« Accès équitable aux soins de santé & meilleures rémunération & conditions de travail aux agents de la santé ». C‘est sur ce thème que le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), en collaboration avec ses partenaires dont le Mouvement Populaire pour la Santé et Ensemble pour une Santé Équitable, porte le flambeau de la campagne sous–régionale sur la santé est un droit de l’Homme. L’objectif est de faire des plaidoyers sur le droit à la santé pour tous au Togo.
Pendant trois ans, cette campagne sous régionale sur la santé est un droit de l’Homme, une initiative de l’Organisation des Travailleurs de l’Afrique de l’Ouest, veut unir les syndicats et la société civile des pays de l’Afrique de l’Ouest pour porter ensemble leurs droits sur la nécessité de faire en sorte que les gouvernants maintiennent la santé comme un droit de l’Homme.
« Surtout après la pandémie à coronavirus, notre souhait, c’est que les actions qui seront menées dans le domaine de la santé ne soient pas laissées et qu’elles puissent perdurer. Faire en sorte que chaque citoyenne et citoyen de l’Afrique de l’Ouest puissent avoir de manière équitable l’accès aux soins de santé de qualité et qu’on puisse également valoriser le métier de soignant, parce que malheureusement, les acteurs de soins sont les parents pauvres du système économique global. », a laissé entendre Gilbert Tsolényanu, Secrétaire général du Synphot. « Il s’agit pour nous de faire en sorte que les besoins de la population soient portés et exprimés. Qu’aucune action n’amène à sacrifier notre système de santé au profit de décision politique qui pourrait être active », a-t-il expliqué.
Selon le diagnostic du Synphot, les agents de santé au Togo sont souvent confrontés à des salaires insuffisants qui ne reflètent pas adéquatement leur niveau d’éducation, de compétence et de responsabilité. Les bas salaires peuvent entraîner une frustration et une insatisfaction parmi les travailleurs de la santé, ce qui peut influencer négativement leur motivation et leur engagement envers leur profession. Les conditions de travail précaires, le manque de ressources et les problèmes de sécurité. Ces défis auxquels sont confrontés les agents de santé au Togo ont un impact significatif sur leur motivation, leur bien-être et leur capacité à fournir des soins de qualité à la population. Les rémunérations équitables et les conditions de travail optimales sont importantes pour la qualité des soins améliorée, la rétention du personnel de santé, la réalisation de la Couverture Santé Universelle (CSU), etc.
Pour cela, plusieurs propositions sont faites pour améliorer les rémunérations et les conditions de travail des agents de santé dont l’augmentation des salaires, l’amélioration des infrastructures et des équipements, le renforcement des programmes de formation continue, la protection des droits des travailleurs de la santé, le renforcement de la gouvernance et de la transparence, le renforcement de la coordination et du partenariat.
« Aujourd’hui nous avons réalisé un taux de coagulation des forces au niveau syndicale et société civile dans la sous région pour pouvoir porter cette action. Ça veut dire que la force de frappe est sous–régionale, donc elle n’est plus au niveau de chaque pays. Et si on devrait aller à une action par rapport à cette histoire, elle peut être une action sous–régionale, ce qui va être une première. Mais nous espérons qu’avec le plaidoyer et en ayant vu l’engouement des autorités dans leur promptitude à régler les problèmes liés à la crise covid-19, nous pensons qu’on peut faire quelque chose de bien, en respectant le protocole d’Abuja qui demande aux Etats d’augmenter la part de leur budget de la santé à 15% », a précisé Dr Gilbert Tsolenyanu.
La campagne sous-régionale sur la santé est un droit de l’Homme, qui vient d’être mise sur les rails au Togo, a été lancée depuis plusieurs semaines dans d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest.
Charles YAO










