Une nouvelle réunion du Comité de concertation Etat – Secteur Privé s’est déroulée hier mercredi 09 avril 2025 à Lomé. Elargie aux syndicats qui se sont massivement mobilisés aux côtés des organisations patronales et des associations de jeunes entrepreneurs pour discuter avec l’administration publique représentée par le ministre de l’Economie et des Finances, Georges Barcola, cette réunion a porté sur des points importants à l’ordre du jour dont l’Office Togolais des Recettes (OTR), notamment la question des pénalités pour les entreprises et certaines taxes, la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) et bien d’autres sujets de préoccupation du Secteur Privé. Le ministre de l’Economie et des Finances, a rappelé, d’entrée, l’importance des réunions du Comité de concertation Etat-Secteur Privé. « Il y a trois mois, nous avons organisé un atelier sur la thématique pour une administration publique plus favorable aux affaires. Nous revenons à la charge aujourd’hui, pour souligner l’intérêt d’une administration publique plus agile et plus performante. La présente session est plus focalisée et a pour objectif d’apporter des réponses concrètes aux demandes récurrentes du Secteur Privé, en lien avec l’OTR et la CNSS, deux administrations au cœur du partenariat entre l’Etat et le Secteur Privé », a souligné le ministre Georges Barcola. Rappelant la précieuse contribution du Secteur Privé à l’économie nationale, le ministre a insisté notamment sur les chiffres : « Je confirme qu’en 2024, la part du Secteur Privé à la richesse nationale a représenté 76,8% du PIB national contre 77,1% un an plus tôt. De même, l’emploi privé s’établit sur les cinq dernières années, à près de 98% des emplois du pays. Face à ces performances encourageantes voire prometteuses, l’Etat est engagé depuis plusieurs années dans des reformes très ambitieuses destinées à créer les conditions optimales pour stimuler le développement des entreprises ». Il a fait savoir à l’assistance que l’une des réformes majeures en cours en ce moment est celle du service public qui vise à faire en sorte que l’administration publique soit davantage orientée vers les besoins de l’économie, avec un accent particulier sur l’éthique, la déontologie et l’écoute. Le Secteur Privé pas totalement satisfait Après avoir écouté les représentants de l’Office Togolais des Recettes (OTR) sur les préoccupations et recommandations du Secteur Privé et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) sur la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), la parole a été donnée au Secteur Privé. Le président de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), Jonas Daou, a d’abord félicité le gouvernement, notamment le ministère de l’Economie et des Finances pour la qualité et la régularité des réunions du Comité de concertation Etat-Secteur Privé. Il dit avoir noté trois aspects dans les propos introductifs du ministre Barcola. Il s’agit du dialogue public-privé qui est une priorité nationale, la nécessité d’avoir une administration publique plus agile et plus ouverte au Secteur Privé, et la citation du Chef de l’Etat relative à l’impérieuse nécessité de réformer nos habitudes pour rendre le pays plus attractif. C’est à la lumière de ces trois aspects qu’il a analysé les réponses de l’OTR et de la CNSS aux préoccupations du Secteur Privé. « Nous aurions souhaité que le représentant de l’OTR suive les indications que vous avez données, Monsieur le Ministre : priorité nationale, impérieuse nécessité de changer les habitudes et une administration business friendly », a fait savoir le président de l’AGET qui a d’ailleurs plaidé pour la présence du responsable de l’Unité de Politique Fiscale (UPF) aux prochaines réunions du Comité de concertation, afin de répondre clairement aux questions fiscales pour lesquelles le représentant de l’OTR a fait mention de son Unité. « Je voudrais rappeler à l’OTR que ce n’est pas tout à fait vrai que le chiffre d’affaires n’est pas compliqué. Même sur ce point, le Code Général des Impôts en son article 120 laisse un petit flou. Et notre souhait, c’est que lorsqu’il y a doute, que le doute profite au contribuable. Nous souhaitons, Monsieur le Ministre, que les textes de loi soient le plus précis possible pour éviter les interprétations, les contentieux, etc. », a-t-il mentionné. « Les questions de sanction et de pénalité sont revenues souvent dans la présentation et le tableau synthétique des réclamations des entreprises. Le sentiment de la majorité des entreprises, c’est que les contrôles sont spécifiquement ou majoritairement orientés autour des questions de sanction et de pénalité. Ce que les entreprises payent en pénalité, c’est des choses en moins sur leur capacité à investir et à créer de nouvelles opportunités d’emploi, de valeur ajoutée, de redistribution, etc. C’est important à regarder. C’est énormément d’argent qui va parfois jusqu’à 40% des frais incriminés. Ce n’est pas rien. On ne peut pas juste donner le sentiment que c’est juste pour corriger ou faire peur à quelqu’un. Un entrepreneur qui a déjà pris le risque d’investir sont intelligence, ses ressources, son temps pour créer des entreprises, créer des emplois, créer des opportunités, n’est pas quelqu’un à qui on fait peur. C’est quelqu’un qu’on doit encourager à créer de la richesse. Si c’était si simple, je pense qu’on serait tous des entrepreneurs. Donc nous souhaitons, Monsieur le Ministre, que cette question soit traitée en priorité », a-t-il ajouté. Il a également précisé, sur le point des PME, l’importance de revoir la question de l’enregistrement des marchés qui les pénalise au regard du fait qu’elles soient obligées de s’endetter pour régler la facture et a plutôt proposé d’aller vers un écosystème plus souple qui leur permettre de payer graduellement, au fur et à mesure qu’elles rentrent également dans leurs droits vis-à-vis de leurs clients. En ce qui concerne la CNSS et l’AMU, le président de l’AGET a avoué, au nom du Secteur Privé, être resté sur sa faim et a fait des propositions dans le cadre de l’amélioration de la mise en œuvre de l’AMU. « Nous voulons comprendre pourquoi les cartes ne sont pas distribuées, pourquoi les entreprises n’ont toujours pas de cartes. Depuis la mise en œuvre de l’AMU, parce qu’on n’a pas de cartes, parce que les référents ne sont pas en place, les entreprises sont
CBI Togo inaugure l’Agence Academia exclusivement dédiée aux étudiants
Coris Bank International Togo (CBI TOGO) a inauguré le jeudi 27 mars 2025 à Lomé, l’Agence Academia, une agence bancaire dédiée spécifiquement à la communauté universitaire. Cet événement marquait non seulement l’aboutissement d’une décennie de présence au Togo, mais également un engagement renouvelé de la banque envers l’inclusion financière des étudiants, enseignants et chercheurs. Située au carrefour 3K, dans les locaux de l’ex-agence Baraka, l’Agence Academia incarne l’ambition de CBI TOGO de « faire la banque autrement ». L’agence propose des solutions bancaires innovantes, accessibles et adaptées aux besoins spécifiques des membres de la communauté universitaire. Au cœur de cette initiative, le compte étudiant Coris Academia, conçu pour faciliter les opérations bancaires des étudiants, est accompagné d’une gamme de services modernes tels que le crédit « Coris Réussite » pour financer les études, ainsi qu’une plateforme de paiement mobile avec Coris Money. L’événement a été marqué par la présence de personnalités dont le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Kanka-Malik Natchaba, ainsi que des responsables universitaires, du Directeur Général de CBI TOGO et de ses collaborateurs. La Directrice du Réseau des Agences de CBI Togo, Payaki Walla-N’gnama, a souligné l’importance de cette agence, rappelant que l’objectif est de créer une agence plus proche des étudiants, afin de répondre efficacement à leurs besoins financiers et de simplifier leurs démarches. Un service particulièrement apprécié est le SMS Alert, un outil gratuit permettant aux étudiants de suivre leurs opérations bancaires directement depuis leur téléphone mobile. Coris Academia est conçu pour être une agence de proximité, avec une équipe spécialement formée pour accompagner les étudiants, tout en offrant une gamme complète de services, y compris des crédits et des transferts rapides d’argent. Donwe Kassomina, représentant du HaCAME (Université de Lomé), a souligné que CBI TOGO a su écouter et répondre aux préoccupations des étudiants, notamment en ce qui concerne les difficultés liées aux bourses et allocations. « Coris Bank a compris notre langage et a apporté une solution innovante pour faciliter la vie des étudiants », a-t-il déclaré. L’Agence Academia fait partie d’une série de 18 agences de Coris Bank International au Togo, qui comptabilise depuis son lancement plus de 42 000 étudiants ayant ouvert un compte. Alassane Kaboré, Directeur Général de CBI Togo, a rappelé que cette agence est le fruit d’une convention signée en 2022 avec le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, marquée par l’attribution de stages aux étudiants et l’ouverture de comptes étudiants. Cette action témoigne de l’engagement de Coris Bank à soutenir l’éducation financière et à accompagner les jeunes dans leur parcours académique. Le compte Coris Academia est spécialement conçu pour les étudiants des universités publiques et privées. Il offre de nombreux avantages, notamment l’absence de frais d’ouverture et de dépôt minimum, et un tarif de gestion particulièrement abordable, soit 2 000 francs CFA pour l’année. La banque a également mis en place une solution de porte-monnaie électronique Coris Money, permettant aux étudiants de retirer de l’argent facilement, à partir de l’un des nombreux points de retrait à travers le pays. « Nous souhaitons aller encore plus loin avec de nouvelles idées pour accompagner les étudiants, mais ces projets sont encore en réflexion », a ajouté le Directeur Général, Alassane Kaboré. Ce projet s’inscrit dans la stratégie de Coris Bank Togo, qui aspire à devenir une banque « Rare, Rapide et Réactive ». En cette année de son 10ème anniversaire, la banque réaffirme son engagement à offrir des services bancaires de qualité et adaptés aux besoins de ses clients, tout en restant fidèle à sa mission, celle de faire la banque autrement. Yao KPOWOADAN
Estelle Komlan prend les rênes d’Ecobank Togo
Le groupe bancaire panafricain Ecobank a annoncé, ce lundi 24 mars, la nomination d’Estelle Fafa Akue Komlan au poste de Directeur Général d’Ecobank Togo. Une nomination qui prend effet à partir du 07 avril. « Ces nominations (dont celle de Salamata Diallo à la tête d’Ecobank Nigeria, NDLR) à la direction renforcent non seulement notre engagement à faire progresser l’égalité des sexes en promouvant davantage de femmes à des postes de direction, mais renforcent également notre engagement envers notre stratégie (…) », a indiqué Ecobank Transnational Incorporated (ETI) dans une publication sur les réseaux sociaux. Estelle Komlan dispose de plus de 15 ans d’expertise dans la banque d’entreprise, la trésorerie et la gestion financière. Elle était, jusque-là, directrice commerciale Entreprises d’Orabank Togo, chargée des grands comptes et du cash management. L’expert-comptable diplômée en finance et comptabilité de gestion de HEC Montréal a également dirigé la salle des marchés d’Orabank Togo, la seule du pays lancée en décembre 2017. A part Orabank Togo, elle a évolué à des postes de haute responsabilité chez Diamond Bank, couvrant la gestion des risques de liquidité, le correspondent banking, le trade finance et l’optimisation du bilan. Elle succède ainsi à Souleymane Touré.
Livre Blanc 2024 de l’AGET : Une vision stratégique pour l’économie togolaise
Le 5ème Livre Blanc de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a été officiellement lancé le 07 mars 2025 à Lomé, lors d’une cérémonie présidée Rose Kayi Mivedor-Sambiani, ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale. Ce document de 137 pages, intitulé « Innovations, Investissements et Politiques Publiques », analyse l’économie togolaise et fait des propositions pour une transformation durable et inclusive du Togo. Le Livre Blanc 2024, qui s’adresse à un large éventail de parties prenantes, notamment les décideurs politiques, les partenaires techniques et financiers, les médias économiques, les chefs d’entreprises et les universitaires, met l’accent sur le développement de secteurs économiques à fort potentiel tels que l’agriculture, l’agro-industrie, l’industrie, les services portuaires, la logistique, le transport et le tourisme. Le thème choisi pour cette édition « Innovations, Investissements et Politiques Publiques », reflète la nécessité d’une approche intégrée pour booster l’économie du Togo. Selon Jonas Daou, président de l’AGET, ce thème est en parfaite adéquation avec les politiques et programmes de développement du gouvernement, en particulier la feuille de route 2020-2025, et vise à orienter le pays vers une croissance durable. L’objectif du document est d’offrir une vision à long terme de l’économie togolaise, tout en prenant en compte les défis géopolitiques, économiques et sociaux mondiaux, comme la reprise post-COVID-19 et les impacts de la guerre en Ukraine. Le Livre Blanc 2024 couvre 22 secteurs économiques, avec 181 propositions formulées autour de quatre axes stratégiques. Parmi ces propositions, 15 sont jugées particulièrement urgentes et essentielles pour la compétitivité de l’économie togolaise. L’AGET plaide aussi pour un renforcement du secteur privé, moteur de la croissance, et pour des réformes économiques structurelles visant à améliorer la compétitivité des entreprises, stimuler l’entrepreneuriat et améliorer le climat des affaires. Les propositions incluent des mesures pour faciliter la création de valeur, renforcer la productivité des entreprises et développer la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), des facteurs cruciaux pour soutenir une croissance économique soutenue et inclusive. Inclusion et modernisation des infrastructures Un autre point majeur du Livre Blanc est l’orientation vers une modernisation des infrastructures et des institutions pour renforcer la résilience de l’économie. Le document met en avant l’importance de la création d’emploi et de l’harmonisation sociale pour garantir une paix et une cohésion sociales durables. L’AGET insiste également sur la nécessité de défendre et promouvoir le secteur privé togolais, notamment en améliorant son attractivité économique, tout en facilitant l’accès aux financements et en réduisant les obstacles à l’entrepreneuriat. La croissance de l’économie togolaise, en moyenne de 4,8 % du PIB entre 2020 et 2023, bien au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, témoigne de cette résilience, mais il reste encore des défis à relever en matière de diversification et de modernisation des infrastructures. Rose Kayi Mivedor-Sambiani, ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale, a salué cette initiative de l’AGET, soulignant l’importance du dialogue public-privé dans le processus de transformation économique du pays. Elle a exprimé l’engagement du gouvernement à prendre en compte les observations du Livre Blanc pour orienter ses politiques de développement. L’AGET, créée en 2007, regroupe aujourd’hui 89 entreprises membres représentant un chiffre d’affaires de 1456,42 milliards FCFA en 2023. Elle continue de jouer un rôle clé dans la défense des intérêts du secteur privé et dans la promotion d’un climat des affaires favorable à une croissance inclusive. Le Livre Blanc 2024 de l’AGET constitue un document stratégique essentiel pour orienter les politiques économiques du Togo. Il propose des solutions concrètes pour soutenir le développement des entreprises, améliorer la compétitivité du pays et promouvoir un environnement propice à l’investissement et à l’emploi. A travers ce document, l’AGET confirme son rôle central dans la transformation économique du Togo et son engagement en faveur d’une croissance durable et inclusive.
Ecobank Togo lance une version enrichie de son programme Ellever
A l’occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femme 2025, Ecobank Togo a officiellement lancé le vendredi 08 mars 2025 à Lomé, une version enrichie de son programme Ellever, dédié à l’accompagnement des femmes entrepreneures et dirigeantes. Cette initiative vise à renforcer l’inclusion financière des femmes et à soutenir l’essor des entreprises dirigées par des femmes, tout en mettant l’accent sur l’autonomisation des jeunes entrepreneures. Un programme élargi pour inclure plus de femmes Le programme Ellever, qui a fait ses preuves par le passé, s’adresse désormais à un public plus large : il inclut non seulement les entrepreneures, mais aussi les femmes occupant des postes de leadership dans des entreprises ou encore des salariés. Un accent particulier est mis sur les jeunes entrepreneures, ainsi que sur les entreprises détenues majoritairement par des femmes ou avec une forte présence féminine dans leurs instances de direction. Lors de la cérémonie de lancement, la ministre togolaise du Commerce, Rose Kayi Mivedor, a salué cette initiative. Elle a souligné que les micro-entreprises dirigées par des femmes au Togo génèrent des bénéfices supérieurs à ceux des entreprises dirigées par des hommes, selon une étude menée par la Banque mondiale. Elle a également évoqué l’engagement du gouvernement togolais pour l’inclusion financière des femmes, à travers des programmes tels que le Projet d’Appui à l’Inclusion Financière des Femmes Vulnérables (PAIFFV), qui vise à renforcer l’autonomisation des femmes vulnérables. Une réponse aux défis de l’entrepreneuriat féminin Le Directeur Général par intérim d’Ecobank Togo, Eusèbe Afoutou, a exprimé la volonté de l’institution bancaire de répondre aux défis majeurs rencontrés par les femmes entrepreneures, notamment l’accès au financement et les stéréotypes de genre. Il a également rappelé que le programme Ellever s’inscrit dans un cadre plus large d’inclusion sociale et économique, conformément aux priorités du Togo. « Les femmes entrepreneures du Togo ont déjà fait l’expérience de l’immense valeur qu’apporte le programme panafricain Ellever par Ecobank, dédié aux femmes entrepreneures africaines. Depuis son lancement au Togo en novembre 2020, 1 280 femmes ont été enrôlées dans ce programme et le montant du crédit qui leur a été accordé s’élève à plus de 5,6 milliards FCFA. Le lancement du programme enrichi étend davantage la proposition de valeur d’Ecobank pour les femmes entrepreneures africaines et illustre notre intention de renforcer notre position de banque de choix auprès d’elles », renseigne le Directeur Général par interim d’Ecobank Togo. Ecobank Togo a précédemment débloqué un montant de 2 milliards FCFA pour soutenir l’Association des Revendeuses de Pagne du Togo, en plus des mécanismes de financement déjà existants. Ces actions sont le témoignage de l’engagement de la banque à soutenir les initiatives féminines dans le secteur de l’entrepreneuriat. Le soutien gouvernemental à l’entrepreneuriat féminin La ministre Rose Kayi Mivedor-Sambiani a également mis en avant les efforts continus du gouvernement togolais pour encourager l’entrepreneuriat féminin et soutenir l’accès des femmes aux financements. En 2023, les programmes de financement du gouvernement ont permis d’allouer 109 milliards de FCFA aux femmes, en plus de soutenir 500 femmes vulnérables à travers des initiatives spécifiques. Cette nouvelle version du programme Ellever constitue une réponse aux besoins et aux attentes des femmes entrepreneures au Togo. Elle vise à offrir un environnement favorable à la réussite de ces dernières, en abordant directement des problématiques telles que l’accès aux financements et les obstacles liés aux stéréotypes de genre. Le programme Ellever enrichi en 2025 marque une étape importante dans le développement de l’entrepreneuriat féminin au Togo et renforce la position d’Ecobank en tant que partenaire stratégique des femmes entrepreneures. Cette initiative se veut être un levier pour aider à surmonter les défis auxquels sont confrontées les femmes, tout en contribuant à l’autonomisation économique et au développement durable du pays. Les principaux avantages de la nouvelle offre Ellever incluent un meilleur accès aux financements, notamment des prêts non garantis d’un montant maximum de 50 000 USD, l’intégration de clientes ayant un historique de deux ans au lieu des trois ans habituels dans le secteur bancaire, des taux d’intérêt avantageux et des exigences de garantie favorables, une aide à l’acquisition de clientèle et à l’accès à de nouveaux marchés à travers l’Afrique grâce à la plateforme innovante de mise en relation en ligne « MonEspaceCommerce » sur AfCFTA, un guichet unique pour les assurances et bien d’autres. Charles YAO
Le Togo prend la présidence de la FAPBEF-UEMOA
La Fédération des Associations Professionnelles des Banques et Etablissements Financiers de l’UEMOA (FAPBEF-UEMOA) était en réunion de Conseil Fédéral mardi dernier à Lomé. Une cérémonie présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, Georges Barcola et qui a connu le passage de témoin de la présidence du Sénégal au Togo. Président sortant de la FAPBEF-UEMOA, Bocar Sy, appuyé par une solide et efficace équipe de la direction exécutive de l’institution, a hissé la FAPBEF- UEMOA à un niveau fort appréciable par la réalisation de plusieurs actions inscrites dans les programmes d’activité durant son mandat. Dans son discours, il a remercié les membres de la Fédération pour leur soutien constant durant son mandat et félicité son successeur à qui revient le flambeau pour relever les défis auxquels fait face la profession bancaire. « Permettez-moi, en outre, d’adresser mes remerciements à mes collègues Présidents des APBEF du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau, du Mali, du Niger et du Sénégal pour leur mobilisation, leur disponibilité et leur engagement au service de la communauté bancaire des pays de l’UEMOA. Je ne doute point que cette dynamique sera maintenue car au final, nous constituons un même espace, au plan financier et au-delà. Avec leur soutien, celui des autorités administrative et monétaire, avec l’accompagnement des différents et précieux partenaires de tous bords, je fonde l’espoir que le mandat de l’APBEF-TOGO à la présidence de la FAPBEF-UEMOA soit fécond. », a déclaré Guy Martial Awona, nouveau président de la FABPEF-UEMOA. La construction de l’immeuble du siège de la FAPBEPF-UEMOA à Cotonou, au Bénin, la finalisation des procédures de la Fédération, la dynamisation du marché interbancaire par l’organisation d’un Forum sous-régional sur la Trésorerie et le marché interbancaire dans l’UEMOA, la poursuite des prospections en direction des associations bancaires d’Afrique et d’ailleurs sont autant de défis à relever. Georges Barcola : « un soldat de l’UEMOA » Dans son allocution, le ministre de l’Economie et des Finances, Georges Barcola, a évoqué deux raisons pour lesquelles il a tenu à présider personnellement les travaux du Conseil Fédération de la FAPBEF-UEMOA. « D’abord, parce que le Togo entretient de très bonnes relations avec les banques et établissements financiers installés sur notre territoire et ensuite parce que je suis un fils de l’intégration, un soldat de l’UEMOA. J’ai fait 20 ans à la Commission de l’UEMOA. Cette réunion ne pouvait donc pas se tenir en mon absence. Je tenais à être là », a affirmé le ministre Georges Barcola. Il a relevé que sur la base des dernières statistiques communautaires disponibles, il est observé sur le marché interbancaire de l’UEMOA, une tendance baissière du volume des échanges ; avec dans le même temps, un taux d’intérêt moyen de référence qui oscille entre 6,19% et 6,34%. Quant aux conditions appliquées à la clientèle, une baisse des taux d’intérêt débiteurs est amorcée, ramenant ainsi la moyenne de 7,08% à 6,82% à la fin de l’année 2024. « A l’évidence, ces chiffres traduisent les difficultés de mobilisation de ressources par les banques de l’Union, difficultés liées à la fois à l’accessibilité et au coût. Les actions votre fédération devraient contribuer à inverser cette tendance », a fait savoir le ministre de l’Economie et des Finances. Sur un autre plan, il estime que les établissements de crédit de la sous-région devraient continuer à relever les défis majeurs, avant de parler du financement des économies où il fait observer que les attentes mises dans le dispositif de soutien au financement des PME n’ont pas été comblées. « Malgré la densité du réseau bancaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), riche de 162 établissements de crédit, l’accès au financement des petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI) demeure encore un défi dans les huit Etats membres. Pour remédier à cette situation, un dispositif né de la collaboration entre les Etats, la BCEAO, le secteur bancaire et le secteur privé a été mis en place par les autorités monétaires afin d’améliorer sensiblement le financement de ce secteur essentiel pour le développement de nos économies. Malheureusement les résultats escomptés ne sont pas encore au rendez-vous. Je saisis l’opportunité de la présente session qui réunit toute la communauté bancaire et financière de notre Union, pour vous inviter à un engagement plus fort sur cette question », a ajouté le ministre Georges Barcola. La Fédération des Associations Professionnelle des Banques & Etablissements Financiers de l’UEMOA est une organisation communautaire regroupant les APBEF des huit pays de notre union. Elle joue un rôle important de représentation et d’interface entre ses membres et les administrations publiques, l’autorité monétaire à savoir la BCEAO, la Commission de l’UEMOA, l’ABAO, les autres organisations régionales et sous régionales de l’UEMOA et de la CEDEAO, le secteur privé, les associations de consommateurs, les partenaires de divers horizons, etc. Force de propositions et d’actions, de prise en charge des sujets transversaux, la FAPBEF-UEMOA veille à la qualité et au renforcement de la profession bancaire. Elle œuvre à la promotion de la bancarisation pour un système financier inclusif et performant au service du développement et de la croissance économique dans l’espace UEMOA. Nicolas EDORH
BOA Express : la solution rapide de Bank Of Africa
Bank Of Africa (BOA-TOGO) met à la disposition de sa clientèle, une solution de transfert d’argent rapide, fiable, et à moindre coût. Son nom : BOA Express. La rapidité et la sécurité des transactions financières sont de plus en plus recherchées par les usagers des services bancaires. Pour répondre à leurs besoins, le Groupe Bank Of Africa propose sa solution rapide, unique, simplifiée et sécurisée dénommée BOA Express. « Face aux frais élevés souvent associés aux transferts d’argent, le Groupe Bank Of Africa a développé BOA Express pour faciliter l’envoi et la réception de fonds entre plusieurs pays d’Afrique : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Madagascar, Niger, Sénégal et Togo », précise la banque. Comment ça fonctionne ? Pour faire un transfert d’argent via BOA Express, c’est simple. Il faut d’abord se rendre dans une agence BOA, présenter une pièce d’identité valide, remettreles fonds et renseigner les informations du bénéficiaire (nom, pays, numéro de téléphone). Ensuite, il est important de récupérer le numéro de transfert et le communiquer au bénéficiaire. Ce dernier peut retirer les fonds dans n’importe quelle agence Bank Of Africa du pays concerné. Les avantages de BOA Express sont nombreux. Il y a l’accessibilité à tous, c’est-à-dire ceux qui sont clients de la banque ou non, la rapidité du transfert (disponible en quelques minutes), la fiabilité et la sécurité de la solution, et des frais réduits pour envoyer de l’argent sereinement. Bank Of Africa Togo dispose d’un réseau de neuf agences et d’un Centre d’Affaires à Lomé, quatre agences en province. La banque propose une gamme de produits riche et variée, destinée à couvrir le plus largement possible la demande de sa clientèle.
Suspension de l’aide américaine : L’analyse de Kako Nubukpo
La suspension, le 27 janvier 2025, par le président Donald Trump de l’aide américaine au développement pour trois mois, a provoqué une onde de choc dans le monde, surtout en Afrique, dans les domaines de l’éducation et la santé. L’économiste et ancien ministre togolais, Pr. Kako Nubukpo, a donné son avis sur le sujet le week-end écoulé dans une émission de grande écoute sur une chaîne internationale. « Ce fut brutal comme annonce et, j’allais dire, un peu excessif. C’est quand même 20 milliards de dollars qui vont vers l’Afrique, normalement en provenance des États-Unis, qui n’arriveront pas cette année », commente, d’entrée, Pr. Kako Nubukpo. Selon lui, il y a les gens qui travaillent dans ces agences d’aide, comme l’USAID, qui se retrouvent au chômage technique, beaucoup d’ONG qui dépendent des financements de l’USAID qui vont se retrouver également à court d’argent et surtout les populations bénéficiaires de cette aide. « Depuis les programmes d’ajustement structurel du FMI et de la Banque mondiale, plusieurs secteurs, notamment sociaux en Afrique, dépendent quasiment de l’aide publique au développement : la santé, l’éducation. C’est-à-dire que le fonctionnement est assuré par le budget national. Mais pour l’essentiel, les budgets d’investissement dépendent en fait des aides », précise l’économiste togolais. Relativiser le poids et l’importance de l’aide américaine… L’ancien ministre de la Prospective et de l’Evaluation des Politiques Publiques indique que l’Afrique exporte à peu près 600 milliards de dollars en termes de recettes d’exportation qui ne sont pas forcément rapatriés. Et en plus, dit-il, la CNUCED nous indique qu’il y a à peu près 90 milliards de dollars chaque année de flux financiers illicites qui quittent l’Afrique en direction du reste du monde. « Donc en net, l’Afrique apporte plus au reste du monde que l’inverse. Et donc, c’est une question au fond de narratif. », déclare-t-il. « Nous nous sommes complusdans l’acceptation du narratif occidental qui consistait à dire qu’on nous aide. Dans les faits, ce n’est absolument pas vrai. Et comme en plus, nous avons toujours eu des dirigeants qui donnaient l’impression d’aller quémander auprès du reste du monde ce dont ils avaient besoin pour piloter leurs nations, il s’est installé ce narratif. Et donc il est temps d’assumer les fonctions régaliennes des États. On ne peut pas laisser les fonctions régaliennes de l’État aux aléas des flux d’aide publique au développement. Et de ce point de vue, l’annonce américaine peut servir au fond de réveil pour les dirigeants africains qui doivent comprendre qu’ils doivent assumer pleinement la souveraineté économique », ajoute Pr. Kako Nubukpo. Vers la recherche d’autres partenaires ? Pour l’économiste togolais, ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le « Sud global » avec des pays comme la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran et d’autres, vont certainement prendre la place que les Américains sont en train de laisser vide en Afrique. « Et c’est pour ça que, au fond, on a l’impression que l’Occident se tire une balle dans le pied par ce type d’annonce. Au fond, ça accrédite la thèse d’un retrait de l’Occident et ça légitime aussi une montée en puissance des BRICS », conclut-il. Et donc c’est très intéressant, d’un point de vue géopolitique, de comprendre que ce type d’annonce n’est pas neutre. Nicolas EDORH
CBI TOGO : Un Forum Clientèle pour marquer les 10 ans
Coris Bank International Togo (CBI-Togo) a célébré son 10ème anniversaire en organisant un forum clientèle jeudi dernier 26 février à Lomé. Cet événement a pour objectif de renforcer les liens avec les clients et de répondre directement à leurs attentes, tout en réfléchissant à l’avenir de l’institution. Le forum a été une occasion pour la banque de discuter des enjeux liés à son métier et de souligner son engagement envers ses clients. Placé sous le thème « Les coulisses de CBI TOGO : Métiers, obligations et engagements envers les clients », le Forum Clientèle 10 ans CBI TOGO a permis à Coris Bank International Togo de réaffirmer son engagement à offrir une qualité de service irréprochable. Alassane Kaboré, Directeur Général de Coris Bank International Togo, a souligné lors de son discours d’ouverture que le but principal de la banque est la satisfaction des clients. « Notre raison d’être, c’est d’abord satisfaire les clients. Nous vivons pour les clients. Coris Bank est certifiée ISO pour la qualité de service et elle a un devoir de redevance envers ses clients. », a-t-il déclaré. Ce Forum a également été l’occasion de briser les barrières habituelles entre la banque et ses clients, offrant une plateforme d’échange directe pour répondre aux préoccupations soulevées. Les discussions ont porté sur plusieurs sujets notamment, la réglementation bancaire, un enjeu particulièrement pertinent dans le contexte économique actuel. Koffi Messan Messie, Directeur de la clientèle des entreprises, a expliqué les mesures prises par la banque pour garantir la transparence des transactions. « Pour célébrer nos dix ans de présence au Togo, nous avons organisé ce forum afin de répondre aux questions de nos clients et d’échanger sur leurs attentes. C’est aussi l’occasion de leur expliquer les régulations auxquelles nous devons nous conformer, notamment la nécessité de connaître l’origine des fonds déposés. Nous savons que les clients veulent des réponses immédiates à leurs demandes et des services sans retard. Nous mettons tout en œuvre pour offrir une expérience client fluide et efficace, et ce, dans un cadre sécurisé », a-t-il laissé entendre. « Nous demandons à nos clients d’indiquer la provenance des fonds lorsqu’ils effectuent un dépôt et la destination de ces fonds lors d’un retrait. Cette exigence répond à des normes de sécurité et à un environnement réglementaire en constante évolution. Cette démarche vise à garantir que toutes les transactions effectuées à la banque soient conformes aux exigences légales, assurant ainsi la sécurité des fonds des clients. », a-t-il ajouté. En outre, Coris Bank International Togo a mis l’accent sur l’importance de l’accueil et de la satisfaction client. L’institution met en place des processus, afin de garantir une prise en charge optimale de chaque client, de la première rencontre à la gestion de leur compte. Dans cette optique, la banque vise à devenir plus rapide et réactive, s’engageant ainsi à offrir un service de qualité pour satisfaire les besoins de ses clients, comme l’a souligné son Directeur Général, Alassane Kaboré : « Nous voulons devenir une banque rare. » Un acteur incontournable du paysage bancaire togolais Dix ans après sa création, Coris Bank International Togo a réussi à s’imposer comme la 3ème banque du pays, avec plus de 79 000 clients bancaires, 195 000 utilisateurs de Coris Money, et un réseau de 17 agences à travers le Togo. Ce solide parcours témoigne de la volonté de la banque de répondre aux attentes de ses clients et de renforcer sa position sur le marché bancaire togolais. En dépit des défis auxquels elle a été confrontée, Coris Bank International Togo compte poursuivre son développement et améliorer ses services. L’institution continue d’évoluer pour répondre aux besoins d’un secteur bancaire en constante mutation, et aspire à jouer un rôle clé dans l’avenir économique du Togo. Un des points forts de cette rencontre a été la remise de distinctions aux sous-agents et partenaires de Coris Money, récompensant leurs performances remarquables en 2024. Cette initiative illustre l’engagement de la banque à renforcer son réseau et à valoriser ses collaborateurs. Le forum a également abordé des thématiques clés telles que la finance islamique, les obligations réglementaires et la gestion des devises. Coris Bank International Togo, c’est aujourd’hui plus de 79 000 clients bancaires, 195 000 utilisateurs de Coris Money et un réseau de 17 agences à travers le pays. Avec ces dix années de succès, Coris Bank International Togo est bien partie pour rester un acteur incontournable du paysage bancaire togolais. Yao KPOWOADAN
Crise à SUNU Bank : Le SYNBANK hausse le ton
Le Syndicat des Employés et Cadres des Banques, des Établissements financiers et des Assurances (SYNBANK) poursuit son engagement dans la résolution de la crise qui secoue SUNU Bank Togo depuis plusieurs semaines. Lors d’une Assemblée Générale Extraordinaire tenue samedi 22 février à Lomé, l’organisation syndicale a annoncé qu’elle laisserait un délai aux autorités compétentes pour trouver une solution à la crise. Cependant, en cas de non-satisfaction, une grève pourrait être envisagée dans toutes les banques membres du SYNBANK. Tout a débuté le 03 février 2025, lorsque la direction générale de SUNU Bank Togo a officiellement transmis aux représentants syndicaux et à l’inspection du travail un plan de réorganisation. Ce plan prévoit la fermeture de sept agences et cash-points jugés non rentables, la suppression de postes, la fusion d’activités et la redistribution des effectifs. Des mesures qui ont été rejetées par le SYNBANK qui considère les justifications avancées par la banque comme non valables. Au cours de cette Assemblée générale, le Secrétaire Général du SYNBANK, Awoula Baba Yati, a réaffirmé la position de l’organisation, soulignant que les arguments économiques avancés par l’employeur ne tenaient pas la route. « Nous avions pu démontrer que le chiffre d’affaires, en cas de licenciement comme motif économique, devrait baisser significativement, alors que le Produit Net Bancaire à SUNU Bank a régulièrement augmenté pendant cette période. De plus, les charges d’exploitation n’ont cessé de croître de 2020 à 2023, ce qui prouve que la justification n’est pas fondée », a-t-il expliqué. Le SYNBANK insiste également sur le fait qu’un licenciement ne peut être envisagé, en raison d’un désaccord survenu lors des discussions à l’inspection du travail. Selon la législation nationale, des mécanismes doivent être utilisés dans de telles circonstances. L’organisation syndicale précise que, dans ce cas, l’employeur devrait se référer à la commission bancaire pour la résolution du conflit. Bien que les autorités togolaises aient déjà pris le problème en charge, le SYNBANK reste vigilant. Les membres du syndicat saluent la mobilisation des autorités, mais restent fermes dans leur position, menaçant de recourir à la grève si aucune évolution significative n’est constatée dans les prochains jours. « Les autorités ont pris le problème à bras le corps, mais nos membres disent qu’il faut aussi que nous fassions une grève. Nous allons voir dans les jours à venir quel sera le dénouement du dossier. Au cas où il n’y aurait pas d’évolution significative, nous serons obligés d’écouter nos membres et aller en grève », a conclu Awoula Baba Yati. La situation à SUNU Bank Togo reste préoccupante. La suite des événements dépendra des actions des autorités et des négociations entre les parties prenantes. Le SYNBANK, tout en restant ouvert au dialogue, se dit prêt à mener des actions d’envergure si la situation n’évolue pas favorablement. Yao KPOWOADAN