20 août 2024 – 20 février 2025. Six mois après sa prise de fonction comme président élu de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-TOGO), José Symenouh, prend des initiatives qui traduisent justement sa vision transformatrice de l’institution consulaire. Dès les premières semaines de son installation, José Symenouh a tout de suite imprimé sa marque, en posant des jalons qui ont rassuré le personnel de la CCI-TOGO avec lequel il a multiplié des réunions qui se sont souvent conclues sur des notes de satisfaction. Il n’a cessé de souligner l’importance de la vision stratégique portée par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, et incarnée par le gouvernement, qui permet à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo de jouer un grand rôle dans le développement économique du pays. Très vite, il a initié une formation à l’attention des 75 élus consulaires au siège de l’institution à Lomé. Cette initiative qui a permis de sensibiliser les participants sur leurs rôles et missions et de les informer sur les nouveaux textes qui régissent l’institution consulaire, ont porté sur trois modules à savoir : « connaître davantage la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo », « mieux comprendre le mandat d’élu pour exercer efficacement la mission d’élu consulaire » et « rapport entre les élus consulaires et le personnel permanent de la CCI-Togo ». Vers une nouvelle ère de coopération économique La vision imprimée par José Symenouh à la CCI-TOGO passe par la redynamisation des relations avec les grandes économies et les partenaires techniques et financiers. Ainsi, en vue de valoriser les atouts du Togo et permettre aux investisseurs de choisir le Togo comme point d’entrée de leurs différentes activités sur le continent ou en Afrique de l’ouest, il a multiplié les rencontres avec les diplomates et autres partenaires. D’abord, avec le Directeur Général Adjoint de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso, chargé des infrastructures et du développement durable avec qui il s’est entretenu dans une perspective de coopération sud-sud, dans le cadre des enjeux cruciaux liés au transit routier, en particulier sur le corridor reliant le Burkina Faso et le Togo. Il a été question pour la délégation consulaire du pays des hommes intègres, de partager leur analyse des défis rencontrés dans ce domaine, tout en relevant l’importance de garantir un transit fluide et sécurisé pour stimuler les échanges commerciaux. Ensuite, José Symenouh a notamment rencontré l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union Européenne au Togo, Gwilym Jones, l’Ambassadeur d’Egypte au Togo, Ahmed Mohamed Eid, l’Ambassadrice de Türkiye au Togo, Muteber Kılıç, l’Ambassadeur de l’Inde, Sanjiv Tandon, l’Ambassadeur de France au Togo, Augustin Favereau et l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo, Dr Claudius Fischbach. Lors des échanges avec ces diplomates, les discussions ont tourné autour des opportunités d’investissement, la facilitation des échanges commerciaux et la simplification des procédures aux opérateurs économiques. Durant ces différentes rencontres, le président de la CCI-TOGO a également souligné son intention de développer davantage l’agriculture à travers le soutien aux producteurs locaux, dynamiser le secteur du tourisme et de l’hôtellerie, créer un fonds de soutien pour les jeunes entrepreneurs et une usine de fabrication de médicaments. Avec la Directrice Générale de l’Association Culturelle d’Entreprise de Hebei, Lisha Yan, la CCI-TOGO a signé un mémorandum d’entente dans le cadre de la stimulation des relations économiques et commerciales entre le Togo et la province chinoise de Hebei. Même dynamique avec la France dont une mission d’hommes d’affaires marseillais regroupés au sein d’Africa Link ont visité le Togo pour explorer les opportunités d’affaires qu’offre le pays et renforcer les liens économiques avec les opérateurs économiques locaux, en particulier, les petites et moyennes entreprises (PME) togolaises. Le président de la CCI-TOGO a également échangé avec le Vice-Président des Opérations de la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao (BIDC), Dr Olagunjou Ashimolowo, le Haut-Commissaire du Pakistan au Ghana, Farhat Ayesha, et des responsables de grandes entreprises dont la Brasserie BB Lomé et la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA). Hier seulement, la CCI-TOGO a traduit dans les faits, sa volonté de conjurer les obstacles rencontrés par les opérateurs économiques dans leurs activités commerciales, en réactivant le Mécanisme d’Alerte aux Obstacles au Commerce (MAOC) qui vise à renforcer la transparence et l’efficacité des échanges commerciaux, en identifiant et en résolvant rapidement les obstacles au commerce international. « Les entreprises togolaises rencontrent encore trop souvent, des obstacles entravant leur croissance et leur expansion. Ces barrières non-tarifaires, qu’elles soient administratives, réglementaires ou logistiques, limitent l’efficacité de nos échanges et rendent l’accès aux marchés plus complexes pour nos entreprises. Très souvent, ces entraves se traduisent par des procédures administratives complexes qui ralentissent les activités des entreprises, des coûts additionnels imprévus qui grèvent leur rentabilité, des exigences difficiles à comprendre et des difficultés d’accès aux informations commerciales », a laissé entendre le président de la CCI-TOGO. L’agriculture au cœur des actions de la CCI-TOGO Le soutien à la productivité agricole locale et aux agriculteurs figure parmi les priorités du président de la CCI-TOGO. A travers le Projet d’Appui à la Valorisation du Riz Togolais (PAVRIT), la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo se distingue dans son engagement à accompagner les entrepreneurs agricoles à valoriser les produits locaux. Dans la filière, les difficultés sont nombreuses. Elles vont des aléas climatiques au manque de trieuses optiques, un outil crucial pour garantir la qualité du riz, en passant par les besoins de financement identifiés comme un frein important à l’expansion des activités. En effet, le projet PAVRIT repose sur deux grands axes. Le premier consiste à apporter un accompagnement technique et financier aux promoteurs de riz locaux et à faciliter la mise en réseau de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur rizicole au Togo, et le deuxième met l’accent sur la sensibilisation des acteurs de ladite filière, l’aide à la recherche de partenaires nationaux et internationaux, des plaidoyers pour une réduction des importations du riz à travers des réglementations. Le projet a pour objectif de promouvoir le riz local, en garantissant sa disponibilité
Alassane Kaboré : l’entretien bilan
Directeur général de Coris Bank International Togo, Alassane Kaboré parle des 10 ans de Coris Bank International Togo. Son institution, troisième acteur bancaire en termes d’actifs (12e en 2015), vient de boucler 10 ans d’exercice sur un marché restreint fort concurrentiel. Comment analysez-vous le secteur bancaire togolais que vous avez rejoint, personnellement, en 2018 ? Notre institution a débuté ses activités au Togo en février 2015. Cela fait donc 20 ans que nous avons débuté notre aventure au Togo. Elle était à cette date la douzième banque du Togo. Le secteur bancaire togolais est marqué par une dynamique de croissance soutenue en emplois et ressources, un niveau de bancarisation appréciable et en progression ; une transformation digitale accélérée et une concurrence accrue. Depuis mon arrivée en 2018, j’ai pu observer une évolution notable des attentes des clients, qui exigent des services bancaires plus rapides, plus accessibles et plus personnalisés. Le défi majeur aujourd’hui est d’adopter une approche proactive et réactive pour mieux répondre aux besoins du marché. En termes de promesse et d’engagement à l’occasion de ce jubilé d’étain avec notre clientèle, nous avons intégré cette exigence en adoptant une philosophie qui nous tient à cœur : la rapidité et la réactivité (#RaRe) ou le Fast and Reactive banking (#FaRe). Nous voulons être une banque autrement, une banque #RaRe, capable d’offrir à nos clients une expérience fluide et efficace. Votre banque fête ses 10 années d’existence au Togo. Pourriez-vous nous présenter brièvement son parcours sur le marché national dont vous êtes devenu, en si peu de temps, le 3e acteur en termes d’actifs ? En effet, il y a dix ans, lorsque Coris Bank International a pris la décision de s’implanter au Togo, nous avions une ambition claire : bâtir une banque de référence, capable d’accompagner le développement économique du pays en proposant des solutions adaptées aux besoins de la population et des entreprises. Dès nos premières années d’activité, nous avons misé sur la proximité, et l’innovation pour nous différencier. Nous avons structuré notre offre pour couvrir tous les segments de clientèle : particuliers, professionnels, PME et grandes entreprises. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’être le 3ᵉ acteur bancaire du pays en termes d’actifs, avec une croissance qui témoigne de la pertinence de notre approche. À fin septembre 2024, notre total bilan s’élève à 528 milliards FCFA, marquant une progression continue de notre assise financière. Nos dépôts clientèle atteignent 310 milliards FCFA, soit 9,4 % de part de marché, tandis que nos crédits nets de provisions s’établissent à 206,9 milliards FCFA, en hausse de 15,7 % par rapport à l’année précédente. Mais au-delà des chiffres, notre vraie réussite repose sur la confiance que nous avons su instaurer avec nos clients et partenaires. Nous avons su répondre aux attentes en proposant des solutions de financement adaptées, en innovant avec Coris Money et en développant la finance islamique, un secteur en pleine croissance. Notre réseau d’agences s’est considérablement étoffé, atteignant 17 agences et 16 GAB/DAB, avec une présence renforcée dans toutes les régions du pays. Par ailleurs, nous avons enregistré une augmentation de notre base clientèle, qui comptait en fin septembre plus de 79 000 clients bancaires et 196 000 clients wallet. Une étape clé dans notre développement stratégique a été notre installation en 2024 dans notre nouveau siège social à Suza Nétimé. Cet édifice en plein cœur de Lomé, bénéficie d’une architecture moderne conçue pour offrir une expérience client premium et renforcer notre visibilité institutionnelle. Ce siège incarne notre désir d’être la banque de référence, moderne et accessible, dotée d’espaces optimisés pour le conseil, l’accompagnement personnalisé et l’innovation digitale. Quels ont été les principaux défis auxquels vous aviez été confronté, en dehors de la crise sanitaire de 2020 ? En dehors de la crise sanitaire, nous avons dû faire face à plusieurs défis majeurs : Votre banque continue d’étendre son réseau d’agences sur le territoire. À quoi répond cette stratégie ? Notre stratégie d’expansion vise à renforcer notre proximité physique avec nos clients tout en poursuivant la digitalisation de nos processus. Elle répond à plusieurs objectifs : Notre vision est claire, c’est de continuer à consolider notre réseau tout en optimisant notre efficacité opérationnelle et en offrant une qualité de service irréprochable. Avec notre nouveau siège et nos agences stratégiquement positionnées et au sein desquelles nous cultivons l’expérience des séjours clients réussi. Quelles sont vos perspectives sur le court, moyen et long terme ? Nos ambitions sont fortes. Notre but est d’accroitre le niveau de satisfaction de nos collaborateurs, nos clients, l’Etat ainsi que ses démembrements. Les leviers pour atteindre ces objectifs me semblent être les suivants : Nous sommes convaincus que l’avenir du secteur bancaire togolais repose sur une transformation profonde des services financiers qui doivent s’adresser à toutes les catégories socioprofessionnelles de la nation. CBI Togo se positionne résolument comme un acteur pionnier dans cette dynamique, avec un engagement clair : offrir une banque autrement, une banque plus performante, plus proche et plus #RaRe. Un mot de la fin En célébrant les 10 ans de Coris Bank International Togo, nous mesurons le chemin parcouru et les défis relevés. Cette réussite, nous la devons à plusieurs acteurs essentiels. D’abord, à nos clients, qui nous font confiance et qui nous inspirent chaque jour à améliorer nos services et à innover pour répondre à leurs attentes. Nous leur réaffirmons notre engagement à offrir une banque plus rapide, plus réactive et toujours à leur écoute. Ensuite, à nos collaborateurs, qui portent au quotidien les valeurs de notre institution et qui font de CBI Togo une banque de référence. Leur professionnalisme et leur engagement sont les piliers de notre succès. Nous tenons également à exprimer notre profonde gratitude aux autorités monétaires de notre espace, pour leur accompagnement, leur supervision et leur engagement constant à garantir un cadre financier stable et propice au développement du secteur bancaire. Leur rôle est fondamental dans le maintien d’un écosystème bancaire sain et performant. Leurs agilités ont été précieuse pour la gestion financière de notre espace pendant la crise sanitaire mondiale. Nos remerciements vont aussi aux autorités politiques et administratives togolaises, qui œuvrent à la création d’un environnement favorable aux affaires et à l’inclusion financière. Nous saluons les
Togo : Le fiasco SUNU Bank
La situation s’empire au 23, Avenue Kleber Dadjo, Quartier Hanoukopé, siège de SUNU Bank Togo. Si la banque n’a pas encore touché le fond, elle n’est pas loin de l’être. Les négociations entre la direction générale et le personnel au sujet du licenciement pour motif économique de 120 agents de la banque n’ont pas abouti. Le syndicat demande un audit indépendant des comptes de la banque, un avis conforme de la Commission bancaire de l’UEMOA et refuse de réceptionner les états financiers certifiés transmis par la direction, en soutenant qu’ils ne permettent pas de faire un état des lieux complet des difficultés évoquées. Une nouvelle grève de 72h est prévue pour les 24, 25 et 26 février 2025. SUNU Bank explique le licenciement « irréversible » Dans une correspondance adressée le 03 février 2025 au Secrétaire Général du Syndicat des Employés et Cadres des Banques, des Etablissements Financiers et des Assurances du Togo (SYNBANK), le Directeur Général de SUNU Bank Togo, Abilé Bénito Fado, a parlé du « rapport motivé transmis à la Direction du Travail et des Lois Sociales » dans le cadre du projet de licenciement pour motif économique enclenché par la banque. Ce rapport intitulé « réorganisation et licenciement pour motif économique à SUNU Bank Togo », présente ladite banque qui a hérité d’une histoire, d’une position, d’un actif et d’un passif social qu’elle a géré pendant plusieurs années tout en essayant d’atteindre ses objectifs de productivité et de rentabilité. « Malheureusement, malgré les investissements financiers (recapitalisation) et des efforts importants de modernisation, les résultats tardent à se concrétiser. C’est dans ce contexte que la BCEAO a décidé de porter le capital social des banques de 10 à 20 milliards fcfa, exigeant donc des actionnaires un nouvel effort financier conséquent. Il s’est donc imposé aux dirigeants de la banque la nécessité d’un plan de réorganisation dans l’optique d’une stratégie de développement pour la survie de l’institution », détaille le rapport. La direction générale de SUNU Bank Togo dit avoir récupéré un outil financier et un patrimoine social non homogène constitué par un effectif pléthorique dont les aptitudes ne cadrent plus pleinement avec les objectifs de productivité, de performance et de rentabilité nécessaires malgré l’organisation des séances de renforcement de capacité effectuées de 2017 à 2023. En mai 2024, l’Assemblée Générale a, sur proposition du Conseil d’Administration, approuvé une augmentation de capital de FCFA 11 milliards. Le Conseil d’Administration et les partenaires financiers sollicités dans le cadre de cette augmentation de capital ont, au préalable, retenu la nécessité d’un plan de réorganisation et de réduction d’effectif de la banque. « La réorganisation de la banque va engendrer un nouvel organigramme qui résulte de la réorganisation de certaines activités, du redimensionnement du Réseau avec la fermeture de sept (07) agences et cash-points non rentables, de l‘optimisation des activités non bancaires, de la suppression de certains postes, de la création de nouvelles unités, de la fusion de certaines unités et de la redistribution des effectifs. Il va en résulter des suppressions et transformation de postes et d’emploi et une diminution significative des effectifs pour motif économique », indique la direction générale de SUNU Bank. Dans le cadre du projet de licenciement pour motif économique, le Directeur Général, Abilé Bénito Fado, fait savoir que des concertations ont été initiées par la direction dénérale de la banque et entamées avec les représentants du personnel. Il s’en est suivi des échanges de courriers et des rencontres entre représentants du personnel et syndicat d’une part et la direction générale et le Président du Conseil d’administration de la banque d’autre part. Dans leurs courriers, les délégués du personnel et l’organisation syndicale du secteur (Synbank), ont mis les difficultés que rencontre la banque sur des allégations de mauvaise gestion dont ils imputent la responsabilité à la direction générale. Ils ont exigé un audit indépendant et l’avis conforme de la Commission bancaire de l’UEMOA sur les difficultés de la banque avant toute négociation sur le dossier. « Malgré les explications et les assurances données ar le Président du Conseil d’Administration qui les avait rencontrés le 08 octobre 2024 et la dernière invitation de la direction énérale le 10 janvier 2025 après expiration du délai réglementaire de trois mois prévu par la convention collective de ressort, pour la présentation du package proposé. ils ont maintenu leur position et refusé toute négociation », affirme la direction générale de SUNU Bank. « Pour le Conseil d’Administration et la direction générale de la banque, le processus est irréversible, car il en va de la survie et de l’existence même de SUNU Bank Togo. », informe la banque qui prévoit d’ailleurs l’ordre de licenciement comme suit : « l’aptitude professionnelle, l’ancienneté dans l’entreprise, les charges de famille des travailleurs, et le statut du travailleur handicapé ». Réponse du berger à la bergère Dans courrier déposé le 5 février 2025 par le personnel de SUNU Bank, il est annoncé une grève de 72h les 24, 25 et 26 février 2025. C’est la réponse des agents de cette banque au « processus irréversible » de licenciement en cours. Pour « défendre les intérêts professionnels des travailleurs suite aux violations des lois et règlements dans certains dossiers », la délégation syndicale de SUNU Bank a déposé un préavis de grève de 72h qui prend effet à partir du 24 février 2025. Cette grève se justifie par « la violation des accords intervenus lors du préavis de grève des 30 et 31 décembre 2024, la remise en cause systématique de tous les droits et avantages conventionnels et les dispositions du Code du Travail du Togo, malgré toutes les discussions et la justification des délégués du personnel, le maintien de tous les contrats de travail à durée indéterminée des salariés de SUNU Bank Togo ». La crise est bien réelle au sein de cette banque qui n’a pas fini de se débarrasser des vieux démons. Nicolas EDORH
African Lease Group : Belles notes financières de Bloomfield
Cinq ans après sa création, le Groupe African Lease fait déjà ses preuves en ce qui concerne sa qualité de crédit et ses prestations. Une cérémonie de restitution du rapport de notation financière du Groupe a été organisée à Lomé suite aux travaux de Bloomfield Investment Corporation. Le Groupe African Lease bénéficie de la note de long terme A et de court terme A1- avec perspectives stables. Le Groupe African Lease veut rester dans une logique d’excellence, de bonne gouvernance et de transparence. Il a choisi de se faire noter pour être davantage attractif sur le marché et bénéficie d’une plus grande confiance de ses partenaires et clients. Justement, en matière de notation financière, le rôle des agences, plus précisément celui de Bloomfield Investment Corporation dans ce cas précis, est de quantifier une relative qualité de crédit, permettre une plus grande et plus efficiente allocation du capital et évaluer le coût du risque à travers une analyse rigoureuse et exhaustive de paramètres de risques de crédit susceptibles d’avoir un impact sur la capacité et la volonté d’une entité à faire face à ses obligations financières. Bloomfield Investment Corporation a attribué la note A à long terme avec perspective stable et A1- avec perspective stable au Groupe African Lease. Cette distinction résulte de la démarche proactive entreprise par l’entreprise pour aligner ses pratiques sur les standards internationaux de gouvernance. Elle témoigne également de la solidité financière du Groupe, de son modèle unique et de sa capacité à maintenir une gestion rigoureuse, même dans un contexte économique mondial difficile. Elle reflète également l’engagement du Groupe d’offrir des solutions financières adaptées et innovantes à ses clients, renforçant ainsi sa position de leader dans le crédit-bail et l’affacturage au sein de l’UEMOA. « Nous avons une note à long terme qui établit les fondamentaux de African Lease et une note à court terme qui évalue les capitaux de African Lease. La première note A1- veut dire qu’il y a un risque faible de probabilité de dépôt. Donc la qualité de crédit de African Lease aujourd’hui est établi à A, risque faible. Et à court terme, risque faible également. Dans les deux catégories, African Lease est dans des catégories d’investissement. Ce qui veut dire que si aujourd’hui, le Groupe va sur le marché des capitaux, il sera exempté de la garantie, parce qu’il a une qualité de crédit qui est solide et qui rentre dans la catégorie des investissements », explique Stanislas Zézé, CEO de Bloomfield Investment Corporation. « C’est important pour une société financière de se faire noter, parce qu’un investisseur se pose trois questions essentielles. Quelle est l’opportunité d’investir ? Quel est le retour sur investissement ? Quel est le risque qu’il prend de perdre son capital ? La notation est un exercice essentiel de transparence et de bonne gouvernance, parce qu’elle permet aux investisseurs de se prononcer sur des entreprises dans lesquelles ils veulent investir. Elle leur permet de prendre une décision réfléchie et avertie », poursuit-il. Explications des notes La note de long terme A attribuée au Group African Lease s’explique par un leadership affirmé de la filiale togolaise sur le marché du crédit-bail au Togo et dans l’UEMOA, une qualité de crédit élevée, une exécution satisfaisante du plan stratégique, une progression rapide des performances de la holding et de ses filiales, un soutien démontré des actionnaires et un renforcement des outils de gestion. La perspective stable affiche des fondamentaux solides, au regard de l’évolution rapide des performances et des perspectives d’extension des activités du Groupe. La note de court terme A1- est liée à la certitude de remboursement en temps opportun très élevée, avec des facteurs de risque faibles et des facteurs de liquidité forts et soutenus par de bons facteurs de protection des éléments essentiels. Elle est synonyme d’une bonne flexibilité financière de la holding auprès des banques locales et actionnaires, un renforcement progressif de la trésorerie issu de la distribution de dividendes des filiales, un portefeuille de titres de la filiale du Togo en croissance et une perspective de levée de fonds sur le marché financier de l’UEMOA. La perspective stable indique une trésorerie qui se renforce progressivement, en lien avec la bonne flexibilité et les performances financières. Pour le Groupe African Lease, cette notation permet d’avoir une meilleure visibilité sur le marché en termes de bonne gouvernance et de transparence, faciliter la recherche de financement en montrant sa qualité de crédit, éliminer l’asymétrie d’informations et rassurer les investisseurs, avoir une meilleure position pour négocier des taux d’intérêt compétitifs, d’avoir accès aux marchés de capitaux et des titres et de disposer d’un tableau de bord interne pour apprécier les performances. « C’est une grande satisfaction pour nous. Cette note révèle quatre points d’attention. D’abord, elle indique la solidité de notre groupe et sa capacité à générer du cash-flow. Ensuite, cette note prouve que le management cible de notre groupe, sa vision, sa stratégie de développement et sa vision sont de qualité. Elle souligne que notre groupe a une bonne qualité en termes d’engagement envers nos partenaires, de qualité de nos crédits avec une probabilité de défaut faible. Elle atteste notre capacité d’octroyer du crédit dans notre environnement et sa flexibilité permettra d’accentuer sa confiance dans le monde des capitaux », déclare Toussaint Sossou, administrateur et co-fondateur du Groupe African Lease. « On est noté A1- à court terme et A à long terme. Aujourd’hui, si vous n’avez pas la confiance dans le monde des capitaux, on va vous demander des garanties. Cette note qui nous est attribuée indique que nous avons un risque faible. C’est donc une confiance attribuée à nos partenaires. Si nous allons aujourd’hui sur le marché des capitaux, nous pouvons bénéficier de cette confiance et les partenaires financiers ne peuvent plus nous demander des garanties. C’est une grande marque de confiance. Être noté avec une perspective stable à court terme et à long terme, c’est un élément très significatif pour nous. Nous avons une grande ambition : nous étendre dans la sous-région », ajoute-t-il. Le Groupe African Lease est un établissement financier à caractère bancaire. Ses
Le FMI échange avec les médias
Le conseil d’administration du FMI a approuvé le 20 décembre 2024, la première revue de l’accord au titre de la FEC en faveur du Togo. Ce qui a permis aux autorités de tirer l’équivalent d’environ 57,4 millions de dollars (44,0 millions de DTS). Le conseil d’administration a approuvé cet accord de 42 mois au titre de la FEC en mars 2024. Une conférence de presse a été organisée par le Représentant Résident du FMI le 09 janvier 2025 pour présenter les principales conclusions de cette revue. « La croissance du Togo est restée robuste et l’inflation se modère. Les perspectives à moyen terme sont globalement favorables, avec une croissance qui restera robuste, mais aussi des risques élevés. Le Togo a poursuivi son programme de réformes et le programme est en bonne voie. Les priorités sont les suivantes : i) rendre la croissance plus inclusive tout en renforçant la viabilité de la dette, et ii) mettre en œuvre des réformes structurelles pour soutenir la croissance et limiter les risques pour le secteur financier et les finances publiques qui y sont associés », déclare le FMI. En effet, le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la première revue de l’accord FEC en faveur du Togo. La décision du conseil d’administration permet le décaissement immédiat de 44,0 millions de DTS (environ 57,4 millions de dollars), qui seront utilisés à des fins d’appui budgétaire. L’accord au titre de la FEC fournit un financement global de 293,60 millions de DTS (environ 390 millions de dollars). Le 1er mars 2024, le FMI a approuvé l’accord au titre de la FEC pour aider les autorités à faire face aux conséquences des chocs observés depuis 2020, notamment la pandémie de COVID-19 et la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires et des carburants. Les autorités togolaises ont été en mesure d’atténuer l’impact de ces chocs sur l’économie et la population togolaises. Cependant, cela s’est traduit par une augmentation des déficits budgétaires et de la dette. Le programme du gouvernement soutenu par le FMI vise i) à rendre la croissance plus inclusive tout en renforçant la viabilité de la dette, et ii) mettre en œuvre des réformes structurelles pour soutenir la croissance et limiter les risques pour le secteur financier et les finances publiques qui y sont associés. Les perspectives à moyen terme sont globalement favorables, avec une croissance soutenue et durable. La croissance économique a atteint 5,6 % en 2023 et les projections sont de 5,3 % sur la période 2024–25, puis d’environ 5,5 % par an selon les projections des services du FMI, à moins que des chocs défavorables majeurs ne surviennent. L’inflation globale a fléchi à 3,3 % en octobre 2024 et l’inflation sous-jacente (hors prix des denrées alimentaires et du transport) à 2,2 % (moyennes annuelles). Cependant, les perspectives sont sujettes à des risques élevés. En particulier, les attaques terroristes dans le nord du pays se poursuivent sans relâche et semblent s’intensifier, ce qui exerce une pression sur les dépenses. Les autorités sont confrontées à des arbitrages difficiles entre le rééquilibrage budgétaire visant à réduire la charge de la dette et la nécessité de maintenir une croissance vigoureuse dans un contexte d’espace budgétaire limité. La mise en œuvre du programme est en bonne voie. Les autorités ont rempli tous les critères de réalisation quantitatifs à fin juin et les perspectives d’atteindre les objectifs quantitatifs pour le reste de l’année de 2024 sont favorables. Les autorités ont aussi implémenté deux des quatre repères structurels prévus, et sont en train de prendre des mesures pour remédier aux éléments limités qui ont entraîné l’implémentation partielle de deux repères. En outre, les perspectives d’atteindre les deux repères de décembre sont bons. Enfin, les autorités ont bien progressé dans la réforme de la dernière banque publique. A l’issue de la réunion du conseil d’administration, M. Bo Li, directeur général adjoint et président par intérim, a déclaré : « Les autorités togolaises ont fait preuve d’une bonne mise en œuvre du programme appuyé par la facilité élargie de crédit (FEC). Les autorités ont atteint tous les objectifs quantitatifs malgré les problèmes de sécurité et le durcissement des conditions de financement, et ont fait des progrès dans les réformes structurelles visant à renforcer la mobilisation des recettes, l’inclusion et la gestion des finances publiques. Les perspectives du Togo sont exposées à des risques élevés, globalement comme lors de la demande de programme en mars 2024, alors que les conditions de sécurité se sont dégradées. Dans cette optique, la conception du programme, telle qu’elle a été conçue au départ, reste globalement appropriée, et les autorités doivent poursuivre sa mise en œuvre avec détermination afin de placer le pays sur la trajectoire d’une croissance forte et durable. » « Dans le domaine de la politique budgétaire, les autorités devraient continuer de chercher à remédier aux vulnérabilités liées à la dette dans un contexte de vulnérabilité régionale, tout en soutenant la croissance et en renforçant l’inclusion. A cette fin, il sera important de mettre en œuvre l’ancrage budgétaire convenu en limitant les déficits budgétaires à 3 % du PIB à compter de 2025, de continuer à augmenter les recettes fiscales tout en rendant la fiscalité plus efficiente, et de mettre en œuvre des réformes structurelles visant à accroître l’efficience des dépenses et à rendre le filet de protection sociale plus efficace et efficient. Il sera également essentiel de poursuivre les efforts visant à renforcer la gouvernance ». Il a également fait savoir que « la récente demande d’assistance technique du FMI des autorités pour la préparation d’un rapport diagnostic sur la gouvernance est accueillie avec satisfaction, de même que leur engagement à renforcer le cadre des déclarations des bénéficiaires effectifs des entreprises adjudicataires des marchés publics. En ce qui concerne le secteur financier, les autorités devraient poursuivre la réforme de la banque publique restante en alignant ses fonds propres sur les exigences réglementaires et en réformant ses activités pour garantir sa stabilité et sa rentabilité. Il sera important aussi de renforcer le dispositif de lutte contre le blanchiment
Des propositions du Secteur Privé
Les acteurs du secteur privé de la région de la Kara ont dorénavant leur porte–voix. L’antenne régionale de Kara du comité de concertation Etat – Secteur Privé est opérationnelle depuis le jeudi 23 janvier 2025. A cette occasion, le Secteur Privé a fait des propositions qui ont retenu l’attention du ministre de l’Economie et des Finances, Georges Barcola. Il est clair qu’après l’instauration d’une plus grande confiance entre le gouvernement à travers le CCESP et le secteur privé togolais basé dans la région Maritime, plus précisément à Lomé, l’idéal serait de faire un maillage du territoire pour l’ancrage réaliste de ce climat de confiance entre l’État et le secteur privé. Des réflexions du secteur privé Cette confiance n’a pas laissé indifférent le président de l’Association des Grandes Entreprises (AGET), Jonas Daou, qui a déclaré : « Je salue cette première rencontre délocalisée. Cette session de ce jour me donne envie d’avoir un rêve. Car 2025 va être donc une année extraordinaire pour le secteur privé togolais. Cette année commence avec un événement spécifique qui va booster l’énergie des acteurs économiques privés dans l’ensemble. Le jalon qui s’est posé aujourd’hui va permettre de dynamiser l’envie de créations des entreprises, aussi bien à Lomé qu’à l’intérieur du pays. Je vais faire des propositions pour mieux faire les affaires au lieu d’un discours ». Institutionnalisation des réponses administratives, l’implication des territoires dans le développement, poursuite du renforcement des capacités des parties prenantes dans le cadre du dialogue public-privé, fiscalité, concurrence, corruption et infrastructures, sont les sujets abordés par l’orateur dans ses propositions. Réponses du ministre Barcola Aux préoccupations relevées par le président de l’AGET, le ministre de l’Economie et des Finances, Georges Barcola, a donné des pistes de solution. En ce qui concerne la nécessité de répondre aux correspondances, le ministre Barcola a donné raison au président de l’AGET. « C’est une question de respect, d’efficacité et de bonne gouvernance. Je peux vous assurer que cette préoccupation est partagée au plus haut niveau de l’État. Le ministère de la Réforme, sous l’impulsion de Gilbert Bawara, travaille activement à améliorer la qualité du service public en intégrant notamment des indicateurs de performance liés à la réponse aux demandes. », a-t-il fait savoir. Sur le point de l’implication des territoires, le ministre a déclaré que la création d’antennes régionales du cadre de concertation Etat – Secteur Privé est une initiative louable qui va permettre de rapprocher l’administration des acteurs économiques locaux et de mieux prendre en compte leurs spécificités. Il s’agit là d’une véritable décentralisation économique qui doit se traduire par une implication accrue des territoires dans le développement de notre pays. Le Président du comité technique de concertation Etat – Secteur Privé a également évoqué le cas des infrastructures. « Le développement des infrastructures est un enjeu majeur pour notre pays. Je partage l’analyse de M. Daou sur l’importance des chemins de fer et des autres infrastructures de transport. Cependant, la réalisation de tels projets nécessite des investissements considérables que nous ne pouvons pas financer seuls. Nous devons donc rechercher des partenariats public-privé et mobiliser des financements internationaux », a laissé entendre le ministre Barcola. Par ailleurs, il a évoqué le moteur de développement que représente la concurrence, mais qui doit être loyale. « Il est inacceptable que les entreprises locales soient confrontées à une concurrence déloyale de la part de grandes multinationales. C’est pourquoi le gouvernement est déterminé à renforcer le cadre réglementaire pour garantir une concurrence équitable », a-t-il relevé. « La lutte contre la corruption est une priorité absolue pour le gouvernement. La création de la Haute Autorité de lutte contre la corruption, inscrite dans notre Constitution, témoigne de notre volonté de combattre ce fléau. Nous devons tous travailler ensemble pour instaurer une culture de la transparence et de l’intégrité », a ajouté le ministre Barcola. Sur la préoccupation relative à l’Etat stratège, il dit être d’accord. Selon lui, l’Etat doit fixer les règles du jeu, créer un environnement favorable aux entreprises et investir dans les secteurs clés de l’économie, mais il doit également se montrer plus agile et plus réactif face aux évolutions économiques et technologiques. « Je voudrais remercier une nouvelle fois M. Daou pour son intervention. Ses propositions sont précieuses et nous aideront à construire un avenir meilleur pour notre pays. Je suis convaincu que si nous travaillons ensemble, nous parviendrons à relever les défis qui sont les nôtres », a affirmé le ministre Barcola. La cérémonie d’installation de l’antenne de la région de Kara marque une étape importante dans le déroulement de l’agenda du comité de concertation Etat-secteur privé. Cette antenne jouera ainsi donc un rôle fondamental dans le développement du secteur privé régional. Le Comité Régional de Concertation de la Kara a pour mission principale de promouvoir un dialogue public-privé effectif et permanent à l’échelle locale. Il sera le relais des préoccupations des acteurs économiques de la région et jouera un rôle de veille sur les défis et opportunités du tissu entrepreneurial local. Concrètement, il s’agira, pour le Comité, de collecter et examiner les préoccupations des entreprises de la région afin de leur apporter des solutions concrètes et adaptées, relayer les initiatives du gouvernement en faveur du secteur privé, en s’assurant qu’elles atteignent efficacement les acteurs économiques locaux, créer une culture de dialogue à la base, en favorisant l’écoute et la collaboration entre les différents acteurs. Le Comité de Concertation Etat – Secteur Privé (CCESP Togo), est créé en 2017, avec pour mandat d’œuvrer à l’enracinement de la culture de dialogue afin de renforcer la confiance mutuelle entre acteurs publics et privés.
ORABANK et SUNU Bank : Habitées par la crise
Elles n’ont rien en commun, à part le même secteur d’activités qu’elles se partagent. Mais elles ont des maux identiques depuis un moment, comme si elles étaient des sœurs jumelles. Alors qu’un calme précaire règne en leur sein, notamment ORABANK et SUNU Bank, suite à la suspension d’une grève des employés qui couvait les 30 et 31 décembre 2024 pour diverses raisons, elles ont décidé de fermer certaines de leurs agences en activité au Togo. Au total, dix (10) agences sont concernées par les décisions des deux banques. Explications. ORABANK dans une mauvaise passe Agence de la Rue du Commerce, Agence Rond-Point Aéroport et Agence de Kanté, trois (03) agences d’ORABANK Togo. Depuis quelques jours, la clientèle de cette banque qui a du mal à sortir de la crise sous plusieurs aspects, est informée qu’à compter du 31 janvier 2025, ces agences seront fermées. « Ainsi, les services fournis (…) cesseront, mais un guichet automatique sera mis à votre disposition afin de vous faciliter les opérations courantes. Nous tenons à rassurer que tous les comptes actuellement détenus dans cette agence seront disponibles dans toutes les autres agences environnantes et que les détails de vos comptes ne seront pas disponibles. Nous nous engageons à continuer à vous fournir un service de qualité », précise la note d’information publiée par ORABANK. Les raisons de ces fermetures ne sont pas officiellement communiquées. Mais selon nos sources, ces agences concernées par la fermeture ne sont pas rentables. Conséquence, la direction générale a décidé de s’en séparer pour économie de charges. Cette décision intervient justement dans un contexte où ORABANK bat toujours de l’aile en ce qui concerne son rachat par VISTA Bank toujours non approuvé et au lendemain d’une grève du personnel avortée à la dernière minute et qui portait sur un désaccord avec la direction générale concernant la gestion des prélèvements uniques des échéances mensuelles effectués sans un accord préalable. En effet, les employés demandaient également la prise en charge totale de la part des cotisations de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) par la banque. Elle fait également suite à une grosse panne informatique ayant perturbé les opérations bancaires en début d’année au sein du réseau d’ORABANK. Des problèmes récurrents qui suscitent beaucoup d’interrogations au sein de l’opinion, notamment de la clientèle de ladite banque sur la capacité de l’institution à être plus résiliente pour faire face à ces différents chocs et sortir de l’ornière. SUNU Bank : l’autre casse-tête Actuellement dans une situation très délicate, SUNU Bank notifie, contre toute attente, une information sur la fermeture d’agences au collège des délégués du personnel et délégués syndicaux. Au total, sept (07) agences et Point Cash sont concernés : Bafilo, Kanté, Niamtougou, Pya dans la région de la Kara, Bassar dans la région Centrale, Anié dans la région des Plateaux, et Baguida dans la région Lomé Commune. La direction générale explique cette décision par « une réorganisation du réseau d’agences » voulue par le Conseil d’Administration en sa séance du 18 novembre 2024. « Cette décision qui sera effective pour compter du 1er mars 2025, nous permettra de rationaliser la capillarité de notre réseau de distribution et d’offrir une meilleure prise en charge de la clientèle dans nos régions. Les dispositions seront prises pour assurer la continuité de nos services aux clients des agences à fermer et à répondre aux besoins de l’ensemble de notre clientèle. Une séance sera organisée pour l’information du staff en temps opportun », détaille SUNU Bank. Fin 2024, le personnel de cette banque était dans tous ses états. Selon nos informations, la grève annoncée s’était heurtée à la panique et au sentiment de peur de certains. Cette grève était motivée par plusieurs violations des lois et règlements, notamment la remise en cause de clauses contractuelles et des accords antérieurs entre les salariés et les anciens dirigeants, la suspension unilatérale de l’octroi du crédit au personnel par note de service du 1er octobre 2024 dont le contenu est contraire aux procédures internes de financement d’un crédit ainsi que celles de la réglementation bancaire, la régression des droits des travailleurs prévus dans le contrat de l’indemnité de fin de carrière, notamment ceux relatifs à la bonification du taux d’intérêt de 2,5% l’an sur l’épargne individuelle constituée pour chaque salarié précédemment acquis dans ledit contrat auprès de GTA-C2A-Vie. Nicolas EDORH
Réouverture officielle de l’hôtel-école Lébénè
Anciennement connu sous le nom de l’hôtel IBIS, l’hôtel-école Lébénè a été inauguré hier mercredi 18 décembre 2024, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère, après deux ans de rénovation, pour un coût global de 3,5 milliards FCFA. Fruit du management et du savoir-faire de Nathalie Manzinèwè Bitho en sa qualité d’administrateur provisoire, la rénovation de cet hôtel s’inscrit dans le cadre du plan de relance du secteur hôtelier au Togo. « Le financement de la rénovation de l’hôtel-école Lébénè est le fruit de la volonté de Son Excellence Monsieur le Président de la République, qui nous a instruits de redonner vie à ce joyau historique, en nous appuyant sur la gestion maîtrisée de l’hôtel Sarakawa. C’est donc grâce à la bonne gestion de l’hôtel Sarakawa que les travaux de rénovation de Lébénè ont été entièrement financés à hauteur de 3 milliards de FCFA. C’est un peu comme ce que font les consortiums étrangers lorsqu’ils rachètent d’autres entreprises. Au Togo, le climat des affaires voulu par Son Excellence Monsieur le Président de la République permet de réaliser de telles prouesses. D’ailleurs, l’hôtel Sarakawa poursuit également son expansion », a déclaré Nathalie Bitho. Un hôtel-école moderne Les travaux, réalisés par des experts locaux et internationaux, ont permis de repenser les chambres et les espaces communs, de moderniser les cuisines et les espaces de restauration, ainsi que de rénover la piscine avec des matériaux de qualité. Des pompes neuves ont été installées, des vestiaires et des douches nouvellement construits, ainsi que des draps de bain, des transats et des parasols. De plus, des travaux de renouvellement ont été effectués sur la dalle, le staff des salles de réunion, le ponçage dans le hall, le bar et les salles de réunion. D’autres améliorations comprennent la construction des salles de classe, des toilettes rénovées, des baies vitrées au 5ème étage, la création d’un jet d’eau et d’une piste de danse, ainsi que la rénovation du couloir des mariés, des terrasses, des vestiaires de la piscine, du bâtiment technique et du parking. En outre, des systèmes Internet, de téléphone, de sécurité incendie, de transmission d’imagerie, de téléphonie et de badgeage ont été installés. A l’issue de ces travaux, l’hôtel-école Lébénè dispose toujours de 108 chambres modernes, confortables et élégantes, entièrement équipées avec climatisation à eau glacée, Wi-Fi gratuit, télévision à écran plat et salles de bain privatives. L’hôtel propose également des salles de conférence pour des réunions, séminaires et événements professionnels, ainsi que de nombreuses terrasses et espaces verts pour des manifestations ou des moments de détente. Sa piscine entièrement reconstruite offre un espace propice à la détente, au repos et au bien-être. L’hôtel abrite également un restaurant gastronomique Le Cocotier, et un bar Wharf, qui mettent en valeur la cuisine togolaise et internationale. Un parking spacieux et sécurisé est également disponible. « L’hôtel-école Lébénè renaît de ses cendres. Complètement rénové, il est désormais dans de meilleures conditions et propose des prix compétitifs. Je tiens à féliciter Mme Bitho pour sa gestion remarquable. A la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo, nous visons également à développer l’hôtellerie à l’intérieur du pays. Avec l’Etat, nous comptons gérer les hôtels de l’intérieur », a déclaré José Symenouh, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo. L’hôtel-école Lébénè offre désormais une gamme complète d’installations et de services adaptés aux besoins des voyageurs et des entreprises. Première école de formation hôtelière en Afrique de l’Ouest, créée en 1989 et fermée en 2003 après sa reprise par le groupe Accor sous le nom d’hôtel Ibis, l’hôtel-école Lébénè rouvre ses portes avec une école dédiée à la formation des futurs leaders du secteur hôtelier. « Avec la réouverture de l’école de formation hôtelière, l’hôtel-école Lébénè réaffirme sa vocation à former des professionnels compétents pour répondre aux exigences du secteur hôtelier. Il ambitionne de devenir une référence en matière de formation et de perfectionnement en hôtellerie et en tourisme, et de se positionner comme un modèle d’excellence pour la formation hôtelière en Afrique de l’Ouest », a laissé entendre Nathalie Bitho. Créé en 1958 au cœur de Lomé, la capitale togolaise, l’hôtel-école Lébénè se situe à proximité du littoral et est le lieu où a été signé le parchemin proclamant l’indépendance du Togo en 1960. Il fait face à l’Océan Atlantique, entouré d’un vaste jardin et à proximité de plusieurs points d’intérêt majeurs. L’hôtel se trouve au centre du quartier administratif et à moins de 5 km de l’aéroport international Gnassingbé Eyadema, soit à 15 minutes en voiture, ce qui en fait un emplacement idéal pour les voyageurs. Nicolas EDORH
BOA-TOGO intègre le climat et le social dans ses financements
Bank Of Africa – Togo passe un nouveau cap. Désormais, la banque va agir davantage pour un avenir durable. Elle a décidé d’intégrer des enjeux environnementaux et sociaux dans ses décisions de financement. Engagée dans le développement durable en Afrique, BOA-TOGO adopte une approche résolument responsable en intégrant les enjeux environnementaux et sociaux dans toutes ses décisions de financement. « Avec notre slogan fort Tous engagés, Tous concernés, nous réaffirmons notre volonté d’être un acteur de premier plan en matière de finance durable, en soutenant des projets qui respectent la planète et encouragent un développement inclusif », précise la banque. A travers cette démarche, BOA-TOGO vise à encourager des initiatives qui contribuent à la préservation des ressources naturelles, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et à la promotion de l’égalité sociale. En sélectionnant des projets ayant un impact positif sur l’environnement et la société, nous agissons avec responsabilité et transparence envers nos clients, nos collaborateurs et la communauté. Concrètement, la stratégie de BOA-TOGO repose sur l’intégration d’indicateurs environnementaux, sociaux, et de gouvernance (ESG) dans l’évaluation des projets financés. A travers ce prisme ESG, Bank Of Africa fait le choix de privilégier les projets ayant une forte valeur ajoutée pour la société et contribuant positivement aux objectifs de développement durable (ODD) définis par les Nations Unies. En pratique, cette politique se traduit par le financement de projets respectueux de l’environnement, qu’il s’agisse d’énergies renouvelables, de gestion durable des ressources, ou d’initiatives de réduction de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Bank Of Africa – Togo invite ses partenaires, clients et toutes les parties prenantes à s’engager activement dans cette démarche en faveur d’une finance plus verte et plus inclusive. « Ensemble, nous avons le pouvoir de contribuer à un avenir qui respecte la planète tout en favorisant la prospérité de tous », déclare BOA-TOGO.
Perspectives économiques : Tendances positives, Difficultés et Priorités
Le rapport portant sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne, édition 2024, a été présenté hier mercredi 27 novembre 2024 à l’Université de Lomé par le Fonds Monétaire International (FMI) au Togo, en présence des étudiants de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) et de leurs doyens. Sous le thème « entre réformes et grandes espérances », ce rapport relève trois tendances positives, trois tendances négatives et met en exergue trois priorités pour l’action publique des gouvernements. Le cas du Togo a été également évoqué. Les principales conclusions de ce rapport font état de trois tendances positives. Il s’agit de la réduction des déséquilibres macroéconomiques, la réouverture des marchés internationaux et la reprise économique timide. « Les déséquilibres macroéconomiques ont commencé à se résorber. Je veux parler de déficit budgétaire, l’inflation en baisse, les pressions sur les taux de change qui se sont réduites. L’accès au financement extérieur, c’est la deuxième bonne nouvelle positive qui est arrivée pour la sous-région. La troisième tendance positive, c’est le fait que la croissance a repris, même si elle est encore timide », a déclaré Maximilien Kaffo, Représentant Résident du FMI au Togo. Les trois tendances négatives ou les trois difficultés persistantes relevées dans le rapport concernent le fait que malgré l’amélioration de la position extérieure des pays de la sous-région, il y a encore beaucoup de pays qui n’ont pas accès au financement. « Cette pénurie de financement persiste et les taux d’intérêt continuent d’être élevés pour ceux qui veulent lever des financements sur des marchés internationaux. La deuxième difficulté qui persiste, c’est au niveau de la croissance. Elle reste faible par rapport au niveau requis pour réduire l’écart entre les pays de la sous-région et les autres pays en développement et les pays avancés. La troisième mauvaise nouvelle, c’est le fait qu’on observe dans la sous-région, une sorte de frustration liée aux réformes mises en place par les gouvernements de la sous-région. Ces frustrations viennent du fait que le coût de la vie est chère et les augmentations liées au fisc ne sont accueillies favorablement et les populations sont fatiguées après avoir subi une succession de chocs qui a réduit leur pouvoir d’achat de façon considérable », a indiqué Maximilien Kaffo. Le rapport aborde également trois priorités pour l’action publique pour les gouvernements de la sous-région. La première, c’est de trouver le bon équilibre, le bon dosage entre les différentes politiques économiques que les pays doivent mettre en place, en tenant compte des déséquilibres qui existent. Si ces derniers sont importants, le rapport précise qu’il faut aller vers des réformes pour s’attaquer aux problèmes très rapidement. La deuxième recommandation consiste à demander aux gouvernements de continuer l’assainissement des finances publiques, en s’assurant de protéger les dépenses essentielles et les dépenses qui favorisent les populations vulnérables. La dernière recommandation, c’est de mettre en place un cadre institutionnel qui favorise la confiance des populations par rapport aux réformes qui seront mises en œuvre. « Toutes les politiques qui vont dans le sens de l’amélioration de la gouvernance et de la transparence au niveau des finances publiques seront les bienvenues pour renforcer la confiance des populations par rapport aux mesures que les gouvernements seront obligés de prendre pour pouvoir résoudre les challenges auxquelles ils font face en ce moment », a affirmé le Représentant Résident du FMI au Togo. Le cas du Togo Sur le cas précis du Togo, le Représentant Résident du FMI au Togo informe qu’en ce qui concerne la croissance, la performance du pays est au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne. « Pour les finances publiques, les autorités se sont engagées à ramener le déficit à 3% d’ici à 2025, ce qui est un objectif vraiment louable et elles ont commencé à le faire. Les premiers éléments que nous avons, nous donnent de penser qu’elles vont être capables de nous ramener ce déficit à environ 4,5% du PIB cette année quand on exclut les dépenses liées à la restructuration du secteur financier. Le Togo a la chance d’être vu dans la sous-région comme un pays réformateur, ce qui lui accorde cet avantage d’avoir accès à des financements concessionnels », a-t-il fait savoir. Nicolas EDORH