Depuis quelques semaines dans la préfecture de Danyi, la rage fait des victimes. Selon nos informations, déjà 04 morts sont signalés suite à des morsures et griffures de chiens suspectés et confirmés de rage. Une situation qui a fait réagir le préfet de Danyi et le Gouverneur des Plateaux.
Le préfet de Danyi a alerté dans son communiqué que des cas de rage humaine ont été signalés dans la localité. « Face à cette situation qui appelle à la vigilance et à la responsabilité, les services compétents, notamment les services de santé, d’élevage et les autorités locales sont pleinement mobilisés afin de prendre les mesures appropriées pour prévenir tout risque de propagation de cette maladie », indique le communiqué. « Il est observé, dans la préfecture de Danyi, des cas de morsures et de griffures de chiens suspects et confirmés de rage, occasionnant malheureusement des pertes en vies humaines », informe le Gouverneur des Plateaux dans un communiqué.
Il est recommandé aux populations de la préfecture de Danyi de faire vacciner annuellement tous les animaux de compagnie, éviter leur divagation, faire mettre en observation par un vétérinaire tout animal mordeur ou signaler l’animal mordeur aux services vétérinaires, laver immédiatement la plaie en profondeur avec du savon et de l’eau courante en cas de morsure par un animal, puis consulter un médecin ou se rendre au centre de santé le plus proche.
En juillet 2026, le Togo a lancé un Plan stratégique intégré pour l’élimination de la rage (PSIER). Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de l’approche « Une seule santé » (One Health), connaîtra une phase pilote dans la région des Plateaux. Prévue jusqu’en décembre 2026, la phase pilote permettra de tester et d’évaluer de nouvelles approches opérationnelles fondées sur des données scientifiques. Les enseignements tirés de cette expérimentation serviront de base au déploiement progressif de la stratégie à l’échelle nationale.
Pour rappel, la rage est une maladie grave et mortelle. Elle est transmise à l’homme par morsure, griffure ou léchage d’un animal infecté. Les décès peuvent être évités lorsque la prise en charge après exposition est réalisée rapidement. Aucun traitement traditionnel ne peut la guérir. Seule la vaccination rapide après exposition peut sauver la vie.
La maladie continue de représenter un défi majeur de santé publique au Togo. En 2025, les services vétérinaires avaient recensé 1131 cas de morsures, 15 cas confirmés de rage canine ainsi que plusieurs décès humains, mettant en évidence la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de contrôle.
Nicolas EDORH









