Dans un contexte marqué par la contestation de la Constitution de la Vème République et ses institutions par l’opposition qui a non seulement boycotté les récentes élections sénatoriales, mais également l’Assemblée Nationale depuis les élections législatives, à l’instar de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre et les Forces Démocratiques pour la République (FDR) de Me Paul Apévon, les regards sont tournés vers prochain scrutin : les élections municipales. Iront-ils ou n’iront-ils pas ? Pour l’instant, le parti ANC et le regroupement politique DMP (Dynamique pour la Majorité du Peuple) se mettent en ordre de bataille dans le cadre de ces prochaines consultations électorales.
Pas question de boycotter les élections municipales qui s’annoncent. A l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) comme au sein de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la position est sans ambiguïté.
Pour l’ANC qui a confirmé sa participation aux prochaines élections municipales par l’intermédiaire de sa vice-présidente, Isabelle Ameganvi, le bilan du parti est positif dans les municipalités qu’il administre depuis 2019. « Loin de nous jeter des fleurs, nous pensons avoir fait de notre mieux dans l’exercice des responsabilités que la loi sur la décentralisation nous confère. Il revient à la population de nous juger lors des prochaines élections municipales », a-t-elle affirmé dans une intervention sur une radio privée de la place.

De son côté, la DMP justifie sa participation prochaine à ce rendez-vous électoral, compte tenu de l’importance de la gouvernance locale. « Les élections locales sont des élections républicaines, et il est important que la gouvernance locale soit renforcée. Les prochaines municipales n’ont rien à voir avec la situation politique actuelle. », a laissé entendre Gérard Adja, ancien vice-président du MPDD et membre de la DMP. « Ces élections ne s’inscrivent pas forcément dans le cadre de la nouvelle Constitution contestée, mais peuvent aussi être vues comme une continuité de celle de 1992 qui prévoyait déjà des élections municipales. Certains peuvent penser qu’ils participent aux élections locales sous la Vème République, alors que d’autres considéreront qu’ils sont dans la logique de la constitution de 1992 », a-t-il ajouté, en soulignant que la DMP voit dans les municipales, une opportunité de renforcer la démocratie à la base, sans céder sur sa critique du régime.
Cependant, la DMP écarte la participation au processus de mise en place du Sénat comme l’ANC qui, d’ailleurs, refuse toujours de siéger à l’Assemblée Nationale.
Nicolas EDORH










