Le Centre d’Observation et d’Analyse du Web (CO@Web), initiateur de Togocheck vient de publier un communiqué de presse concernant son rapport de monitoring sur la lutte contre la désinformation au Togo. Une initiative qui intervient à la veille de la Journée internationale du Fact Checking.
Le rapport du CO@Web signale des tendances préoccupantes au Togo en ce qui concerne la désinformation. Le communiqué précise que les résultats du monitoring des fausses informations révèle une propagation alarmante de la désinformation au Togo. Si 20 % des fausses informations concernent le Togo, indique le document, plus d’une sur trois est de nature anti-européenne ou anti-occidentale. Parmi celles-ci, plus de 70% visent spécifiquement la France.
« La lutte contre la désinformation est un enjeu crucial pour la démocratie et le vivre-ensemble. Ce projet a démontré qu’en combinant fact-checking, éducation aux médias et diffusion d’informations vérifiées, nous pouvons limiter la propagation des fausses informations et promouvoir une société mieux informée », a estimé Florent Tiassou, Président du Coaweb/Togocheck. « L’analyse des tendances de la désinformation au Togo révèle l’importance d’une vigilance accrue et d’une action collective pour contrer les narratifs trompeurs », a expliqué Pr. Bernard Atchrimi, enseignant chercheur à l’université de Lomé et coordinateur du rapport de monitoring. « L’ampleur des fausses informations dans nos sociétés contemporaines est telle qu’il faut les appréhender comme un fait social dont il faut saisir les linéaments », ajoute-t-il.
« Cette étude revêt une importance capitale. Elle nous offre un aperçu précieux de la perception des Togolais et permet d’identifier clairement les fausses informations qui circulent plus dans le pays. La collecte et l’analyse des données révèlent que les dynamiques de la désinformation au Togo s’inscrivent dans un contexte plus large, influencé par la politique africaine et les enjeux géopolitiques internationaux », a expliqué Noel Tadégnon, Vice-président du Coaweb/Togocheck.
Le rapport fait également des constats dont les plus importants sont relatifs à l’influence du contexte international (la désinformation au Togo est fortement liée aux dynamiques géopolitiques africaines et mondiales, avec une montée des discours anti-occidentaux et pro- autoritaires), des canaux de diffusion variés dont WhatsApp (53 %), TikTok (25 %) et Facebook (15 %) sont les principales plateformes utilisées pour propager les fausses informations, et un impact sur l’opinion publique (ces fausses informations alimentent la méfiance envers les institutions démocratiques et les partenariats internationaux, favorisant l’adhésion à des modèles de gouvernance autoritaires).
Le rapport complet est disponible sur demande et sur : www.togocheck.com/rapport2024/










