À Tokpli, dans la préfecture de Yoto, la Fondation Heidelberg Materials, avec l’appui de SCANTOGO et en collaboration avec l’ONG Femmes du Royaume, a organisé mardi 13 octobre 2026, une séance de sensibilisation, de conseils et de dépistage gratuit du cancer du sein. Cette initiative, inscrite dans le cadre d’Octobre Rose, vise à renforcer la prévention, tout en faisant la promotion du bien-être et de l’autonomisation des femmes. Les femmes de Tokpli, localité située dans la préfecture de Yoto, à environ 90 kilomètres de Lomé, ont répondu à l’appel de la Fondation Heidelberg Materials au centre d’entrepreneuriat à Monénou. Placée sous le thème « Non au cancer du sein, oui à l’épanouissement et à l’autonomisation dans le canton de Tokpli », cette rencontre a permis aux participantes de mieux comprendre cette maladie, ses facteurs de risque, les moyens de prévention et l’importance du dépistage précoce. A cette occasion, des professionnels de la santé ont apporté des éclairages sur le cancer du sein, une maladie caractérisée par une multiplication incontrôlée des cellules mammaires pouvant entraîner la formation de tumeurs. Selon Agondé Fafanyo, sage-femme et point focal de la santé de la reproduction dans le district de Yoto, plusieurs facteurs peuvent favoriser la survenue de cette maladie, notamment des facteurs environnementaux, hormonaux, comportementaux et génétiques. Elle a également insisté sur l’adoption de bonnes habitudes de vie et la réduction de l’exposition à certains facteurs de risque. Les participantes ont été sensibilisées à l’importance de connaître l’aspect habituel de leurs seins, afin de repérer rapidement tout changement inhabituel. Les professionnels de santé ont rappelé que l’auto-palpation peut aider à identifier certaines anomalies, sans toutefois remplacer les examens médicaux. La mammographie doit être réalisée selon les recommandations médicales, en fonction de l’âge et du niveau de risque. En cas de découverte d’une boule, d’un changement de forme ou de toute autre anomalie, une consultation auprès d’un professionnel de santé est vivement recommandée. La détection précoce et une prise en charge rapide peuvent améliorer les chances de guérison. Une maladie qui touche également les hommes Bien que cette maladie touche principalement les femmes, les hommes peuvent également en être atteints. L’une des particularités de cette édition d’Octobre Rose est l’offre gratuite de dépistage à toutes les femmes de Tokpli. Une démarche qui traduit la volonté des organisateurs de rapprocher les services de prévention des communautés et de favoriser un meilleur accès à l’information sanitaire. Pour Emmanuela Kpetigo, Directrice Exécutive de la Fondation Heidelberg Materials Togo, cette initiative s’inscrit dans une tradition annuelle de la Fondation à l’occasion du mois consacré à la lutte contre le cancer du sein. Elle souligne que la sensibilisation ne doit pas se limiter aux seuls aspects médicaux de la maladie, mais doit également prendre en compte ses conséquences sur le bien-être, l’épanouissement, les finances et la vie familiale des femmes. « Nous espérons qu’à l’issue de cette rencontre, les femmes prendront davantage soin d’elles-mêmes », a-t-elle indiqué, insistant sur la nécessité pour chaque femme de prendre conscience des répercussions que la maladie peut avoir sur les différentes dimensions de sa vie. Au-delà de la santé, cette rencontre a accordé une place importante au développement personnel et à l’autonomisation des participantes. Pour cette édition, la Fondation Heidelberg Materials a bénéficié de l’accompagnement de l’ONG Femmes du Royaume, spécialisée dans le développement personnel. Sa présidente fondatrice, Dédié K. Sama, a expliqué que les échanges ont permis d’aborder le développement personnel, la mobilité économique, les compétences de vie, le bien-être et le mentorat. Selon elle, la femme occupe une place essentielle dans la société et doit prendre conscience de sa contribution au développement de sa communauté. Elle estime que lorsqu’une femme connaît sa valeur et parvient à développer pleinement son potentiel, elle participe davantage au progrès collectif. Cette approche vise ainsi à renforcer la confiance des femmes en elles-mêmes et à leur permettre de mieux comprendre les liens entre santé, épanouissement personnel et autonomie économique. La rencontre a été appréciée par les bénéficiaires qui ont salué l’engagement des organisateurs en faveur de la santé des femmes. « Je suis très contente d’avoir participé à cette rencontre qui nous a édifiées sur le cancer du sein. Chapeau aux organisateurs », s’est réjouie Mayer Estelle, participante à la séance de sensibilisation. A travers cette activité, la Fondation Heidelberg Materials, avec l’appui de SCANTOGO et la collaboration de l’ONG Femmes du Royaume, entend contribuer à une meilleure prévention du cancer du sein dans le canton de Tokpli, tout en encourageant les femmes à prendre soin de leur santé et à renforcer leur autonomie. Cette mobilisation dans le cadre d’Octobre Rose rappelle que la lutte contre le cancer du sein repose autant sur l’information, le dépistage et l’accès aux soins que sur l’accompagnement des femmes dans leur quête de bien-être et d’épanouissement. Yao KPOWOADAN
BOA-TOGO publie les chiffres de son impact social
Depuis plus de 13 ans, Bank Of Africa Togo (BOA-TOGO) inscrit sa responsabilité sociétale dans une démarche d’engagement durable au service des communautés. A travers son Social Impact Report, la Banque revient sur les principales initiatives menées au Togo et met en lumière l’impact concret de ses actions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’inclusion, de l’entrepreneuriat féminin, du sport et de la solidarité. 13 ans d’engagement au service des communautés, plus de 28 projets, 5 régions couvertes, plus de 40 millions FCFA mobilisés et plus de 10 000 bénéficiaires directs. Ce sont, là, quelques chiffres de BOA-TOGO, publiés dans son Social Impact Report. Au fil des années, la banque a accompagné et soutenu plus de 28 projets dans les cinq régions du pays, mobilisant plus de 40 millions de FCFA et touchant directement plus de 10 000 bénéficiaires. Au-delà de ces chiffres, la démarche de BOA-TOGO vise à inscrire ses interventions dans la durée et à privilégier des initiatives répondant à des besoins concrets des populations et des communautés. « Notre engagement RSE ne se limite pas à soutenir des initiatives. Il s’agit pour nous de contribuer, à notre échelle, à des transformations concrètes et durables dans les communautés au sein desquelles nous opérons. » Khalid Kéziré, Head Marketing&Communication de BOA-TOGO. Priorité à la santé La santé constitue l’un des axes majeurs de cet engagement. BOA-TOGO accompagne notamment, aux côtés de la Fondation BOA et de la Fondation Lalla Asmae, le programme NASMA, dédié à la prise en charge des enfants souffrant de déficience auditive. La banque a contribué chaque année à la prise en charge complète des bénéficiaires du programme venant du Togo. Les concernés bénéficient d’une prise en charge spécialisée au Maroc, comprenant notamment des interventions liées à l’implant cochléaire et un suivi médical adapté. BOA-TOGO s’investit également dans la prévention et la sensibilisation autour du cancer du sein, notamment à travers son partenariat avec MedLeaders Association dans le cadre d’Octobre Rose chaque année sous le leadership de Dr Beauty Sodokin, lauréate de la prestigieuse Nelson Mandela Fellowship. Cette mobilisation s’est traduite par des actions de sensibilisation et de dépistage, mais également par des initiatives de communication destinées à toucher un public plus large. Dans le même esprit, la banque organise régulièrement des opérations de don de sang en partenariat avec le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), contribuant ainsi à la mobilisation autour d’un enjeu majeur de santé publique. L’éducation occupe une place de choix L’éducation constitue également un axe important de la politique RSE de BOA-TOGO. La banque apporte son soutien à différentes initiatives visant à améliorer les conditions d’apprentissage, à fournir du matériel et des équipements et à favoriser un accès plus équitable aux opportunités éducatives. A travers ces actions, BOA-TOGO entend contribuer au développement du capital humain et à la construction d’un environnement plus favorable à la réussite des jeunes générations. L’engagement de BOA-TOGO s’étend également au développement économique et à l’autonomisation des femmes. À travers notamment le programme AKWA, la Banque accompagne et valorise les femmes entrepreneures en leur offrant davantage de visibilité et en facilitant leur accès à des solutions et opportunités favorisant le développement de leurs activités. Cette démarche s’inscrit dans une conviction forte : l’accompagnement de l’entrepreneuriat féminin constitue un levier de création de valeur, d’autonomisation économique et de développement local. Sport, solidarité et proximité territoriale BOA-TOGO soutient également des initiatives dans les domaines du sport, du bien-être, de la solidarité et de la proximité territoriale. Gala de football, actions en faveur des populations vulnérables, dons de matériels et de produits de première nécessité, participation à des initiatives environnementales ou encore soutien à des manifestations culturelles et sportives : autant d’actions qui traduisent la volonté de la banque de rester proche des communautés. Depuis 2023, BOA-Togo accompagne notamment les activités liées aux Evala à Kara, contribuant à renforcer sa présence et son ancrage dans les différentes régions du pays. Ces différentes initiatives s’inscrivent dans la Charte RSE de BOA, articulée autour de 5 engagements : l’éthique et la protection des intérêts des clients, la promotion d’une finance durable et de l’entrepreneuriat social, la responsabilité employeur, la gouvernance et la gestion des risques, la protection de l’environnement et l’engagement au service des communautés. Avec ce Social Impact Report, BOA-TOGO souhaite ainsi rendre compte de son action, valoriser les partenariats qui rendent ces initiatives possibles et poursuivre le dialogue avec l’ensemble de ses parties prenantes. « Après 13 années d’engagement, notre ambition est de continuer à faire évoluer notre action RSE, avec davantage d’impact, de proximité et de continuité. Parce qu’être une banque engagée, c’est aussi contribuer au progrès des communautés qui nous accompagnent au quotidien. », a déclaré Evita Mensah, Responsable RSE à BOA-TOGO. Au-delà de son activité bancaire, BOA-TOGO inscrit son développement dans une démarche de responsabilité et d’engagement envers ses collaborateurs, ses clients et les communautés au sein desquelles elle opère.
Anié : drames, flammes et larmes
En quelques jours, les habitants d’Anié ont été frappés par deux drames : de fortes pluies diluviennes qui se sont abattues sur la localité faisant céder un pont, et un incendie qui a ravagé le plus grand bâtiment du marché. Aucune perte en vie humaine n’est signalée, mais les pertes sont énormes. Dans la nuit du dimanche au lundi 28 septembre 2026, le marché central d’Anié a été consumé par les flammes. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, le bilan matériel est particulièrement lourd : un important magasin situé près du rond-point central a été entièrement calciné, détruisant une grande quantité de marchandises. L’alerte a été donnée vers 3 heures du matin, permettant une intervention rapide des sapeurs-pompiers venus d’Atakpamé. Grâce à leur mobilisation, les flammes ont été maîtrisées avant qu’elles ne se propagent davantage. La société sino-togolaise (SINTO) a également apporté son concours, en mettant à disposition des camions citernes. Le marché central d’Anié constitue un important espace commercial pour les populations de la localité. L’incendie a détruit une importante quantité de marchandises, affectant durement les propriétaires concernés. Certains auraient même été victimes de malaise après avoir constaté l’ampleur des dégâts. Ce nouvel incendie ravive le souvenir d’une série de sinistres qui ont marqué les marchés togolais ces dernières années. En janvier 2013, les marchés de Lomé et de Kara avaient été ravagés par des incendies survenus à moins de 48 heures d’intervalle. D’autres marchés ont ensuite été touchés, notamment celui d’Agoè-Assiyéyé en décembre 2023, ainsi que des espaces commerciaux à Adidogomé, Kégué et Kpalimé. Ces différents incendies ont suscité de nombreuses interrogations sur la sécurité des marchés du pays et les moyens de prévention des sinistres. Dans plusieurs affaires, des enquêtes ont été ouvertes afin de déterminer les circonstances exactes des incendies et d’établir d’éventuelles responsabilités. Avec ce nouveau sinistre enregistré à Anié, la question du renforcement des mesures de sécurité dans les marchés du pays reste posée. Pour les commerçants concernés, l’urgence est désormais de limiter les conséquences économiques et de mieux protéger leurs activités et leurs marchandises contre de tels incidents. Autre mauvaise nouvelle, le pont Djitohoyi qui relie Kolokopé, village situé dans la région des Plateaux (à proximité d’Anié), principalement connu pour abriter une importante station de recherche agricole a cédé dimanche suite aux fortes pluies enregistrées. La montée des eaux a également submergé la chaussée sur l’axe Kolocopé–Anié, perturbant fortement les déplacements des populations. Une situation qui prive temporairement ces populations de leurs activités commerciales et complique leur approvisionnement. Nicolas EDORH
Les cimentiers togolais en action pour la neutralité carbone
L’industrie du ciment engage une nouvelle étape dans sa transition vers la neutralité carbone au Togo. Réunis à Lomé du 29 septembre au 1er octobre 2026, les acteurs du secteur participent à un atelier consacré à la mise en œuvre de la Feuille de route 2050 de l’Accélérateur Net Zéro pour l’industrie du ciment au Togo. Organisée par l’Association des cimentiers du Togo dans les locaux de CIMTOGO, dans le cadre d’une initiative de la Global Cement and Concrete Association (GCCA), cette rencontre bénéficie de l’expertise du cabinet Cementis, en collaboration notamment avec l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et le Climate Technology Centre and Network (CTCN) des Nations unies. L’objectif de ces trois jours de travaux est de passer de la stratégie à l’action. Une feuille de route pour la décarbonation de l’industrie du ciment au Togo a déjà été élaborée. Il s’agit désormais d’en préciser les leviers de mise en œuvre, d’identifier les obstacles à surmonter et de dégager des plans d’action permettant au secteur de réduire progressivement ses émissions de gaz à effet de serre, avec l’ambition d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. A l’ouverture des travaux, le Directeur Général de CIMTOGO, Ebenezer Somuah, a rappelé le rôle stratégique de l’industrie du ciment dans le développement du pays. Le ciment est indispensable à la construction des infrastructures, des logements, des écoles, des routes et des ports nécessaires à l’accompagnement de la croissance économique et de l’urbanisation du Togo. Mais cette contribution au développement s’accompagne d’un défi environnemental majeur. « Concilier une croissance économique soutenue avec une réduction ambitieuse des émissions de gaz à effet de serre constitue l’un des plus grands défis de notre génération », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de décarboner l’activité industrielle sans ralentir le développement du pays. Pour le Directeur Général de CIMTOGO, la phase actuelle de mise en œuvre de la Feuille de route 2050 constitue donc une étape déterminante. Elle traduit, selon lui, un engagement collectif du secteur cimentier togolais à s’aligner sur les objectifs climatiques internationaux. Cette transformation nécessitera toutefois « une innovation systémique, des investissements conséquents et une collaboration étroite entre les secteurs public et privé ». Quatre leviers majeurs La stratégie présentée repose notamment sur quatre grands leviers. Le premier concerne l’efficacité énergétique. Il s’agit d’optimiser la consommation d’énergie dans les cimenteries, afin de réduire les besoins énergétiques à la source et, par conséquent, les émissions associées à la production. Le deuxième levier porte sur l’utilisation accrue des combustibles alternatifs et le co-processing industriel. Le recours à des combustibles issus notamment de déchets, doit permettre de réduire progressivement la dépendance aux combustibles fossiles traditionnels. Le troisième axe est celui de la substitution du clinker, composant particulièrement émetteur de CO₂ dans le processus de fabrication du ciment. L’objectif est de remplacer une partie du clinker par des matières premières alternatives présentant une empreinte carbone plus faible. Enfin, l’industrie entend accélérer le recours aux énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire et éolienne, pour alimenter ses opérations industrielles. Laurent Grimmeissen, Managing Partner du cabinet Cementis, a apporté un éclairage technique sur l’origine des émissions liées au ciment. Selon lui, « le ciment n’est pas le vrai pollueur ». C’est principalement le clinker, l’un de ses constituants, qui est à l’origine d’importantes émissions de dioxyde de carbone. La réduction de la proportion de clinker dans le ciment apparaît ainsi comme l’un des moyens les plus directs de réduire l’empreinte carbone du produit final. Il a notamment évoqué l’existence d’un nouveau type de ciment développé en Suisse, susceptible, selon lui, de permettre une réduction des émissions pouvant atteindre 40%, estimant par ailleurs que le Togo dispose de matières premières permettant potentiellement de produire ce type de ciment à un coût économiquement intéressant. Un autre levier concerne la valorisation des déchets. Les déchets agricoles, municipaux et d’autres origines pourraient être utilisés comme combustibles alternatifs pour la calcination du clinker et de l’argile. Cette approche permettrait à la fois de réduire le recours aux combustibles fossiles et de contribuer au développement d’une économie circulaire. A plus long terme, la capture du carbone constitue également une piste envisagée dans la stratégie de décarbonation du secteur. La transformation de l’industrie cimentière ne pourra toutefois pas reposer uniquement sur les entreprises. Ebenezer Somuah a ainsi lancé un appel à un accompagnement accru de l’Etat togolais et de ses différents départements ministériels. L’industrie souhaite notamment renforcer sa collaboration avec le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, afin de favoriser la mise en place d’un cadre réglementaire clair et propice à la décarbonation industrielle. Le secteur plaide également pour un environnement plus attractif pour les investissements verts, notamment à travers des incitations fiscales et des mécanismes de soutien capables d’accompagner les investissements technologiques nécessaires à la transformation des cimenteries. La collaboration devra également s’étendre aux acteurs de l’aménagement du territoire, du développement local et urbain, ainsi qu’aux architectes, ingénieurs et autres professionnels de la construction. L’enjeu est notamment d’intégrer davantage les ciments à faible empreinte carbone dans les normes nationales de construction et dans les projets d’infrastructures. Prenant la parole à l’occasion de l’ouverture officielle de l’atelier, le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, Prof. Komla Dodzi Kokoroko, a replacé la démarche dans le cadre des engagements internationaux du Togo. Le ministre a rappelé que le Togo représente moins de 0,04 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Il a cependant souligné la forte vulnérabilité du pays aux conséquences du dérèglement climatique, évoquant son classement au 144ème rang mondial selon l’indice de vulnérabilité climatique de la Notre Dame Global Adaptation Initiative. Cette situation illustre, selon lui, l’asymétrie entre la contribution relativement faible du Togo au réchauffement climatique mondial et l’ampleur des conséquences auxquelles le pays doit faire face. Malgré des ressources limitées et une contribution marginale aux émissions mondiales, le Togo entend donc prendre sa part dans la réponse climatique internationale. Cet engagement s’est notamment traduit par la soumission de
Danyi 2 : Une dame tuée à bout portant par un mineur
Un drame a endeuillé, le week-end dernier, la commune de Danyi 2. Une femme a perdu la vie après avoir été atteinte par une balle tirée par un enfant de 7 ans, dans le village de Bavé, situé dans le canton de Danyi Elavanyo. Les faits se sont déroulés le samedi 19 septembre 2026. Selon les informations recueillies par notre rédaction, un enfant de 7 ans, élève en classe de CE1, aurait manipulé le fusil de chasse de son père avant de tirer à bout portant sur une dame qui se trouvait au domicile familial. D’après les premiers éléments rapportés, le père de l’enfant, de retour d’une partie de chasse, aurait déposé son arme à la maison sans la désarmer. Alors qu’une dame était en visite et échangeait avec l’enfant, ce dernier l’aurait menacée avec l’arme avant de la saisir brusquement et de faire feu. La victime, grièvement atteinte, n’a pas survécu à ses blessures. Un homme aurait également été touché par le même tir et transporté d’urgence dans un centre de santé pour recevoir des soins. À la suite du drame, les forces de sécurité ont interpellé l’enfant ainsi que son père. Tous deux auraient ensuite été présentés à la justice à Kpalimé. L’enfant aurait finalement été remis en liberté, tandis que son père serait maintenu à disposition de la justice, notamment pour une affaire liée au permis de port d’armes.Les circonstances exactes du drame, ainsi que les éventuelles responsabilités, restent à établir par les autorités compétentes.Cette tragédie a profondément ému les habitants de Danyi 2 et relance les inquiétudes autour de la conservation et de la sécurisation des armes à feu dans les domiciles.
La hausse des produits pétroliers à la pompe fait débat
Depuis le 11 septembre 2026, les automobilistes et consommateurs déboursent davantage à la pompe. Des sources proches du gouvernement expliquent cette révision par les fluctuations des cours mondiaux du pétrole, tout en affirmant maintenir ses efforts de subvention pour contenir l’impact sur les ménages. Mais cette nouvelle hausse des prix des produits pétroliers à la pompe suscite des réactions diverses, à la fois politiques et citoyennes. Ajustement tarifaire dû aux fluctuations des cours mondiaux ? Officiellement, aucun ministre n’a encore pris la parole pour expliquer la nouvelle décision portant augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe, à la veille de la rentrée scolaire. Cependant, à en croire certaines sources proches des milieux du pouvoir, la nouvelle révision des prix s’inscrit principalement dans le contexte de l’évolution des cours internationaux du pétrole. Elles soutiennent que les prix pratiqués à la pompe au Togo sont en effet sensibles aux mouvements du marché pétrolier mondial dont les variations peuvent exercer une pression sur les coûts d’approvisionnement. Elles mettent ainsi en avant les fluctuations des cours mondiaux du pétrole pour justifier l’ajustement des tarifs. Une décision qui traduirait la volonté des autorités de tenir compte de l’évolution du coût des produits pétroliers, alors que le marché international reste soumis à différents facteurs susceptibles de faire varier rapidement les prix. Ces sources assurent que cette hausse ne signifie pas un désengagement total de l’État. Elles indiquent que des subventions continuent d’être accordées, afin de limiter les effets de la hausse sur les ménages. L’objectif étant de trouver un équilibre entre la nécessité d’adapter les prix à la conjoncture internationale et celle de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs. Avec cette nouvelle grille tarifaire, il y a un double impératif : tenir compte de la réalité des marchés internationaux tout en évitant que la hausse des carburants ne pèse trop lourdement sur les ménages. Le maintien des subventions constitue, selon les autorités, l’un des principaux leviers pour amortir le choc. Mais l’évolution des prix du pétrole à l’international pourrait continuer à exercer une pression sur les prix intérieurs. Ces sources posent la question de savoir jusqu’où l’État pourra poursuivre cet effort de soutien sans alourdir davantage les dépenses publiques. En justifiant cette décision par les fluctuations des cours mondiaux du pétrole, elles mettent ainsi en avant un facteur extérieur sur lequel il dispose de marges de manœuvre limitées. « Mais la poursuite des subventions montre également que les autorités entendent amortir autant que possible les conséquences de cette nouvelle hausse sur le pouvoir d’achat des ménages », précisent-elles. La société civile et l’opposition montent au créneau Dans deux communiqués distincts publiés les 11 septembre, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) et quatre regroupements de l’opposition signataires du « Manifeste Génération Togo » dénoncent les conséquences attendues de cette nouvelle augmentation sur le pouvoir d’achat. Le prix du Super Sans Plomb est notamment passé à 817 FCFA le litre, contre 725 FCFA auparavant. Dans leur communiqué, DMK – ORIGINALE, DMP, LDP et « Touche Pas A Ma Constitution » soulignent une progression du prix de 680 à 817 FCFA en quatre mois et dénoncent une décision qui, selon eux, risque d’accentuer la pression sur les ménages. Les quatre regroupements évoquent un « effet domino » sur les transports, les denrées alimentaires et les dépenses courantes. Ils contestent également le calendrier de la mesure, intervenue quelques jours avant la rentrée scolaire. Pour sa part, le parti Alliance des démocrates pour une développement intégral (ADDI) estime que cette augmentation est inadmissible et incompréhensible dans un contexte où les parents sont sous pression pour assurer la rentrée scolaire des enfants. Le MMLK demande des mesures d’urgence, l’ATC réagit aussi Le Mouvement Martin Luther King adopte une approche davantage centrée sur les conséquences sociales de la hausse. Pour l’organisation présidée par le pasteur Edoh K. Komi, le carburant étant au cœur de nombreux secteurs de l’économie, son renchérissement devrait affecter notamment le transport, le commerce, l’agriculture, l’éducation et la santé. Le MMLK demande au gouvernement de mettre en place des mesures urgentes d’accompagnement social en faveur des ménages les plus vulnérables. Il propose notamment de réduire les frais de péage pour les véhicules, afin de limiter l’impact de la hausse sur le transport et les prix des produits de grande consommation. L’organisation souhaite également l’ouverture d’un cadre de dialogue avec les associations de consommateurs et les acteurs sociaux avant toute nouvelle décision susceptible d’affecter le panier de la ménagère. Face à cette annonce, l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) n’a pas tardé à réagir. Dans un communiqué publié le jour même, l’organisation « déplore vivement » cette mesure, qu’elle juge lourde de conséquences pour des ménages « déjà confrontés à une cherté persistante de la vie ». Au-delà du fond, l’ATC critique aussi la forme. L’organisation regrette qu’une décision d’une telle portée n’ait pas été précédée d’une concertation avec les acteurs concernés, à commencer par les associations de consommateurs elles-mêmes. Une méthode qu’elle juge incompatible avec l’ampleur des répercussions attendues sur le pouvoir d’achat des ménages. Dans son communiqué, l’ATC va plus loin qu’une simple protestation : elle appelle les autorités à revenir sur leur décision, à privilégier le dialogue avec les parties prenantes, et à mettre en place, sans délai, des mesures d’accompagnement pour limiter les effets inflationnistes de cette nouvelle hausse sur les consommateurs les plus vulnérables. Mobilisation contre la hausse des prix du carburant Le communiqué de DMK – ORIGINALE, DMP, LDP et « Touche Pas A Ma Constitution » va plus loin sur le terrain politique. Ces entités de l’opposition togolaise qualifient la hausse des prix du carburant d’« abusive » et dénoncent ce qu’ils présentent comme une « politique d’asphyxie financière du citoyen ». Ils mettent en cause la gestion des ressources publiques et accusent le pouvoir de faire supporter aux citoyens le coût de choix qu’ils jugent contestables. Ces accusations relèvent de leur position politique et ne sont pas accompagnées, dans le communiqué, d’éléments nouveaux permettant de les établir. Les quatre organisations appellent surtout leurs sympathisants et la population à rester attentifs à un prochain « mot d’ordre d’action ». Elles annoncent une « mobilisation générale pacifique » destinée, selon elles, à mettre fin à ce qu’elles qualifient de dictature. Pour sa part, le parti ADDI demande au gouvernement de rapporter la décision. Cette nouvelle hausse des prix du carburant intervient quelques semaines après la reprise des travaux du Conseil national du dialogue social (CNDS) qui ont porté, entre autres, sur le renforcement de ses actions dans la gestion des différentes crises et l’adaptation de ses mécanismes de dialogue aux nouvelles réalités socio-économiques. Selon son président, Kondé Sangbana, le 25 août 2026, l’instabilité géopolitique, l’accélération des progrès technologiques, le changement climatique et les transformations démographiques constituent autant de défis pour le monde du travail et, plus largement, pour le tissu social. « Dans ce contexte, la gouvernance des institutions de travail, comme le CNDS, se trouve face à une responsabilité urgente, qui exige l’élaboration des solutions capables de protéger et de valoriser les intérêts des acteurs du monde du travail », avait-il déclaré. Cette institution s’est déjà illustrée dans la gestion de plusieurs crises, notamment dans le secteur du commerce, à la suite de l’augmentation des prix des produits pétroliers, ainsi que lors de la crise de 2013 dans l’administration publique. Organe consultatif tripartite permanent, il réunit l’État, les organisations syndicales de travailleurs et les associations d’employeurs. Pour l’heure, elle ne s’est pas encore prononcée sur cette nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe qui fait grincer les dents.
Rentrée scolaire 2026 : Coris Bank accompagne 100 enfants titulaires d’un compte Coris KID
Coris Bank International Togo (CBI Togo) a réaffirmé son engagement en faveur de l’éducation et de la jeunesse togolaise à travers une nouvelle opération de soutien aux familles titulaires du compte d’épargne Coris KID. A l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, la banque a procédé hier mercredi à la remise de bons d’achat de fournitures scolaires d’une valeur de 30 000 FCFA chacun à 100 enfants, sélectionnés par tirage au sort parmi les titulaires d’un compte Coris KID. Placée sous le thème « Éducation, épargne et accompagnement : CBI Togo aux côtés des familles pour préparer l’avenir de nos enfants », cette initiative s’inscrit dans la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) de CBI Togo. Le tirage au sort a été effectué sous la supervision d’un huissier de justice, afin de garantir la transparence de l’opération. A travers cette opération organisée à l’approche de chaque rentrée scolaire, CBI Togo entend apporter un soutien concret aux familles qui font le choix d’épargner pour l’avenir de leurs enfants. Les 100 bénéficiaires recevront chacun un bon d’achat de 30 000 FCFA, destiné à l’acquisition de fournitures scolaires nécessaires pour la rentrée. Pour la banque, cette action va au-delà d’un simple appui financier. Elle constitue également une manière de valoriser les efforts des parents et tuteurs qui anticipent les besoins futurs de leurs enfants grâce à l’épargne. « La Banque Autrement, c’est mettre au cœur de notre activité quotidienne la manière d’accompagner le client, quel que soit le type de produit ou de service qu’il nous demande », a expliqué Dr Moïse Dodji Mafongoun, Responsable Marketing, Communication et Qualité de Coris Bank International Togo. Selon lui, lorsqu’un parent décide d’épargner pour son enfant afin de lui assurer de meilleures conditions de vie demain, l’éducation constitue naturellement l’un des besoins fondamentaux à anticiper. L’engagement de CBI Togo ne se limite toutefois pas à la remise des bons d’achat. La banque mène également des actions de sensibilisation dans les établissements scolaires afin d’initier les jeunes aux notions de finance et d’épargne. « Au cours de l’année, au-delà de cette remise, nous sillonnons les écoles pour parler aux enfants et anticiper sur leur culture financière, de sorte qu’ils soient préparés », a indiqué Dr. Moïse Dodji Mafongoun. Cette démarche traduit la volonté de CBI Togo de contribuer à la construction d’une génération davantage sensibilisée aux questions de gestion, de finance et de responsabilité citoyenne. « Chez Coris Bank, nous sommes convaincus que les enfants sont la relève d’aujourd’hui. Et c’est aujourd’hui qu’il faut semer en eux les germes du management, de la finance, de la bonne gouvernance, bref, de la participation active et citoyenne à l’économie », a-t-il ajouté. Pour les enfants bénéficiaires, cette initiative représente un coup de pouce appréciable à quelques jours de la rentrée scolaire. Mlle Alaou, élève en classe de 3ème, s’est dite heureuse de recevoir ce soutien de CBI Togo. « Je suis très heureuse de recevoir ce don de Coris Bank International Togo, car cela va me permettre de bien commencer la rentrée scolaire », a-t-elle déclaré. Même satisfaction chez Kao Abidé Clémence, également bénéficiaire du bon d’achat. « Je suis très heureuse d’avoir aussi bénéficié de ce bon d’achat et je promets de bien travailler et d’être toujours la première de ma classe », a-t-elle confié. Avec cette opération, CBI Togo entend ainsi faire de l’épargne un véritable outil d’accompagnement des familles. En récompensant 100 enfants et en soutenant leurs parents à l’occasion de la rentrée scolaire, la banque inscrit son action dans une démarche qui associe responsabilité sociétale, inclusion financière, éducation et proximité avec la clientèle. Le compte Coris KID est un produit d’épargne de CBI Togo destiné aux enfants âgés de 0 à 17 ans. Il permet aux parents et aux tuteurs de constituer progressivement une épargne au profit de leurs enfants, tout en les sensibilisant dès leur plus jeune âge à l’importance de la prévoyance et de la gestion financière. L’épargne ainsi constituée peut notamment contribuer à la préparation de différents projets liés à l’avenir de l’enfant, parmi lesquels les dépenses scolaires et éducatives. Dans le cadre des avantages associés à ce produit, CBI Togo organise, chaque année, une opération spéciale à l’occasion de la rentrée scolaire. Cent enfants titulaires d’un compte Coris KID sont ainsi sélectionnés par tirage au sort et bénéficient d’une dotation destinée à leurs fournitures scolaires. Pour les responsables de CBI Togo, le dispositif permet donc de créer un lien entre épargne, éducation et accompagnement des familles. La remise des bons d’achat apparaît donc comme l’une des expressions concrètes de l’engagement de CBI Togo aux côtés des familles togolaises. À travers Coris KID, la banque cherche à encourager les parents à anticiper l’avenir de leurs enfants tout en initiant ces derniers aux bonnes pratiques financières. Avec cette initiative, CBI Togo poursuit plusieurs objectifs. Il s’agit notamment de soutenir l’éducation, en contribuant à alléger les dépenses liées à la rentrée scolaire pour les familles bénéficiaires, mais aussi de récompenser les clients qui épargnent pour leurs enfants à travers le compte Coris KID. Yao KPOWOADAN
314 morts et 4695 blessés au 1er semestre 2026 sur les routes togolaises
Une réunion du cadre d’échanges et de concertation sur la sécurité routière organisée au ministère de la Sécurité, a permis de dresser un bilan semestriel des accidents de la route dans notre pays. Les chiffres sont en baisse, comparativement à l’année dernière. Mais la situation reste préoccupante. De janvier à juin 2026, 3191 accidents de la route ont été enregistrés au Togo. Ils ont fait 314 morts et 4 695 blessés. Sur la même période en 2025, le pays avait enregistré 3393 accidents, 344 décès et 5002 blessés. Les chiffres font ainsi apparaître une baisse de 202 accidents, 30 décès et 307 blessés sur un an. Selon les autorités, l’excès de vitesse, impliqué dans environ 60% des accidents, demeure la principale cause. Les motocyclistes restent particulièrement exposés, tandis que la Route Nationale N°1, reliant Lomé à Cinkassé, figure parmi les axes les plus touchés par les accidents mortels. « La Route Nationale numéro 1 concentre à elle seule la grande partie des accidents mortels et il faudra continuer aussi les actions de prévention sur ce corridor », soulignent les acteurs. Des chiffres poignants Les chiffres sont éloquents : les motocyclistes représentent 86,4% des victimes, aussi bien en termes de décès que de blessés. Une proportion alarmante qui témoigne de la vulnérabilité des usagers de deux-roues sur les routes togolaises. Les tricycles ne sont pas en reste, avec une part de 5,1% des accidents. Un comportement jugé « insensé » par les autorités, notamment chez les conducteurs de tricycles bagages et de tricycles passagers, a été déploré par les membres du cadre d’échanges et de concertation. Parmi les facteurs identifiés, l’excès de vitesse arrive largement en tête avec 60% des accidents. Viennent ensuite les dépassements défectueux (17%), les défauts de maîtrise (9%) et d’autres causes (14 %). Afin d’inverser la tendance, la Division de la Sécurité Routière (DSR) a multiplié les actions sur le terrain. Elle a organisé 32521 séances de sensibilisation menées dans 118 localités, en mobilisant 32 706 personnes. 27722 véhicules surchargés sont délestés, 786 véhicules mis en fourrière et 875 usagers verbalisés. La situation demeure néanmoins préoccupante. En juillet 2026, les autorités ont recensé 589 accidents, 59 décès et 842 blessés, rappelant la nécessité de renforcer la prévention et le respect du Code de la route. Pour maintenir la tendance à la baisse, les autorités annoncent un renforcement des contrôles sur les axes les plus accidentogènes, de même que la consolidation des campagnes de sensibilisation.Le respect des limitations de vitesse, du code de la route et des consignes de sécurité demeure essentiel pour réduire davantage le nombre de victimes, de même que la vidéo-verbalisation avec des radars et caméras à installer sur les axes accidentogènes avec un traitement informatisé des infractions.
Groupe SUNU : un soutien précieux aux élèves en difficulté
Le Groupe SUNU poursuit son engagement en faveur de l’éducation et de la protection de l’enfance au Togo. Dans le cadre de sa campagne nationale d’éducation, le Groupe, à travers son initiative « Droit à l’Education avec SUNU », a procédé, le jeudi 20 août 2026, à la cérémonie de remise de kits scolaires à des enfants en situation difficile. Cette action, qui s’inscrit dans la politique de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) du Groupe, intervient à quelques semaines de la rentrée scolaire et vise à permettre aux enfants issus de familles vulnérables ou accompagnés par des organisations sociales de démarrer l’année scolaire dans de meilleures conditions. Pour cette 5ème édition, l’initiative bénéficie à 350 enfants, avec la participation de cinq associations partenaires. Dix bénéficiaires du produit « Visa Études Plus » de SUNU Assurances Vie sont également concernés. Au total, ce sont des centaines de kits scolaires complets qui ont été distribués. Selon Fatou Acolatsè, Directrice Générale de SUNU Assurances IARD Togo, la place centrale de l’éducation dans la construction d’une société plus équitable et plus prospère. « L’éducation est le premier investissement que nous pouvons faire pour bâtir une société plus forte, plus juste et plus prospère », a-t-elle souligné. Elle a précisé que le Groupe SUNU est convaincu que chaque enfant doit pouvoir commencer son année scolaire dans les meilleures conditions possibles, indépendamment de son origine sociale ou des difficultés auxquelles sa famille peut être confrontée. C’est cette conviction qui, explique-t-elle, a conduit les filiales du Groupe SUNU au Togo à lancer, il y a cinq ans, l’initiative « Droit à l’Education avec SUNU ». « Au fil des éditions, cette action est devenue un rendez-vous de solidarité attendu aussi bien par nos collaborateurs que par nos partenaires associatifs. Elle traduit notre volonté d’agir concrètement auprès des communautés qui nous font confiance », a-t-elle indiqué. Une vision au-delà d’une remise de kits scolaires Cette 5ème édition traduit une ambition au-delà de la simple distribution de fournitures scolaires. A travers ces kits, le Groupe entend également transmettre aux enfants « un message d’encouragement, d’espoir et de confiance », tout en leur donnant des moyens concrets pour poursuivre leur parcours scolaire. Les kits remis aux bénéficiaires sont composés de plusieurs fournitures indispensables à une bonne rentrée scolaire. Chaque kit comprend notamment un sac à dos, des cahiers, des stylos, des crayons, des crayons de couleur, une règle, une ardoise, un ensemble géométrique et des couvertures de cahiers. Cette année, les bénéficiaires sont des enfants accompagnés par plusieurs organisations engagées dans la protection de l’enfance et le développement communautaire, notamment Give Them A Smile, MPAC-Togo, Sourire d’Ange, ONG ALED Togo et Gremio Hope Association, ainsi que des bénéficiaires du produit « Visa Etudes Plus » de SUNU Assurances Vie. Ces organisations interviennent au quotidien auprès de populations vulnérables et œuvrent notamment dans les domaines de l’éducation, de la protection de l’enfance et de l’amélioration des conditions de vie des communautés. « Droit à l’Education avec SUNU » Lancée en 2022, l’initiative « Droit à l’Education avec SUNU » est une action de Responsabilité Sociétale portée conjointement par les filiales du Groupe SUNU au Togo. Chaque année, à l’approche de la rentrée scolaire, le programme consiste à remettre des kits scolaires à des enfants issus de familles vulnérables ou pris en charge par des associations et des structures de protection de l’enfance. En cinq éditions, l’initiative s’est progressivement imposée comme un rendez-vous important de l’engagement citoyen du Groupe SUNU au Togo. D’une édition à l’autre, le nombre de bénéficiaires s’est accru, les partenariats avec les associations se sont renforcés et la qualité des kits distribués a été améliorée. Cette progression traduit la volonté des filiales du Groupe de faire de l’initiative un programme durable au service de l’éducation et de l’égalité des chances. L’impact de cette action est également perceptible à travers les témoignages des organisations bénéficiaires. La directrice de l’ONG « ALED Togo » estime ainsi que le programme a constitué une véritable opportunité pour les enfants accompagnés par sa structure. Les kits scolaires, souligne-t-elle, contribuent à améliorer leur accès à l’éducation et à les accompagner dans leur parcours scolaire. Du côté de l’association « Des Sourires pour le Togo », l’enthousiasme des enfants à la réception des kits est également mis en avant. Pour les responsables de l’organisation, ce geste contribue à renforcer leur motivation à aller à l’école et à se concentrer davantage sur leurs études. Pour l’association « Sourire d’Ange », l’initiative représente enfin une source d’espoir. En bénéficiant de ces kits, les enfants disposent de meilleures conditions pour développer leur potentiel, renforcer leur confiance en eux et envisager leur avenir avec davantage de sérénité. Au-delà de ses activités dans les secteurs de l’assurance et des services financiers, le Groupe SUNU inscrit son développement dans une démarche de responsabilité sociale. Chaque année, ses filiales au Togo mettent en œuvre plusieurs initiatives dans des domaines tels que l’éducation, la santé et le développement communautaire. Cette orientation repose sur une conviction : la performance économique doit s’accompagner d’une contribution concrète au progrès social. La Responsabilité Sociétale des Entreprises constitue ainsi un pilier important de la stratégie du Groupe. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’initiative « Droit à l’Education avec SUNU », dont la 5ème édition vient confirmer la volonté du Groupe de poursuivre et de renforcer cet engagement. Avec cette nouvelle édition, le Groupe réaffirme sa volonté d’agir au plus près des communautés. En facilitant l’accès aux fournitures scolaires pour des centaines d’enfants, SUNU entend contribuer, à son échelle, à leur réussite scolaire et à la construction d’un avenir meilleur. « Ensemble, continuons à donner à chaque enfant les moyens d’apprendre, de rêver et de réussir », c’est le message qui résume l’esprit de cette initiative, désormais inscrite dans la durée. Créé en 1998 par Pathé Dione, le Groupe SUNU est aujourd’hui l’un des principaux groupes panafricains de services financiers. Présent dans 17 pays d’Afrique subsaharienne, il intervient notamment dans les domaines de l’assurance Vie, de l’assurance Non-Vie, de la banque, de la santé, de la microfinance et de l’immobilier. Le Groupe s’appuie sur plusieurs milliers de collaborateurs mobilisés autour d’une ambition commune : accompagner durablement les populations, les entreprises et les Etats africains dans la réalisation de leurs projets. Au Togo, le Groupe est représenté par SUNU Assurances Vie Togo, SUNU Assurances IARD Togo, SUNU Bank
Aires protégées : Nouveaux enjeux
Les députés ont examiné et adopté, le jeudi 13 août 2026, le projet de loi relatif à la création et à la gestion des aires protégées au Togo. C’était au cours de la deuxième séance plénière de la deuxième session extraordinaire de l’année, présidée par Prof. Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale. La séance a également connu la présence de Prof. Komla Dodzi Kokoroko, ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique. Quelles sont les urgences liées à la création et la gestion des aires protégées au Togo ? Quelles seront les retombées pour les populations et l’économie ? PALCC+/INCLURE : transformer les aires protégées au Togo Actuellement en cours d’exécution dans trois aires protégées, notamment celles de Fazao Malfakassa, d’Abdoulaye et de Togodo, le Programme d’Appui à la Lutte contre le Changement Climatique, à la protection de la Biodiversité et à l’Agroforesterie (PALCC+) associé à l’Initiative pour la Croissance Locale, l’Utilisation Responsable des Ressources et l’Equilibre des Écosystèmes protégés (PALCC+/INCLURE), vise à concilier la gestion efficiente des aires protégées avec le développement d’une économie verte, inclusive et résiliente. Ce programme entend renforcer la résilience des écosystèmes et des populations face au changement climatique, tout en contribuant à la préservation de la biodiversité et au développement de l’agroforesterie durable. Il contribue à soutenir des initiatives concrètes visant la gestion durable des ressources naturelles, la restauration des paysages forestiers et la protection de la biodiversité. Il accompagne la transition vers une gestion durable des ressources naturelles et une meilleure résilience climatique au Togo. Concrètement, le programme PALCC+/INCLURE soutenu par l’Equipe Europe au Togo, renforce la protection externe par la nature, une durabilité institutionnelle, une durabilité financière, la protection externe par les communautés riveraines, le développement socio-économique local et le renforcement des capacités de gestion de trois aires protégées. Depuis 2026, le Programme d’Appui à la Lutte contre le Changement Climatique, la protection de la biodiversité et l’agroécologie (PALCC+) est renforcé par l’Initiative pour la Croissance Locale, l’Utilisation Responsable des Ressources et l’Équilibre des Ecosystèmes protégés (INCLURE), cofinancé par l’Union européenne et le Luxembourg pour construire un avenir où biodiversité, développement local et résilience climatique avancent main dans la main. A travers les paysages protégés de Togodo, Abdoulaye, Fazao-Malfakassa, la forêt classée de Missahoé et la réserve de faune de Djamdè, couvrant 25 communes des régions Maritime, Plateaux, Centrale et Kara, le programme agit pour péserver durablement les écosystèmes et les aires protégées, développer une économie verte créatrice d’opportunités pour les communautés locales, améliorer la gestion des déchets et l’assainissement dans les villes, renforcer la gouvernance environnementale grâce à une meilleure collaboration entre l’État et les collectivités territoriales. Feu vert de l’Assemblée nationale à la nouvelle loi De l’étude en commission à l’adoption définitive, les députés ont examiné, à travers des débats rigoureux, les enjeux dudit texte pour le pays et les populations. Au niveau environnemental, le texte vise à préserver les espèces et les écosystèmes, à limiter la pression sur les ressources naturelles et à renforcer la résilience face aux changements climatiques. Sur le plan économique, ce projet de loi va favoriser le développement de l’écotourisme, la création d’emplois et la mobilisation de financements. Il modernise également le cadre juridique et institutionnel, notamment avec la création de l’Office national des aires protégées (ONAP), tout en renforçant les mécanismes de contrôle et de protection. Sur le plan social, le projet renforce la prise en compte des communautés riveraines et leur participation à la gestion des aires protégées. Selon l’honorable Aklesso Atcholi, président du groupe parlementaire majoritaire Union pour la République (UNIR), le texte adopté représente l’engagement de la nation à traduire en actes concrets les urgences scientifiques qu’on ne peut plus ignorer. « Il s’agit d’un acte de souveraineté écologique, une reconnaissance par la loi que notre patrimoine naturel, nos forêts, nos parcs, nos réserves, nos zones humides continentales, constitue un bien commun inaliénable dont la préservation engage la responsabilité de toutes les générations », a-t-il déclaré. De son côté, le ministre Komla Dodzi Kokoroko a souligné qu’en adoptant ce texte, les députés dotent le pays d’outils non seulement juridiques, mais également écologiques pour un développement durable, équilibré du trésor naturel togolais. « En adoptant cette loi, vous permettez à notre pays de protéger en effet efficacement sa biodiversité, de lutter contre les pressions qui menacent notre faune, notre flore, et de contribuer à l’ambition nationale d’extension de la couverture forestière. Le gouvernement s’engage à faire une application responsable et efficace du présent texte », a-t-il précisé. Pour le président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou, l’adoption de cette loi constitue un engagement en faveur de la préservation du patrimoine naturel et des communautés vivant au contact des aires protégées. Il a également insisté sur la nécessité d’une mise en œuvre exemplaire de la loi, fondée sur le dialogue avec les collectivités territoriales, les communautés locales et les organisations de la société civile. L’adoption de cette loi marque ainsi une nouvelle étape dans le renforcement du cadre de protection des aires protégées au Togo, avec l’ambition de concilier préservation de la biodiversité, développement économique et prise en compte des communautés locales. Nicolas EDORH