Comment José Symenouh réforme la CCI-TOGO

20 août 2024 – 20 février 2025. Six mois après sa prise de fonction comme président élu de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-TOGO), José Symenouh, prend des initiatives qui traduisent justement sa vision transformatrice de l’institution consulaire.

Dès les premières semaines de son installation, José Symenouh a tout de suite imprimé sa marque, en posant des jalons qui ont rassuré le personnel de la CCI-TOGO avec lequel il a multiplié des réunions qui se sont souvent conclues sur des notes de satisfaction. Il n’a cessé de souligner l’importance de la vision stratégique portée par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, et incarnée par le gouvernement, qui permet à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo de jouer un grand rôle dans le développement économique du pays.

Très vite, il a initié une formation à l’attention des 75 élus consulaires au siège de l’institution à Lomé. Cette initiative qui a permis de sensibiliser les participants sur leurs rôles et missions et de les informer sur les nouveaux textes qui régissent l’institution consulaire, ont porté sur trois modules à savoir : « connaître davantage la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo », « mieux comprendre le mandat d’élu pour exercer efficacement la mission d’élu consulaire » et « rapport entre les élus consulaires et le personnel permanent de la CCI-Togo ».

Vers une nouvelle ère de coopération économique

La vision imprimée par José Symenouh à la CCI-TOGO passe par la redynamisation des relations avec les grandes économies et les partenaires techniques et financiers. Ainsi, en vue de valoriser les atouts du Togo et permettre aux investisseurs de choisir le Togo comme point d’entrée de leurs différentes activités sur le continent ou en Afrique de l’ouest, il a multiplié les rencontres avec les diplomates et autres partenaires.  

D’abord, avec le Directeur Général Adjoint de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso, chargé des infrastructures et du développement durable avec qui il s’est entretenu dans une perspective de coopération sud-sud, dans le cadre des enjeux cruciaux liés au transit routier, en particulier sur le corridor reliant le Burkina Faso et le Togo. Il a été question pour la délégation consulaire du pays des hommes intègres, de partager leur analyse des défis rencontrés dans ce domaine, tout en relevant l’importance de garantir un transit fluide et sécurisé pour stimuler les échanges commerciaux.

Ensuite, José Symenouh a notamment rencontré l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union Européenne au Togo, Gwilym Jones, l’Ambassadeur d’Egypte au Togo, Ahmed Mohamed Eid, l’Ambassadrice de Türkiye au Togo, Muteber Kılıç, l’Ambassadeur de l’Inde, Sanjiv Tandon, l’Ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau et l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo, Dr Claudius Fischbach. Lors des échanges avec ces diplomates, les discussions ont tourné autour des opportunités d’investissement, la facilitation des échanges commerciaux et la simplification des procédures aux opérateurs économiques. Durant ces différentes rencontres, le président de la CCI-TOGO a également souligné son intention de développer davantage l’agriculture à travers le soutien aux producteurs locaux, dynamiser le secteur du tourisme et de l’hôtellerie, créer un fonds de soutien pour les jeunes entrepreneurs et une usine de fabrication de médicaments.

Avec la Directrice Générale de l’Association Culturelle d’Entreprise de Hebei, Lisha Yan, la CCI-TOGO a signé un mémorandum d’entente dans le cadre de la stimulation des relations économiques et commerciales entre le Togo et la province chinoise de Hebei. Même dynamique avec la France dont une mission d’hommes d’affaires marseillais regroupés au sein d’Africa Link ont visité le Togo pour explorer les opportunités d’affaires qu’offre le pays et renforcer les liens économiques avec les opérateurs économiques locaux, en particulier, les petites et moyennes entreprises (PME) togolaises.

Le président de la CCI-TOGO a également échangé avec le Vice-Président des Opérations de la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao (BIDC), Dr Olagunjou Ashimolowo, le Haut-Commissaire du Pakistan au Ghana, Farhat Ayesha, et des responsables de grandes entreprises dont la Brasserie BB Lomé et la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).

Hier seulement, la CCI-TOGO a traduit dans les faits, sa volonté de conjurer les obstacles rencontrés par les opérateurs économiques dans leurs activités commerciales, en réactivant le Mécanisme d’Alerte aux Obstacles au Commerce (MAOC) qui vise à renforcer la transparence et l’efficacité des échanges commerciaux, en identifiant et en résolvant rapidement les obstacles au commerce international. « Les entreprises togolaises rencontrent encore trop souvent, des obstacles entravant leur croissance et leur expansion. Ces barrières non-tarifaires, qu’elles soient administratives, réglementaires ou logistiques, limitent l’efficacité de nos échanges et rendent l’accès aux marchés plus complexes pour nos entreprises. Très souvent, ces entraves se traduisent par des procédures administratives complexes qui ralentissent les activités des entreprises, des coûts additionnels imprévus qui grèvent leur rentabilité, des exigences difficiles à comprendre et des difficultés d’accès aux informations commerciales », a laissé entendre le président de la CCI-TOGO.

L’agriculture au cœur des actions de la CCI-TOGO

Le soutien à la productivité agricole locale et aux agriculteurs figure parmi les priorités du président de la CCI-TOGO. A travers le Projet d’Appui à la Valorisation du Riz Togolais (PAVRIT), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo se distingue dans son engagement à accompagner les entrepreneurs agricoles à valoriser les produits locaux. Dans la filière, les difficultés sont nombreuses. Elles vont des aléas climatiques au manque de trieuses optiques, un outil crucial pour garantir la qualité du riz, en passant par les besoins de financement identifiés comme un frein important à l’expansion des activités.

En effet, le projet PAVRIT repose sur deux grands axes. Le premier consiste à apporter un accompagnement technique et financier aux promoteurs de riz locaux et à faciliter la mise en réseau de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur rizicole au Togo, et le deuxième met l’accent sur la sensibilisation des acteurs de ladite filière, l’aide à la recherche de partenaires nationaux et internationaux, des plaidoyers pour une réduction des importations du riz à travers des réglementations. Le projet a pour objectif de promouvoir le riz local, en garantissant sa disponibilité pour tous les consommateurs et en stimulant la consommation locale. Ce qui s’inscrit dans une démarche visant à renforcer l’autosuffisance alimentaire du pays. Ainsi, un accord-cadre a été signé entre la CCI-Togo et les producteurs, transformateurs et commerçants de la filière rizicole.

Encore plus intéressant pour le secteur de l’agriculture, José Symenouh fait la promotion de son projet de création d’une banque agricole, pour faciliter l’accès au financement pour les agriculteurs togolais et réduire les coûts des crédits agricoles.

Cap sur la digitalisation des entreprises

Il l’avait souligné dans son programme. La digitalisation des entreprises fait partie de chantiers majeurs du président de la CCI-TOGO. A l’ère de l’Intelligence Artificielle, il est important pour la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo d’accompagner les entreprises togolaises dans le processus de digitalisation.

Dans le cadre du projet ProDigiT, 150 PME bénéficient du soutien de la CCI-TOGO pour accéder à des solutions numériques. Pour garantir l’efficacité du ProDigiT, 50 consultants ont été formés sur des sujets cruciaux tels que le diagnostic de l’écosystème des PME, le marketing digital, la stratégie commerciale et la transformation digitale. Ces experts sont désormais prêts à travailler avec plus de 150 TPME afin d’intégrer le digital dans leurs pratiques quotidiennes.

Cette transformation digitale ne saurait être accompagnée d’une innovation majeure destinée à éliminer les barrières linguistiques dans le milieu des affaires. L’un des projets présentés à Madame le Premier Ministre lors de l’audience accordée au président de la CCI-TOGO et sa délégation, est la création d’un centre dénommé « Business Language Center ». Une initiative qui a pour objectif de lever les obstacles à l’investissement étranger et de fournir aux opérateurs économiques togolais, les outils nécessaires pour se positionner favorablement sur le marché international.

La CCI-Togo, ou Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, joue un rôle clé dans le soutien et l’accompagnement des entreprises du pays. Elle offre divers services tels que des conseils, des formations, et aide à la mise en réseau pour favoriser le développement économique. Son objectif est de renforcer le secteur privé, encourager les investissements, et contribuer à la croissance économique du Togo. Par ses initiatives, elle aide les entreprises à s’adapter aux défis du marché, tout en promouvant un environnement propice à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

   Elom ATTISSOGBE

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