Depuis quelques semaines dans la préfecture de Danyi, la rage fait des victimes. Selon nos informations, déjà 04 morts sont signalés suite à des morsures et griffures de chiens suspectés et confirmés de rage. Une situation qui a fait réagir le préfet de Danyi et le Gouverneur des Plateaux. Le préfet de Danyi a alerté dans son communiqué que des cas de rage humaine ont été signalés dans la localité. « Face à cette situation qui appelle à la vigilance et à la responsabilité, les services compétents, notamment les services de santé, d’élevage et les autorités locales sont pleinement mobilisés afin de prendre les mesures appropriées pour prévenir tout risque de propagation de cette maladie », indique le communiqué. « Il est observé, dans la préfecture de Danyi, des cas de morsures et de griffures de chiens suspects et confirmés de rage, occasionnant malheureusement des pertes en vies humaines », informe le Gouverneur des Plateaux dans un communiqué. Il est recommandé aux populations de la préfecture de Danyi de faire vacciner annuellement tous les animaux de compagnie, éviter leur divagation, faire mettre en observation par un vétérinaire tout animal mordeur ou signaler l’animal mordeur aux services vétérinaires, laver immédiatement la plaie en profondeur avec du savon et de l’eau courante en cas de morsure par un animal, puis consulter un médecin ou se rendre au centre de santé le plus proche. En juillet 2026, le Togo a lancé un Plan stratégique intégré pour l’élimination de la rage (PSIER). Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de l’approche « Une seule santé » (One Health), connaîtra une phase pilote dans la région des Plateaux. Prévue jusqu’en décembre 2026, la phase pilote permettra de tester et d’évaluer de nouvelles approches opérationnelles fondées sur des données scientifiques. Les enseignements tirés de cette expérimentation serviront de base au déploiement progressif de la stratégie à l’échelle nationale. Pour rappel, la rage est une maladie grave et mortelle. Elle est transmise à l’homme par morsure, griffure ou léchage d’un animal infecté. Les décès peuvent être évités lorsque la prise en charge après exposition est réalisée rapidement. Aucun traitement traditionnel ne peut la guérir. Seule la vaccination rapide après exposition peut sauver la vie. La maladie continue de représenter un défi majeur de santé publique au Togo. En 2025, les services vétérinaires avaient recensé 1131 cas de morsures, 15 cas confirmés de rage canine ainsi que plusieurs décès humains, mettant en évidence la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention et de contrôle. Nicolas EDORH
Dr Oni Djagnikpo : « Qu’ils nous payent la totalité de ce qui nous est dû »
L’Association des Médecins Privés du Togo (AMPT), à travers son président, Dr Oni Djagnikpo, dans une interview accordée à notre rédaction, fait un tour d’horizon de l’actualité dans le domaine de la santé, notamment la suspension du tiers payant dans les formations sanitaires privées. Lecture ! L‘AMPT vient de renouveler ses instances. Pourquoi était-il important, pour ce nouveau bureau, de commencer par rencontrer les autorités et de présenter une nouvelle feuille de route ? Comme membres du nouveau bureau élu de l’association des médecins privés du Togo, nous avions le devoir de nous annoncer, de nous faire connaître mais aussi de relayer auprès des autorités les desideratas de nos membres compris dans la feuille de route du mandat. Cette démarche permet aussi aux autorités de se familiariser avec les nouveaux membres du bureau et de partager avec nous les priorités actuelles, la vision pour le domaine de la santé et les attentes qui sont les leurs à notre égard. Quelle est aujourd’hui votre vision du rôle des médecins privés dans le système de santé togolais, notamment dans le contexte de la généralisation de l’Assurance Maladie Universelle ? Le but principal de l’Assurance maladie universelle au Togo où ailleurs est de permettre à chaque patient d’avoir des soins de santé de qualité sans crainte de ce qu’il aura à payer. Pour y arriver, le (médecin du) privé qui s’occupe de plus de la moitié de l’offre de soins doit mettre tous ses moyens à la disposition de la population. Ceci passe par le respect des textes réglementaires et des normes puis la franche collaboration avec les structures étatiques et les institutions de la République. Parmi les difficultés que vous rencontrez, la question des paiements de vos factures par les organismes d’assurance semble particulièrement préoccupante. De quoi s’agit-il concrètement ? Vous avez effectivement mis le doigt sur un sujet particulièrement sensible. Dans le cadre du tiers payant, l’assuré s’acquitte de la part qui lui revient lorsqu’il reçoit les soins, tandis que le prestataire attend de l’organisme assureur le règlement de la part prise en charge, conformément aux conditions et aux délais convenus. Or, nous constatons aujourd’hui que ces règlements interviennent, dans un certain nombre de situations, bien au-delà des délais prévus dans la convention. Pour une clinique ou un cabinet, cela crée une tension importante sur la trésorerie. Pourtant, pendant que nous attendons le règlement de nos prestations, nous devons continuer à payer nos salariés, nos fournisseurs, nos charges, nos crédits et à assurer la continuité des soins. Le problème n’est donc pas simplement comptable : lorsque les retards deviennent importants et récurrents, ils fragilisent directement le fonctionnement des structures de santé. On parle parfois de quelques semaines, mais également de plusieurs mois d’attente. Quelle est aujourd’hui la réalité vécue par les formations sanitaires privées et que représente concrètement un retard de paiement de plusieurs mois pour une clinique privée ? Pour être tout à fait transparents, certaines structures nous déclarent encore détenir des créances datant de 2020 ou 2021 auprès de certains organismes d’assurance. C’est une situation particulièrement préoccupante lorsqu’en 2026 des établissements de santé doivent encore réclamer le règlement de prestations réalisées plusieurs années auparavant. Nous poursuivons actuellement le travail de consolidation de ces données avec les structures concernées. À la fin du mois d’août 2026, sur un premier échantillon de dix cliniques et cabinets, les créances déclarées atteignaient près de 250 millions de francs CFA, soit près d’un quart de milliard, dont environ 95% auprès de compagnies d’assurance privées. Derrière ces chiffres, il y a surtout une réalité très concrète. Une clinique doit continuer à payer ses salariés, ses fournisseurs, ses charges et ses crédits, même lorsqu’une partie importante de ses prestations reste impayée pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Pour certaines structures, cette situation compromet aujourd’hui leur capacité à fonctionner normalement et menace leur continuité d’exploitation. Que demande précisément l’AMPT aux organismes d’assurance ? Notre demande est vraiment simple : qu’ils nous payent la totalité de ce qui nous est dû. Les prestataires de soins ont réellement soigné les assurés, mobilisé leur équipes, leurs équipements, leurs ressources, et ils attendent d’être payés. Si ceci n’est pas le cas, qu’on nous le dise. S’ils ne peuvent pas tout payer en même temps, qu’elles le signalent et qu’elles planifient avec nous un calendrier acceptable d’apurement de leurs dettes. Nous ne cherchons pas le conflit. Nous cherchons une solution durable qui permette à chacun de remplir ses obligations. Vous avez récemment été reçus par le ministre de la Santé. Quelles ont été les principales préoccupations portées par l’AMPT et quelles suites souhaitez-vous donner à cette rencontre ? Nous remercions notre ministre de tutelle pour nous avoir accordé cette audience malgré ses multiples occupations. Nous lui avons parlé de la promotion de la santé, de la carte sanitaire, de l’accès universel aux soins, de la lutte contre l’exercice illégal mais aussi des difficultés de l’exercice de l’art médical dans le secteur privé (assurances, fiscalité, absence de subvention…). Il nous a remercié et nous a assuré de sa constante disponibilité pour l’amélioration de notre secteur. Nous allons maintenir le dialogue et la collaboration afin d’atteindre les objectifs fixés. Votre mot de fin La santé est notre préoccupation à tous et nous avons le devoir de garder notre population en bonne santé. Le secteur privé des soins veut et va jouer son rôle auprès des autorités du pays pour y arriver. Les membres du nouveau bureau sont heureux du choix des collègues et vont continuer de jouer leur rôle : représenter les médecins du privé, servir de canal entre les collègues et les autorités, servir de garant de la qualité des soins délivrés. Nous souhaitons que les difficultés financières auxquelles certaines structures sont aujourd’hui confrontées ne viennent pas fragiliser durablement leur capacité à assurer leur mission de soins, réduisant ainsi l’accès universel aux soins qui est cher au coeur de nos autorités. Notre message est donc simple : nous sommes disponibles pour le dialogue, ouverts aux solutions et déterminés à continuer à servir la population avec
Assurance maladie : Le SYNPHOT dit NON aux factures impayées
Dans un communiqué publié le 28 septembre, le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a exprimé son soutien et sa solidarité envers l’Association des Médecins Privés du Togo (AMPT) appelant les promoteurs de formations sanitaires privées à suspendre, pour trois jours, la pratique du tiers-payant à l’égard des assurances privées suite aux factures impayées. La réaction est sèche et sans ambiguïté : « Non aux factures impayées – Oui au respect des engagements contractuels et à la juste rémunération des soins. ». Selon le SYNPHOT, les soins réalisés doivent être payés. Il rappelle que les médecins, pharmaciens, paramédicaux, praticiens hospitaliers, établissements et autres professionnels de la santé ne peuvent être durablement transformés en financeurs involontaires des mécanismes d’assurance maladie. Le syndicat soutient que les retards prolongés de paiement fragilisent les structures sanitaires (soins et pharmacies), compromettent leur capacité à assurer leurs charges et peuvent, à terme, avoir des conséquences sur la qualité et la continuité des soins. Le tiers-payant : un système de crédit imposé aux prestataires ? Pour le SYNPHOT, ça en a tout l’air. Le syndicat considère qu’il est indispensable de clarifier les responsabilités de chaque acteur dans la chaîne du tiers-payant. Il affirme que le prestataire de soins ne saurait supporter seul les conséquences des dysfonctionnements administratifs, des retards de liquidation des dossiers ou de difficultés de trésorerie des organismes payeurs. Il précise que l’assureur ou l’organisme payeur doit assumer ses engagements financiers à l’égard du prestataire qui a effectivement réalisé la prestation couverte. « L’AMU doit s’accompagner d’une sécurisation du paiement des prestations » Le développement de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) constitue une évolution majeure du système de protection sociale et sanitaire, indique le SYNPHOT. Cependant, son efficacité et sa crédibilité dépendent également de la capacité du système à garantir une relation équilibrée entre patients, organismes gestionnaires, assureurs, établissements sanitaires, professionnels de santé. « Ainsi, le SYNPHOT appelle à la mise en place de mécanismes permettant d’éviter que la généralisation de la couverture maladie ne s’accompagne d’une accumulation de créances impayées auprès des prestataires », souligne le communiqué qui mentionne par ailleurs que « le SYNPHOT exige un dialogue rapide et des engagements vérifiables ». Le syndicat national des praticiens hospitaliers demande aux parties concernées de s’engager rapidement dans une concertation formelle et transparente pour identifier et liquider les factures échues et non contestées, établir un calendrier précis de règlement des arriérés, clarifier des procédures de facturation et de contrôle, fixer des délais raisonnables et opposables de paiement, mettre en place un mécanisme de règlement des litiges et réviser la convention liant les assureurs privés et les structures sanitaires. Sur ce dernier point, le SYNPHOT rappelle que la dernière convention est arrivée à expiration depuis 2022 et a été dénoncée par les prestataires de soins. « Notre position est claire. Le SYNPHOT soutient les prestataires de soins. Le SYNPHOT demande le règlement des factures régulièrement établies et dues. Le SYNPHOT exige une clarification des mécanismes du tiers payant et des responsabilités de chaque acteur. Le SYNPHOT appelle à un dialogue institutionnel urgent et structuré. La protection sociale ne peut être durable que si celles et ceux qui dispensent les soins sont eux-mêmes protégés par un système de paiement juste, transparent et régulier », renseigne le communiqué. Le SYNPHOT indique qu’il suit avec une attention particulière, l’évolution de cette situation et se réserve le droit, conformément aux textes en vigueur, de prendre toute initiative syndicale appropriée, en concertation avec les organisations représentatives des professionnels de santé. Nicolas EDORH
Le SYNPHOT lance « Organizing » pour 5000 nouvelles adhésions
Le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a officiellement lancé le lundi 17 août 2026 à Lomé, le projet dénommé « Organizing ». Une initiative de trois ans destinée à consolider ses structures, recruter de nouveaux adhérents et accroître sa capacité de mobilisation dans les établissements sanitaires du pays. À l’horizon 2028, le SYNPHOT ambitionne d’enregistrer 5 000 nouvelles adhésions. A travers ce projet, le SYNPHOT entend donner un nouvel élan à la syndicalisation dans le secteur de la santé. « Organizing » doit notamment permettre de développer une culture syndicale davantage fondée sur la participation des travailleurs, l’engagement collectif et la défense des droits professionnels. Pour le Secrétaire général du SYNPHOT, Dr Gilbert Tsolenyanu, l’objectif fixé est loin d’être hors de portée. Il estime que la cible de 5 000 nouveaux membres est « totalement réaliste », compte tenu du potentiel de mobilisation existant au sein des différentes catégories de travailleurs de la santé. Le lancement du projet intervient après une première phase consacrée au renforcement des capacités des responsables syndicaux. Quarante responsables, issus des différentes régions du Togo, ont bénéficié de deux jours de formation consacrées aux méthodes et aux outils du projet « Organizing ». Ces responsables auront désormais pour mission de déployer le travail de syndicalisation au sein des établissements et structures sanitaires. Ils devront aller à la rencontre des travailleurs, favoriser leur implication dans la vie syndicale et contribuer à la création ou au renforcement des structures syndicales de proximité. L’ambition est ainsi de faire du travail de terrain, un levier essentiel de la croissance du SYNPHOT. Au-delà de l’augmentation du nombre d’adhérents, le syndicat souhaite surtout renforcer la participation de ses membres et sa capacité à porter efficacement les préoccupations des travailleurs. Un partenariat stratégique Le projet « Organizing » bénéficie également d’un partenariat international impliquant notamment le Service Employees International Union (SEIU), un important syndicat nord-américain qui représente environ 2,2 millions de travailleurs aux États-Unis, à Porto Rico et au Canada. Présent à Lomé pour le lancement, Nicholas Allen, directeur des affaires internationales du SEIU, a expliqué que le partenariat avec le SYNPHOT est né de rencontres facilitées par l’Internationale des services publics (ISP), notamment à l’occasion d’une conférence organisée à Accra. Il a salué l’expérience du syndicat togolais, particulièrement sa capacité à rassembler différentes catégories de professionnels de santé au sein d’une organisation syndicale unitaire. Pour le responsable du SEIU, cette expérience constitue un atout important dans la mise en œuvre d’une démarche visant à renforcer durablement la représentation des travailleurs. La collaboration entre les différentes organisations syndicales s’inscrit ainsi dans une dynamique internationale de renforcement des capacités des travailleurs et de promotion d’un syndicalisme davantage axé sur l’organisation à la base. Le projet « Organizing » ne se limite toutefois pas au recrutement de nouveaux adhérents. Le SYNPHOT entend également profiter du renforcement de sa base syndicale pour accroître son efficacité dans la défense des revendications des travailleurs de la santé. Parmi les dossiers annoncés, figure notamment la revalorisation des primes de risque et de contagion, dont la dernière révision remonte à 2012. Le syndicat souhaite ainsi remettre cette question au cœur des discussions avec les autorités compétentes, dans un contexte où les conditions d’exercice des professions de santé demeurent au centre des préoccupations. Pour le SYNPHOT, une organisation syndicale plus forte et plus représentative doit permettre de porter avec davantage de poids les revendications collectives et d’obtenir des avancées concrètes pour les travailleurs. Le SYNPHOT annonce l’élaboration d’une convention collective du secteur de la santé, avec une attention particulière accordée aux travailleurs du secteur privé. Ses responsables souhaitent que cet instrument puisse contribuer à mieux encadrer les conditions de travail et les rémunérations dans les cliniques et autres établissements sanitaires privés. Un avant-projet devrait être élaboré avec l’appui de consultants avant d’être soumis à un atelier qui devrait se tenir à Kpalimé. Cette démarche vise à favoriser une meilleure prise en compte des droits et intérêts des travailleurs du secteur privé de la santé, où les conditions d’emploi et de rémunération peuvent varier considérablement d’un établissement à l’autre. Pour Charlotte Kalanbani, administratrice du bureau régional de l’ISP à Lomé pour l’Afrique et les pays arabes, représentant le secrétaire régional de l’organisation, le partenariat avec le SYNPHOT s’inscrit dans une vision plus large de promotion de services publics de qualité. Elle a notamment rappelé l’engagement de l’ISP en faveur de l’accès universel aux soins de santé et de la défense de services publics répondant aux besoins des populations. Dans cette perspective, elle considère le SYNPHOT comme un acteur important pour porter cette campagne au Togo. La syndicalisation apparaît ainsi comme un outil permettant non seulement de défendre les intérêts professionnels des travailleurs, mais aussi de contribuer à l’amélioration des services de santé et, plus largement, à la qualité des services publics. Avec « Organizing », le SYNPHOT se donne trois années pour transformer son organisation et accroître significativement son implantation dans le secteur de la santé. La cible de 5 000 nouvelles adhésions d’ici 2028 constitue le principal indicateur de cette nouvelle dynamique. Mais au-delà des chiffres, le syndicat entend surtout bâtir une organisation plus solide, plus participative et capable de mobiliser efficacement les travailleurs autour de leurs revendications communes. Entre renforcement des capacités, recrutement de nouveaux membres, revalorisation des primes, défense des droits professionnels et préparation d’une convention collective pour le secteur privé, le SYNPHOT entend faire de cette initiative un véritable instrument de transformation du paysage syndical dans le secteur de la santé au Togo. Le défi sera désormais de traduire la formation des responsables syndicaux et les ambitions affichées en actions concrètes sur le terrain. A l’horizon 2028, le SYNPHOT espère ainsi disposer d’une base syndicale élargie et d’une capacité de négociation renforcée pour mieux défendre les travailleurs de la santé et contribuer à l’amélioration du système sanitaire togolais. Yao KPOWOADAN
Le SYNPHOT sensibilise 500 nouveaux fonctionnaires
Le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a organisé le mardi 28 juillet à Lomé, une séance de sensibilisation à l’intention des candidats déclarés admis au concours de recrutement direct régional du personnel médical, paramédical, administratif et d’appui du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, session du 31 mai 2025, pour la région sanitaire du Grand Lomé. Organisées en deux vagues, ces sessions ont réuni près de 500 nouvelles recrues affectées dans les formations sanitaires des préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé, ainsi que dans plusieurs structures de référence, notamment le CHU Sylvanus Olympio, le CHU Campus, le CHR Lomé-Commune, l’Institut national d’hygiène (INH), le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) et les différents services du ministère. Au cours de cette formation, plusieurs thématiques essentielles ont été développées, parmi lesquelles l’accueil du patient, la psychologie du malade, les droits des usagers des services de santé, l’hygiène hospitalière et la lutte contre les mauvaises pratiques. Les participants ont également pris part à des séances de partage d’expériences sur les bonnes attitudes à adopter et les mots appropriés à employer dans la relation avec les patients. Les responsables du SYNPHOT ont rappelé que le premier soin qu’un professionnel de santé offre à un patient est un accueil de qualité. Une attitude bienveillante contribue à instaurer un climat de confiance et favorise une meilleure prise en charge. L’accent a également été mis sur l’importance d’une bonne présentation du personnel soignant et du respect des règles d’hygiène afin de prévenir les infections nosocomiales. Selon le secrétaire général du SYNPHOT, Dr Gilbert Tsolenyanu, cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet d’amélioration de l’accueil en milieu hospitalier et de lutte contre les mauvaises pratiques lancé par le syndicat. « Nous avons décidé d’aller à la rencontre des nouveaux fonctionnaires du Grand Lomé afin de leur transmettre la nouvelle vision que nous portons. L’accueil est fondamental, tout comme la lutte contre les mauvaises pratiques. Nous voulons faire en sorte que le milieu hospitalier soit un milieu de vertu et non un milieu de vice. Quelle que soit la situation, le professionnel de santé doit rester accueillant », a-t-il déclaré. Il a également annoncé que cette campagne de sensibilisation sera étendue aux nouvelles recrues des autres régions du pays. Il a profité de l’occasion pour rappeler le rôle du syndicat dans la défense des intérêts des travailleurs, tout en insistant sur les dispositions du Code du travail qui encouragent la participation aux activités syndicales. Il a enfin souligné la nécessité d’assurer une formation continue et une motivation permanente du personnel afin de garantir des prestations de qualité. Pour les bénéficiaires, cette initiative constitue un véritable apprentissage des valeurs qui doivent guider l’exercice de leur profession. « Le point essentiel pour moi est l’accueil. Une personne bien accueillie se sent chez elle et, en milieu hospitalier, un patient bien accueilli est déjà à moitié guéri. Nous avons aussi été sensibilisés à éviter des pratiques comme le vol des produits pharmaceutiques ou la divulgation des diagnostics des patients », a confié A. Viviane qui fait partie des personnes recrutées. Cette activité s’inscrit dans la continuité du projet national « Amélioration de la qualité d’accueil et lutte contre la mauvaise gouvernance et les actes illicites dans les centres de santé au Togo », officiellement lancé par le SYNPHOT le 26 janvier 2026 au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio de Lomé. Le SYNPHOT ambitionne de restaurer durablement la confiance entre les populations et les structures sanitaires publiques, en renforçant l’éthique professionnelle, la bonne gouvernance hospitalière et la qualité des soins. Yao KPOWOADAN
L’hôpital Dogta-Lafiè ouvre l’ère de la chirurgie cardiaque au Togo
L’hôpital de référence Dogta Lafiè marque une avancée dans le traitement des maladies cardiovasculaires à travers une campagne de chirurgie cardiovasculaire qui s’est déroulée du 3 au 15 mai 2026, ouvrant ainsi une nouvelle page dans la modernisation du système de santé national. Reconnu pour disposer du plateau technique le plus moderne de la sous-région, l’hôpital Dogta-Lafiè ambitionne de réduire considérablement les évacuations sanitaires vers l’étranger pour les patients souffrant de pathologies cardiaques. Au terme d’une semaine d’intenses interventions, huit patients atteints de pathologies cardiaques complexes, notamment des malformations congénitales et des lésions valvulaires acquises, ont été opérés avec succès. Cette performance médicale et organisationnelle positionne désormais Dogta-Lafiè parmi les centres hospitaliers les plus performants de la sous-région, capables de répondre aux standards internationaux. Cette campagne bénéficie du soutien d’experts venus du Sénégal et du Burkina Faso. L’équipe sénégalaise est conduite par le Professeur Gabriel Ciss, tandis que l’équipe burkinabè est dirigée par Dr Sawadogo Adama. Grâce à cette collaboration, les chirurgiens togolais réalisent désormais des opérations à cœur ouvert et à cœur fermé. Organe vital du corps humain, le cœur bat en moyenne 100 000 fois par jour. Fragile et sensible aux habitudes de vie, il nécessite, en cas d’intervention, une prise en charge hautement spécialisée. La réussite des opérations repose sur une étroite collaboration entre chirurgiens, cardiologues, anesthésistes et personnels paramédicaux des services de réanimation et du bloc opératoire. Pour Eyouvei Akata, cette initiative répond à une nécessité sanitaire majeure. « L’idée de la création de Dogta-Lafiè est d’améliorer les soins de qualité des populations et de réduire de façon significative le nombre d’évacuations sanitaires à l’étranger. La chirurgie cardiaque représentait encore l’un des derniers domaines où la dépendance extérieure persistait », a-t-il expliqué. Le Directeur Général souligne que de nombreux patients continuaient d’être évacués hors du pays pour des problèmes cardiaques, malgré la présence de chirurgiens cardiovasculaires togolais compétents. C’est ce constat qui a motivé l’organisation de cette campagne avec l’appui des experts étrangers, après une évaluation préalable des installations techniques de l’hôpital. Il a également salué l’accompagnement des partenaires institutionnels, notamment celui du Pésident du Conseil et de la Direction Générale de la CNSS, qui ont contribué au lancement de cette opération médicale. Grâce à cet appui, le coût des interventions a pu être réduit à environ huit millions FCFA par patient, contre 10 à 15 millions FCFA habituellement. L’un des éléments majeurs de cette campagne reste l’utilisation d’un appareil de circulation extracorporelle de dernière génération, un équipement rare en Afrique subsaharienne. Le Professeur Gabriel Ciss a d’ailleurs exprimé son admiration devant ce niveau d’équipement, estimant que peu de centres africains disposent actuellement d’une telle technologie. Pour les responsables de la mission, cette campagne constitue surtout une étape vers l’autonomie complète des équipes nationales. L’objectif affiché est de transmettre les compétences nécessaires afin que les professionnels togolais puissent, à terme, conduire seuls les opérations cardiovasculaires. Le ministre de la Santé, Jean‑Marie Tessi, a salué une avancée majeure pour le système sanitaire national. Il a rendu hommage à l’ensemble des équipes mobilisées, des cardiologues aux anesthésistes-réanimateurs, en passant par les paramédicaux et les logisticiens. Au-delà des soins apportés aux patients, cette campagne vise aussi un important transfert de compétences au profit des équipes médicales togolaises, afin de renforcer durablement l’autonomie du pays dans le domaine de la chirurgie cardiovasculaire. Yao KPOWOADAN
Le SYNPHOT redynamise l’action syndicale
Réunis depuis le mardi 28 avril 2026 à Lomé à l’initiative du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), en collaboration avec la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) et d’autres centrales syndicales, des acteurs du monde syndical participent à un atelier de réflexion de trois jours axé sur le thème : « le syndicat et l’action syndicale : quelle contribution pour la stabilité et la paix sociale ? » Cette rencontre se veut une étape clé dans la redynamisation du mouvement syndical togolais. L’objectif affiché est de bâtir une approche fondée sur des analyses rigoureuses et des études scientifiques afin de mieux répondre aux réalités socioprofessionnelles du pays. Les participants entendent ainsi amorcer un processus endogène impliquant l’ensemble des acteurs du monde du travail. Pour Gilbert Tsolenyanu, Secrétaire général du SYNPHOT, cet atelier représente une opportunité de faire un diagnostic approfondi des conditions de vie et de travail des travailleurs togolais. Les échanges porteront également sur le cadre juridique en vigueur, notamment le code du travail, afin d’en identifier les forces, les limites et les réformes nécessaires, en cohérence avec les normes internationales du travail établies par le Bureau International du Travail (BIT). Au-delà de l’analyse institutionnelle, les discussions abordent aussi la question de l’engagement des travailleurs. Les organisateurs insistent sur l’importance de la syndicalisation, considérée comme un levier indispensable pour la défense des droits. « On ne peut revendiquer des droits sans assumer ses devoirs », souligne Gilbert Tsolenyanu, appelant les travailleurs à s’impliquer davantage dans les structures syndicales. Cet atelier s’inscrit dans un contexte particulier, à la veille du 1er mai, Journée internationale des travailleurs. Il marque une volonté de rompre avec les pratiques jugées émotionnelles ou populistes, pour promouvoir un « syndicalisme 5.0 », plus stratégique, structuré et orienté vers des résultats concrets. À l’issue des travaux, les participants ambitionnent de définir des stratégies innovantes et efficaces capables de renforcer l’impact de l’action syndicale au Togo, avec une adhésion réelle et responsable des travailleurs. Yao KPOWOADAN
ONMT : Tableau 2026 et arrestation d’un faux médecin
L’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT) a procédé, mardi 7 avril 2026 à Lomé, à la publication officielle de son Tableau de l’Ordre 2026. Un acte à la fois légal et symbolique qui témoigne de la volonté de réguler la profession médicale et de garantir des soins de qualité à la population. Présidée par Beketi Katanga Anthony, cette cérémonie annuelle, devenue une tradition depuis cinq ans, marque la mise à disposition du « tableau affiché », une version officielle mais évolutive du registre des médecins autorisés à exercer au Togo. Ce tableau est dynamique, régulièrement actualisé en fonction des nouvelles inscriptions et des radiations administratives. Au-delà de son caractère administratif, cette publication traduit un engagement de l’ONMT ; celui du respect du code de déontologie et de l’éthique médicale. Conformément à l’article 102 dudit code, tout médecin inscrit pour la première fois prête serment devant le Conseil de l’Ordre et s’engage à respecter les règles de la profession. Sur le plan statistique, le nombre de médecins inscrits connaît une évolution globale à la hausse, malgré quelques fluctuations. Au 1er avril 2026, l’ONMT recense 940 médecins inscrits, contre 1048 en 2025. Ce chiffre reste nettement supérieur aux 500 médecins enregistrés en 2021, traduisant une progression significative de la couverture médicale, passée de 16% à 58% en 2025. Dans les détails, 865 praticiens, soit environ 77 %, sont concentrés dans le Grand Lomé et la région Maritime. Cette forte présence contraste avec la situation dans d’autres régions comme la Kara (68 médecins) ou les Plateaux (63), encore sous-dotées. Les régions des Savanes et de la Centrale restent également en manque de personnel médical, limitant l’accès aux soins pour les populations. Selon Kodjo Keke, Secrétaire Général de l’Ordre national des médecins du Togo, les hommes dominent largement la profession, avec 78% contre 22% de femmes. Le secteur public emploie 55 % des médecins, contre 38 % dans le privé et 7,2 % dans le secteur mixte. Les civils représentent 93 % des effectifs, tandis que les militaires comptent pour 6 %. Cependant, des défis majeurs persistent car, la majorité des médecins ont plus de 40 ans, laissant présager un risque de pénurie à moyen terme. Certaines spécialités comme la psychiatrie, l’oncologie ou encore l’ophtalmologie souffrent d’un déficit notable. Le Togo reste en dessous des standards internationaux. D’après les normes de l’Organisation mondiale de la santé, le pays affiche un ratio de 0,13 médecin pour 1000 habitants, bien loin des besoins estimés. La répartition géographique reste également déséquilibrée avec près de 77% des médecins exerçant dans le Grand Lomé et la région Maritime, laissant les autres régions sous-dotées. Un faux médecin démasqué Cette édition 2026 de publication du Tableau de l’Ordre est particulièrement marquée par un fait marquant, la condamnation d’un individu pour exercice illégal de la médecine. L’homme, qui avait présenté un ensemble de faux diplômes prétendument obtenus en Europe du Nord, a été démasqué après deux années d’enquête minutieuse. Son parcours académique, entaché de nombreuses incohérences, a conduit l’ONMT à conclure à une fraude manifeste. « Nous venons de conduire en prison une personne pour exercice illégal de la médecine. Il s’était fabriqué de faux diplômes, du CEPD jusqu’au doctorat avec spécialité. Il est venu s’inscrire à l’ordre, mais nous avons relevé des incohérences. L’analyse de son dossier nous a pris deux ans. Il affirmait avoir obtenu ses diplômes dans un pays d’Europe du Nord. Après vérification auprès de l’université concernée, il s’est avéré qu’il n’y avait jamais été inscrit », a déclaré le professeur Anthony Beketi Katanga. Cette affaire illustre la détermination de l’Ordre à lutter contre les pratiques illégales. Depuis l’année dernière, une véritable offensive est menée contre les faux praticiens, avec des interpellations et des poursuites judiciaires. Cette édition qui coïncide avec la Journée mondiale de la santé placée sous le thème, « Soutenons la santé, la science », a été aussi l’occasion pour l’ONMT de saluer la mise en place de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), tout en appelant à un meilleur ciblage des populations vulnérables et à un renforcement des investissements dans le secteur de la santé. Institution de droit privé investie d’une mission de service public, l’ONMT continue ainsi de jouer un rôle clé dans la régulation du système de santé togolais, entre encadrement des praticiens, lutte contre les dérives et plaidoyer pour une meilleure organisation sanitaire. Yao KPOWOADAN
CHU Sylvanus Olympio : Le SYNPHOT en action
Le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a officiellement lancé le lundi 26 janvier 2026 à Lomé, la phase pilote du projet intitulé « Amélioration de la qualité d’accueil et de lutte contre la mauvaise gouvernance et les actes illicites dans les centres de santé au Togo ». Cette initiative vise à transformer durablement le fonctionnement des centres de santé, en commençant par le Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO), le plus grand établissement sanitaire du pays. Prévue pour une durée de quatre mois, la phase pilote du projet se déroule au CHU Sylvanus Olympio de Lomé. Ce choix n’est pas anodin : en tant que principal centre hospitalier du pays, le CHU SO constitue un terrain idéal pour tester des réformes structurelles destinées à être étendues à l’ensemble du système hospitalier national. Le projet entend corriger plusieurs dysfonctionnements régulièrement dénoncés par les usagers, notamment le mauvais accueil des patients, les insuffisances en matière d’hygiène hospitalière, les problèmes de gouvernance et les actes illicites observés dans certains centres de santé publics. L’accueil hospitalier au cœur de la réforme Pour le SYNPHOT, l’amélioration de la qualité des soins passe nécessairement par un meilleur accueil des patients. Selon le médecin Gilbert Agbétoglo, membre du syndicat, l’initiative va bien au-delà d’une simple formation du personnel soignant. « Le syndicat des praticiens hospitaliers, bien qu’il soit un syndicat, veut aussi s’assurer de la qualité des soins dans les centres de santé. Ce projet a pour objectif de former les agents de santé sur l’accueil et de mener des discussions avec les officiels, parce que l’accueil ne tient pas seulement compte du personnel », a-t-il expliqué. Il précise par ailleurs que l’accueil est un concept global : « l’accueil est tripartite. Il concerne les infrastructures, les processus mis en place, mais aussi le personnel ». Des actions concrètes déjà engagées Grâce au financement de la Banque mondiale à travers le projet Service de Santé Essentiels de Qualité pour une Couverture Sanitaire Universelle (SSEQCU), les premières actions ont déjà été mises en œuvre au CHU SO. Une étude diagnostique, basée sur des sondages et enquêtes menés auprès des patients et du personnel soignant, a permis d’identifier les principales faiblesses du système d’accueil. À l’issue de cette phase d’analyse, près de 200 prestataires de soins ont bénéficié d’un renforcement de capacités axé sur l’accueil sous toutes ses formes. Pour le Directeur général du CHU Sylvanus Olympio, le médecin Lieutenant-Colonel Yawo Apélété Agbobli, cette initiative s’inscrit dans une logique de progrès permanent. « Parlant de l’accueil, il s’agit de renforcer l’existant, de s’améliorer, puisque la formation est continue », a-t-il souligné. Cette approche vise à instaurer une culture durable de qualité et de respect du patient au sein des structures sanitaires publiques. Vers une extension nationale du projet Fort de cette phase pilote, le SYNPHOT ambitionne d’étendre le projet à l’ensemble des centres hospitaliers du Togo. Pour y parvenir, le syndicat lance un appel à la mobilisation des ressources financières, aussi bien auprès des autorités nationales que des partenaires techniques et financiers. Le SYNPHOT est considéré comme le syndicat le plus puissant des agents de santé du Togo, ce qui confère à cette initiative une portée stratégique majeure pour l’avenir du système de santé togolais. Nicolas EDORH
Santé publique au Togo : 8 points clés sur le projet pilote du SYNPHOT
Le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) a officiellement lancé, le lundi 26 janvier 2026 à Lomé, un projet pilote dédié à l’amélioration de l’accueil des patients et à la lutte contre la mauvaise gouvernance et les actes illicites dans les centres de santé publics. Le CHU Sylvanus Olympio choisi comme site pilote Le projet démarre au Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO), le plus grand hôpital du pays. Un choix stratégique, puisque les réformes testées dans cet établissement sont appelées à être répliquées à l’échelle nationale. Une phase pilote de quatre mois La phase expérimentale s’étendra sur quatre mois. Elle permettra d’évaluer l’efficacité des mesures mises en place avant leur éventuelle généralisation à d’autres structures sanitaires du Togo. Des problèmes bien identifiés à corriger Le projet cible plusieurs dysfonctionnements régulièrement dénoncés par les usagers à savoir, le mauvais accueil des patients, les insuffisances en matière d’hygiène hospitalière, les failles de gouvernance,pratiques illicites dans certains centres de santé publics. L’accueil du patient au cœur de la réforme Pour le SYNPHOT, la qualité des soins commence par un accueil digne et humain.Le médecin Gilbert Agbétoglo, membre du syndicat, insiste sur une approche globale. « L’accueil est tripartite. Il concerne les infrastructures, les processus mis en place, mais aussi le personnel. » Des actions concrètes déjà sur le terrain Grâce au financement de la Banque mondiale, via le projet SSEQCU (Service de Santé Essentiels de Qualité pour une Couverture Sanitaire Universelle), une étude diagnostique a été menée auprès des patients et du personnel,les principales faiblesses du système d’accueil ont été identifiées,près de 200 prestataires de soins ont bénéficié d’un renforcement de capacités. Une logique d’amélioration continue Le directeur général du CHU SO, le Médecin Lieutenant-Colonel Yawo Apélété Agbobli, souligne que cette initiative s’inscrit dans une démarche durable.« Il s’agit de renforcer l’existant et de s’améliorer, puisque la formation est continue. » Une ambition nationale portée par un syndicat influent Considéré comme le syndicat le plus puissant des agents de santé du Togo, le SYNPHOT souhaite étendre ce projet à tous les centres hospitaliers du pays. Un appel est lancé aux autorités et aux partenaires techniques et financiers pour mobiliser les ressources nécessaires.