Fidèle à l’engagement de l’État togolais de « ne laisser aucune victime pour compte », le Haut-commissariat à la réconciliation et au renforcement de l’unité nationale (HCRRUN) a présenté jeudi 18 décembre 2025, son bilan annuel marquant la huitième année de mise en œuvre des recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Depuis le lancement du programme de réparations en 2017 par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, des avancées significatives ont été enregistrées en faveur des victimes des violences sociopolitiques qu’a connues le pays. A ce jour, 33 331 victimes, soit près de 80% des personnes recensées dans la base de données de la CVJR, ont bénéficié de mesures de réparation. Pour la seule année 2025, 2 838 victimes ont reçu des indemnisations financières ainsi que des prises en charge psycho-médicales, grâce à la collaboration entre le HCRRUN et son partenaire, l’ONG AIMES-Afrique. Il reste encore 2 319 victimes à accompagner. Le taux de satisfaction exprimé par les bénéficiaires a atteint 99,65%, témoignant de l’impact positif du programme sur les populations concernées. Au cours de l’année, plusieurs dossiers sensibles ont fait l’objet d’investigations approfondies, notamment les cas du licenciement des artistes des ballets de la troupe nationale, les affrontements intercommunautaires entre Konkomba et Mossi en 1991 à Guérin-Kouka, entre Kabiyè et Kotokoli en 1992 à Sotouboua, ainsi que les victimes de la faune dans la région des Savanes n’ayant pas encore obtenu réparation. Par ailleurs, le volet des réparations mémorielles a connu des avancées notables. Grâce aux moyens financiers mobilisés et aux orientations du Président du Conseil, les infrastructures destinées à abriter les hommages en mémoire de feu Colonel Kléber Dadjo, ancien Président de la République, ont été entièrement achevées. Le HCRRUN a également mené de vastes concertations nationales à travers des tournées d’échanges dans toutes les régions du pays, associant responsables politiques, organisations de la société civile, groupes socioprofessionnels et mouvements de jeunes. Ces consultations ont permis de renforcer l’appropriation collective du processus de réconciliation. Sur le plan des réalisations concrètes, l’année 2025 a été marquée par l’inauguration d’un établissement scolaire à Médjé le 03 septembre, la construction de forages d’eau potable à Diguina dans le canton d’Agbandi (préfecture de Blitta), ainsi que l’édification de Centres de Retrouvailles à Bodjé et à Agbandi, dont les travaux progressent de manière satisfaisante. L’institution poursuit également son soutien aux orphelins des victimes des troubles sociopolitiques de 2005. Le programme spécial de bourses et d’aides compte désormais 209 bénéficiaires. La présidente du HCRRUN, Awa Nana-Daboya, a réaffirmé la détermination de son institution, en étroite collaboration avec les autorités compétentes, à poursuivre cette mission essentielle. L’objectif ultime demeure l’édification d’une paix durable, fondée sur la justice, la mémoire et l’équité, pour une société togolaise plus unie. Yao KPOWOADAN
Sécurité routière : La LCT tire la sonnette d’alarme
La Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) a organisé hier lundi 29 décembre 2025 à Lomé, une conférence de presse de sensibilisation sur la sécurité routière, afin d’alerter l’opinion publique sur la recrudescence des accidents de la circulation, devenus un véritable fléau au Togo. Face aux journalistes, la LCT a rappelé que chaque déplacement sur la route, à pied, à moto ou en voiture, constitue une consommation de service de mobilité qui ne devrait jamais se faire au détriment de la vie humaine ou de l’intégrité physique. Pourtant, le constat sur les axes routiers reste alarmant. Le non-respect des règles élémentaires de conduite transforme trop souvent les routes en lieux de drames. Pour la Ligue des Consommateurs du Togo, il est inadmissible qu’un citoyen quitte son domicile pour ses activités quotidiennes sans jamais y revenir à cause d’une imprudence évitable. C’est pourquoi l’organisation appelle à une prise de conscience collective, axée sur trois facteurs majeurs. Le premier concerne le facteur humain. L’excès de vitesse, l’usage du téléphone au volant ainsi que la consommation d’alcool ou de stupéfiants constituent des actes d’irresponsabilité grave. La LCT rappelle que le code de la route n’est pas une simple recommandation, mais une loi destinée à protéger les usagers. Le deuxième point porte sur l’état technique des engins. La LCT exhorte les consommateurs à être plus exigeants quant à l’état des véhicules et des motos qu’ils utilisent. Des pneus usés ou des freins défaillants représentent de véritables dangers invisibles sur la route. Enfin, la Ligue insiste sur le port du casque et de la ceinture de sécurité, qui ne sont pas des accessoires de mode mais des équipements de survie capables de réduire considérablement la gravité des accidents. Un appel particulier a été lancé aux conducteurs de bus, de taxis et de motos-taxis, communément appelés zémidjans. « Vous transportez des vies humaines et non de la marchandise », a martelé la LCT, rappelant que la sécurité et le confort des passagers doivent primer sur la recherche effrénée du gain. La LCT réaffirme que la sécurité routière est à la fois un droit pour le citoyen et un devoir pour chaque usager. Elle invite les consommateurs à devenir de véritables « citoyens de la route », refuser les véhicules surchargés, interpeller les conducteurs imprudents et respecter strictement les feux tricolores et les priorités. Emmanuel Sogadji, président de la LCT, a souligné que l’état des routes, bien qu’étant une réalité, ne saurait à lui seul expliquer les nombreux accidents. Selon lui, même sur des routes en bon état, des drames surviennent, d’où l’importance de la sensibilisation continue et du respect du code de la route. Il a également insisté sur la nécessité d’être à jour en matière d’assurance, afin de limiter les conséquences matérielles en cas d’accident. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la prévention routière et s’aligne sur la résolution 74/299 de l’Assemblée générale des Nations unies, qui vise à réduire d’au moins 50% le nombre de morts et de blessés sur les routes d’ici 2030. La LCT a, à cet effet, remercié la Direction des transports routiers et ferroviaires pour son accompagnement. La Ligue des Consommateurs du Togo annonce que ce projet se poursuivra dans la durée, avec plusieurs activités de sensibilisation prévues à Lomé et à l’intérieur du pays. « La route est un espace de partage. Faisons-en un espace de paix », a conclu la LCT. Yao KPOWOADAN
Transferts monétaires à 700 000 personnes vulnérables au Togo
Le gouvernement a procédé jeudi 18 décembre 2025 dans la commune d’Agoè-Nyivé 4 à Lomé, au lancement officiel du Programme national de la protection sociale (PNPS), avec l’opérationnalisation de sa composante relative aux transferts monétaires en faveur des ménages vulnérables. La cérémonie s’est tenue sous la présidence du Ministre, Secrétaire général de la Présidence du Conseil, Dr Sandra Ablamba Johnson, représentant Faure Gnassingbé, Président du Conseil. L’événement a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, le ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, des députés, des sénateurs, ainsi que des partenaires techniques et financiers et d’éminentes personnalités. Inscrit dans la vision d’inclusion sociale et économique portée par le Président du Conseil, le Programme national de la protection sociale traduit le principe selon lequel « aucun Togolais ne doit être laissé au bord du chemin du développement ». Il vise à améliorer durablement la situation socio-économique des ménages vulnérables, à renforcer leur résilience face aux chocs, à promouvoir l’emploi notamment chez les jeunes en situation de vulnérabilité, et à soutenir l’autonomisation économique des populations, dans un cadre consolidé et innovant de protection sociale. Dans le cadre de la composante 1 du programme, consacrée aux transferts monétaires inconditionnels, 700 000 personnes réparties sur toute l’étendue du territoire national bénéficieront de cette initiative. Chaque ménage recevra un montant de 25 000 FCFA, destiné à répondre aux besoins essentiels et à renforcer leur capacité de résilience. Les transferts seront effectués à travers des canaux sécurisés et accessibles, notamment le mobile money. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre concrète des orientations issues du discours sur l’état de la Nation prononcé par le Président du Conseil le 2 décembre 2025 devant le Parlement réuni en congrès. À cette occasion, il avait réaffirmé l’engagement du gouvernement à protéger les populations vulnérables, à étendre les filets sociaux et à garantir l’accès équitable aux services sociaux de base, notamment la santé, l’eau, l’énergie et l’éducation. Le lancement du PNPS intervient dans un contexte de consolidation des politiques publiques en matière de protection sociale. Le Conseil des ministres a en effet adopté, le 17 décembre 2025, la Politique nationale de protection sociale, destinée à fédérer les actions passées, en cours et futures autour de cinq axes stratégiques, afin de prévenir et de réduire la pauvreté, la vulnérabilité et l’exclusion sociale. Le Programme national de la protection sociale constitue l’instrument opérationnel majeur de cette politique. Le PNPS s’articule autour de trois composantes clés notamment, les transferts monétaires inconditionnels aux ménages vulnérables, l’emploi des jeunes en particulier ceux en situation de vulnérabilité, et l’autonomisation économique des ménages vulnérables, notamment des femmes. Dr Sandra Ablamba Johnson s’est félicitée de la mise en œuvre effective du programme, qu’elle a qualifié de nouvelle illustration de l’engagement du Président du Conseil en faveur de l’inclusion sociale et économique. Elle a rendu un hommage à Faure Gnassingbé dans la lutte contre la pauvreté et pour sa politique résolue en faveur des populations laborieuses. Elle a également exhorté l’ensemble des acteurs impliqués à veiller à ce que les fonds parviennent effectivement aux bénéficiaires, dans la sécurité, la transparence et la dignité, tout en remerciant les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant. Au nom des bénéficiaires, un porte-parole a exprimé une profonde reconnaissance au Président du Conseil pour ce geste de solidarité nationale, perçu comme un véritable levier de sortie de la précarité. Le lancement de ce programme vient s’ajouter à une série de réformes et de mécanismes phares déjà opérationnels dans le domaine de la protection sociale, notamment l’Assurance maladie universelle couvrant plus de 4,4 millions de personnes, les programmes School AMU et WEZOU, les cantines scolaires, la finance inclusive à travers le FNFI, les filets sociaux et le programme Novissi. Ces initiatives ont contribué à des avancées notables dans l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’éducation et aux soins de santé, ainsi qu’à une amélioration significative des indicateurs socioéconomiques. Grâce à ces efforts soutenus, le Togo a enregistré une baisse sensible de la pauvreté multidimensionnelle et a, pour la première fois de son histoire, accédé à la catégorie des pays à indice de développement humain moyen, confirmant ainsi l’impact positif des politiques de protection sociale mises en œuvre.
« Epargne récompensée » à SUNU Bank Togo !
Dans une démarche visant à valoriser ses clients, SUNU Bank Togo vient de lancer une campagne exceptionnelle de collecte de dépôts. Objectif : encourager l’épargne tout en offrant des avantages concrets et immédiats. Jusqu’au 29 janvier 2026, les clients qui participeront à cette opération bénéficieront d’un taux d’intérêt bonifié à partir de 3,75%, contre 3,5% habituellement sur les comptes Epargne Select. Une hausse significative qui témoigne de la volonté de SUNU Bank Togo de renforcer la confiance et la fidélité de sa clientèle. Mais ce n’est pas tout. Les meilleurs déposants seront récompensés par des cadeaux de grande valeur : bons d’achat électroménagers LG et bien d’autres surprises. Une manière originale de joindre l’utile à l’agréable. « Cette campagne reflète l’engagement de SUNU Bank Togo à toujours mieux servir ses clients. En bonifiant le taux d’intérêt et en offrant des récompenses attractives, SUNU Bank veut encourager l’épargne tout en valorisant la fidélité et la confiance que les clients accordent à la banque. Ensemble pour la construction d’une croissance durable. », a déclaré Bénito Fado, Directeur Général de SUNU Bank Togo. La campagne est ouverte dans toutes les agences du réseau et s’adresse à tous les clients souhaitant faire fructifier leur épargne dans un cadre sécurisé, avantageux et convivial. Pour plus d’informations, les clients sont invités à se rapprocher de leur agence ou à contacter le 8444.
TCE 2025 : Une 30èmeédition couronnée par le jackpotd’Oswald N’guessan
Débutée le 24 novembre 2025 avec les travaux des Directeurs généraux des pays membres du Conseil de l’Entente ainsi que des Experts, la 30ᵉ édition de la Tranche Commune Entente (TCE) a connu son apothéose le vendredi 28 novembre 2025 au Palais des Congrès de Lomé, avec le clou des activités qui est le grand tirage TCE. La cérémonie officielle, présidée par Akou Mawussé Adetou-Afidenyegba, directrice de cabinet du ministère des Finances et du Budget, s’est déroulée en présence d’Ali Idi, Secrétaire exécutif adjoint du Conseil de l’Entente (CE), ainsi que des directeurs généraux des loteries nationales des cinq pays membres du Conseil de l’Entente à savoir, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger bien et évidemment le Togo, rejoints par le Sénégal et le Mali. Vingt participants, sélectionnés au cours du mois d’octobre dans les cinq pays membres, à raison de quatre par pays, ont eu la chance de tenter leur tirage parmi les vingt lots mis en jeu, dont un super jackpot de 20 millions de FCFA. Le grand gagnant a été révélé au 19ème tirage. Il s’agit de l’Ivoirien Koffi N’guessan Oswald, heureux lauréat du jackpot de 20 millions de FCFA. Le Programme Extraordinaire Régional (PER), a donc récompensé plusieurs gagnants pour, un lot de 10 millions de FCFA, trois lots de 5 millions, quatre lots de 4 millions, cinq lots de 3 millions et six lots de 2 millions, pour un total de 88 millions de FCFA distribués. La Côte d’Ivoire arrive en tête des gains cumulés avec 29 millions de FCFA, suivie du Bénin et du Burkina Faso avec 16 millions chacun, du Togo avec 15 millions, et du Niger avec 12 millions. Très ému, le gagnant du super jackpot, l’Ivoirien Koffi N’guessan Oswald, a exprimé sa gratitude : « C’est une joie immense. Je joue depuis treize ans sans relâche, et aujourd’hui, mes efforts ont été récompensés. Ce gain de 20 millions de FCFA change beaucoup de choses pour moi. Je remercie les organisateurs et j’encourage les autres joueurs à croire en leur chance. » Le second prix de 10 millions de FCFA est revenu au Burkinabè Samson André Bambara. Pour le Togo, le plus gros gain a été remporté par John Eninful (5 millions de FCFA), suivi de David Kwaku Segla, lauréat d’un lot de 4 millions. Deux autres Togolais ont décroché chacun 3 millions de FCFA. La soirée a également été l’occasion de récompenser les lauréats des concours « Jeunes et Entrepreneuriat » et « Femmes et Activités Génératrices de Revenus (AGR) », destinés aux entrepreneurs togolais. Sur 350 dossiers reçus dont 261 pour les jeunes et 89 pour les femmes, le jury a retenu 30 projets. Dix portés par de jeunes entrepreneurs, chacun récompensé par 2 millions de FCFA, et 20 projets portés par des femmes qui ont chacune reçu 1 million de FCFA. Le Togo passe le témoin au Niger qui va accueillir la 31ᵉ édition l’année prochaine. Nicolas EDORH
Hôtellerie : Concurrence déloyale, pratiques illicites : 07 pistes de solution
Jadis fleuron de l’économie togolaise avec une plus grande attractivité du tourisme au Togo, l’hôtellerie a perdu de sa superbe, avec des moments douloureux marqués par la fermeture de l’hôtel de la Paix, Palm Beach, etc. Cependant, la réhabilitation de l’hôtel 2 Février par l’Etat depuis quelques années, avec l’installation de nouveaux hôtels à Lomé et dans certaines villes de l’intérieur, font face à des réalités et pratiques illicites. Constats, observations et propositions. Le Togo a connu une croissance modérée dans le sous-secteur hôtelier au cours des dernières années, avec une augmentation du nombre d’établissements hôteliers et de chambres disponibles. Selon le Rapport économique Yearbook Togo 2022, le pays a enregistré environ 1 000 000 de visiteurs en 2022, soit près du double de l’année précédente (2021) ; ce qui a stimulé la demande pour des services d’hébergement. Le gouvernement à travers le ministère de la culture et du tourisme notamment la Commission Nationale d’Agrément et de Classement des Etablissements du Tourisme (CNACET) a élaboré un répertoire des établissements de tourisme agrées conformément au décret N 89-137/PR du 23 août 1989 portant règlementation et classement des établissements de tourisme. Cependant, le sous- secteur hôtelier fait face à plusieurs défis qui entravent son développement. Dans l’analyse faite par l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) dans son Livre Blanc 2024, il ressort quelques constats et observations. Dynamisme du secteur avec une croissance de certains segments Le document fait mention d’un secteur qui connaît un dynamisme notable, marqué par le développement de nombreuses initiatives privées, notamment dans les segments des hôtels 3 et 4 étoiles, qui sont en pleine expansion. Cette croissance, indique le Livre Blanc 2024 de l’AGET, témoigne d’un intérêt accru pour un tourisme intermédiaire, et reflète la demande croissante pour une offre de qualité abordable. Toutefois, malgré cette évolution, plusieurs obstacles limitent l’exploitation optimale du potentiel du secteur avec un taux de remplissage faible. Accès difficile au financement En raison des coûts élevés et du manque de familiarité des banques avec le secteur, l’accès au financement représente un obstacle majeur pour le développement de l’hôtellerie au Togo. L’AGET précise dans son Livre Blanc que les banques commerciales montrent une méconnaissance des spécificités et des particularités du secteur hôtelier, limitant leur engagement ce qui constitue un frein pour les investissements hôteliers. Le déficit de formation de la main-d’œuvre et les difficultés d’accès au foncier sont également relevés comme des freins importants pour les investissements hôteliers et leur compétitivité. Concurrence déloyale due aux pratiques illicites Selon l’AGET, le secteur hôtelier est affecté par une concurrence déloyale provoquée par des pratiques illicites. Dans l’ensemble du pays, certains propriétaires d’immeubles transforment leurs bâtiments en maisons d’hôtes, résidences meublées ou hôtels de façon informelle, sans respecter les normes ou obligations fiscales. Ces pratiques souterraines créent une concurrence injuste pour les établissements légalement constitués, minant la rentabilité et le développement du secteur. Le Livre Blanc 2024 de l’AGET note également que l’émergence de résidences meublées et la popularité des plateformes de location comme Airbnb posent des défis aux hôtels traditionnels, en élargissant les options de logement pour les visiteurs. Ces alternatives, bien qu’attrayantes pour les consommateurs, érodent la part de marché des hôtels car elles échappent aux régulations applicables au secteur. En outre, le document relève la faiblesse du taux de remplissage due au faible pouvoir d’achat des ménages locaux. Une réalité qui limite la demande intérieure pour les services hôteliers et rend le secteur dépendant des clientèles internationales ou des périodes de pointe. Cette dépendance accroît la vulnérabilité économique des hôtels, surtout en l’absence d’une demande locale soutenue. Des pistes de solution L’AGET fait des propositions pour rectifier le tir. Dans le Livre Blanc 2024, cette organisation patronale propose d’encourager et faciliter le financement hôtelier, en sensibilisant les banques et autres institutions financières aux spécificités du secteur hôtelier. « L’établissement d’un fonds de garantie spécifique pourrait également inciter les banques à financer les projets hôteliers et à offrir une meilleure couverture des risques liés à ce secteur », indique l’AGET. L’amélioration de l’accès au foncier, de la formation de la main-d’œuvre en hôtellerie et restauration, font également partie des propositions de l’AGET. Pour lutter contre la concurrence déloyale dans le secteur hôtelier, l’Association des Grandes Entreprises du Togo trouve qu’il est indispensable de renforcer la régulation et le contrôle des établissements non enregistrés exerçant des activités hôtelières. Une campagne de sensibilisation sur les obligations légales, associée à des sanctions en cas de non-conformité, permettrait de régulariser ce type d’activité et de garantir une concurrence saine entre les acteurs du secteur. Selon l’organisation, la montée en puissance des résidences meublées et des plateformes comme Airbnb nécessite une adaptation du cadre réglementaire. L’institution d’une taxe spécifique pour les hébergements de courte durée et l’obligation d’enregistrement de ces établissements permettraient de les intégrer au secteur formel. Ce cadre favoriserait une concurrence équitable et générerait des revenus supplémentaires pour l’État tout en répondant à une demande de logements temporaires diversifiée. « Pour répondre à la problématique des faibles taux de remplissage, des initiatives visant à dynamiser la demande locale, telles que des réductions ou des offres spéciales pendant les périodes de basse saison, devraient être envisagées par les hôtels. Ces actions rendraient les séjours hôteliers plus accessibles aux ménages locaux et contribueraient à augmenter la fréquentation des établissements, stabilisant ainsi leurs revenus et améliorant la viabilité du secteur », fait remarquer le Livre Blanc. In fine, l’AGET suggère la promotion de la gastronomie togolaise et les grands chefs comme un vecteur de communication et d’attrait des touristes. Elle soutient que le Togo a les capacités de mettre en avant sa cuisine et ses recettes. Cette initiative permettrait également de mettre en avant les produits agricoles de qualité du Togo. Nicolas EDORH
Ecobank valorise l’éducation inclusive avec les enfants en situation de handicap
Ecobank Togo a réaffirmé son engagement envers les communautés locales en célébrant la 13ᵉ édition de la Journée Ecobank, placée cette année sous le thème « Permettre un apprentissage inclusif pour tous ». L’événement, organisé le samedi 13 octobre 2025, en partenariat avec la Fédération Togolaise des Associations des Personnes Handicapées (FETAPH), a mis en lumière l’importance de l’éducation inclusive et de l’égalité des chances pour tous les enfants, en particulier ceux en situation de handicap. A Lomé, la célébration a rassemblé 172 enfants handicapés autour de sessions d’apprentissage inclusif et d’activités éducatives et récréatives. Cette initiative s’inscrit dans la campagne triennale « Transformer l’Afrique par l’éducation », lancée en 2023 pour promouvoir l’apprentissage, l’innovation et l’inclusion à travers l’Afrique. Créée en 2013, la Journée Ecobank s’est imposée au fil des années comme une initiative majeure en matière de responsabilité sociétale. Elle rassemble les collaborateurs du groupe panafricain autour d’enjeux essentiels tels que la santé, l’éducation et l’autonomisation des jeunes. L’édition 2025 a revêtu une importance toute particulière, marquée par la célébration des 40 ans du Groupe Ecobank, illustrant son engagement constant en faveur du développement humain et communautaire à travers le continent africain. « Dans le cadre de la campagne actuelle Transformer l’Afrique par l’éducation, Ecobank Togo est fière d’avoir formé des centaines d’enfants aux compétences numériques et en intelligence artificielle, et d’avoir contribué à la rénovation et à l’équipement d’écoles. Pour cette dernière année, nous visons à atteindre plus de 300 bénéficiaires supplémentaires en partenariat avec la FETAPH. Au-delà des dons, nous avons voulu offrir un moment de joie et d’espoir aux enfants handicapés. », a déclaré Estelle Akué-Komlan, Directeur Général d’Ecobank Togo. La Directrice Générale de la Fondation Ecobank, Elisa Desbordes, a également rappelé l’évolution de la campagne. « En 2023, nous avons lancé la campagne Transformer l’Afrique grâce à l’éducation. En 2024, nous avons exploré l’apprentissage à travers l’intelligence artificielle. Cette année, nous mettons l’accent sur l’inclusion, comment la technologie peut aider à rendre l’éducation accessible à tous. », a-t-elle indiqué. La journée a également servi à réaffirmer une conviction forte du groupe. Chaque enfant, quelle que soit sa situation, doit pouvoir bénéficier d’un accès équitable à l’éducation. Une conviction qui fait écho à la célèbre citation de Nelson Mandela : « l’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde. » Premier groupe bancaire privé panafricain, Ecobank est présent dans 34 pays d’Afrique subsaharienne ainsi qu’en France, au Royaume-Uni, aux Émirats arabes unis et en Chine. Avec plus de 14 000 employés et 32 millions de clients, le Groupe continue d’investir dans des initiatives sociales porteuses, plaçant l’éducation au cœur de sa vision d’un développement durable et inclusif pour l’Afrique. Yao KPOWOADAN
Dérives sur les réseaux sociaux : La mise en garde du Procureur de la République
Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Lomé, Talaka Mawama a tenu le 08 octobre 2025, un point de presse sur les dérives et abus dans l’utilisation des plateformes numériques et leurs conséquences sur le plan pénal. L’objectif est d’alerter les citoyens sur les implications juridiques de certains commentaires et publications sur les réseaux sociaux devenus un puissant levier de communication, mais également un espace de dérapages inquiétants. Dans son propos liminaire, le Procureur a rappelé que les médias sociaux, qu’il s’agisse de Facebook, WhatsApp, Instagram, YouTube, TikTok, Snapchat ou encore X (ex-Twitter), sont des outils de communication aujourd’hui incontournables. Ils permettent de créer, partager et diffuser des contenus tout en favorisant l’interaction entre utilisateurs. Mais, souligne-t-il, « autant ces plateformes sont utiles, autant elles peuvent constituer un danger pour notre société ». Loin de condamner leur usage, le ministère public met plutôt en lumière les risques liés à une utilisation non encadrée ou irresponsable de ces outils. La facilité de diffusion de l’information y favorise, selon lui, la propagation de fausses nouvelles, les atteintes à la vie privée, les discours de haine, et même des incitations à la violence. Le Togo dispose d’un cadre juridique clair pour encadrer les usages numériques. Le Procureur a cité plusieurs textes fondamentaux qui régissent la matière, notamment le nouveau Code pénal, le Code de l’enfant, la loi sur la cybersécurité et la cybercriminalité, le Code de la presse et de la communication et la loi relative à la protection des données à caractère personnel. Ces textes permettent de sanctionner de nombreuses infractions commises en ligne comme les injures graves, la diffamation, l’atteinte à l’honneur, l’apologie de crimes, l’incitation à la haine ou à la violence, la divulgation de secrets professionnels, la publication de fausses nouvelles, etc. Un exemple concret évoqué est celui de la diffusion non autorisée de photos d’un malade sur son lit d’hôpital, qui constitue une atteinte à l’intimité de la vie privée. Le Procureur a dénoncé une tendance croissante à l’utilisation des réseaux sociaux à des fins nuisibles, notamment la propagation de rumeurs infondées, les appels à la haine ethnique ou religieuse, les incitations à la violence, et les contenus attentatoires aux bonnes mœurs. « Ces agissements constituent autant d’abus et de dérives qu’il convient de dénoncer et de sanctionner », a-t-il martelé. Il en appelle ainsi à la responsabilité individuelle et collective des citoyens face à ce qu’il qualifie de « dérive sociétale préoccupante ». Il rappelle que la liberté d’expression, bien que garantie par la loi, ne saurait justifier l’injure, la diffamation ou l’atteinte à la dignité humaine. Le ministère public se veut clair : « désormais, toute publication illicite ou tout partage de contenu hors du cadre légal sera poursuivi avec rigueur. Même ceux qui, par un simple commentaire d’approbation, valideraient un contenu répréhensible, s’exposent à des poursuites. » « Le Parquet jouera pleinement son rôle de garant de l’ordre public et n’hésitera pas à engager des actions judiciaires pour préserver la société togolaise des dérives numériques », a affirmé le Procureur de la République. Il a par ailleurs rappelé que la loi impose à tout citoyen de dénoncer un crime ou un délit dont il aurait connaissance, y compris dans l’espace numérique. Cette sortie médiatique se veut à la fois pédagogique et dissuasive. Elle vise à sensibiliser les usagers des plateformes numériques à un usage responsable et respectueux de la loi. Le Procureur a ainsi appelé à une « prise de conscience collective », condition sine qua non pour préserver la cohésion sociale et garantir la sécurité publique dans un monde de plus en plus interconnecté. Yao KPOWOADAN
TCE 2025 : la LONATO annonce des gains exceptionnels et un impact social
La Loterie Nationale Togolaise (LONATO) a officiellement lancé jeudi 25 septembre 2025 à Lomé, l’édition 2025, la 30ème de la Tranche Commune Entente (TCE), un événement annuel majeur qui rassemble les cinq loteries nationales des pays membres du Conseil de l’Entente à savoir, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Niger et le Togo. La TCE 2025 se veut un moment de fête, de compétition et de solidarité sous-régionale. Elle se déroulera en plusieurs phases, avec pour apothéose le grand tirage régional prévu le 28 novembre 2025 à Lomé. Produit commun à ces cinq pays, la TCE vise à offrir aux populations non seulement la possibilité de remporter d’importants gains, mais aussi de bénéficier d’un projet social à fort impact communautaire. Après la 29e édition organisée en 2024 au Bénin, le Togo a l’honneur d’accueillir la 30ème édition. Cette campagne spéciale, qui se déroulera en plusieurs phases, connaîtra son apothéose le vendredi 28 novembre 2025, à l’occasion du grand tirage régional. Des gains exceptionnels pour les parieurs Chaque jeudi à 18h, les parieurs peuvent tenter leur chance via le Loto Super. Le super gros lot est fixé à 20 millions de FCFA, offrant ainsi une opportunité unique de changement de vie à de nombreux participants. Les joueurs doivent miser un minimum de 500 F CFA par ticket sur l’un des quatre tirages dédiés du LOTO SUPER, et communiquer leur numéro de téléphone actif. Il est impératif de conserver les tickets éligibles jusqu’au tirage final. Les résultats seront affichés dans les points de vente agréés et les agences de la LONATO. En cas de gain, les parieurs devront se présenter dans une agence pour enregistrement avant paiement. La TCE 2025 se décline en deux volets : le Programme Extraordinaire Régional (PER) et le Programme National Harmonisé (PNH). La campagne, prévue du 9 au 30 octobre 2025, donnera lieu à quatre tirages informatisés à travers le jeu LOTO SUPER, permettant de désigner les gagnants à la fois au niveau national et régional. À chaque tirage, un gagnant du PER et neuf gagnants du PNH seront désignés, soit 40 gagnants au total à l’issue de la campagne : 4 pour le PER et 36 pour le PNH. Selon Kokouvi Amédomé, les gagnants du PER bénéficieront chacun d’une prime de voyage de 200 000 F CFA et participeront au grand tirage régional de Lomé pour décrocher le super lot de 20 millions F CFA, ainsi que plusieurs autres prix : un lot de 10 millions F CFA, trois lots de 5 millions F CFA, quatre lots de 4 millions F CFA, cinq lots de 3 millions F CFA, six lots de 2 millions FCFA. Sur le plan national, le PNH récompensera quatre gagnants à 500 000 FCFA, huit gagnants à 300 000 FCFA, cinq gagnants à 200 000 FCFA et seize gagnants à 100 000 FCFA. En accord avec les textes fondateurs de la TCE, chaque édition permet la réalisation d’un projet social dans le pays organisateur. Cette année, le Togo bénéficiera de la construction d’un centre médico-social au sein de l’Université de Kara, financé à hauteur de 125 millions FCFA, grâce à une contribution de 25 millions FCFA par pays membre. « La particularité de cette 30ème édition, au-delà de son caractère anniversaire, est aussi l’accueil des délégations des autres pays membres au Togo. Ce sera une occasion exceptionnelle de mettre en lumière l’hospitalité togolaise, la richesse culturelle locale et l’engagement des autorités à faire rayonner le pays », a déclaré Kokouvi Amedome, Directeur Marketing et Innovation à la LONATO. En marge de la TCE, la LONATO a lancé un concours national intitulé « Jeunes et Entrepreneuriat » et « Femmes et Activités Génératrices de Revenus (AGR) », destiné à promouvoir l’innovation et la créativité. Dix meilleurs projets de création d’entreprises portés par des jeunes recevront chacun 2 millions F CFA, tandis que vingt projets d’AGR portés par des femmes seront primés à hauteur de 1 million F CFA chacun. Nicolas EDORH
BB Lomé réajuste les prix de certains produits
La décision est entrée en vigueur à partir de ce 1er octobre 2025. BB Lomé a décidé de réajuster les prix de certains de ses produits, notamment des bières et des boissons gazeuses de petit format (33 cl). Les bouteilles de 33 cl de Pils et de Lager passent de 300 FCFA à 350 FCFA. Du côté des boissons gazeuses, les bouteilles de 30 cl de Youki Cocktail de Fruits, Youki Orange, World Cola et Youzou connaissent également une hausse, passant de 200 FCFA à 250 FCFA. La direction générale de BB Lomé explique cette révision tarifaire par le contexte économique mondial marqué par une inflation persistante, la hausse généralisée des coûts des intrants (allant des matières premières aux emballages, en passant par la logistique et le transport) ; ce qui a eu un impact direct sur les charges de production. À ces contraintes, s’ajoutent de nouvelles dispositions fiscales et comptables qui alourdissent les coûts, réduisant les marges des entreprises du secteur. « Cet ajustement est une démarche nécessaire pour maintenir l’équilibre économique de nos activités et continuer à offrir des produits de qualité », souligne BB Lomé. Ce réajustement tarifaire vise à aligner ce format sur sa valeur réelle, afin d’assurer une meilleure cohérence entre les différentes gammes et renforcer la perception du rapport quantité-prix. Produits concernés Bières : PILS et Lager Bouteille de 33 cl Ancien tarif = 300 FCFA / Nouveau tarif : 350 FCFA Produits concernés Boissons Gazeuses (Sucreries) Bouteille de 30 Cl Youki Cocktail de Fruits, Youki Orange, World Cola et Youzou Ancien tarif = 200 FCFA / Nouveau tarif : 250 FCFA