Face aux tensions suscitées par les manifestations de juin 2025, le gouvernement togolais a tenu hier mercredi 9 juillet à Lomé, une conférence de presse pour faire le point. Plusieurs membres du gouvernement étaient présents, dont Pacôme Adjourouvi, ministre des Droits de l’Homme, Col. Awaté Hodabalo, ministre de l’Administration Territoriale, Col. Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile et Isaac Tchiakpé, ministre de l’Enseignement technique de la Formation Professionnelle. Cette rencontre avec les professionnels des médias a permis d’aborder les récents troubles enregistrés à Lomé et d’opposer le « Togo virtuel » au « Togo réel ». Les autorités ont donné leur part de vérité, en dénonçant les manipulations visant à semer le chaos dans le pays. Prenant la parole, le ministre de l’Administration territoriale, Col. Awaté Hodabalo, a fermement condamné les actes de vandalisme et les manifestations non déclarées des 6, 26, 27 et 28 juin 2025. Selon lui, ces événements s’inscrivent dans une stratégie de déstabilisation qui dépasse le cadre national. « Nous sommes dans un État de droit, et le respect de la loi n’est pas une option. Les manifestations sont encadrées par la loi. Inciter à la violence gratuite, c’est du terrorisme », a-t-il déclaré. Il a également mis en garde contre la propagande de guerre qui, selon lui, masque ses véritables intentions en manipulant les désaccords. L’exemple libyen a été cité comme un cas de déstabilisation dissimulée derrière des revendications populaires. Le ministre Awaté Hodabalo a insisté sur le lien entre les troubles observés au Togo et l’instabilité grandissante dans le Sahel et la Région des Savanes, affirmant que ces tentatives de déstabilisation touchent aussi d’autres pays du Golfe de Guinée, tels que le Bénin ou le Nigeria. De son côté, le ministre Pacôme Adjourouvi a tenu à rappeler le rôle fondamental des forces de défense et de sécurité dans la préservation de la paix civile. Il a salué leur professionnalisme qui, selon lui, a permis d’éviter de nombreuses pertes en vies humaines. « L’État togolais ne reculera devant rien pour préserver la paix et garantir la sécurité de tous », a-t-il affirmé avec fermeté. Le ministre a ensuite lancé un appel solennel à la jeunesse togolaise, l’appelant à refuser la haine et la manipulation véhiculées sur les réseaux sociaux. « Le Togo, c’est votre pays, votre avenir, votre destin. Ne cédez pas aux appels à la violence. Engagez-vous pour la paix, proposez des projets constructifs », a-t-il exhorté. Il a aussi rappelé que l’emploi des jeunes restait une priorité du gouvernement, évoquant les récents recrutements dans la fonction publique. En ce qui concerne le calendrier électoral, les autorités se sont montrées rassurantes. Les élections municipales auront bien lieu le 17 juillet 2025, et toutes les dispositions sont prises, selon les ministres, pour garantir un scrutin apaisé, transparent et sécurisé. « Chaque citoyenne et chaque citoyen doit pouvoir vaquer librement à ses occupations. Il n’y aura aucune tolérance pour ceux qui cherchent à troubler l’ordre public », a conclu le ministre Awaté Hodabalo. Le gouvernement appelle donc à la vigilance et à la responsabilité de tous pour préserver la stabilité du pays. La paix, a-t-il été rappelé, reste la condition indispensable au développement et au bien-être collectif. Yao KPOWOADAN
TOVIA : le nouveau mouvement citoyen dans la gestion des affaires
Une nouvelle dynamique citoyenne vient de prendre son envol au Togo. Baptisé TOVIA (Togolais Viens Agir), ce regroupement indépendant a été officiellement lancé samedi 24 mai 2025 à Lomé, en présence de nombreuses figures de la société civile et de citoyens engagés. L’initiative est portée par Koamy Gbloekpo Gomado, ministre de l’Aménagement du territoire et maire de la commune Golfe 1, qui s’est positionné en tête de ce mouvement. TOVIA se présente comme une force de transformation sociale, orientée vers l’action concrète au service des communautés locales. Dirigé par des acteurs politiques indépendants et des citoyens engagés, le mouvement veut être un catalyseur de changement durable, en misant sur une implication directe des populations dans la gestion de leur environnement immédiat. Selon son président national, TOVIA est avant tout un « appel au réveil, à l’action et à la responsabilité collective ». Le mouvement ambitionne de redonner aux Togolaises et Togolais, la capacité d’agir et d’être les acteurs principaux du développement local. Loin des discours partisans, TOVIA entend replacer l’intérêt général et l’action de proximité au cœur de la gouvernance locale. Les valeurs fondamentales qui structurent l’action de ce mouvement sont, entre autres, le développement inclusif, pour que chaque citoyen ait sa place et participe à la transformation de son cadre de vie, la compétence, considérée comme essentielle pour assurer l’efficacité de l’action publique. A peine lancé, TOVIA affiche déjà ses ambitions politiques. Le mouvement a annoncé sa participation aux élections municipales prévues le 10 juillet 2025, avec l’intention de présenter des candidats indépendants, compétents et enracinés dans leurs communes. Objectif : porter une voix nouvelle dans la gestion des affaires locales et rompre avec les pratiques traditionnelles. « Nous ne venons pas pour parler. Nous venons pour agir », a déclaré avec force, Koamy Gbloekpo Gomado. « Notre démarche n’est dirigée contre personne. Elle est pour le Togo, pour nos villages, pour nos quartiers, pour nos familles. Elle est pour cette jeunesse. », a-t-il déclaré. Avec TOVIA, une nouvelle ère d’engagement local semble s’ouvrir. Le mouvement veut incarner une alternative crédible, capable de réconcilier les citoyens avec la gestion publique et de reconstruire un lien de confiance durable entre les élus et les populations. En misant sur l’action concrète, la proximité et la compétence, TOVIA espère réinventer l’exercice du pouvoir local, au bénéfice de tous. Yao KPOWOADAN
Togo : La Journée de l’Europe 2025 rime avec le programme Global Gateway
Lors de la Journée de l’Europe célébrée le 09 mai, une réception a été organisée par la Délégation de l’Union Européenne au Togo vendredi dernier à Lomé. Organisé en partenariat avec la Chambre de commerce européenne au Togo (EUROCHAM), l’évènement a réuni des représentants du gouvernement, des institutions de la République, des membres du corps diplomatique accrédité au Togo, des représentants du secteur privé, des universitaires et de nombreuses personnalités de la société civile et du monde culturel. Pour cette première de Gwilym Ceri Jones, Ambassadeur de l’Union Européenne au Togo, en poste dans la capitale togolaise depuis septembre 2024, la Journée de l’Europe était placée sous le sceau du « Global Gateway » qui vise à soutenir le développement et à promouvoir une croissance durable. « Je tiens à dire que l’UE poursuivra une action déterminée pour s’engager auprès de ses partenaires partout, pour construire des partenariats et des solutions. C’est notre approche au Togo, dans le Golfe de Guinée, dans le Sahel, à travers l’Afrique de l’Ouest, y compris bien sûr dans les pays de l’Alliance des Etats du Sahel, et sur ce continent plus largement », a déclaré Gwilym Ceri Jones, Ambassadeur de l’Union Européenne au Togo. Revenant sur les actions de l’Union Européenne au Togo, l’Ambassadeur Gwilym Ceri Jones a relevé l’appui son institution, de la France et de l’Allemagne au programme des cantines scolaires dans 50 écoles de la région des Savanes et pour plus de 15 000 élèves et l’engagement de l’UE dans la lutte contre le changement climatique dont 17 des 20 pays touchés par le phénomène sont en Afrique. Une exposition photo a d’ailleurs permis aux invités de découvrir, à travers des images, les effets de l’érosion sur les côtes togolaises. « Nous sommes et nous demeurerons un partenaire international prévisible, fiable, substantiel. Via le Global Gateway, le programme phare de l’UE pour un développement plus impactant sur le continent, nous positionnons des investissements majeurs au Togo, dans le domaine des énergies renouvelables, entre autres, avec création d’emplois, compétitivité, et services aux citoyens à la clé. Nous inaugurerons bientôt la Route Nationale 2, l’autoroute de la côte et son péage, et d’autres infrastructures majeures pour le pays sont et seront soutenues », a affirmé l’Ambassadeur Gwilym Ceri Jones. Au chapitre de la menace sécuritaire dans les pays du Golfe de Guinée dont le Togo, il a réaffirmé le soutien de l’UE aux populations et aux forces de défense. « Les livraisons d’équipement se poursuivent au profit des forces armées togolaises, tout comme nos appuis majeurs au Programme d’urgence pour la région des Savanes – auprès des réfugiés, des femmes, des villages que nous électrifions, et des autorités que nous soutenons. Nous saluons l’approche intégrée du Togo pour faire face à cette menace grave, en tirant parti des leçons du Sahel. Vous pouvez compter sur l’appui de l’UE », a-t-il indiqué. A l’occasion de cette Journée, les trois lauréats du concours photo « Agir Ensemble » ont été primés pour la qualité de leurs œuvres. Elom ATTISSOGBE
Togo : Que retenir de la date du 03 mai 2025 ?
Les Togolais sont véritablement entrés dans la Vème République depuis le samedi 03 mai 2025 avec la désignation de Faure Gnassingbé par le Parlement au poste de Président du Conseil, Chef Suprême des Armées, patron de l’Exécutif, conformément à la Constitution du 06 mai 2024, et l’élection surprise de Jean-Lucien Savi de Tové, 86 ans, comme Président de la République pour un mandat de 04 ans non renouvelable. Le 1er gouvernement de la Vème République devra être connu incessamment. Faure Gnassingbé est désormais Président du Conseil. A ce poste qu’il occupe également en tant que chef du gouvernement, il détermine et conduit la politique nationale, préside les conseils des ministres, dirige l’administration, les forces de défense et de sécurité. Il définit également la politique étrangère, nomme aux emplois civils et militaires, exécute les lois, exerce le pouvoir réglementaire et dispose du droit d’accorder la grâce. Sa désignation répond à l’article 47 de la nouvelle Constitution qui dispose que le chef du parti majoritaire ou le chef du premier parti de la coalition jouissant d’une majorité à l’Assemblée Nationale à l’issue des élections législatives et après la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle devient Président du Conseil. Le parti Union pour la République (Unir) qui détient une large majorité parlementaire, avait formellement transmis le nom de son leader, validé ensuite par la Cour constitutionnelle. Qui est Jean-Lucien Savi de Tové, nouveau Président de la République ? Jean-Lucien Savi de Tové est le premier Président de la République Togolaise, est né le 07 mai 1939. Formé en Sciences Politiques à Paris I Panthéon-Sorbonne, où il s’est spécialisé en Relations Internationales et en Administration Publique, le nouveau Président de la République fit son retour au Togo dans un premier temps en 1970, dans une administration publique marquée par l’héritage français, mais traversée par les tensions du pouvoir du Président Gnassingbé Eyadema. Savi de Tové y impose un style : rigueur, loyauté républicaine, culture du compromis. En 1979, son parcours une allure brusque. Accusé de complot contre l’État, dans un climat de paranoïa sécuritaire, il est arrêté et condamné à dix ans de prison, aux côtés de figures de l’opposition telles que Gilchrist Olympio. Libéré dans les années 1990, Jean-Lucien Savi de Tové rejoint le cercle restreint des hommes politiques, grands acteurs de la conférence nationale souveraine de 1991. En 1999, il devint co-fondateur, en 1999, de la Convention des Peuples pour le Progrès (CPP) avec Edem Kodjo. Il prenait ainsi le poste de 1er vice-président. Partisan du dialogue politique et de la concertation nationale, il est signataire de l’Accord Politique Global de 2006 qui vise à apaiser les tensions politiques au Togo. En 2009, dans le cadre de nouvelles tensions politiques, il est nommé président du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) qui a rassemblé les forces vives de la Nation pour trouver des solutions à la crise. Au-delà de la politique, Jean-Lucien Savi de Tové a occupé le poste de Secrétaire Général du Comité National Olympique du Togo (CNO-TOGO) pendant plusieurs années où il s’est investi dans la diplomatie sportive et la promotion des valeurs éducatives et citoyennes. Désormais Président de la République, il est le symbole de l’unité nationale. Que comprendre de cette élection surprise ? Depuis le samedi 03 mai 2025, l’élection de Jean-Lucien Savi de Tové au poste de Président de la République à l’unanimité des 150 députés et sénateurs qui forment les deux Chambres du Parlement, reste une surprise qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Mais la décision reste un coup politique pour le pouvoir de Lomé dirigé par Faure Gnassingbé. Selon certains analystes, il s’agit, là, de la rupture avec le déni des indépendantistes. « Cette élection de Jean-Lucien Savi de Tové au poste de Président de la République renvoie au mouvement nationaliste ou indépendantiste. C’est un symbole fort. Il est originaire de la partie méridionale du Togo. Vous savez bien que les indépendantistes en général ont été drainés par la tête de wagon méridionale. Il y a une espérance de renouveau que cette Vème République est en train de créer auprès des Togolais et qui est incarnée par le nouveau Président de la République dont les compétences vont être améliorés dans le temps », a déclaré, dimanche, Dr. Ekoué Folly Gada, enseignant-chercheur à l’Université de Lomé. « L’actuel Président de la République plonge son histoire, son identité dans le passé, mais aussi, il fait partie des noms qui ont marqué l’indépendance du Togo. Et cela me touche autant, parce que l’une des critiques les plus acerbes formulées contre le RPT dans ce pays, c’est le déni systématique de l’œuvre des indépendantistes. Au Togo, dans certaines années, on considérait que la vraie histoire politique du Togo commence en 1967. Tout ce qu’il s’est passé avant, était considéré comme des épiphénomènes ou des phénomènes qui n’avaient pas de valeur politique. Mais je ne sais pas si vous l’avez remarqué, cette critique a été transcendée par une reconnaissance progressive de figures de l’indépendance », a-t-il ajouté. Nicolas EDORH
La coordination consulaire du RdB au Togo appelle à voter Brice Oligui Nguema
La Coordination consulaire du Rassemblement des Bâtisseurs (RdB) au Togo a ouvert sa campagne de soutien au candidat Clotaire Oligui Nguema Brice, à l’occasion des élections présidentielles prévues pour le 12 avril 2025 au Gabon. L’événement a eu lieu à Lomé, capitale togolaise, en présence de nombreux membres de la diaspora gabonaise, venus marquer leur engagement en faveur de leur candidat. Lors de ce meeting, Ntsame Essono Oliveira Cassandra Vasthy, la coordinatrice de la Coordination consulaire, a exprimé toute sa fierté et son enthousiasme. « C’est avec beaucoup de joie et de fierté que je vous souhaite la bienvenue à ce grand meeting d’ouverture de campagne. Merci d’être là, merci d’avoir répondu présent. Ça prouve une chose : nous ne sommes pas seulement un mouvement. Nous sommes une vraie famille », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance de l’unité et de l’engagement collectif des Gabonais, tant au pays qu’à l’étranger. Le message central de cette campagne est un appel fort à la participation massive aux élections du 12 avril prochain, avec un objectif clair : « zéro abstention ». La diaspora gabonaise a été encouragée à jouer un rôle décisif dans ce processus, car selon les responsables du RdB, la construction d’un Gabon nouveau nécessite l’implication de tous, sans exception. « Le changement est en marche et nous en faisons partie », a ajouté la coordinatrice, appelant à un soutien total pour le candidat Clotaire Oligui Nguema Brice, surnommé « C’BON ». Le candidat du RdB incarne, selon les intervenants, l’espoir d’un Gabon renouvelé et prospère. Son projet de société repose sur des valeurs de justice, de solidarité et de développement. « Un Gabon où chacun trouve sa place, un Gabon qui soigne, éduque et protège, un Gabon où les richesses servent d’abord les Gabonais », a rappelé Cassandra Vasthy. Ces propositions, selon elle, répondent aux attentes profondes de la population gabonaise et de la diaspora. Le message de la campagne a été clair et sans équivoque. « Avec Clotaire Brice, c’est toujours bon. Alors, allons voter pour le porter haut », a lancé un autre responsable de la Coordination consulaire, appelant tous les Gabonais à faire preuve de détermination. « Il faut que chacun de nous, ici, fasse sa part pour porter ce projet commun. Nous devons être unis et solidaires, car ensemble, nous sommes plus forts », a insisté le coordonnateur consulaire, soulignant que chaque voix compte pour l’avenir du pays. Le programme de campagne prévoit plusieurs activités à venir, notamment des débats politiques avec des leaders d’opinions de la diaspora gabonaise et un rassemblement final pour clôturer la campagne avant le jour du vote. Ces événements ont pour objectif de renforcer l’engagement et la mobilisation des Gabonais du Togo, tout en renforçant le soutien à Clotaire Oligui Nguema Brice, un candidat qu’ils considèrent comme un bâtisseur de l’avenir du Gabon. « Nous sommes prêts à contribuer à la construction du Gabon de demain. Un Gabon fort, digne et uni, tel est notre vœu, tel est notre projet », a conclu Ntsame Essono Oliveira Cassandra Vasthy. Dans ce contexte, l’appel à une participation sans faille et à zéro abstention prend une place centrale. Le RdB considère cette élection comme un moment clé pour le pays, un tournant décisif pour son avenir, et pour cette raison, il invite la communauté gabonaise à se rendre massivement aux urnes le 12 avril prochain. Le Rassemblement des Bâtisseurs invite toute la diaspora gabonaise à faire entendre sa voix, à voter et à soutenir le candidat Clotaire Oligui Nguema Brice, pour un Gabon plus juste, plus solidaire et plus prospère. Yao KPOWOADAN
Sénat : Les premiers mots du Président Barry Moussa Barqué
L’élection du tout premier bureau du Sénat s’est déroulée hier mercredi 02 avril 2025. Composé de neuf membres dont trois femmes, le bureau élu est présidé par Barry Moussa Barqué, plusieurs fois ministres à des portefeuilles stratégiques depuis 1980, Grand Chancelier de l’Ordre du Mono, élevée le 05 février 2025 par le Chef de l’Etat à la plus haute distinction honorifique, c’est-à-dire, la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre du Mono. « En ce jour gravé dans le marbre de l’histoire où les vents du destin soufflent avec une intensité nouvelle sur notre chère et belle patrie, me voici devant vous, investi d’une mission qui transcende ma personne. C’est celle de servir avec humilité, responsabilité et détermination, notre Togo bien aimé. Permettez-moi d’abord de rendre grâce à celui qui gouverne les cieux et inspire les cœurs des hommes. C’est par la grâce de l’Eternel Dieu que nous sommes ici réunis, porteurs d’un idéal commun. A lui reviennent nos prières et notre reconnaissance infinie. Je tiens aussi à saluer avec la déférence qui s’impose, le Président de la République, Chef de l’Etat et leader éclairé de la formation politiqe majorité parlementaire. En acceptant que je sois proposé, soutenu et élu comme 1er Président de la 1ère législature du Sénat, je comprends que la contribution déterminante attendue pour l’affermissement de la Vème République doit être notre préoccupation essentielle. Sa vision n’est pas simplement une direction politique. Elle est l’étoile du nord qui nous oriente dans les nuits parfois tumultueuses de notre histoire. Je voudrais donc ici rassurer que le Sénat sera un pilier solide dans la réalisation des nobles aspirations du Président de la République, pour le bonheur de notre peuple. A mes chers collègues sénateurs, je témoigne toute ma reconnaissance pour la confiance accordée. C’est ensemble que, fort de cet engagement commun, nous porterons les voix de nos concitoyens et légiféreront à combler les aspirations du pays. Quant à moi, je m’engage à conduire nos débats dans le respect du règlement intérieur, tout le règlement intérieur et rien que le règlement intérieur que nous nous sommes donnés. La révision constitutionnelle du 06 mai 2024 n’est pas seulement une réforme. Elle est une promesse, une promesse de renouveau, de dialogue et de lumière. La constitution du 06 mai 2024 est le socle sur lequel nous érigerons un régime parlementaire vibrant où chaque voix compte, où chaque idée trouve sa place dans le grand concert de notre nation. Que ce Sénat, temple de la sagesse et du débat éclairé, soit le miroir d’un Togo réconcilié avec lui-même. Que nos délibérations soient guidées par la quête du bien commun, transcendant ainsi les clivages, pour embrasser la richesse de notre diversité. Avançons unis et déterminés vers un horizon où le Togo se dresse fier et souverain, fard d’espoir pour ses enfants et modèle pour le monde. Que cette flamme nouvelle, jamais, ne chancelle et qu’elle illumine à jamais notre chemin collectif. Dans le sanctuaire de l’histoire, nous écrivons aujourd’hui, une page nouvelle. Le Togo, terre de résilience et de rêve, avance vers un avenir où brillent les étoiles de la prospérité partagée. Alors, d’un seul cœur, prions tous ensemble pour que le Togo avance, que le Togo se lève et que le Togo triomphe. » A l’issue de l’élection du bureau, voici la composition officielle :
La DMP et l’ANC disent OUI aux élections municipales
Dans un contexte marqué par la contestation de la Constitution de la Vème République et ses institutions par l’opposition qui a non seulement boycotté les récentes élections sénatoriales, mais également l’Assemblée Nationale depuis les élections législatives, à l’instar de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre et les Forces Démocratiques pour la République (FDR) de Me Paul Apévon, les regards sont tournés vers prochain scrutin : les élections municipales. Iront-ils ou n’iront-ils pas ? Pour l’instant, le parti ANC et le regroupement politique DMP (Dynamique pour la Majorité du Peuple) se mettent en ordre de bataille dans le cadre de ces prochaines consultations électorales. Pas question de boycotter les élections municipales qui s’annoncent. A l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) comme au sein de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la position est sans ambiguïté. Pour l’ANC qui a confirmé sa participation aux prochaines élections municipales par l’intermédiaire de sa vice-présidente, Isabelle Ameganvi, le bilan du parti est positif dans les municipalités qu’il administre depuis 2019. « Loin de nous jeter des fleurs, nous pensons avoir fait de notre mieux dans l’exercice des responsabilités que la loi sur la décentralisation nous confère. Il revient à la population de nous juger lors des prochaines élections municipales », a-t-elle affirmé dans une intervention sur une radio privée de la place. De son côté, la DMP justifie sa participation prochaine à ce rendez-vous électoral, compte tenu de l’importance de la gouvernance locale. « Les élections locales sont des élections républicaines, et il est important que la gouvernance locale soit renforcée. Les prochaines municipales n’ont rien à voir avec la situation politique actuelle. », a laissé entendre Gérard Adja, ancien vice-président du MPDD et membre de la DMP. « Ces élections ne s’inscrivent pas forcément dans le cadre de la nouvelle Constitution contestée, mais peuvent aussi être vues comme une continuité de celle de 1992 qui prévoyait déjà des élections municipales. Certains peuvent penser qu’ils participent aux élections locales sous la Vème République, alors que d’autres considéreront qu’ils sont dans la logique de la constitution de 1992 », a-t-il ajouté, en soulignant que la DMP voit dans les municipales, une opportunité de renforcer la démocratie à la base, sans céder sur sa critique du régime. Cependant, la DMP écarte la participation au processus de mise en place du Sénat comme l’ANC qui, d’ailleurs, refuse toujours de siéger à l’Assemblée Nationale. Nicolas EDORH
Sénat : La session de droit ouverte
Au lendemain de la nomination des 20 sénateurs par le Chef de l’Etat, le Sénat désormais au complet, a tenu sa session de droit le jeudi 06 mars 2025 sous la présidence du doyen d’âge, Koudjolou Dogo. La séance a réuni des personnalités de l’Etat dont le Premier Ministre Victoire Tomégah-Dogbé et le président de l’Assemblée Nationale, Kodzo Adédzé. Dans son discours d’ouverture, le président Koudjolou Dogo, doyen d’âge, a rappelé le caractère historique de cette session de droit. « Cette session marque un tournant décisif dans l’organisation institutionnelle du Togo. Elle s’inscrit dans l’application des dispositions de la Vème République et traduit la vision de modernisation et de renforcement démocratique impulsée par le Chef de l’État », a-t-il déclaré. Les travaux préparatoires destinés à faire fonctionner la Chambre Haute du Parlement ont démarré avec l’élaboration prochaine du Règlement Intérieur, afin de former les commissions permanentes nécessaires à l’étude et l’adoption des projets de loi. Mais avant, les prochaines sessions vont permettre d’élire le président du Sénat. Ce qui va déboucher sur l’élection du Président de la République par le Parlement, c’est-à-dire l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en congrès, conformément aux dispositions de la Constitution de la Vème République. Le Président du Conseil des Ministres sera installé dans la foulée, avec plein pouvoir. Cette session de droit historique du Sénat sonne les derniers moments de la transition de la IVème vers la Vème République avec la mise en place progressive des institutions. Nicolas EDORH
Les 20 nouveaux sénateurs nommés par Faure Gnassingbé
Le Chef de l’Etat a procédé, mercredi 05 mars 2025, à la nomination des 20 nouveaux sénateurs, portant ainsi le nombre à 61, suite aux élections sénatoriales qui ont consacré 34 sièges en jeu sur les 41 au parti au pouvoir. Le Président de la République a nommé 10 femmes et 10 hommes sur sa liste, par souci de parité et de promotion du genre au Sénat. Ces nominations bouclent ainsi la mise en place de cette Chambre du Parlement et propulse davantage le pays vers la Vème République qui confère au Togo, un régime parlementaire. Des personnalités de l’opposition figurent également parmi les sénateurs nommés par le Chef de l’Etat, à l’instar de Séna Alipui (UFC), Tchassona Traoré (MCD), Abass Kaboua (MRC), Beliki Akouete (CPP) et Innocent Kagbara (PDP). L’ancien Premier Ministre, Joseph Kokou Koffigoh fait également partie de la liste. Voici la liste complète des 20 sénateurs nommés : Nicolas EDORH
Huit personnalités décorées par Faure Gnassingbé
Le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a présidé, ce mardi 04 février 2025, une cérémonie de décoration de huit personnalités. Cette initiative est intervenue dans le cadre de la commémoration du 20ème anniversaire du rappel à Dieu du Président Gnassingbé Eyadéma. Huit personnalités ont été honorées pour service rendu à la Nation togolaise dans divers secteurs. Barry Moussa Barqué, Grand Chancelier de l’Ordre du Mono a été élevé à la Dignité de Grand-Croix de l’Ordre du Mono. L’ancien ministre d’Etat a servi avec loyauté et dévouement aux côtés du Père de la Nation pendant toute sa carrière politique et professionnelle. Plusieurs fois ministre, il a fait preuve d’attachement aux valeurs républicaines et est disponible en toutes circonstances. Tous ces efforts ont concouru à sa décoration à la dignité de Grand-Croix de l’ordre du Mono par le Président de la République. Dans la même dynamique de reconnaissance nationale des mérites des citoyens, Cina Lawson, ministre de l’Economie Numérique et de la Transformation Digitale, le Général de Brigade Dimini Allaharé, Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Togolaises (FAT) et le Général de Brigade, Kassawa Kolemagah, ont été faits Commandeurs de l’Ordre du Mono. En raison de leur contribution à la préservation des us et coutumes, au maintien de la cohésion sociale et au développement communautaire et à la promotion des valeurs républicaines, quatre chefs traditionnels ont été également honorés. Il s’agit de Togbui Komlan Aziagbede Hossou IV, Togbui Dodji Dabida III, Yempabou Gourma et Adom Assima qui ont été faits Chevaliers de l’Ordre du Mono. La cérémonie s’est déroulée en présence des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des députés à l’Assemblée nationale et plusieurs autres autorités politiques, administratives, militaires, religieuses et traditionnelles. Yao KPOWOADAN