Les travaux de l’atelier régional de formation des journalistes sur le thème « l’information agricole à l’ère de l’intelligence artificielle » ont été officiellement ouverts ce mercredi 26 août 2026 à Lomé. Initiée par le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Produits Agro-Sylvo-Pastoraux et Halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel (ReJPAH-AOS), en collaboration avec plusieurs partenaires, notamment l’IFAJ, l’IFDC, le ROPPA Afrique nourricière, la GIZ et l’AOCTAH, la rencontre réunit des journalistes de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Prévue sur deux jours, jusqu’au 27 août, cette rencontre vise à renforcer les capacités des professionnels des médias face aux profondes mutations induites par l’intelligence artificielle dans le secteur agricole et dans les pratiques journalistiques. Représentant le ministre de la Communication, Antoine Afanou s’est réjoui de la présence à Lomé de journalistes venus de plusieurs pays de la sous-région. Pour lui, cette diversité traduit la nécessité de penser les transformations numériques au-delà des frontières nationales et de privilégier des réponses concertées à l’échelle régionale. Il a souligné que le choix du thème est particulièrement pertinent dans un contexte où les systèmes alimentaires africains sont confrontés à de nombreux défis, notamment le changement climatique, la pression sur les ressources naturelles, les pertes post-récolte, les difficultés logistiques et les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement. Selon lui, l’intelligence artificielle peut contribuer à apporter des réponses concrètes à certaines de ces difficultés, notamment en facilitant l’accès des producteurs à l’information, en permettant une détection plus précoce des maladies des cultures, en améliorant les prévisions météorologiques ou encore en optimisant l’utilisation de l’eau et des intrants. S’appuyant sur les dernières estimations des Nations unies, Antoine Afanou a rappelé qu’environ 307 millions de personnes étaient sous-alimentées en Afrique en 2024, soit plus d’une personne sur cinq. Mais l’intelligence artificielle ne saurait être perçue comme une solution miracle. « L’intelligence artificielle ne remplacera pas les agriculteurs. Elle ne remplacera pas davantage les journalistes », a-t-il fait observer, invitant les professionnels des médias à s’interroger davantage sur les conditions d’utilisation de ces outils. Il a ainsi appelé les journalistes à développer de nouvelles compétences comme, savoir interroger les données, comprendre le fonctionnement des technologies, identifier leurs limites et leurs biais, mais aussi expliquer leurs implications aux populations. Prenant la parole à son tour, Gilles Podjoley, président du ReJPAH-AOS, a estimé qu’« aucune révolution agricole durable ne peut s’accomplir sans une révolution de l’information ». Selon lui, le métier de journaliste agricole a profondément évolué. Le professionnel des médias n’est plus un simple relais de l’actualité. Il est désormais appelé à être à la fois médiateur du savoir, vulgarisateur scientifique, éclaireur des politiques publiques, promoteur de l’innovation et veilleur de la sécurité alimentaire. Le président du ReJPAH-AOS a également insisté sur la nécessité de rapprocher les chercheurs des producteurs, les innovations des exploitations familiales, les politiques publiques des citoyens et les marchés des producteurs. Il a relevé que de nombreuses innovations dans les domaines de la recherche agronomique, de l’irrigation, de la mécanisation, des semences améliorées, de la santé animale, de la pêche, de l’agroécologie ou encore de l’entrepreneuriat rural restent encore insuffisamment connues des populations. Pour le ReJPAH-AOS, l’un des principaux défis consiste donc à faire de l’information agricole un bien public stratégique, capable de contribuer à la souveraineté alimentaire et au développement des communautés. Gilles Podjoley a présenté les cinq principaux axes sur lesquels entend s’appuyer le ReJPAH-AOS : renforcer durablement les capacités des journalistes spécialisés ; promouvoir une information agricole crédible, scientifique et accessible ; accompagner les politiques de souveraineté alimentaire des États ; valoriser les innovations africaines et les savoirs endogènes ; et créer un réseau régional de coopération entre médias, chercheurs, producteurs et décideurs. Il a également souhaité que les deux journées de travaux débouchent sur une feuille de route ambitieuse, destinée à guider les actions du réseau dans les différents pays de la sous-région. L’objectif est notamment de favoriser davantage de reportages de terrain, d’enquêtes sur les innovations agricoles, de contenus pédagogiques consacrés à l’intelligence artificielle et de coopération entre journalistes. Cette initiative du ReJPAH-AOS entend contribuer à l’émergence d’une presse agricole rigoureuse, indépendante, responsable et tournée vers les solutions. Pour les organisateurs, l’Afrique ne doit pas rester spectatrice de la révolution technologique en cours. Elle doit également produire ses propres données, développer ses compétences, concevoir ses solutions et construire ses propres récits. Au terme de son intervention, Gilles Podjoley a lancé un appel aux journalistes présents à faire de leur plume un « semoir d’espérance », de leur micro un outil de transmission du savoir et de leur caméra un témoin des innovations. L’atelier de Lomé apparaît ainsi comme une étape importante dans la construction d’un journalisme agricole plus moderne, plus spécialisé et mieux outillé pour accompagner les transformations des systèmes agroalimentaires africains à l’ère de l’intelligence. Yao KPOWOADAN
Journée mondiale de la liberté de la presse : L’OTM relève des défis importants
A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) a rendu public, le 3 mai 2026 à Lomé, son rapport annuel sur l’état de la presse au Togo. Ce document met en lumière une évolution globalement positive du paysage médiatique national, tout en soulignant des défis structurels importants. Parmi les faits marquants, le Togo enregistre une progression notable dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF). Le pays gagne 25 places, passant de la 121ème position en 2025 à la 97ème en 2026, une avancée significative dans un contexte international marqué par un recul global. Sur le plan institutionnel, l’entrée en vigueur du nouveau Code de la presse et de la communication depuis janvier 2023 constitue une réforme majeure. Le paysage médiatique togolais continue également de s’élargir, avec une centaine de radios, une dizaine de chaînes de télévision, plus de 100 sites d’information agréés, ainsi que plusieurs web TV et web radios. En 2025, de nouvelles autorisations ont été délivrées, renforçant davantage cette diversité. Cependant, le rapport de l’OTM met en exergue des défis persistants. Les médias restent confrontés à des difficultés économiques importantes, tandis que certaines sanctions et suspensions prononcées par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) suscitent des préoccupations. L’exclusion des réseaux sociaux du champ d’application du Code de la presse, notamment à travers ses articles 3 et 156, est également pointée du doigt comme une limite à la liberté d’expression des journalistes. Pour l’année 2026, l’OTM identifie trois priorités majeures à savoir, assurer la viabilité économique des médias, garantir la transparence des entreprises de presse et renforcer l’éducation aux médias afin de lutter contre la désinformation. Le rapport formule en outre plusieurs recommandations, notamment la relecture de certaines dispositions du Code de la presse, l’accélération de la mise en place du Fonds de soutien et de développement de la presse, ainsi que la détaxation des intrants d’imprimerie. Ce rapport se veut un outil d’analyse et de proposition pour accompagner le développement d’une presse togolaise libre, indépendante et professionnelle.
AMU : Réflexion sur la protection sociale du journaliste
Une rencontre nationale consacrée à l’extension de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) aux travailleurs non-salariés, en particulier, les professionnels des médias, a réuni vendredi 17 avril 2026 à Kara, une centaine de journalistes issus des cinq régions du Togo. Organisée par plusieurs faîtières de la presse dont le Conseil National des Patrons de Presse, l’Union des Radios et Télévisions du Togo, le Patronat de la Presse Togolaise, l’Union des Journalistes Indépendants du Togo, le Syndicat des Journalistes Indépendants du Togo, l’Association Togolaise des Organes de Presse Privée en Ligne et l’Organisation Professionnelle de la Presse en Ligne, cette session s’est tenue en partenariat avec la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et l’Institut National d’Assurance Maladie. Cette initiative marque une avancée notable pour une profession longtemps en marge des mécanismes de protection sociale. Elle vise non seulement à permettre aux journalistes d’accéder à l’AMU, mais aussi à faire d’eux des relais essentiels dans la sensibilisation des populations. Les travaux ont porté sur les modalités d’adhésion à l’AMU, l’accès aux prestations, ainsi que le rôle des médias dans la vulgarisation de cette réforme sociale. Les participants ont également réfléchi à la mise en place d’un cadre durable de collaboration entre les médias et les institutions en charge de l’AMU. Germain Pouli, président du Conseil National des Patrons de Presse, a rappelé les difficultés persistantes rencontrées par les journalistes, notamment ceux du secteur privé, souvent exclus des dispositifs de couverture sociale. « L’extension de l’AMU aux journalistes constitue une réponse concrète à des situations parfois dramatiques vécues par nos confrères », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs exprimé la reconnaissance des organisations de presse au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé pour son appui, soulignant que la rencontre s’est tenue sous son haut parrainage. La cérémonie d’ouverture a rassemblé plusieurs autorités administratives locales, qui ont salué l’initiative et insisté sur le rôle clé des médias dans la réussite des réformes sociales. Les organisations de presse ont également remercié leurs partenaires institutionnels, ainsi que le ministère de la Communication, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication et l’Observatoire Togolais des Médias pour leur accompagnement. Au terme des échanges, les participants ont réaffirmé leur engagement à accompagner activement la mise en œuvre et la vulgarisation de l’AMU sur toute l’étendue du territoire. Une nouvelle session de formation est d’ailleurs annoncée à Lomé dans les prochains jours, afin d’élargir le cercle des professionnels formés. Yao KPOWOADAN
CETEF Togo 2000 : Le DG Alexandre de Souza renforce le partenariat avec les médias
Le Centre Togolais des Expositions et Foires Togo 2000 enclenche une nouvelle étape dans sa stratégie de collaboration avec les médias. Un petit-déjeuner de travail a réuni, le mercredi 8 avril 2026, les responsables du centre et leurs partenaires médiatiques, dans une dynamique de dialogue ouvert et constructif. Cette rencontre a permis d’aborder plusieurs axes essentiels, notamment le cadre de collaboration entre le CETEF et les médias, les perspectives de partenariat autour des grands événements, ainsi que les attentes réciproques en matière de visibilité et de valorisation des initiatives économiques et culturelles. Les échanges ont également porté sur des sujets d’intérêt commun liés au développement et au rayonnement des manifestations organisées par le centre. « Nous allons ensemble travailler à renforcer cette visibilité et à faire du CETEF une véritable plateforme nationale de promotion économique », a déclaré le Directeur Général du CETEF Togo 2000. Il a également mis en avant la diversité des activités portées par le centre tout au long de l’année, offrant ainsi aux médias une riche matière éditoriale. Parmi les événements majeurs figure la Foire internationale de Lomé, considérée comme le plus grand rendez-vous du CETEF, avec une forte participation, une visibilité accrue pour les exposants et d’importantes opportunités économiques et institutionnelles. Dans une logique de diversification, le CETEF entend aussi renforcer la visibilité de ses autres événements afin de réduire sa dépendance à cette foire phare. À ce titre, la 7ᵉ édition du « Made in Togo » est annoncée pour cette année, avec une extension des foires régionales déjà organisées à Kara, Niamtougou, Notsè et Vogan. De nouvelles étapes sont prévues à Sokodé et Aného. Le calendrier 2026 s’annonce également riche avec la Foire internationale du livre de Lomé prévue les 24 et 25 avril, suivie du Salon de la santé et du bien-être, puis de la traditionnelle foire de Noël. Les responsables du CETEF Togo 2000 comptent structurer davantage leurs relations avec les médias, en misant sur plus d’organisation, d’anticipation et d’efficacité. L’objectif affiché est de poser des bases professionnelles solides pour une collaboration durable au service de la promotion économique et culturelle du Togo. Nicolas EDORH
La FNGPC COOP-CA et le ReJPAH-AOS pour un nouvel élan du coton
L’avenir du coton togolais, souvent surnommé l’or blanc, était au centre d’un important séminaire qui s’est tenu les 25 et 26 septembre à Kpalimé. Organisé par la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC COOP-CA), en partenariat avec le Réseau des Journalistes pour la Promotion des Produits Agro-sylvo-pastoraux et Halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel (ReJPAH-AOS), cet événement marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre producteurs de coton et professionnels des médias. Longtemps considéré comme l’un des piliers de l’économie togolaise, le secteur cotonnier traverse aujourd’hui une phase critique. Malgré un rendement par hectare en hausse, 767 kg/ha, la production nationale pour la campagne 2024-2025 a chuté à 60 408 tonnes, soit une baisse de 10 % par rapport à l’année précédente. Plus inquiétant encore, le nombre de cotonculteurs est passé de 115 000 à environ 76 000 en quelques années. Cette désaffection s’explique par plusieurs facteurs, notamment la fluctuation des prix, le coût élevé des intrants, le changement climatique, le vieillissement des producteurs et la perte d’attractivité de la profession, notamment auprès des jeunes. « Il faut agir vite pour enrayer cette dynamique », alerte la FNGPC COOP-CA. Face à cette situation, la FNGPC COOP-CA a choisi de faire des médias, un levier stratégique pour la relance du coton togolais. En réunissant à Kpalimé une cinquantaine de journalistes venus de toutes les régions du pays, l’objectif est de forger un partenariat durable entre les médias et les producteurs de coton. « Vos plumes, vos micros et vos caméras peuvent être des leviers puissants de changement », a déclaré Koussouwè Kourouféi, président du Conseil d’Administration de la FNGPC COOP-CA. Il exhorte les journalistes à raconter la réalité des producteurs, à déconstruire les idées reçues sur le coton et à promouvoir une image positive de la filière. Placée sous le thème « la contribution des médias à la relance du coton au Togo », la rencontre vise à renforcer les capacités des journalistes sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux liés à la culture cotonnière. Pour Gilles Podjoley, président du ReJPAH-AOS, il s’agit d’outiller la presse afin qu’elle accompagne efficacement les efforts de redynamisation. « La place du coton dans la croissance de l’économie nationale », « la production du coton au Togo : Contraintes-Défis et Perspectives », « Mieux comprendre les acteurs de la filière » sont des thèmes qui ont fait l’objet de communication durant cet atelier. « Le coton peut redevenir un secteur attractif et porteur d’emplois si nous recréons un environnement de confiance, de valorisation et d’innovation », estime la FNGPC COOP-CA. Le choix d’impliquer les médias s’inscrit dans une volonté de transparence et de sensibilisation. A l’issue de ces deux jours d’échanges, un espoir renaît ; celui de voir les médias jouer un rôle moteur dans la transformation du regard porté sur le coton togolais. Entre reportages de terrain, portraits de producteurs, émissions thématiques et articles d’analyse, la presse est désormais appelée à devenir l’ambassadrice d’une filière en quête de renouveau. Un nouveau chapitre débute pour l’or blanc avec les producteurs et journalistes quiavancent désormais main dans la main pour redonner à cette culture stratégique la place qu’elle mérite dans l’économie nationale. Yao KPOWOADAN
Des journalistes formés pour devenir acteurs de la transition agricole
Face à la crise climatique et à la dégradation des ressources naturelles, l’agroécologie se présente comme une alternative durable. L’ONG SALUT mise sur les médias pour faire évoluer les mentalités. Dans un contexte mondial de plus en plus préoccupant, marqué par la déforestation, l’épuisement des sols, la perte de biodiversité et l’instabilité des saisons agricoles, le Togo n’échappe pas aux effets du changement climatique. Pour y faire face, l’agroécologie s’impose progressivement comme un modèle agricole résilient, respectueux de l’environnement et des communautés. C’est dans cette optique que l’ONG Solidarité en action pour la lutte contre la pauvreté (SALUT), avec le soutien de son partenaire ASTM, a organisé le mardi 15 juillet 2025 à Lomé, un atelier de formation destiné aux journalistes dans le cadre du programme « Pouvoir d’agir ». L’objectif est de renforcer leurs compétences sur les enjeux liés au climat et promouvoir l’agroécologie comme solution durable. « L’idée, c’est de faire des journalistes des vecteurs d’alternatives durables. Ils ont un rôle stratégique pour sensibiliser les populations et interpeller les autorités. », explique Zimore Issifou, ingénieur agronome et responsable du programme agriculture durable à l’ONG SALUT. Loin d’être une simple méthode de culture, l’agroécologie s’appuie sur une approche intégrée. Elle met en valeur les savoirs locaux, encourage la diversité des cultures, limite l’usage d’intrants chimiques et favorise la complémentarité entre cultures, élevage et protection de l’environnement. « Un producteur qui diversifie ses cultures, maïs, bananes, papayes, petit élevage, est mieux préparé aux aléas climatiques. Il peut même vendre le bois de ses haies ou transformer ses produits. C’est un modèle d’avenir pour les petits producteurs africains », ajoute Zimore Issifou. Malgré ses nombreux avantages, le développement de l’agroécologie se heurte encore à plusieurs obstacles : accès incertain à la terre, manque d’intrants biologiques, difficultés d’accès au marché, et faible transformation locale des produits. Pour y répondre, l’ONG SALUT mise sur des actions concrètes : création de marchés biologiques de proximité, formations à la fabrication d’intrants naturels et soutien à la recherche scientifique pour documenter l’efficacité des pratiques agroécologiques. Convaincue du rôle stratégique des médias, l’ONG SALUT veut faire des journalistes, des acteurs clés de la transition écologique. La session de formation leur a permis de mieux comprendre les liens entre climat, agriculture et agroécologie et de développer les outils nécessaires pour produire des contenus de qualité sur ces sujets. « Il est temps que les journalistes s’emparent pleinement de ces questions. L’agroécologie est encore trop peu présente dans nos rédactions, alors qu’elle est essentielle pour notre avenir collectif », insiste Hector Nammangue, journaliste scientifique et spécialiste du climat. En plaçant les médias au cœur de cette dynamique, l’ONG SALUT et ses partenaires entendent créer un effet de levier durable, car une agriculture plus verte ne peut s’imposer sans conscience citoyenne, engagement politique et information claire et crédible. La transition agroécologique est en marche au Togo, mais son succès dépendra de la capacité de l’ensemble des acteurs, agriculteurs, chercheurs, décideurs, citoyens et journalistes, à agir ensemble pour un avenir plus durable. Yao KPOWOADAN
L’OTM renforce les capacités de 20 professionnels en data journalisme
Une vingtaine de journalistes ont participé mardi 25 mars 2025 à Lomé à une formation sur le data journalisme ou journalisme de données. Cette initiative, organisée par l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) dans le cadre du projet « Promouvoir la liberté d’expression et des médias, et protéger les défenseurs de droits de l’homme au Togo », bénéficie du soutien financier de l’Union européenne. L’objectif de cette formation est de sensibiliser les journalistes, en particulier les jeunes, aux enjeux du journalisme de données. Les participants ont été formés sur les différentes étapes de la collecte et l’analyse des données, ainsi que sur les techniques de présentation accessibles au grand public. L’atelier a permis également de renforcer les connaissances des journalistes sur l’utilisation du code d’éthique et de déontologie propre au domaine du data journalisme. Pour Richard Folly, formateur, « il n’y a pas autre chose qui relate mieux les faits que les données ». Le formateur a précisé que l’objectif du journalisme de données est d’incorporer des éléments tels que les statistiques et la cartographie, de manière à rendre les informations plus compréhensibles et interactives pour le public. Au cours de la formation, les journalistes exploreront les fondamentaux du journalisme de données, les outils disponibles pour collecter et analyser ces informations, ainsi que l’importance de respecter les principes déontologiques tout en utilisant ces données dans le cadre de leur métier. Fabrice Petchezi, président de l’OTM, a souligné l’importance de cette formation dans le contexte de l’évolution rapide des technologies et de leur impact sur la profession journalistique. « Le data journalisme est une des nouvelles facettes du journalisme moderne. Nous souhaitons, à travers cet atelier, offrir aux jeunes journalistes les outils nécessaires pour aborder cette discipline en pleine croissance », a-t-il expliqué. Cette formation fait partie d’une série d’activités organisées par l’OTM depuis près de trois ans dans le cadre du projet soutenu par l’Union européenne. Le programme de l’atelier a pris en compte plusieurs sessions, dont les concepts fondamentaux du data journalisme, les pratiques de collecte et de nettoyage des données, les techniques d’analyse des données, ainsi que les outils et logiciels d’analyse. Les participants aborderont également des questions éthiques liées à cette pratique émergente et les défis juridiques associés au data journalisme. Le projet « Promouvoir la liberté d’expression et des médias, et protéger les défenseurs des droits de l’homme au Togo », soutenu par l’Union européenne, est mis en œuvre par l’Institut Panos Afrique (IPAO), en partenariat avec l’OTM et FAMADEV. Depuis son lancement en 2023, ce projet vise à renforcer la liberté de la presse et la protection des journalistes et défenseurs des droits de l’homme au Togo. Yao KPOWOADAN
IFAJ et le JTAD pour un journalisme agricole de qualité au Togo
L’Association des Journalistes Togolais pour l’Agriculture et le Développement (JTAD) a organisé le lundi 24 mars dernier à Lomé, une conférence de presse marquant la visite d’Adrian Bell, Secrétaire général de la Fédération Internationale des Journalistes Agricoles (IFAJ), à Lomé. Cet événement s’inscrit dans une démarche visant à renforcer les liens entre les journalistes agricoles du Togo et la fédération mondiale, en mettant en lumière les défis et besoins spécifiques du journalisme agricole dans le pays. Adrian Bell a exprimé l’importance de cette visite, soulignant qu’elle fait partie de la mission de IFAJ de se rapprocher de ses membres et de mieux comprendre les défis auxquels ils sont confrontés sur le terrain. « Cette visite nous permet d’évaluer les besoins en termes de renforcement de capacités et d’appui pour garantir le bon fonctionnement des associations de journalistes agricoles », a-t-il déclaré. Le président du JTAD, Essonana Podjoley, a rappelé lors de cette rencontre, les principaux objectifs de l’association, notamment, contribuer au développement de l’agriculture et à la sécurité alimentaire à travers la communication. « Nous assistons les producteurs agricoles, organisons des formations pour les journalistes et facilitons l’accès à l’information agricole », a-t-il expliqué. En outre, le JTAD entretient d’excellentes relations avec les mouvements paysans togolais et suit de près l’évolution de la politique agricole du pays, notamment à travers le Programme National d’Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA). Depuis 2018, le Togo est membre de la Fédération Internationale des Journalistes Agricoles (IFAJ), renforçant ainsi la position du pays sur la scène internationale du journalisme agricole. Le JTAD, qui fait partie de plusieurs réseaux internationaux tels que la Synergie des Journalistes pour la Promotion des Secteurs Animaux et Halieutiques (SYJPRAH) et la Confédération Africaine des Journalistes Agricoles (PAAJ), est déterminé à promouvoir un journalisme agricole dynamique et efficace à travers tout le pays. Consolider ses bases Le JTAD, en partenariat avec des organisations nationales et internationales, cherche à augmenter sa visibilité et à mieux structurer ses actions afin de soutenir le développement agricole au Togo. Parmi ses ambitions, l’association prévoit de renforcer ses capacités à travers des formations régulières sur des thématiques agricoles, de mobiliser des financements pour soutenir ses activités et de promouvoir la visibilité des producteurs agricoles dans les médias. La collaboration avec la Fédération Internationale des Journalistes Agricoles, comme l’a souligné Essonana Podjoley, permettra d’aider le JTAD à renforcer ses activités et à mieux accompagner les journalistes dans leur rôle essentiel pour le développement de l’agriculture togolaise. A travers ce partenariat, le JTAD ambitionne de contribuer à la création d’une agriculture productive et durable, au service de la sécurité alimentaire et de la croissance économique du pays. IFAJ, fondée en 1956, regroupe aujourd’hui 60 associations et 5000 membres à travers le monde. Elle s’engage à soutenir un journalisme agricole équitable, indépendant et efficace, en favorisant le réseautage et le développement professionnel des journalistes agricoles. Le JTAD, membre de cette fédération depuis 2018, a toujours œuvré pour accompagner les acteurs du développement agricole au Togo. L’association, qui s’investit activement dans la promotion de l’agriculture togolaise, remercie le gouvernement togolais, sous la direction du Président Faure Gnassingbé, pour sa vision axée sur une agriculture productive, créatrice de valeur et moteur de croissance économique. Yao KPOWOADAN