Le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) a lancé mardi dernier 27 mai 2025, une étude sur l’urbanisation galopante et l’occupation anarchique des réserves administratives, lors d’une séance d’information organisée en présence de la Gouverneure Zouréhatou Kassah-Traoré. L’initiative intervient dans un contexte d’expansion urbaine rapide, marquée par une pression accrue sur le foncier et une croissance démographique soutenue.
Selon Tagba Atafèyinam Tchalim, Secrétaire Général du DAGL, cette croissance, bien qu’indicatrice de dynamisme, s’est trop souvent opérée sans planification rigoureuse, au détriment de l’organisation du territoire. « L’urbanisation désordonnée met en péril l’accès des populations aux services essentiels et fragilise la sécurité urbaine », a-t-il souligné.
Conformément à la loi n°2019-018 du 15 novembre 2019 qui confie au DAGL la compétence de planifier et d’aménager son territoire, cette étude vise à mieux comprendre les dynamiques urbaines actuelles, identifier les occupations illicites et non réglementées, proposer des mesures concrètes pour une urbanisation maîtrisée.
Le projet est confié au groupement ETAFAT-BETA-AAU, retenu pour conduire cette mission sur une période de quatre mois. Une équipe à laquelle les responsables du District ont souhaité « force, lucidité et ténacité ».
Bossa Makagni-Amélété, Directrice de la Planification Stratégique et de l’Urbanisme du DAGL, a précisé que cette étude s’inscrit pleinement dans les orientations du Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT) Togo, horizon 2045. Cette vision gouvernementale repose notamment sur la consolidation de la gouvernance territoriale, la promotion d’une urbanisation équilibrée, le renforcement de l’équité territoriale et sociale.
Elle a aussi rappelé que cette étude prolonge l’opération de recensement des réserves administratives de l’Etat, lancée en septembre 2024 dans les 13 communes du Grand Lomé.
Ainsi, l’étude va donc permettre l’identification des anomalies liées à l’occupation anarchique des réserves foncières publiques, l’analyse des zones inondables à partir du plan directeur d’assainissement 2024, la définition de stratégies d’aménagement durable et la sensibilisation des acteurs locaux à l’importance d’une gestion planifiée du foncier.
La Gouverneure Zouréhatou Kassah-Traoré s’est réjouie du lancement de cette étude et en attend des résultats concrets.
« Cette démarche est cruciale pour mieux gérer l’urbanisation du Grand Lomé et pourrait servir de modèle pour d’autres villes du pays », a-t-elle déclaré.
Yao KPOWOADAN










