Le conseil d’administration du FMI a approuvé le 20 décembre 2024, la première revue de l’accord au titre de la FEC en faveur du Togo. Ce qui a permis aux autorités de tirer l’équivalent d’environ 57,4 millions de dollars (44,0 millions de DTS). Le conseil d’administration a approuvé cet accord de 42 mois au titre de la FEC en mars 2024. Une conférence de presse a été organisée par le Représentant Résident du FMI le 09 janvier 2025 pour présenter les principales conclusions de cette revue.
« La croissance du Togo est restée robuste et l’inflation se modère. Les perspectives à moyen terme sont globalement favorables, avec une croissance qui restera robuste, mais aussi des risques élevés. Le Togo a poursuivi son programme de réformes et le programme est en bonne voie. Les priorités sont les suivantes : i) rendre la croissance plus inclusive tout en renforçant la viabilité de la dette, et ii) mettre en œuvre des réformes structurelles pour soutenir la croissance et limiter les risques pour le secteur financier et les finances publiques qui y sont associés », déclare le FMI.
En effet, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la première revue de l’accord FEC en faveur du Togo. La décision du conseil d’administration permet le décaissement immédiat de 44,0 millions de DTS (environ 57,4 millions de dollars), qui seront utilisés à des fins d’appui budgétaire. L’accord au titre de la FEC fournit un financement global de 293,60 millions de DTS (environ 390 millions de dollars).
Le 1er mars 2024, le FMI a approuvé l’accord au titre de la FEC pour aider les autorités à faire face aux conséquences des chocs observés depuis 2020, notamment la pandémie de COVID-19 et la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires et des carburants. Les autorités togolaises ont été en mesure d’atténuer l’impact de ces chocs sur l’économie et la population togolaises. Cependant, cela s’est traduit par une augmentation des déficits budgétaires et de la dette. Le programme du gouvernement soutenu par le FMI vise i) à rendre la croissance plus inclusive tout en renforçant la viabilité de la dette, et ii) mettre en œuvre des réformes structurelles pour soutenir la croissance et limiter les risques pour le secteur financier et les finances publiques qui y sont associés.
Les perspectives à moyen terme sont globalement favorables, avec une croissance soutenue et durable. La croissance économique a atteint 5,6 % en 2023 et les projections sont de 5,3 % sur la période 2024–25, puis d’environ 5,5 % par an selon les projections des services du FMI, à moins que des chocs défavorables majeurs ne surviennent. L’inflation globale a fléchi à 3,3 % en octobre 2024 et l’inflation sous-jacente (hors prix des denrées alimentaires et du transport) à 2,2 % (moyennes annuelles).
Cependant, les perspectives sont sujettes à des risques élevés. En particulier, les attaques terroristes dans le nord du pays se poursuivent sans relâche et semblent s’intensifier, ce qui exerce une pression sur les dépenses. Les autorités sont confrontées à des arbitrages difficiles entre le rééquilibrage budgétaire visant à réduire la charge de la dette et la nécessité de maintenir une croissance vigoureuse dans un contexte d’espace budgétaire limité.
La mise en œuvre du programme est en bonne voie. Les autorités ont rempli tous les critères de réalisation quantitatifs à fin juin et les perspectives d’atteindre les objectifs quantitatifs pour le reste de l’année de 2024 sont favorables. Les autorités ont aussi implémenté deux des quatre repères structurels prévus, et sont en train de prendre des mesures pour remédier aux éléments limités qui ont entraîné l’implémentation partielle de deux repères. En outre, les perspectives d’atteindre les deux repères de décembre sont bons. Enfin, les autorités ont bien progressé dans la réforme de la dernière banque publique.
A l’issue de la réunion du conseil d’administration, M. Bo Li, directeur général adjoint et président par intérim, a déclaré : « Les autorités togolaises ont fait preuve d’une bonne mise en œuvre du programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). Les autorités ont atteint tous les objectifs quantitatifs malgré les problèmes de sécurité et le durcissement des conditions de financement, et ont fait des progrès dans les réformes structurelles visant à renforcer la mobilisation des recettes, l’inclusion et la gestion des finances publiques. Les perspectives du Togo sont exposées à des risques élevés, globalement comme lors de la demande de programme en mars 2024, alors que les conditions de sécurité se sont dégradées. Dans cette optique, la conception du programme, telle qu’elle a été conçue au départ, reste globalement appropriée, et les autorités doivent poursuivre sa mise en œuvre avec détermination afin de placer le pays sur la trajectoire d’une croissance forte et durable. »
« Dans le domaine de la politique budgétaire, les autorités devraient continuer de chercher à remédier aux vulnérabilités liées à la dette dans un contexte de vulnérabilité régionale, tout en soutenant la croissance et en renforçant l’inclusion. A cette fin, il sera important de mettre en œuvre l’ancrage budgétaire convenu en limitant les déficits budgétaires à 3 % du PIB à compter de 2025, de continuer à augmenter les recettes fiscales tout en rendant la fiscalité plus efficiente, et de mettre en œuvre des réformes structurelles visant à accroître l’efficience des dépenses et à rendre le filet de protection sociale plus efficace et efficient. Il sera également essentiel de poursuivre les efforts visant à renforcer la gouvernance ».
Il a également fait savoir que « la récente demande d’assistance technique du FMI des autorités pour la préparation d’un rapport diagnostic sur la gouvernance est accueillie avec satisfaction, de même que leur engagement à renforcer le cadre des déclarations des bénéficiaires effectifs des entreprises adjudicataires des marchés publics. En ce qui concerne le secteur financier, les autorités devraient poursuivre la réforme de la banque publique restante en alignant ses fonds propres sur les exigences réglementaires et en réformant ses activités pour garantir sa stabilité et sa rentabilité. Il sera important aussi de renforcer le dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. »
Des perspectives sont sujettes à des risques élevés
Maximilien Kaffo a affirmé lors de cette conférence de presse que les perspectives sont sujettes à des risques élevés. En particulier, les attaques terroristes dans le nord du pays se poursuivent sans relâche et semblent s’intensifier, ce qui exerce une pression sur les dépenses. Les autorités sont confrontées à des arbitrages difficiles entre le rééquilibrage budgétaire visant à réduire la charge de la dette et la nécessité de maintenir une croissance vigoureuse dans un contexte d’espace budgétaire limité.
Le Représentant Résident a indiqué que la mise en œuvre du programme est en bonne voie. Les autorités ont rempli tous les critères de réalisation quantitatifs à fin juin et les perspectives d’atteindre les objectifs quantitatifs pour le reste de l’année de 2024 sont favorables. Elles ont aussi implémenté deux des quatre repères structurels prévus, et sont en train de prendre des mesures pour remédier aux éléments limités qui ont entraîné l’implémentation partielle de deux repères. En outre, les perspectives d’atteindre les deux repères de décembre sont bons. Enfin, les autorités ont bien progressé dans la réforme de la dernière banque publique, l’Union togolaise des banque (UTB).










