Depuis le 02 juin 2026, la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) a un nouveau patron. En effet, Ilagou Ayeva a été nommé en remplacement de Débo-K’mba Barandao. La cérémonie de passation de services s’est déroulée dans l’après-midi de ce mercredi 03 juin 2026. Un profil atypique à la tête d’une institution en profonde crise. D’abord une crise de la distribution marquée par des coupures de courant récurrentes qui pénalisent l’activité économique et exaspèrent les ménages. Ensuite, un gouffre financier causé par des pertes chroniques qui pèsent lourdement sur les finances publiques de l’État actionnaire. Enfin, un déficit d’investissement face à l’explosion de la demande. Dans les couloirs de la CEET, les commentaires sur le parcours du nouveau Directeur Général ne constituent pas la priorité, mais plutôt le redressement d’une structure publique qui semble avoir touché le fond. Expert en télécommunication, consultant dans le cadre du processus de fusion ou de transformation de Togo Telecom et Togocel au service du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) pour le compte du ministère de l’Economie Numérique, Ilagou Ayeva, ancien pensionnaire de l’Ecole Supérieure des Télécoms de Paris entre 2002 et 2004. Le peu que l’on sait du parcours de nouveau DG de la CEET dans le monde des télécommunications, pour avoir travaillé surtout sur le processus de transformation d’une entité publique, pose des interrogations au sujet de sa mission à la tête de la compagnie électrique du pays : une privatisation en perspective ou une volonté de redresser la boîte ? Nul doute qu’il aura à travailler avec une équipe qui a actuellement du mal à se retrouver dans les gros soucis de l’heure. Depuis plusieurs mois, la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) fait face à une accumulation de difficultés. Les coupures de courant répétées, observées aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays, sont liées à des pannes techniques, à la vétusté des installations et à une demande très forte. L’entreprise publique est également fragilisée par des pertes financières importantes, dues en partie aux fraudes, aux branchements illégaux et aux insuffisances du réseau de distribution. Ces difficultés pèsent sur sa capacité d’investissement et de modernisation.
Projet DeveloPPP : Heidelberg Materials Togo met en service un centre de formation à Adakpamé
La Fondation Heidelberg Materials Togo, en partenariat avec la commune Golfe 1, l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM) et avec l’appui de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), a procédé ce mercredi 13 mai 2026, à l’inauguration officielle d’un centre de formation professionnelle à Adakpamé, dans la commune Golfe 1. Cette infrastructure s’inscrit dans le cadre du projet DeveloPPP, un programme dédié à la formation initiale et continue des jeunes et artisans dans plusieurs domaines stratégiques, notamment les métiers du bâtiment, la transformation des produits agricoles ainsi que les technologies de l’information et de la communication (TIC). Un projet pour renforcer les compétences locales A travers cette initiative, les partenaires ambitionnent de renforcer les compétences techniques des jeunes et des artisans, afin de faciliter leur insertion professionnelle et de contribuer durablement au développement économique local. Les responsables du Groupe Heidelberg Materials Togo ont expliqué que ce projet est né d’un constat observé principalement dans la localité de Tabligbo, où plusieurs constructions résistent difficilement aux intempéries. Face à cette situation, l’objectif était de promouvoir des techniques de construction modernes, plus durables, moins coûteuses et adaptées aux réalités locales. « Nous avons voulu proposer des méthodes de construction modernes qui utilisent moins de ciment et davantage de matériaux locaux comme l’argile rouge, pour fabriquer des briques en terre stabilisée », a indiqué Emmanuela Kpetigo, Directrice Exécutive de la Fondation Heidelberg Materials Togo. Le programme repose sur une approche mêlant théorie et pratique. Les bénéficiaires sont formés aux notions techniques, à l’estimation des matériaux, aux calculs de devis ainsi qu’aux méthodes modernes de travail adaptées aux différents secteurs concernés. La phase pratique permet également aux apprenants de réaliser des infrastructures utiles aux communautés. Une initiative progressivement étendue Lancé en 2019 avec une phase pilote à Tabligbo grâce à l’accompagnement de la GIZ, le projet DeveloPPP a progressivement été étendu à plusieurs localités du pays, notamment Lomé, Agbélouvé et Kara. Les bâtiments inaugurés à Adakpamé représentent aujourd’hui l’aboutissement concret des formations pratiques menées dans le cadre du programme. Le maire de la commune Golfe 1, Koamy Gomado, a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers qui ont contribué à la réalisation du projet. « Grâce au groupe Heidelberg Materials Togo et à la GIZ, nous avons pu mobiliser d’importants financements aussi bien pour le secteur de la formation professionnelle que pour celui de la santé. Aujourd’hui, l’honneur revient au secteur de la formation professionnelle », a-t-il déclaré. Selon lui, cette infrastructure permettra aux populations locales et aux communautés environnantes de bénéficier d’un cadre adéquat pour se former dans de bonnes conditions. Un levier pour le développement local Le Directeur Général du Groupe Heidelberg Materials Togo, Ebenezer Somuah, a insisté sur l’importance de mettre cette infrastructure au service des jeunes et des artisans afin qu’elle contribue efficacement au développement local. « Un artisan hautement qualifié est indispensable à la croissance industrielle d’un pays. Un artisan bien formé est un outil, un instrument clé pour le développement d’une nation », a-t-il souligné. Il a également invité les bénéficiaires à faire bon usage du centre afin qu’il profite durablement aux familles et à toute la commune, tout en sensibilisant les artisans sur les questions de santé et de sécurité au travail. Des bénéficiaires satisfaits Les bénéficiaires ont exprimé leur satisfaction face à cette initiative qui contribue à professionnaliser davantage le secteur artisanal et technique. Plusieurs d’entre eux affirment avoir acquis de nouvelles compétences susceptibles d’améliorer leurs activités et leurs perspectives professionnelles. « Nous adressons nos sincères remerciements à nos partenaires techniques et financiers, notamment la Fondation Heidelberg Materials Togo, la GIZ ainsi qu’au maire de la commune Golfe 1, pour les efforts consentis afin de mettre à notre disposition ces locaux qui nous permettront d’organiser des réunions et des sessions de formation au profit des artisans », a déclaré Djondo-Mama Dossevi, président de la Chambre Communale de Métiers 1 regroupant Golfe 1 et Golfe 6. La Fondation Heidelberg Materials Togo renforce ainsi la formation professionnelle dans la commune Golfe 1. Nicolas EDORH
SUNU Assurances décaisse 100 millions FCFA pour Golfe 1
SUNU Assurances a procédé le mercredi 21 avril dernier à son siège à Lomé à une remise officielle d’un chèque de 100 millions FCFA à la commune Golfe 1. Il s’agit d’une indemnisation dans le cadre de l’assurance paramétrique contre les inondations suite aux excès de pluviométrie. La cérémonie s’est déroulée en présence de la Directrice Générale de SUNU Assurances IARD, Mme Fatou ACOLATSE, assistée de plusieurs collaborateurs, du Directeur Général par intérim de l’ONG PADIE, partenaire de mise en œuvre de cette assurance et des représentants de la Commune du Golfe 1. Cette indemnisation fait suite aux fortes pluies enregistrées à Lomé le 28 mars 2026, qui ont entraîné le déclenchement du mécanisme d’assurance paramétrique dans la Commune du Golfe 1. Elle intervient dans le cadre de l’assurance paramétrique contre les risques d’inondation à laquelle ont souscrit les communes Kloto 1, Golfe 1 et Golfe 7, afin de financer les mesures d’urgence nécessaires en cas d’inondation. De fait, cette assurance est mise en œuvre dans le cadre du projet de protection contre les inondations financé par InsuResilience Solutions Fund (ISF) et mis en œuvre par AXA Climate, Howden et l’ONG PADIE (Pionniers en Action pour le Développement Intégré à l’Environnement), en collaboration avec l’Agence Nationale de Protection Civile (ANPC) et l’Agence nationale de la Météorologie (ANAMET). Un projet innovant avec un mécanisme efficace En remettant officiellement ce chèque d’indemnisation, quelques semaines seulement après ces fortes pluies, SUNU Assurances honore ses engagements en procédant au paiement de l’indemnisation prévue. Cette promptitude illustre l’efficacité de ce dispositif innovant de gestion des risques climatiques au profit des collectivités territoriales. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de renforcer la résilience des communes face aux effets du changement climatique, en leur permettant de disposer rapidement de ressources pour faire face aux conséquences des inondations. « Nous avons des mots de satisfaction et de remerciement à l’endroit de SUNU et de tous les partenaires qui accompagnent cette première phase du projet de protection contre les inondations (PCI) mis en œuvre avec les communes de Kloto 1, Golfe 1 et Golfe 7. C’est avec satisfaction que nous assistons aujourd’hui à la remise de chèque à la commune Golfe 1. SUNU tient vraiment ses promesses. Pour PADIE, c’est un message fort à envoyer à toutes les communes afin de les sensibiliser davantage à s’intéresser à cette assurance contre les inondations pour parer à des moments difficiles comme celui que la commune Golfe 1 est en train de traverser », a déclaré Kossi ANAGBLA, Directeur général par intérim de l’ONG PADIE. « Il faut rappeler qu’il y a de cela un an, trois communes dont Golfe 1 ont souscrit à une assurance paramétrique dans le cadre d’un projet de lutte contre les inondations. Cette assurance est activée pour indemniser les victimes des inondations lorsque le seuil est franchi en cas de pluie diluvienne. Dans la commune Golfe 1, le seuil des deux stations a été dépassé lors des dernières pluies. Et à titre d’indemnisation, SUNU a tenu parole, en prenant ses dispositions », a laissé entendre Ledi ETSE, Directeur des Services Techniques de la Commune Golfe 1. En effet, cette indemnisation n’est pas destinée à des fins de partage aux sinistrés de la commune Golfe 1. « Nous savons déjà en avance ce que nous ferons avec ces fonds. Ce montant va permettre de réaliser des activités retenues dans le cadre d’un plan de contingence élaboré avec l’Agence nationale de protection civile. Ces activités concernent les ouvrages d’assainissement dans notre commune et bien d’autres projets. Je remercie SUNU pour cet acte de responsabilité et de bonne foi. SUNU a respecté son engagement. », a ajouté Ledi Etse. Pour rappel, en septembre 2025, la commune Kloto 1 avait reçu un chèque de 25 millions FCFA de SUNU Assurances dans le même cadre, suite à de fortes pluies enregistrées dans cette commune, dépassant le seuil. Nicolas EDORH
BB Lomé relance la production locale de la bière EKU Bavaria
Après quelques années d’absence sur les chaînes de la production locale, la célèbre bière EKU Bavaria fait son grand retour. Brassée sur place, elle renoue avec son héritage tout en s’ancrant résolument dans la modernité et la culture togolaise. Depuis 1980, EKU Bavaria incarne la grande tradition brassicole allemande, réputée pour sa rigueur et sa qualité. Mais au Togo, cette bière est bien plus qu’une simple marque d’importation. C’est un souvenir, un repère, un lien entre les générations. Aujourd’hui, BB Lomé reprend les rênes de sa production locale, perpétuant un savoir-faire jalousement transmis par des maîtres brasseurs togolais. Loin d’être une simple copie, cette nouvelle cuvée locale est le fruit d’un mariage réussi entre le prestige international d’une grande maison allemande et l’authenticité du terroir togolais. « EKU Bavaria revient aujourd’hui en production locale, symbole de continuité et de confiance », souligne BB Lomé. Les ingrédients, minutieusement sélectionnés, sont travaillés avec une précision d’orfèvre. Disponible en verre consigné de 50 cl, avec un taux d’alcool de 5,7 % (idéal pour une dégustation conviviale sans excès), cette bière blonde se veut le symbole d’une continuité assumée et d’une confiance renouvelée. En dehors de ses qualités gustatives, EKU Bavaria occupe une place particulière dans le cœur des togolais. Elle n’est pas une bière comme les autres, elle est le témoin silencieux des joies, des unions et des rassemblements. Dans les cérémonies (mariages, dots et fiançailles…) ou réunions familiales, où l’honneur des familles se joue autour d’un verre, EKU Bavaria devient le signe de l’union et du partage. Sa finesse et son positionnement haut de gamme en font la boisson idéale pour honorer les invités et magnifier l’instant. Elle accompagne les toasts, les rires et les danses. Chaque gorgée rappelle que la tradition et la modernité peuvent se rencontrer dans un même verre. Symbole de fierté locale, elle rassemble les communautés autour d’une même excellence brassicole. Avec ce retour à la production locale, BB Lomé ne se contente pas de brasser de la bière : elle tisse un pont entre l’Allemagne et le Togo, entre le passé et le présent. Chaque bouteille de 50cl raconte une histoire : celle d’une recette venue de Bavière, sublimée par les mains expertes des maîtres brasseurs togolais.
Mgr Isaac Jogues Gaglo, nouvel Archevêque de Lomé
Le Pape Léon XIV a nommé ce vendredi 10 avril, Mgr Isaac Jogues Gaglo, sixième Archevêque de Lomé, jusqu’à présent Évêque d’Aného et Administrateur Apostolique de Lomé. Il succède à Mgr Nicodème Barrigah décédé le 04 août 2024. Administrateur Apostolique de Lomé, 2024, il est confirmé Archevêque de Lomé.Isaac Jogues Agbémenya Kodjo Gaglo est né le 7 octobre 1958 à Kpémé au Togo, il a reçu le sacrement de l’ordination sacerdotale pour l’archidiocèse de Lomé par le pape Jean-Paul II le 9 août 1985. Le 3 décembre 2007, le pape Benoît XVI le nomme évêque d’Aného. Il a été consacré éveque le 2 février 2008 par l’archevêque de Dakar, le cardinal Théodore-Adrien Sarr ; les co-consécrateurs étaient l’archevêque émérite de Lomé, Robert-Casimir Dosseh-Anyron, et l’évêque de Sokodé, Ambroise Kotamba Djoliba. Il a occupé les postes suivants et a poursuivi des études complémentaires : Vicaire à Lomé et Professeur au Séminaire Mineur Saint Pie X de Lomé (1986-1991) ; Doctorat en Théologie Morale à Innsbruck, Autriche (1997) ; Curé et Responsable de la Pastorale familiale (1998-2005) ; Consulteur diocésain (2004) et Administrateur diocésain d’Aného (2005-2007). L’Archidiocèse de Lomé compte cent trente-quatre (134) paroisses, quasi-paroisses et communautés dont la Cathédrale est la paroisse Sacré de Jésus de Lomé, un monument architectural niché au coeur du grand marché de Lomé. Le nouvel archevêque a sa charge les fidèles du district Autonome du grand Lomé comprenant les préfectures du Golfe, d’Agoènyivé, d’une partie de la région maritime comprenant les préfecture du Zio, de l’Avé
Eglise catholique : Vers la nomination du nouvel archevêque de Lomé ?
L’attente est longue. Mais la bonne nouvelle pourrait tomber dans quelques heures. En effet, le nouvel archevêque de Lomé, poste vacant depuis le décès de Mgr Nicodème Barrigah-Benissan en août 2024, pourrait être connu ce vendredi 10 avril 2026. Placé sous la direction de Mgr Isaac-Jogues Gaglo, administrateur apostolique assurant intérim, l’archidiocèse de Lomé pourrait franchir un nouveau cap ce vendredi. Dans une lettre portant invitation à une rencontre diocésaine adressée par l’administrateur apostolique de Lomé aux prêtres, personnes consacrées et à tous les fidèles laïcs, il est fait mention d’une « joie pascale » qui fait dire à certains observateurs que la nomination du successeur de Mgr Nicodème Barrigah-Benissan à la tête de l’archidiocèse de Lomé est proche. « Dans la lumière éclatante du matin de Pâques, l’Eglise entière chante la victoire du Ressuscité. Dans cette joie pascale, je vous convie à une grande rencontre diocésaine qui se tiendra ce vendredi 10 avril 2026 à 9h45, à la Cathédrale Sacré-Cœur de Jésus de Lomé », précise Mgr Isaac-Jogues Gaglo dans son courrier. « Comme jadis les disciples au soir de Pâques, nous nous retrouverons, presbyterium, consacrés et fidèles laïcs, pour un moment de communion et de discernement des appels de l’Esprit pour une Eglise toujours plus à l’écoute du Ressuscité. En attendant de vous retrouver nombreux à ce rendez-vous de notre famille diocésaine, je vous confie à la grâce du Ressuscité. Que la lumière jaillie du tombeau vide nous garde dans la paix et la joie de l’Evangile », indique la lettre. Cette missive, dans les milieux catholiques, est interprétée comme un appel à une rencontre très importante et décisive pour l’Eglise. La vacance du poste d’archevêque métropolitain de la ville de Lomé semble connaître un début de solution du Saint-Siège. Pour l’heure, officiellement, rien n’a filtré à propos de cette nouvelle vivement attendue par la communauté catholique au Togo. Cependant, les analyses et commentaires nourrissent l’opinion sur une phase préparatoire à l’annonce de la nomination du nouvel archevêque de Lomé ce vendredi 10 avril ou l’annonce officielle de sa nomination, au regard de la solennité, du contexte pascal et des différentes composantes de l’Eglise invitées à cette rencontre diocésaine. Une chose est sûre, la communauté catholique reste dans l’espérance, pilier de la vie chrétienne. Nicolas EDORH
Foire des Inventions et Innovations : la CCI-Togo crée l’évènement
À l’occasion de la 7ᵉ édition des Journées Scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur placée sous le thème « quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée ? », la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo), en collaboration avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a procédé mercredi 11 mars 2026 à Lomé à l’ouverture officielle de la Foire des Inventions et Innovations du Togo (F2i-Togo). Organisée à l’Université de Lomé du 9 au 13 mars 2026, cette foire se veut un cadre stratégique de valorisation des résultats de la recherche, des inventions et des innovations à fort potentiel économique, social et environnemental. Elle se tient en marge de la 7ᵉ édition des Journées Scientifiques du CAMES (JSDC-7), organisées du 9 au 12 mars 2026 à Lomé. Lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la CCI-Togo, José Symenouh, a salué l’engagement de tous les acteurs ayant contribué à la mise en place de cette initiative qui vise à rapprocher le monde de la recherche du secteur productif. Selon lui, la tenue de cette foire traduit une conviction forte, celle de la recherche scientifique. L’invention et l’innovation ne doivent plus rester confinées dans les laboratoires ou les cercles spécialisés. Elles doivent rencontrer l’économie, l’entreprise, l’investissement et le marché. « Dans un monde marqué par l’accélération des mutations technologiques et la quête de souveraineté économique, aucun pays ne peut durablement transformer son économie s’il ne sait pas produire, protéger, valoriser et diffuser l’intelligence issue de sa recherche et de son génie créatif », a-t-il souligné. Le président de la CCI-Togo a également rappelé que l’institution, en tant qu’interface entre les pouvoirs publics et le secteur privé, a décidé d’aller au-delà des discours en mettant en place une unité d’implémentation des résultats de recherche et d’innovation. Cette structure a pour mission de favoriser la transformation des travaux scientifiques en opportunités économiques concrètes. La F2i-Togo se positionne ainsi comme une plateforme nationale de promotion et de mise en relation entre inventeurs, chercheurs, startups, établissements d’enseignement supérieur, centres de recherche et entreprises innovantes. L’objectif est de créer un environnement propice où l’invention rencontre l’investisseur, la recherche rencontre l’entreprise et l’idée trouve son marché. Pour les organisateurs, cette première édition va au-delà d’une simple exposition. Elle constitue un signal fort adressé au monde académique, aux inventeurs, au secteur privé et à la jeunesse togolaise. Elle vise à démontrer que les résultats de la recherche peuvent devenir de véritables moteurs de transformation économique et de création de valeur. Dans cette dynamique, la foire est également adossée à un concours national des meilleures inventions et innovations destiné à identifier et récompenser les projets à fort potentiel. Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement spécifique pour franchir les étapes de structuration, d’incubation et de mise sur le marché. La CCI-Togo entend ainsi contribuer à l’émergence d’un écosystème national d’innovation capable de soutenir la recherche appliquée, de stimuler l’entrepreneuriat innovant et de renforcer la collaboration entre universités, centres de recherche, investisseurs et entreprises. Représentant le ministre du Commerce, le secrétaire général du ministère du Commerce et du Contrôle de la qualité, Yakpey Comlan, a souligné que dans un contexte mondial marqué par des mutations technologiques rapides, la création et l’innovation constituent désormais des piliers essentiels de la résilience et de la souveraineté des nations. Le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Gado Tchangbedji, a pour sa part salué l’initiative de la CCI-Togo et l’engagement des partenaires mobilisés autour de cet événement. Il a rappelé que la recherche scientifique ne peut plus être pensée indépendamment de sa capacité à nourrir l’innovation et à contribuer au développement économique et social. Nicolas EDORH
Nouvelle loi-cadre sur l’environnement : Les grandes réformes
En séance plénière jeudi dernier, les élus de la première chambre du Parlement ont examiné et adopté à l’unanimité, le projet de loi modifiant et complétant la loi n°2008-005 du 30 mai 2008 portant loi-cadre sur l’environnement. Une actualisation du texte dans la dynamique de modernisation du cadre juridique national en matière de protection environnementale et de développement durable. Ce projet de loi s’inscrit dans la continuité des engagements pris par le Togo à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement de Rio en 1992, ainsi que dans le cadre des conventions internationales relatives aux changements climatiques, à la biodiversité et à la lutte contre la désertification. Il vise à actualiser la loi-cadre de 2008 afin de l’adapter aux nouvelles exigences internationales, aux évolutions institutionnelles nationales, notamment la décentralisation, et aux défis émergents liés au changement climatique, à la gestion durable des ressources naturelles et à la résilience des populations. La refonte de la législation environnementale est prévue dans la feuille de route gouvernementale Togo 2025, avec pour ambition de doter le pays d’un cadre juridique renforcé, capable de soutenir une croissance économique inclusive et durable. Le texte prend en compte les nouveaux paradigmes en matière de gestion environnementale, notamment l’économie verte et l’économie bleue, l’économie circulaire, la mobilité verte, le crédit carbone, le mécanisme REDD+, la responsabilité sociétale des entreprises et la gestion décentralisée de l’environnement. Des outils renforcés et des innovations majeures Le projet de loi introduit et consolide plusieurs outils stratégiques, dont les évaluations environnementales et sociales stratégiques, ainsi que des mesures spécifiques de protection face aux substances nucléaires, radiologiques et biologiques. Il assure également une meilleure conformité du droit interne aux accords multilatéraux relatifs aux produits chimiques et aux déchets dangereux, tout en révisant les infractions et les sanctions en matière environnementale, notamment en ce qui concerne le milieu marin. Structuré en cinq titres et comprenant 139 articles, le texte maintient l’architecture fondamentale de la loi de 2008 tout en l’enrichissant de dispositions adaptées aux enjeux contemporains. Après lecture du rapport de la commission saisit au fond, suivi du débat général qui a permis aux députés de poser des questions au représentant du gouvernement qui a apporté des éclairages sur les raisons de la modification du texte, le président du groupe parlementaire majoritaire UNIR, Aklesso Atcholi a indiqué que la question environnementale n’est ni périphérique, ni accessoire. Elle est au cœur même de la souveraineté, de la dignité et de l’avenir de la nation. « Ce projet de loi vient précisément apporter une réponse structurée moderne et ambitieuse aux défis de l’heure en matière environnementale, en inscrivant notre action nationale dans une logique de résilience, d’anticipation et de responsabilité durable. », a-t-il déclaré avant d’inviter les députés du groupe parlementaire UNIR à donner leur quitus à ce projet de loi qui a été adopté à l’unanimité des députés présents. Revenant sur la portée de la réforme, le ministre, Prof. Komla Dodzi Kokoroko, a insisté sur l’impératif d’actualiser la législation nationale face aux défis environnementaux et climatiques. « La loi vit et s’adapte aux épreuves comme aux circonstances. Celle de 2008 n’y échappe pas. Face aux politiques publiques ambitieuses définies par le Président du Conseil, ainsi qu’aux engagements pris lors des conférences internationales qui nous imposent des urgences environnementales et climatiques, il était nécessaire de faire évoluer ce cadre juridique. Au plan national, ce texte consacre de nouveaux paradigmes et réaffirme notre volonté de mieux protéger l’environnement et de répondre avec efficacité aux enjeux climatiques », a-t-il indiqué. Enfin pour le président de l’Assemblée nationale, l’adoption de cette loi est à la fois un acte politique, une révision technique et un ajustement juridique. En réalité, elle redessine les contours de notre gouvernance environnementale avec audace et modernité. « Cette loi va placer le Togo dans une dynamique de cohérence globale alignant les lois nationales avec les engagements internationaux que nous avons pris en faveur de la planète », a-t-il souligné. Ce qui change Quelques mesures majeures sont désormais essentielles à retenir de la nouvelle loi-cadre sur l’environnement. Toute personne qui réalise des activités, projets ou programmes sans évaluation environnementale encourt une peine d’emprisonnement allant jusqu’à deux ans ou une amende pouvant atteindre 50 millions FCFA. Il est aussi prévu que toute personne qui pollue, dégrade le sol et sous-sol, altère la qualité de l’air ou des eaux pourrait être punie d’un emprisonnement de 3 à 12 mois et d’une amende à partir de 10 millions FCFA, ou de l’une de ces deux peines. Dans un autre chapitre, quiconque entreprend des activités susceptibles de porter atteinteà la faune et la floreest puni d’une peine de réclusion criminelle de 10 à 20 ans et d’une amende de 5 à 50 millions F.CFA ou de l’une de ces deux peines, s’il s’agit des espèces intégralement protégées. Le législateur prévoit que si cela concerne des espèces partiellement protégées, la peine de prison est de 5 à 10 ans avec une amende allant de 1 à 20 millions FCFA. Dans le cas où l’infraction porte sur des espèces dont l’exploitation est réglementée, la peine encourue va de 1 à 5 ans de réclusion criminelle et d’une amende comprise entre 500 000 et 5 millions FCFA. Les infractions relatives à la pollution et à la dégradation du milieu marin commises par les navires sont punies d’une réclusion criminelle de 5 à 10 ans et d’une amende allant de 500 millions à 200 milliards FCFA ou de l’une de ces deux peines sans préjudice des sanctions administratives. Si l’infraction est commise par les petites embarcations, la pénalité est une peine de prison allant de 5 mois à 2 ans et d’une amende comprise entre 500 000 et 25 millions FCFA. Cette nouvelle loi-cadre sur l’environnement prend également en compte la participation citoyenne, l’inclusion sociale et des questions de genre.
Hôtel Kara : Le ministre Isaac Tchiakpé dans une démarche qualité
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé, a effectué une visite de travail à l’hôtel Kara, le vendredi 24 janvier 2026, dans le cadre du suivi des établissements hôteliers publics et de l’amélioration continue de la qualité des services. Cette mission vise à renforcer le fonctionnement global de l’établissement à travers un dialogue, une évaluation et une recherche de solutions durables. La visite a débuté par une séance d’échanges avec l’équipe dirigeante de l’hôtel, composée du Directeur, du Chef de réception et du Chef du service d’aménagement des chambres. Ces échanges ont permis de faire le point sur l’état des installations et sur la qualité de l’accueil réservé aux clients. Se plaçant dans la posture d’un usager, le ministre a partagé certaines observations relatives au confort des chambres et à l’état des équipements sanitaires. Ces constats ont servi de base à une réflexion commune sur les améliorations à apporter et sur la nécessité de renforcer la rigueur dans l’entretien des locaux. À l’issue de cette rencontre, le ministre a recommandé la mise en place d’un plan d’actions destiné à corriger les insuffisances relevées, en particulier en matière de maintenance courante et de salubrité. Il a également souligné l’importance de la motivation du personnel et a réaffirmé l’engagement du ministère à accompagner l’Hôtel Kara dans ses efforts d’entretien et de modernisation. Les responsables de l’établissement ont, pour leur part, exprimé leur reconnaissance pour cette démarche et partagé certaines contraintes, notamment le besoin de renforcement des effectifs et de formation du personnel. La mission s’est poursuivie par une rencontre avec l’ensemble du personnel de l’hôtel Kara. A cette occasion, le ministre a rappelé que les métiers de l’hôtellerie et de la restauration reposent avant tout sur le sens du service, l’engagement professionnel et la qualité des relations humaines. Il a encouragé les agents à faire preuve de professionnalisme et de résilience, tout en assurant que des actions seront menées, en concertation avec la Direction, pour renforcer les compétences et améliorer l’organisation du travail. Les échanges ont également permis au personnel d’exprimer plusieurs préoccupations liées notamment au manque de matériel, à l’insuffisance des effectifs et à l’arrêt de certaines activités de cohésion sociale. En réponse, le ministre a annoncé l’envoi prochain d’une mission chargée de recenser l’ensemble des doléances et de formuler des propositions concrètes. Il a enfin évoqué l’examen de la grille salariale, du système de primes ainsi que la mise en place de mécanismes de reconnaissance destinés à valoriser les agents les plus engagés. A travers cette visite de terrain qui se poursuivra dans d’autres hôtels d’Etat, le ministre réaffirme sa volonté de promouvoir une gestion plus efficace et participative desdits hôtels, en plaçant l’humain, la qualité du service et l’amélioration continue au cœur de l’action publique.
Le Groupe SUNU commémore le 3ème anniversaire du décès de son Fondateur
Trois ans après le rappel à Dieu de Pathé Dione, Fondateur du Groupe SUNU, l’institution a organisé au Togo, une série d’offices religieux en sa mémoire le lundi 12 janvier 2026. Ces cérémonies se sont déroulées au siège de SUNU Assurances Togo à Lomé et à l’Église catholique Saint-Antoine de Padoue de Hanoukopé. Décédé le 12 janvier 2023, Pathé Dione, figure emblématique du secteur financier africain et panafricaniste convaincu, a laissé un héritage durable au sein du Groupe SUNU et au-delà. Pour marquer cette troisième commémoration jugée particulière, les filiales togolaises du Groupe ont organisé une lecture coranique suivie d’une cérémonie musulmane au siège de SUNU Assurances Togo, puis une messe chrétienne. Selon Carole Amemavor, Responsable SUNU Business Togo GIE, cette commémoration s’est tenue simultanément dans toutes les filiales du Groupe SUNU, dans l’ensemble des pays où il est présent. « Le Togo occupe une place toute particulière au sein du Groupe, avec quatre filiales : SUNU Bank, SUNU Santé, SUNU Assurances Vie et IARD. Ensemble, nous avons célébré notre père fondateur, feu Pathé Dione, grand visionnaire et panafricaniste, rappelé à Dieu le 12 janvier 2023 », a-t-elle déclaré. Bien que de confession musulmane, Pathé Dione a toujours prôné la coexistence religieuse. À ce titre, le Groupe SUNU perpétue la tradition d’organiser à la fois une prière musulmane et une prière chrétienne en sa mémoire. « Pour cette troisième commémoration, nous avons souhaité marquer la circonstance par une lecture coranique et une cérémonie musulmane au siège de notre société d’assurances, pour le compte de toutes les filiales, en présence du personnel et de plusieurs responsables, dont le Directeur de zone Afrique de l’Ouest UEMOA », a précisé Carole Amemavor. Elle a également formulé des prières pour le repos de l’âme du fondateur et exprimé la volonté des collaborateurs de poursuivre l’œuvre qu’il a laissée : « Qu’Allah le Tout-Puissant accorde sa faveur à notre fondateur et nous donne, à nous collaborateurs, la force de poursuivre ce projet auquel il croyait profondément. » Profitant de cette cérémonie organisée en début d’année, la Responsable SUNU Business Togo GIE a adressé ses vœux au personnel, aux clients et aux partenaires du Groupe SUNU. Elle a souhaité santé, paix, joie et engagement, tout en réaffirmant l’ambition du Groupe pour l’année 2026. « Nous prenons l’engagement que 2026 sera une année de succès, portée par la digitalisation, l’innovation, la proximité, l’écoute attentive et l’excellence au service de nos clients. » De son côté, Bah Traoré Awali, imam adjoint de la mosquée Al Ansar d’Agoè, a salué l’héritage humain et spirituel laissé par Pathé Dione. « Bien qu’il fût musulman, il a collaboré avec toutes les confessions. Dans son héritage, sa société, on retrouve des musulmans, des chrétiens et des animistes. Le fait que ses collaborateurs continuent de penser du bien de lui après sa mort prouve qu’il a bien vécu avec eux », a-t-il souligné. Les prières ont porté sur le repos éternel de Pathé Dione, la pérennité du Groupe SUNU et la prospérité de ses activités. « Nous avons demandé à Allah de lui accorder la lumière éternelle et de faire grandir la société qu’il a laissée », a ajouté l’imam. Acteur financier majeur au Togo, le Groupe SUNU est présent à travers plusieurs filiales, notamment SUNU Assurances Vie et IARD, SUNU Bank issue du rachat de la BPEC et SUNU Santé. Le Groupe offre des produits bancaires, des solutions d’assurance, des services de santé ainsi qu’une large gamme de produits destinés aux particuliers et aux entreprises, tout en menant des initiatives communautaires, malgré des défis récents liés à la digitalisation. Cette commémoration a ainsi été l’occasion de rappeler la vision, les valeurs et l’héritage durable de Pathé Dione, dont l’œuvre continue d’inspirer les collaborateurs du Groupe SUNU à travers l’Afrique. Yao KPOWOADAN