut que dorénavant l’Université soit à l’écoute du secteur de l’emploi, du secteur privé. Il faut que nous puissions adapter nos formations. Il faut qu’à l’écoute de ce secteur privé, les besoins soient exprimés et que nous puissions former en amont sur les différents aspects du domaine de l’emploi. Et je pense que le partenaire le plus approprié, c’est la Chambre de Commerce. La signature de cette convention n’est que le début d’une collaboration large et franche », a déclaré Professeur Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé.

Il convient de souligner que, dans cet accord-cadre, les deux parties ont la possibilité de signer des conventions spécifiques. Un comité conjoint sera également chargé de suivre et d’évaluer toutes les activités que les deux institutions auront à mener dans le cadre de leur coopération.

Nicolas EDORH

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