Quarante ans après sa création, le Groupe Ecobank entend faire de son anniversaire bien davantage qu’une célébration du chemin parcouru. À l’occasion de la clôture des festivités marquant ses 40 ans, le groupe bancaire panafricain a réuni, jeudi 24 septembre 2026 à Lomé, opérateurs économiques, clients, partenaires et professionnels des médias dans le cadre d’une grande conférence de presse consacrée à son bilan, mais surtout à ses ambitions pour les prochaines années. Au cœur de cette rencontre, une question qui dépasse les seuls résultats d’une institution financière. Que peuvent produire quarante années d’expérience bancaire panafricaine pour construire l’Afrique de demain ? La réponse apportée par Ecobank se veut résolument tournée vers l’avenir, davantage de financement de l’entrepreneuriat féminin, un soutien renforcé à l’agrobusiness, la digitalisation des échanges, le développement du commerce transfrontalier et une contribution plus importante à l’intégration économique du continent. Pour matérialiser cette nouvelle étape, le Groupe annonce un engagement de 2,6 milliards de dollars d’ici 2030, dont 2 milliards de dollars consacrés à l’entrepreneuriat féminin dans le cadre du programme Ellever et 600 millions de dollars destinés aux filières agricoles et à l’agrobusiness. Cette annonce constitue le principal point d’orgue de la clôture de cette année anniversaire et dessine les contours d’un nouveau chapitre pour le groupe bancaire panafricain. De l’anniversaire à une nouvelle étape stratégique Pour Ecobank, les 40 ans ne doivent pas être uniquement considérés comme une occasion de dresser le bilan d’une histoire institutionnelle. Ils constituent plutôt un point d’appui pour réfléchir aux transformations auxquelles l’Afrique est confrontée et au rôle que peut jouer une banque panafricaine dans cette évolution. Le groupe, présent sur 34 marchés africains, entend ainsi capitaliser sur son expérience pour accompagner davantage les entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises, les femmes entrepreneures et les acteurs des chaînes de valeur agricoles. « Nous ne profitons pas de la clôture de notre 40e anniversaire pour regarder en arrière, nous en faisons le tremplin stratégique du prochain chapitre économique de l’Afrique », a déclaré Jeremy Awori, Directeur Général du Groupe Ecobank. À travers cette orientation, le financement n’est plus présenté comme une fin en soi, mais comme un levier destiné à favoriser la création de valeur, l’industrialisation, la sécurité alimentaire, l’emploi et les échanges entre les économies africaines. Pour le dirigeant, l’enjeu est notamment de dépasser les limites d’un modèle dans lequel le financement agricole se concentrerait essentiellement sur la production ou les campagnes agricoles. « Notre continent ne pourra ni s’industrialiser en se limitant au financement des récoltes, ni libérer tout son potentiel si les femmes restent privées d’un accès équitable au capital », souligne-t-il. La nouvelle feuille de route repose donc sur deux problématiques étroitement liées : le financement inclusif et la souveraineté alimentaire. 2,6 milliards de dollars pour deux priorités L’engagement annoncé par Ecobank représente au total 2,6 milliards de dollars à l’horizon 2030. La première enveloppe, de 2 milliards de dollars, sera consacrée au financement des entreprises dirigées par des femmes à travers le programme Ellever. La seconde, d’un montant de 600 millions de dollars, ciblera les PME agricoles et l’ensemble de la chaîne de valeur de l’agrobusiness. Ce choix traduit une volonté de s’attaquer à deux défis majeurs du développement économique africain que sont, l’accès au financement pour les entrepreneures et la transformation des systèmes de production et de commercialisation agricoles. L’ambition affichée est également de contribuer à la création d’un tissu entrepreneurial plus solide et mieux intégré aux marchés régionaux. Ellever va faire changer d’échelle dans le financement des femmes. Le programme Ellever occupe une place centrale dans cette nouvelle stratégie. D’ici 2030, Ecobank vise la constitution d’un portefeuille de crédits de 2 milliards de dollars destiné aux femmes entrepreneures. Le groupe indique avoir déjà accompagné plus de 110 000 entreprises dirigées par des femmes. La prochaine étape consiste à changer d’échelle, avec l’ambition de porter ce nombre à 400 000 PME. Cependant, le financement ne constituera pas le seul volet du dispositif. Ecobank prévoit également d’accélérer la formation aux nouvelles technologies, la bancarisation et l’accompagnement des micro-entrepreneures. L’objectif annoncé est de contribuer à ouvrir des voies de financement à près d’un million de micro-entrepreneures. L’approche entend ainsi s’adresser à plusieurs catégories d’actrices économiques. Des micro-entrepreneures encore éloignées du système financier formel jusqu’aux PME ayant déjà atteint un certain niveau de structuration et cherchant des financements plus importants pour investir et se développer. Le dispositif devrait notamment s’appuyer sur des crédits adaptés et partiellement garantis, grâce à des partenariats avec des institutions de financement durable. Plusieurs secteurs prioritaires sont ciblés, notamment l’agrobusiness, l’éducation et la santé. L’enjeu est donc double, faciliter l’accès au capital et permettre aux entreprises féminines de franchir différents paliers de croissance. Au-delà du crédit : accompagner la transformation des entreprises L’expérience des opérateurs économiques présents à la conférence de presse rappelle toutefois qu’un financement, aussi important soit-il, ne suffit pas à garantir la réussite d’une entreprise. Le témoignage de Jonas Daou, PDG de ZENER, illustre les multiples défis auxquels sont confrontées les entreprises africaines lorsqu’elles cherchent à grandir, à se diversifier et à conquérir de nouveaux marchés. Pour le dirigeant, le premier défi est celui des ressources humaines et des talents. « Notre premier défi a été celui des ressources humaines, un défi de talent », explique-t-il. L’entreprise, selon son dirigeant, a choisi de fixer un niveau d’exigence élevé à ses collaborateurs afin de faire correspondre les compétences disponibles aux ambitions de croissance du groupe. « Envers nos employés, nous avons été clairs. S’ils ne s’élèvent pas au niveau de l’ambition, on sera obligé d’aller chercher des gens à l’extérieur pour venir les mettre à leur tête », indique Jonas Daou. Cette question du capital humain apparaît ainsi comme l’un des facteurs déterminants de la transformation des entreprises africaines. Les investissements, les technologies et les marchés ne peuvent produire pleinement leurs effets sans des compétences capables de porter les projets. Le deuxième défi identifié par le patron de ZENER concerne l’environnement règlementaire. L’intégration économique africaine se heurte encore, dans la pratique,
Les projets de la CCI-Togo pour renforcer les échanges avec la Russie
Dans le cadre de la 1ère session de la Commission mixte intergouvernementale de suivi de l’Accord de partenariat entre la République togolaise et la Fédération de Russie, une délégation de la mission économique russe a été reçue, mardi 29 septembre 2026 à Lomé, par les responsables de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI–Togo). Cette rencontre vise à poser les bases d’un partenariat économique plus étroit avec un accent particulier sur les investissements, les échanges commerciaux, les partenariats entre entreprises et le transfert de technologies. Pour le président de la CCI-Togo, Dr José Symenouh, les relations historiques entre le Togo et la Russie doivent désormais franchir une nouvelle étape. « Nos deux pays entretiennent depuis plusieurs décennies des relations d’amitié et de coopération. Mais nous sommes aujourd’hui appelés à franchir une nouvelle étape », a-t-il déclaré, appelant à faire évoluer cette relation vers « davantage de commerce, davantage d’investissements, davantage de partenariats entre entreprises et davantage de création de valeur ». Cette orientation s’inscrit dans le prolongement de la rencontre de haut niveau entre les dirigeants togolais et russes à Moscou, en novembre 2025. Cette rencontre avait notamment traduit la volonté de renforcer la coopération dans les domaines diplomatique, commercial, économique et du capital humain, ainsi que d’accélérer la mise en place des travaux de la Commission intergouvernementale. Devant la délégation russe, le président de la CCI-Togo a présenté les atouts économiques et géographiques du pays. Avec près de 9,5 millions d’habitants, une croissance réelle estimée à environ 5,9 % en 2025 et un PIB courant proche de 11,8 milliards de dollars, le Togo entend consolider sa position dans les échanges régionaux. Membre de l’UEMOA, de la CEDEAO et de l’OHADA, et partie prenante de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le pays entend se positionner comme une porte d’entrée vers un marché ouest-africain de plus de 460 millions d’habitants. Le Port autonome de Lomé constitue à cet égard un atout stratégique pour le commerce maritime, le transit et la desserte des marchés de l’hinterland. La CCI-Togo mise également sur les investissements consacrés aux infrastructures de transport et de logistique pour renforcer cette vocation de hub régional. Dépasser le cap des échanges traditionnels La CCI-Togo souhaite désormais que les relations commerciales avec la Russie dépassent le cadre des échanges traditionnels. En 2024, les importations togolaises en provenance de la Fédération de Russie se sont élevées à environ 97 millions de dollars, soit 3,3% des importations totales du Togo. Les engrais occupent une place importante dans ces échanges. Pour Dr José Symenouh, ces données démontrent qu’un courant commercial existe déjà et qu’il peut être élargi à de nouveaux secteurs. « Nous ne souhaitons pas seulement vendre et acheter ; nous souhaitons produire ensemble », a-t-il souligné. L’ambition affichée est de voir davantage de produits togolais accéder au marché russe, tout en permettant aux entreprises russes d’utiliser le Togo comme plateforme pour développer leurs activités en Afrique de l’ouest. Les secteurs identifiés comme prioritaires comprennent notamment l’agriculture et l’agro-industrie, les mines, l’énergie et les ressources naturelles, les infrastructures, le transport, la logistique, l’industrie manufacturière, le numérique, les technologies, la santé, ainsi que la formation professionnelle et le développement des compétences. Dans cette perspective, la CCI-Togo propose l’examen d’un Accord de coopération et de partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie de la Fédération de Russie. Cet accord pourrait constituer un cadre permanent de coopération entre les deux communautés d’affaires. Il porterait notamment sur l’échange d’informations économiques et commerciales, la mise en relation des entreprises et des investisseurs, l’organisation de missions économiques et de rencontres B2B, la participation aux foires et forums, la promotion des investissements et des partenariats industriels. La coopération pourrait également concerner les normes, la certification, l’origine des marchandises, la logistique, le transport, la formation, l’innovation et le transfert de technologies. La CCI-Togo propose par ailleurs la création d’un Conseil d’affaires Togo-Russie, qui servirait d’espace permanent de dialogue entre les entrepreneurs des deux pays. Des projets présentés aux investisseurs russes La rencontre a également permis à la CCI-Togo de présenter plusieurs projets susceptibles d’intéresser les opérateurs économiques russes. Le premier concerne l’Académie consulaire des métiers à Adétikopé, destinée à répondre aux besoins en compétences de l’industrie et des entreprises. Son centre de mécanique automobile est pratiquement achevé. La CCI-Togo recherche désormais des partenaires pour renforcer l’équipement des ateliers, favoriser le transfert de technologies et établir des partenariats avec des institutions ou entreprises russes dans la mécanique, la maintenance, les équipements industriels et les métiers techniques. Le deuxième projet porte sur la gare routière de Sokodé. La CCI-Togo souhaite en faire une véritable plateforme de mobilité et de services, intégrant l’organisation des flux de voyageurs et de véhicules, la sécurité, le transport interurbain, le stationnement, la restauration, la maintenance, la billetterie et les services numériques. La Chambre se dit ouverte à des partenariats portant sur la conception, la construction, l’équipement, la gestion, la digitalisation ou l’exploitation de cette infrastructure. Le troisième projet est celui de l’AgriTech d’Agbelouvé, conçu comme un pôle associant agriculture et technologie. Le projet ambitionne de créer un espace d’innovation, de formation, de recherche appliquée et de mise en réseau destiné notamment aux jeunes entrepreneurs agricoles. Mécanisation, irrigation intelligente, digitalisation, expérimentation variétale, stockage, transformation et suivi des exploitations pourraient y être développés. Pour la CCI-Togo, ce projet représente une opportunité de coopération technologique et d’investissement avec des partenaires étrangers, notamment russes. Enfin, la CCI-Togo porte un projet de parking structuré au centre-ville de Lomé. L’infrastructure vise à répondre aux difficultés croissantes de stationnement et à contribuer à améliorer la mobilité, la circulation, la sécurité et l’attractivité commerciale du centre-ville. Le projet pourrait intégrer des services, des commerces et des espaces professionnels et être réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé, d’une concession ou d’un investissement privé. De son côté, le chef de la délégation de la mission économique russe, Petrov Maxim, a indiqué que les opérateurs russes entendaient s’appuyer sur leur expérience au Nigeria pour développer des partenariats au Togo. « Nous sommes au
Gaëlle Adzoh Lageat désignée Ambassadrice d’AKWA
Dans le cadre du déploiement de son nouveau programme AKWA, Bank Of Africa – Togo annonce la nomination de Gaëlle Adzoh Lageat, Directrice Générale Maison FG Créative, entrepreneure togolaise, cliente de la banque, comme ambassadrice du programme. La nomination de Gaëlle Adzoh Lageat comme Ambassadrice du programme AKWA traduit la volonté de BOA-Togo de donner à cette initiative innovante, un visage, une voix et une incarnation concrète : celle d’une femme entrepreneure qui connaît les réalités du parcours entrepreneurial et qui peut inspirer celles qui souhaitent à leur tour franchir de nouvelles étapes. Une entrepreneure pour accompagner d’autres entrepreneures A travers son parcours, Gaëlle Adzoh Lageat incarne plusieurs des valeurs au cœur d’AKWA : l’ambition, la persévérance, l’audace, la capacité à apprendre et la volonté de construire dans la durée. Son rôle d’ambassadrice ne se limitera pas à représenter le programme. Elle contribuera à sa visibilité, partagera son expérience avec les bénéficiaires, participera à la dynamique de la communauté AKWA et contribuera à promouvoir une culture entrepreneuriale fondée sur la structuration, la discipline et la recherche de croissance durable. Le choix de Gaëlle Adzoh Lageat s’inscrit également dans une logique chère à BOA-Togo : mettre en lumière les championnes locales avec lesquelles la banque construit des relations durables. A travers AKWA, la banque souhaite démontrer que la relation entre une institution financière et une entrepreneure peut évoluer dans le temps : de la relation bancaire à l’accompagnement, puis de l’accompagnement à la construction d’une véritable relation de confiance. Gaëlle Adzoh Lageat devient ainsi l’une des figures associées à cette nouvelle génération de « Championnes d’Ici » que BOA-Togo souhaite accompagner et valoriser. AKWA accompagne actuellement une première cohorte de 10 femmes entrepreneures autour d’un parcours articulé autour de la formation, de la structuration et du financement. Pour BOA-Togo, l’enjeu est de créer les conditions permettant à ces femmes de consolider leurs entreprises, d’accéder plus facilement aux opportunités de financement et de devenir à leur tour des références dans leurs secteurs. « Nous ne voulons pas seulement raconter les success stories. Nous voulons contribuer à les construire. », déclare BOA-Togo. C’est dans cet esprit que la banque a choisi de faire de Gaëlle Adzoh Lageat, l’une des voix du programme AKWA. Par cette initiative, BOA-Togo poursuit une ambition claire : faire émerger, accompagner et célébrer les championnes économiques d’aujourd’hui et de demain. Nicolas EDORH
Fonds Cauris IV : un premier closing à 35 millions d’euros pour accélérer la croissance des PME ouest-africaines
Avec près de 35 millions d’euros mobilisés dès son closing initial, Cauris Management, le premier gestionnaire de fonds de capital-investissement ouest-africain, lance officiellement le Fonds Cauris IV. Porté exclusivement par des investisseurs institutionnels régionaux, ce nouveau véhicule d’investissement ambitionne d’accompagner les entreprises à fort potentiel d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale tout en illustrant la montée en puissance d’un capital africain davantage tourné vers le financement de sa propre économie. Dans un contexte international marqué par le ralentissement des investissements vers les marchés émergents, le capital-investissement africain continue pourtant de démontrer sa résilience. En témoigne le closing initial de Fonds Cauris IV, réalisé le 10 juillet dernier par Cauris Management, qui a permis de réunir 34,8 millions d’euros, soit près de 22,8 milliards de FCFA, auprès d’investisseurs institutionnels exclusivement ouest-africains. Une étape décisive pour cette société de gestion reconnue, qui confirme ainsi la confiance renouvelée des acteurs financiers régionaux dans le potentiel de croissance des entreprises africaines. Ce quatrième fonds généraliste de Cauris Management – le cinquième véhicule d’investissement lancé par le groupe depuis sa création en 1995 – s’inscrit dans une stratégie éprouvée depuis plus de trente ans : apporter des financements en fonds propres aux petites et moyennes entreprises (PME) d’Afrique de l’Ouest francophone, tout en les accompagnant dans leur transformation stratégique et leur gouvernance. Au-delà de la performance financière, cette opération revêt une portée symbolique. Elle traduit la volonté croissante des investisseurs africains de financer eux-mêmes les moteurs de leur développement économique, dans un environnement où les besoins des entreprises demeurent largement supérieurs à l’offre de capitaux disponibles. Une levée de fonds qui permet un démarrage immédiat Le montant mobilisé à l’occasion de ce premier closing représente près de la moitié de l’objectif final de Fonds Cauris IV fixé à 70 millions d’euros d’ici à la fin de l’année 2027. Suffisant toutefois pour permettre au fonds de démarrer immédiatement ses premières opérations d’investissement, sans attendre la clôture de la levée. Cette capacité à entrer rapidement en activité constitue un avantage majeur dans un contexte où de nombreuses entreprises et leurs dirigeants recherchent des partenaires capables de financer leurs projets de développement, leurs programmes d’expansion régionale ou encore leur modernisation industrielle. Fonds Cauris IV prévoit ainsi d’investir entre 2 et 10 millions d’euros par entreprise, sous forme de capital ou de quasi-capital. Une approche qui privilégie le temps et s’adresse aux dirigeants souhaitant s’appuyer sur un partenaire financier capable d’accompagner durablement leur croissance plutôt que de rechercher une rentabilité immédiate. À la différence des financements bancaires classiques, souvent limités par les exigences de garanties ou par des maturités relativement courtes, le capital-investissement offre aux entreprises des ressources financières renforçant directement leurs fonds propres. Mais chez Cauris Management, l’accompagnement ne se limite pas à l’apport de capitaux. Le gestionnaire revendique depuis sa création une approche fondée sur le « capital patient », associant expertise stratégique, amélioration de la gouvernance, structuration des organisations et accompagnement des dirigeants dans leurs décisions de développement ainsi que la mise en réseau avec les banquiers, les fournisseurs et clients. Cette philosophie constitue aujourd’hui l’un des principaux marqueurs de la société de gestion, qui accompagne depuis plusieurs décennies des entreprises évoluant dans des secteurs aussi divers que l’agro-industrie, les télécommunications, les technologies de l’information, la distribution, l’énergie ou encore les services financiers. Cette proximité avec les entrepreneurs explique en grande partie la fidélité des investisseurs institutionnels qui renouvellent aujourd’hui leur confiance dans la stratégie portée par Cauris Management. Des secteurs stratégiques au cœur des transformations économiques La stratégie d’investissement de Fonds Cauris IV cible les secteurs considérés comme les principaux moteurs de croissance de la région. Le fonds concentrera ses interventions sur les biens et services de consommation de masse, les industries de transformation agricole, les banques et innovations financières, les technologies numériques, les industries ainsi que les projets liés à la transition énergétique. Ces secteurs présentent des perspectives particulièrement favorables, portées par une urbanisation rapide, une démographie dynamique, la montée d’une classe moyenne de plus en plus consommatrice et l’accélération de la digitalisation des économies africaines. Pour les gestionnaires du fonds, ces mutations structurelles créent un environnement favorable à l’émergence d’entreprises régionales capables de devenir, à moyen terme, des leaders nationaux, voire panafricains. Une confiance portée par les investisseurs régionaux L’autre enseignement majeur de ce premier closing réside dans l’origine des souscriptions. Contrairement à de nombreux fonds historiquement financés dès le départ par des institutions internationales ou des bailleurs de développement internationaux, Fonds Cauris IV a réussi à réunir des investisseurs institutionnels africains pour le démarrage de son nouveau fonds. Parmi eux figurent notamment la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), sponsor historique du fonds, ainsi que les groupes AFG et SUNU, aux côtés d’autres investisseurs régionaux. Ce choix témoigne d’une évolution progressive de l’écosystème financier africain, où les institutions locales affirment désormais leur volonté de participer plus activement au financement de l’économie réelle. Pour Noël Yawo Eklo, cofondateur et directeur général de Cauris Management, cette première étape constitue avant tout une marque de confiance envers la stratégie développée par le groupe depuis trois décennies. Il souligne que Fonds Cauris IV permettra de renforcer l’accompagnement des PME africaines dans leurs ambitions de croissance verte, de transformation et de création de valeur durable. Même analyse du côté de Benjamin Kouadio Kouakou, directeur associé de Cauris Management, qui estime que cette mobilisation exclusivement africaine traduit la maturité croissante de l’écosystème financier régional et la conviction partagée que les PME demeurent le principal moteur de création de richesse et d’emplois sur le continent. Créée en 1995, Cauris Management figure parmi les pionniers du capital-investissement en Afrique francophone. En trente années d’activité, la société de gestion a réalisé 52 investissements et 47 sorties, bâtissant une expertise reconnue dans l’accompagnement d’entreprises opérant dans des secteurs stratégiques de l’économie régionale. Implantée à Lomé et Abidjan, Cauris Management revendique une connaissance fine des réalités économiques de la sous-région, un atout qui lui permet d’identifier les entreprises les plus prometteuses et de construire avec leurs dirigeants des partenariats durables. En visant
Dominique Nyazozo : « Le bilan du Port Sec de la PIA est très encourageant »
Directeur des Relations Stratégiques et du Développement de la PIA, Dominique Nyazozo évoque les potentialités et atouts de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA). Dans cette interview, il revient sur « le Port Sec de la PIA qui participe à l’ambition nationale de faire du Togo, un hub logistique, industriel et commercial de référence en Afrique de l’ouest ». Comment est-ce que le Port Sec de la PIA s’insère dans l’écosystème logistique au Togo ? Le Port Sec de la PIA est une infrastructure logistique stratégique intégrée à la Plateforme Industrielle d’Adétikopé. Il a été conçu pour accompagner la transformation logistique et industrielle du Togo, en offrant aux opérateurs économiques une solution moderne de réception, de stockage, de traitement, de dédouanement et de distribution des marchandises. Notre rôle s’inscrit en parfaite complémentarité avec celui du Port Autonome de Lomé. Le Port Sec constitue une extension terrestre de la chaîne portuaire, permettant de décongestionner certains flux, de rapprocher les services logistiques des industriels et de faciliter l’acheminement des marchandises vers les unités de production, les marchés nationaux et les corridors de l’hinterland. La réussite de ce dispositif repose également sur un cadre institutionnel et opérationnel favorable, porté notamment par l’Autorité de Coordination de la PIA, qui joue un rôle essentiel dans la coordination, la facilitation et l’accompagnement des acteurs intervenant au sein de la plateforme. Au-delà du Port Sec lui-même, la PIA dispose d’infrastructures complémentaires qui renforcent sa valeur ajoutée logistique, notamment un parking à camions, des espaces d’entreposage importants, ainsi qu’un écosystème industriel intégré. Ces infrastructures permettent d’offrir aux opérateurs une solution plus complète, mieux organisée et adaptée aux exigences du commerce moderne. À travers cette position, nous contribuons à fluidifier les échanges commerciaux, à réduire les délais et les coûts logistiques, tout en renforçant la compétitivité des entreprises installées au Togo. Le Port Sec de la PIA participe ainsi à l’ambition nationale de faire du Togo un hub logistique, industriel et commercial de référence en Afrique de l’Ouest. En démarrant ses activités en janvier 2022, quels étaient les objectifs majeurs du Port Sec de la PIA ? Dès son lancement, le Port Sec poursuivait plusieurs objectifs stratégiques majeurs. Le premier était de contribuer à la décongestion du Port Autonome de Lomé, tout en offrant une plateforme complémentaire destinée à améliorer le traitement des flux de marchandises et la desserte des clients des pays voisins, en particulier ceux de l’hinterland. L’ambition était de renforcer la fluidité des opérations, de sécuriser les flux et de proposer aux opérateurs économiques une solution logistique plus organisée, plus proche de leurs besoins et mieux connectée aux corridors régionaux. Le deuxième objectif était de rapprocher les services douaniers, logistiques et opérationnels des industriels installés au sein de la PIA. L’idée était de leur permettre de disposer, à proximité immédiate de leurs unités de production, d’un dispositif facilitant les opérations d’importation, d’exportation, de stockage, de dédouanement et de distribution. Le troisième objectif consistait à mettre en place une infrastructure logistique moderne, conforme aux standards internationaux, capable d’accompagner la transformation locale des matières premières et de soutenir le développement industriel du pays. Enfin, le Port Sec s’inscrivait dans une ambition plus large : renforcer le positionnement du Togo comme hub logistique et industriel régional, au service du commerce sous-régional, des corridors de l’hinterland et des opportunités offertes par la Zone de Libre – Echange Continentale Africaine. Quel bilan après presque cinq années d’activités : emplois et performance ? Après presque cinq années d’activités, le bilan du Port Sec de la PIA est très encourageant, aussi bien sur le plan opérationnel que sur le plan économique et social. Sur le plan opérationnel, nous avons enregistré une progression significative des volumes traités. À titre d’exemple, le Port Sec a traité 89 340 EVP en 2025, contre 52 703 EVP en 2024, soit une croissance de près de 70 %. Cette évolution traduit l’augmentation des flux conteneurisés, le renforcement des opérations de dédouanement, ainsi que la montée en puissance des activités logistiques destinées aux industries de la plateforme et aux opérateurs économiques. Sur le plan économique et social, le Port Sec a également contribué à la création de plus de 500 emplois directs et indirects dans plusieurs domaines, notamment la logistique, le transport, la manutention, la sécurité, les opérations douanières et les services associés. Nous sommes particulièrement fiers d’avoir participé à la construction progressive d’un écosystème industriel et logistique intégré, qui génère des opportunités pour les opérateurs économiques togolais, tout en renforçant la compétitivité du pays. Au-delà des chiffres, notre plus grande satisfaction est d’avoir instauré une relation de confiance avec les clients, les industriels, les administrations et les partenaires de la chaîne logistique. Cette confiance repose sur la qualité de nos services, notre capacité d’adaptation et notre engagement constant en faveur de la fluidité, de l’efficacité et de la performance opérationnelle. Quels sont les délais administratifs pour les utilisateurs du Port Sec ? Y a-t-il des défis en ce sens ? L’un des principaux atouts du Port Sec de la PIA réside dans la proximité des services administratifs et techniques impliqués dans le traitement des marchandises. La présence sur site ou la mobilisation coordonnée des services concernés, notamment la Douane, les services phytosanitaires et les autres administrations compétentes, permet d’accélérer les formalités et d’offrir aux usagers un cadre opérationnel plus fluide. Lorsque les documents sont complets et conformes, les formalités administratives peuvent généralement être réalisées dans un délai de 1 à 3 jours, selon la nature des marchandises, le régime douanier applicable, le mode d’enlèvement et les contrôles requis. Bien entendu, certains défis subsistent. Ils concernent principalement les délais de transfert entre le port maritime et le port sec, la coordination entre les différents acteurs de la chaîne logistique, ainsi que la digitalisation complète de certains processus administratifs et opérationnels. Cependant, en étroite collaboration avec les autorités publiques, les administrations concernées et nos partenaires privés, nous poursuivons nos efforts pour améliorer continuellement l’expérience des usagers, renforcer la prévisibilité des opérations et réduire davantage les délais de passage des marchandises. Quelles sont
04 inquiétudes majeures du Secteur Privé
Le Comité de concertation Etat – Secteur Privé (CCESP) a tenu une nouvelle session lundi dernier à Lomé. Les travaux ont porté sur l’état d’avancement des réformes et les préoccupations du secteur privé, notamment les entreprises. Les échanges ont permis d’identifier les actions prioritaires à mettre en œuvre, afin de renforcer la compétitivité des entreprises et de poursuivre l’amélioration du climat des affaires au Togo. Deux communications ont eu lieu sur la conjoncture et l’environnement. Le CCESP s’affirme progressivement comme un mécanisme efficace de dialogue et de recherche de solutions concertées aux préoccupations des entreprises. Depuis, le secteur privé se réjouit des avancées enregistrées grâce à cette dynamique de dialogue. Ces progrès concernent la mise en place des comités de concertation régionaux, la prise en compte de certaines propositions du secteur privé en matière fiscale, les efforts consentis par les pouvoirs publics pour maintenir un climat propice à l’investissement, l’accompagnement des réformes économiques et une meilleure prise en compte des préoccupations des entreprises. Lors de sa session du 6 juillet 2026, le secteur privé a relevé des défis importants, dans un contexte économique marqué par de profondes mutations. « Nous pensons notamment à la mise en place effective des commissions de recours, à l’accélération du règlement de la dette intérieure, ainsi qu’au règlement de la question relative aux Taxes sur les entreprises de télécommunications, de l’Internet et de la Communication Electronique (TETIC) pour laquelle le ministre Barcola avait pris l’engagement lors de notre dernière séance avec l’Office Togolais des Recettes d’apporter une solution dans les meilleurs délais », a déclaré Laurent Tamegnon, président du Conseil National du Patronat (CNP-TOGO), au nom du secteur privé. En clair, le président du CNP-TOGO a soumis quatre préoccupations majeures à l’attention du gouvernement : la mise en place effective des commissions de recours ; l’accélération du règlement de la dette intérieure ; le règlement de la question relative aux taxes sur les entreprises de télécommunications et de l’internet et de la communication électronique (TETIC) ; l’augmentation des prix de location des terrains dans la zone portuaire, une situation qui « suscite de vives inquiétudes au sein des entreprises concernées. « Par ailleurs, nous souhaitons attirer l’attention de Monsieur le ministre sur une préoccupation majeure exprimée par les opérateurs économiques du port autonome de Lomé, relative à l’augmentation des prix de location des terrains dans la zone portuaire. Cette situation suscite de vives inquiétudes au sein des entreprises concernées. Et mérite une attention particulière », a-t-il ajouté, après avoir adressé ses félicitations et reconnaissance à l’ancien président de l’Association des Grandes Entreprises du Togo, Jonas Daou pour son engagement et sa précieuse contribution aux travaux du CCESP et ses vœux de plein succès à son successeur, Charles Gafan. Pour le ministre des Finances et du Budget, Georges Barcola, l’engagement du secteur privé aux côtés de l’État reste déterminant. En réponse aux préoccupations évoquées lors de cette session, il a donné les précisions suivantes : « concernant les commissions de recours, ce sont des organes qui permettent de régler les litiges en toute impartialité. C’est ce matin seulement que j’ai reçu la dernière proposition de noms. Maintenant que j’ai reçu tous les noms, ces commissions de recours seront mises en place. Par rapport à la dette intérieure, elle constitue un frein pour le développement des entreprises. Nous avons commencé un travail d’apurement et je vous rassure que ces efforts seront poursuivis pour que cette question soit drainée d’ici la fin de l’année. Sur les TETIC, la question a été résolue. Le Togo est en avance sur la question des TETIC dans la région. Ce que l’État togolais a concédé à ces entreprises est au-delà de ce qui se fait ailleurs. Sur les loyers au Port Autonome de Lomé, j’avoue honnêtement que je ne connaissais pas le problème du port. Je vais me renseigner pour bien comprendre avant de pouvoir répondre. » La session a été marquée par deux communications, notamment celle sur la conjoncture économique présenté par le Directeur Général des Affaires Economiques ainsi que sur l’évaluation environnementale et enjeux climatiques : contraintes, opportunités et défis dont la présentation a été assurée par le Directeur des évaluations et de l’intégration environnementale. Dans sa présentation, il a insisté sur la nécessité d’intégrer les enjeux climatiques dans les politiques économiques. Il a présenté les contraintes auxquelles font face les entreprises, mais aussi les opportunités liées aux financements verts et à une compétitivité durable. Le Comité de concertation Etat – Secteur Privé est un cadre de dialogue qui permet de porter les préoccupations des entreprises, suivre les réformes engagées et contribuer à la construction d’un environnement des affaires toujours plus compétitif et attractif. Nicolas EDORH
Deloitte Togo & Bénin : Kodjo Akpatigbe succède à Maryse Adotevi
Depuis le 1er juin 2026, Kodjo Akpatigbe est nommé Managing Partner de Deloitte au Benin et au Togo. A travers ses nouvelles fonctions, il assurera la coordination des activités de la firme au Bénin et au Togo, avec l’ambition de poursuivre le développement du cabinet dans la région, au plus près des clients, des équipes et des enjeux économiques locaux. L’annonce a été faite par le Groupe sur son site web. Il succède à Maryse Adotevi, Managing Partner de Deloitte au Togo depuis 2014 et de Deloitte au Bénin depuis 2023. Deloitte tient à saluer l’engagement de Maryse, son professionnalisme et le rôle déterminant qu’elle a joué dans le développement du cabinet, l’accompagnement des clients publics et privés, ainsi que le leadership exercé auprès des équipes. Expert-comptable et Commissaire aux comptes, inscrit auprès des ordres béninois et togolais, Kodjo Akpatigbe possède dix-huit années d’expérience dans l’audit et le conseil aux entreprises. Spécialiste reconnu des institutions financières de la zone UMOA, il a développé une expertise de premier plan dans les référentiels OHADA, les normes IFRS, le plan comptable bancaire et les enjeux de gouvernance, de contrôle interne et de réglementation prudentielle. Ancien Président de commission à l’ONECCA-Togo, il est également engagé dans le développement de la profession comptable. Kodjo Akpatigbe s’apprête également à mettre ses compétences financières au service du secteur privé togolais en tant que Trésorier récemment élu de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET). Associé Audit & Assurance chez Deloitte depuis 2023, il a contribué au développement des activités du cabinet au Togo, au Bénin, au Niger, ainsi qu’au déploiement des offres « Assurance » en Afrique francophone. « Tout au long de mon parcours, j’ai eu l’opportunité d’accompagner des institutions financières, des entreprises et des acteurs publics confrontés à des enjeux de gouvernance, de transformation et de performance. Je mesure aujourd’hui pleinement la responsabilité qui m’est confiée, dans un contexte où les entreprises, les institutions et les investisseurs doivent composer avec des défis toujours plus complexes. Deloitte est présent depuis plus de vingt ans au Bénin et plus de dix ans au Togo. Notre ambition est de poursuivre cet ancrage, de renforcer notre proximité avec les acteurs économiques locaux et de continuer à mettre à leur disposition le meilleur de nos expertises, afin de les accompagner durablement dans leurs décisions et leurs projets de développement », a déclaré Kodjo Akpatigbe, Managing Partner de Deloitte au Togo et au Bénin. « La nomination de Kodjo Akpatigbe s’inscrit dans la continuité de notre stratégie de développement en Afrique francophone. Elle témoigne de notre confiance dans les talents de la région et de notre volonté de continuer à investir durablement sur ces marchés. Dans un environnement économique en profonde mutation Deloitte reste le partenaire de référence pour accompagner les transformations des entreprises et des institutions publiques, avec une proposition de valeur unique d’encrage local fort et de réseau international intégré », a indiqué Ambroise Depouilly, Managing Partner Deloitte Afrique francophone. Deloitte fournit des services de pointe en matière d’audit et d’assurance, de fiscalité et de droit, de consulting, de financial advisory et de risk advisory, à près de 90 % des entreprises du Fortune Global 500 et à des milliers d’entreprises privées. Les résultats mesurables et pérennes de nos professionnels contribuent à renforcer la confiance du public dans les marchés de capitaux, permettent aux clients de se transformer et de prospérer, et ouvrent la voie à une économie plus forte, une société plus équitable et un monde durable. Fort de plus de 175 ans d’expérience, Deloitte est présent dans plus de 150 pays et territoires.
CBI Togo : Performances et contribution à l’économie nationale
Acteur majeur du paysage bancaire national, Coris Bank International Togo poursuit sa croissance. Grâce à son engagement en faveur du financement de l’économie, de l’inclusion financière, de l’innovation digitale et de sa proximité avec les clients, l’institution contribue au développement durable. Quelles sont les priorités stratégiques de CBI Togo, ses réalisations, ses innovations et perspectives ? Dans un environnement de plus en plus compétitif et où la confiance demeure un actif stratégique CBI Togo a choisi de s’inscrire dans une démarche de transparence, d’écoute et de feedback. CBI Togo : La preuve par les chiffres Avec un effectif de 187 collaborateurs actifs, 31 temporaires et 53 stagiaires au Togo, la première banque certifiée ISO 9001 : 2015 totalise actuellement 19 agences dont un bureau sur l’ensemble du territoire national, contrairement à l’année 2024 où elle comptabilisait 17 agences ; la preuve d’un maillage territorial en progression, avec deux agences supplémentaires. De 18 en 2024, le nombre de GAB (Guichet Automatique Bancaire) est passé à 21, soit une croissance de plus de 22,2%, renforçant ainsi la capacité de libre-service bancaire, tout comme les TPE (Terminaux de Paiement Electronique) qui sont passés de 61 à 71 sur la même période. La clientèle s’est également renforcée, avec le seuil franchi d’environ 91 000 clients dont 88 077 particuliers, soit une progression de 14,6% par rapport à 2024. L’adoption des usages digitaux se consolide avec 259 569 clients « Wallet » (banque digitale) à fin 2025. En termes de total bilan, Coris Bank International Togo indique 615,5 milliards FCFA à fin 2025, contre 559,4 milliards FCFA en 2024. L’encours dépôt clientèle atteint 366,1 milliards FCFA. Des chiffres qui confirment la trajectoire de croissance de la banque. La contribution fiscale (impôts directs et indirects) de CBI Togo a bondi de 1,23 milliards FCFA en 2024 à 1,69 milliards FCFA en 2025. Contribution à l’économie nationale CBI Togo contribue à l’économie nationale par la mobilisation de l’épargne, le financement des besoins des particuliers, des PME, des entreprises et des institutions, la sécurisation des flux, la modernisation des moyens de paiement et le développement de services financiers adaptés. À fin décembre 2025, CBI Togo affiche un encours de crédits nets de provisions en progression de 10 %. En intégrant les engagements par signature, l’accompagnement global de la clientèle dépasse 337 milliards de FCFA, ce qui confirme le rôle de la banque dans le financement de l’économie, l’appui aux entreprises et la sécurisation des transactions économiques. La Banque a mis en place 108 milliards FCFA de nouveaux crédits en 2025. L’accompagnement global de la clientèle dépasse 337 milliards FCFA à fin 2025. L’inclusion financière s’est renforcée avec le développement des wallets de Coris Money, la densification de l’épargne pour les femmes CORIS DADA et enfants CORIS KID, des actions de terrain et des offres accessibles, le déploiement des TPE, des GAB/DAB, de la banque digitale et des solutions de paiement instantané (PI-SPI). CBI Togo inscrit la conformité au cœur de sa gouvernance. En matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération, notre responsabilité est de renforcer en permanence les politiques internes, la vigilance client, le contrôle des flux sensibles et la formation des équipes. Dans un environnement marqué par la digitalisation et l’intensification des transactions, la banque conjugue innovation, sécurité, conformité et protection des clients. Des solutions digitales d’innovation La transformation digitale constitue un axe majeur de croissance, de différenciation et d’amélioration de l’expérience client pour CBI Togo. En effet, elle vise à renforcer la proximité, simplifier les parcours, sécuriser les transactions et accompagner l’évolution des usages financiers. A titre d’exemple, MyCoris Bank s’inscrit dans la logique de banque en ligne tout-en-un portée par le Groupe Coris. Cette solution vise à offrir aux clients un accès simple, rapide et sécurisé aux services bancaires à distance. Elle répond à une attente croissante d’autonomie, de disponibilité permanente et de simplification des opérations courantes. Elle est destinée à renforcer l’expérience client, en particulier pour les particuliers, les professionnels et les entreprises recherchant des services bancaires accessibles à tout moment. PI-CORIS s’inscrit dans la dynamique de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané de l’UEMOA. Cette innovation permet de faciliter les paiements et les transferts instantanés, avec une logique d’interopérabilité entre les acteurs financiers participants. Pour les clients, l’enjeu est concret. Il s’agit d’effectuer des opérations plus rapides, plus simples et plus fluides, en utilisant notamment les alias, les coordonnées bancaires ou les canaux compatibles. Pour CBI Togo, PI-CORIS représente un levier d’inclusion financière, de modernisation des paiements et d’amélioration de l’expérience transactionnelle. Coris Money demeure un levier important de proximité et d’inclusion financière. À fin 2025, le réseau de distribution Coris Money compte 23 distributeurs, 9 228 agents et 902 accepteurs, soit un total de 10 153 points et acteurs de distribution. Cette dynamique soutient l’accessibilité des services financiers, notamment auprès des populations éloignées des canaux bancaires classiques. La Banque poursuit également le renforcement des DAB/GAB, des TPE et des solutions d’acceptation des paiements électroniques. Ces dispositifs complètent la banque digitale et contribuent à la modernisation des usages financiers au Togo. Au-delà de son rôle financier, CBI Togo mène des actions citoyennes orientées vers l’éducation, la santé, la culture, le sport, l’inclusion financière et l’entrepreneuriat. Ces engagements traduisent la volonté de la Banque de créer de la valeur économique tout en contribuant au développement social et humain. La Banque dispose à fin 2025 d’un réseau de 19 agences et bureaux, de 22 DAB/GAB, de 71 TPE, d’une base d’environ 91 000 clients et de plus de 259 000 clients wallet. Elle occupe une place structurante sur le marché bancaire togolais, avec un total bilan de 615,5 milliards de FCFA à fin décembre 2025. Nicolas EDORH
La CCI-Togo honore Gervais Djondo et Paul Fokam
Sur autorisation du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a rendu un hommage exceptionnel à deux figures majeures de l’entrepreneuriat africain, Gervais Koffi Djondo et Dr Paul Kammogne Fokam. Distingués à titre anthume lors d’une cérémonie organisée le samedi 20 juin 2026 à Lomé, les deux capitaines d’industrie ont été honorés pour leur contribution remarquable au développement du secteur privé et à l’intégration économique du continent. L’événement, placé sous le haut patronage du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a réuni autorités publiques, représentants diplomatiques, acteurs économiques et invités venus de plusieurs pays africains. À travers cette initiative, la CCI-Togo a voulu mettre en lumière des parcours d’exception qui continuent d’inspirer les entrepreneurs africains. Pour le président de la CCI-Togo, Dr José Symenouh, cet hommage constitue une reconnaissance méritée envers deux bâtisseurs dont les réalisations continuent d’influencer l’environnement économique africain. Selon lui, leurs parcours démontrent que l’Afrique dispose des ressources humaines et des compétences nécessaires pour relever les défis du développement grâce à un entrepreneuriat fort et innovant. « Si nous célébrons aujourd’hui les réalisations de nos deux lauréats, nous célébrons également les valeurs qu’ils incarnent. La première est la vision, la deuxième, la persévérance, et la troisième, le sens de l’intérêt général. Leur parcours démontre que l’entrepreneuriat peut être un levier de développement collectif. Leur parcours démontre qu’il est possible de réussir tout en restant fidèle à ces valeurs. Nous avons besoin de modèles africains capables d’inspirer les générations montantes », a-t-il martelé. Point central de la cérémonie, la présentation de l’ouvrage « Deux capitaines d’industrie se racontent », coécrit par les deux personnalités. Dans ce livre de 170 pages, enrichi de treize contributions, les auteurs livrent un témoignage sur les réalités de l’entrepreneuriat en Afrique. Ils y abordent les difficultés liées à l’environnement des affaires, notamment la fiscalité, les lourdeurs administratives, la concurrence internationale, la gouvernance, le leadership, l’investissement, le financement du développement, les interférences politiques et les défis de la formation. « En Afrique, lorsqu’un entrepreneur échoue, tout est mis en œuvre pour qu’il échoue. En Europe, lorsqu’un entrepreneur échoue, tout est mis en œuvre pour qu’il réussisse », soulignent-ils dans l’ouvrage, illustrant ainsi les obstacles auxquels sont confrontés de nombreux porteurs de projets sur le continent. Les intervenants ont retracé les parcours des deux hommes dont les réalisations ont marqué l’histoire économique africaine. Fondateur d’Afriland First Bank, Dr Paul Kammogne Fokam s’est imposé comme l’un des acteurs majeurs du secteur financier africain. Son engagement en faveur de la promotion de l’initiative privée et de la création de richesse a contribué à l’émergence de nombreux entrepreneurs. Quant à Gervais Koffi Djondo, son nom reste étroitement associé à plusieurs projets emblématiques du panafricanisme économique. Cof-ondateur du Groupe Ecobank et initiateur de la compagnie aérienne Asky Airlines, il a œuvré pour renforcer les échanges économiques et la connectivité entre les États africains. Son parcours l’a également conduit à exercer les fonctions de Premier ministre du Togo. Fondée en 1985 à Lomé, Ecobank est aujourd’hui présente dans plus de 30 pays africains et figure parmi les principaux groupes bancaires panafricains. ASKY Airlines, lancée en 2010 avec son hub à Lomé, dessert plusieurs dizaines de destinations sur le continent et contribue au positionnement du Togo comme plateforme régionale de transport aérien. Prenant la parole, les deux récipiendaires ont exprimé leur reconnaissance à l’endroit du Président du Conseil, la CCI-Togo et des autorités togolaises. Ils ont appelé les jeunes à croire en leurs capacités, à persévérer malgré les difficultés et à considérer les échecs comme des étapes d’apprentissage plutôt que des fatalités. Au-delà de la distinction honorifique, la cérémonie a rappelé l’importance de valoriser les réussites africaines de leur vivant. Un message fort adressé aux générations futures, invitées à s’inspirer de ces exemples de leadership, de résilience et de vision au service du continent. Charles YAO
SUNU Bank Togo : Yves Nanan, nouveau Secrétaire Général
Figure clé de la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI), devenue IB Bank après son rachat, Yves Nanan est, depuis le 15 juin 2026, le nouveau Secrétaire Général de SUNU Bank Togo. L’homme n’est plus à présenter dans le milieu des banques & finances. Directeur du marketing et de la communication, Directeur des Opérations et de l’Organisation, Directeur Administratif et Financier, Yves Nanan a occupé des postes stratégiques au sein de l’ancienne Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI), actuellement IB Bank. Depuis le 15 juin 2026, ce banquier de carrière a amorcé une nouvelle étape de son parcours. Il passe au poste de Secrétaire Général à SUNU Bank Togo. Un recrutement qui répond à la décision N°001/DG/DRH/2026/SS du 13 janvier 2026 portant modification de l’organigramme de SUNU Bank Togo, créant ainsi le poste de Secrétaire Général et d’autres départements, notamment la Direction PME/PMI et le Département de la Banque Transactionnelle. Sous l’autorité du Directeur Général de SUNU Bank Togo, il devra jouer un rôle de Directeur Support et s’occupera essentiellement de l’exploitation des fonctions de contrôle. Ainsi, il supervisera les opérations de la Direction Moyens Généraux, Patrimoine et Archivage, la Direction des Opérations, le Département des Systèmes d’Information et le Département Juridique. Il est également chargé d’assurer la coordination des activités administratives, juridiques et institutionnelles de la banque, de garantir le bon fonctionnement des organes de gouvernance, de veiller à la conformité réglementaire et d’assister la Direction Générale dans la mise en œuvre des orientations stratégiques de l’institution. Par ailleurs, il devra assurer la coordination entre les différentes directions et départements, veiller à la conformité des activités de la banque avec les lois, règlements et directives des autorités de supervision bancaire, à l’application des politiques internes et des codes d’éthique, mettre en place et suivre les procédures administratives internes, conseiller le Directeur Général sur les questions institutionnelles, réglementaires et administratives, participer à la mise en œuvre des orientations stratégiques de la banque, superviser la gestion des contrats, conventions et actes juridiques et servir d’interface entre la banque et les autorités de régulation, les actionnaires, les auditeurs et autres partenaires institutionnels. Présent dans plus de 17 pays d’Afrique subsaharienne et comptant plus de 27 filiales et sociétés affiliées, le Groupe SUNU est un groupe panafricain de services financiers créé en 1998 par M. Pathé DIONE avec d’anciens collaborateurs. Avec un chiffre d’affaires de plus de 206 milliards de Fcfa (2020), le Groupe SUNU est le leader de l’Assurance Vie dans la zone CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance). Le Groupe SUNU gère également 519 milliards de francs CFA d’actifs. Le Groupe SUNU accompagne les populations, les entreprises et les gouvernements dans leur développement et dans la réalisation de leurs projets. Il comprend plus de 4 081 collaborateurs, 27 sociétés d’assurance Vie et non Vie, 2 banques, 1 société de microfinance, 1 société immobilière et 2 sociétés de gestion Santé, le tout répartis dans dix-sept (17) pays africains. Dans chacune de ses filiales, le Groupe SUNU a choisi d’assurer la vie, les projets, la santé, l’immobilier et bien plus encore, tout en accompagnant les populations et les entreprises. Elom ATTISSOGBE