Des cas de grippe aviaire ont été détectés dans trois préfectures du Togo. L’information est officialisée le 20 mars par le ministre d’Etat, ministre des Ressources Halieutiques, Animales et de la Règlementation de la Transhumance, Gal Yark Damehame, dans un arrêté portant déclaration d’infection de volailles.
Dans les détails, 6532 volailles sont concernées dont 2928 volailles dans une ferme à Adjengré (préfecture de Sotouboua), 3439 à Anyron-Kopé (préfecture de Vo) et 165 à Kouloumdè (préfecture de Tchaoudjo). Les volailles de ces fermes dont déclarées infectées au virus de l’influenza aviaire hautement pathogène H5N1.
Ainsi, le ministère des Ressources Halieutiques, Animales et de la Règlementation de la Transhumance a pris des mesures diligentes suite à la déclaration d’infection dans ces élevages avicoles, notamment l’abattage et la destruction de toutes les volailles présentes dans les foyers (fermes) et dans les zones d’infection (3km de rayon autour des fermes), ainsi que leurs produits dérivés et leurs matériels d’élevage, suivis de désinfection.
Le ministère interdit également des mouvements de volailles, de leurs produits dérivés, du matériel d’élevage et des aliments pour volailles dans les cantons d’Adjengré, d’Anyron-Kopé et de Komah. Les marchés de volailles et des provenderies sont fermées dans ces cantons pour une durée d’un mois.
Selon le ministère, une indemnisation sera accordée aux éleveurs dont les animaux seront abattus par les services vétérinaires, selon la grille d’indemnisation en vigueur.
Le virus H5N1 est une source d’épidémie hautement mortelle pour l’homme. La période d’incubation de la grippe aviaire varie généralement entre un et dix jours en fonction du sous-type. Passé ce délai, divers symptômes sont observés : toux ; fièvre ; fatigue ; maux de gorge ; maux de tête ; difficultés à respirer ; troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales) ; saignements de nez (épistaxis) ; douleurs thoraciques; douleurs musculaires ; inflammations oculaires (conjonctivites) et infections à répétition.
Il est recommandé à titre préventif contre le virus H5N1, des mesures comme la surveillance de l’avifaune sauvage, la détection précoce des foyers d’infection chez la volaille domestique, la surveillance des cas d’infections respiratoires des sujets en contact avec des volailles ou des oiseaux sauvages malades. Il faut aussi, en cas de suspicion de cas (volailles domestiques, mortalité chez des oiseaux sauvages…), prendre des mesures de protection individuelle : ne pas s’exposer, se laver les mains et en cas de contact avec des animaux infectés, porter des équipements de protection individuels (masques, lunettes, gants…)
Nicolas EDORH










