L’Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET) a présenté le mercredi 14 mai 2025 à Lomé, les prévisions saisonnières pour la grande saison des pluies dans les régions du nord du Togo. Ces prévisions, valables pour la période de juin à septembre, concernent les régions Centrale, de la Kara et des Savanes. Des pluies excédentaires en vue Sur le plan pluviométrique, l’ANAMET prévoit « une situation normale à excédentaire » dans la région des Savanes au cours des mois de juin, juillet et août 2025. Pour les régions de la Kara et Centrale, des pluies excédentaires sont attendues pendant la même période. De juillet à septembre 2025, « la tendance reste globalement excédentaire à normale » sur l’ensemble des zones nord. Impacts sur l’agriculture Du point de vue agrométéorologique, les prévisions indiquent « un démarrage précoce à normal » de la saison des pluies, sauf à l’extrême nord où « un démarrage tardif à normal » est attendu. La fin de saison agricole devrait être tardive à normale sur toute la zone. Par ailleurs, des séquences sèches, longues à tendance normale sont attendues aussi bien au début qu’à la fin de la saison. Sur le plan hydrologique, la situation est plus contrastée. Le bassin de l’Oti devrait enregistrer des conditions excédentaires, tandis que le bassin supérieur du Mono pourrait connaître une situation déficitaire. Selon Dr Issaou Latifou, Directeur Général de l’ANAMET, cette année, les experts météorologiques de la sous-région ouest-africaine se sont retrouvés au Mali en avril pour analyser et faire sortir les prévisions saisonnières de la zone climatique nord. Cet exercice permet aux agriculteurs de pouvoir prendre des décisions, s’il faut commencer par préparer le terrain, semer, etc. En dehors de ça, il permet aux décideurs de pouvoir donner des orientations stratégiques au niveau des différents secteurs qui accompagnent les agriculteurs. Ces prévisions donnent aussi une idée aux gestionnaires des eaux et aux gestionnaires de catastrophes. Recommandations aux populations Face à ces prévisions, l’ANAMET recommande aux agriculteurs et populations rurales d’utiliser des variétés de cultures améliorées, de cycle court et à hauts rendements, mieux adaptées aux conditions prévues. Il est également conseillé d’éviter les zones inondables pour les habitations, les cultures et l’élevage, et de gérer rationnellement les ressources en eau, afin de satisfaire les besoins des barrages hydroélectriques et des aménagements hydro-agricoles. Enfin, les autorités appellent à une vigilance continue et recommandent de suivre régulièrement les prévisions quotidiennes et intra-saisonnières, rendues possibles grâce à l’appui technique et financier du FSRP Togo. Yao KPOWOADAN
Le Centre d’Appel Téléperformance Kékéli opérationnel
Le Centre d’Appel Téléperformance Kékéli de Lomé a été officiellement inauguré le jeudi 24 avril 2025 par le président de l’Assemblée nationale, Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, représentant le Président du Conseil, dans le cadre des festivités du 65ème anniversaire de l’indépendance du Togo. Cette inauguration témoigne de l’engagement du gouvernement à faire du pays un pôle régional du Business Process Outsourcing (BPO). Porté par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et réalisé en partenariat avec la société Téléperformance, ce centre est érigé dans la commune de Golfe 5 (Djidjolé) sur un domaine de 3153 m² appartenant à la CNSS. Le bâtiment offre une surface utile de 7200 m², construite selon des normes internationales et équipée de solutions technologiques de pointe garantissant une connectivité optimale. Le projet, qui a coûté 7,5 milliards de F CFA, est une initiative ambitieuse lancée en 2022 pour stimuler l’emploi des jeunes et soutenir la transformation numérique du pays. « Les plateaux sont libres et flexibles, adaptés à toute forme de partition. Les occupations et aménagements se font au fur et à mesure des besoins de Téléperformance. Le centre intègre des solutions technologiques avancées pour garantir une connectivité optimale et une gestion fluide des communications », a expliqué Charles Peyebinesso Limazie, architecte du projet. Les populations d’Aflao, par la voix de Togbui Dzidzolé, ont exprimé leur gratitude au Président du Conseil pour ce joyau, qui transforme le quartier de Djidjolé et crée de nouvelles perspectives pour les jeunes. « Tout ceci est rendu possible grâce au climat de paix et de sécurité entretenu par le Chef de l’État, que nous tenons à remercier infiniment », a-t-il déclaré. A ce jour, 1000 jeunes togolais ont déjà été recrutés, et plus de 2500 emplois directs sont attendus dans les cinq prochaines années. « Aujourd’hui, nous inaugurons bien plus qu’un bâtiment. Nous ouvrons les portes d’un centre d’excellence, un espace d’opportunités où des centaines de jeunes Togolais pourront évoluer, se former et s’épanouir professionnellement. Nous croyons en un modèle de croissance inclusive, responsable et durable », a souligné Mme Sana, représentante du centre d’appel Téléperformance. « Ce joyau contribue au tissu économique et au bien-être de nombreux foyers togolais », a déclaré Gilbert Bawara, ministre de la Réforme du Service public, du Travail et du Dialogue social, saluant l’impact de cette infrastructure sur la jeunesse et l’entrepreneuriat. « Le Centre d’Appel Téléperformance Kékéli de Lomé illustre avec éloquence la volonté du Chef de l’État d’assurer à notre pays un environnement favorable à l’entrepreneuriat, à l’innovation et aux investissements, notamment à travers la promotion des partenariats public-privé. Fruit d’un projet initié en 2022 sous l’impulsion du Chef de l’Etat, ce joyau contribue d’ores et déjà au tissu économique et au bien-être social de nombreux foyers, particulièrement des jeunes Togolais, à travers la création d’emplois directs », a-t-il ajouté. Ingrid Awadé, Directrice générale de la CNSS a souligné l’importance de ce projet dans le cadre du partenariat public-privé : « Nous inaugurons bien plus qu’un bâtiment. Nous ouvrons les portes d’un centre d’excellence, un espace d’opportunités pour des centaines de jeunes Togolais ». La cérémonie a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement, d’élus, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, administratives, militaires et traditionnelles, notamment Togbui Dzidjolé, représentant la communauté d’Aflao. Ces derniers ont exprimé leur gratitude pour ce projet, reflet de la paix et de la stabilité du pays. Avec cette nouvelle infrastructure, le gouvernement togolais renforce sa vision d’un Togo connecté, inclusif et prospère, misant sur l’innovation, le numérique et l’investissement pour bâtir un avenir meilleur pour sa jeunesse. Le Président de l’Assemblée nationale a effectué une visite guidée des locaux, découvrant ainsi l’organisation innovante d’une infrastructure conçue pour répondre aux standards internationaux du Business Process Outsourcing (BPO). Téléperformance est en effet un leader mondial du secteur, employant plus de 510 000 collaborateurs dans plus de 100 pays. Yao KPOWOADAN
1er mai : Le SYNBANK formule des recommandations
A l’occasion de la fête internationale du travail, les principaux acteurs du secteur bancaire et des assurances du Togo ont tenu jeudi 1er mai 2025, une mobilisation remarquable à Lomé, sous la bannière de leurs syndicats respectifs. Le Syndicat national des banques, des établissements financiers et des assurances du Togo (SYNBANK) a marqué cette journée par une forte mobilisation de ses membres et des recommandations, exprimant les attentes pressantes des travailleurs face aux mutations du secteur. Rassemblés aux côtés du Syndicat national des employés et cadres des compagnies d’assurances du Togo (SYNASSUR) et des employeurs issus des banques, établissements financiers, compagnies d’assurances et systèmes financiers décentralisés, les membres du SYNBANK ont défilé depuis le rond-point de l’école Cours Lumière jusqu’à l’enceinte de GTA Assurances, traversant les rues de Lomégan dans une atmosphère de célébration syndicale et de revendications sociales. Le Secrétaire Général du SYNBANK, Awoula Yati Baba, s’est adressé à l’ensemble des parties prenantes, appelant à un renforcement du dialogue social et au respect des droits fondamentaux des travailleurs. Il a particulièrement insisté sur les défis induits par la transformation numérique et les exigences croissantes de rentabilité, qui ne doivent pas se faire au détriment de la santé, de la sécurité au travail et de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Il a exhorté les employeurs à ne pas considérer les travailleurs comme de simples variables d’ajustement économique, dénonçant les effets pervers des sociétés de placement sur la stabilité de l’emploi. Dans une référence explicite à la Déclaration de Philadelphie de 1944, il a plaidé pour une approche centrée sur la justice sociale et le respect de la dignité humaine. Parmi les autres préoccupations soulevées par le SYNBANK, figurent la sécurisation des créances de clients non-résidents, la mise en place d’un cadre permanent de dialogue entre employeurs et employés, ainsi que l’application effective de l’Assurance Maladie Universelle (AMU). A l’endroit du gouvernement, le syndicat a exprimé sa reconnaissance pour les avancées dans la protection des droits des travailleurs, tout en formulant plusieurs recommandations. Il s’agit notamment de veiller à un financement responsable de l’économie nationale par les banques, de réguler les audits pour sécuriser l’épargne publique et de corriger les disparités salariales au sein du secteur bancaire. Le SYNBANK a également invité le ministère du Travail à évaluer l’efficacité de l’arrêté encadrant les violences en milieu professionnel, et le ministère de la Santé à favoriser une synergie entre les assurances privées et l’AMU, afin de préserver les emplois au sein des compagnies d’assurance. Cette journée du 1er mai 2025, marquée par l’entrée en vigueur de la nouvelle Convention collective du secteur, a été pour le SYNBANK, un moment de plaidoyer. Le Syndicat réaffirme ainsi son engagement en faveur d’un secteur bancaire plus équitable, plus humain et plus résilient. Nicolas EDORH
Fête du 1 er mai au Togo : Les 12 doléances des travailleurs
La journée du 1er mai 2025 a été célébrée jeudi dernier au Togo. Les six centrales syndicales ont transmis au gouvernement via le ministre de la Réforme du service public, du Travail et du Dialogue social Gilbert Bawara, douze doléances au total. C’était au cours d’une cérémonie à la bourse du travail de la Confédération nationale des travailleurs du Togo (CNTT), en présence de plusieurs autres membres du gouvernement. Emmanuel Agbenou, Secrétaire Général de la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT), porte-parole des centrales syndicales pour l’occasion, a relevé les « avancées observées ces derniers temps et qui méritent d’être citées », notamment la mise en œuvre effective de l’Assurance maladie universelle (AMU), des mesures visant à la réforme du système éducatif, à la promotion et à la gestion déconcentrée, participative et inclusive dans tous les domaines socioéconomiques, la prise de l’arrêté du ministre de la Réforme du service public, du Travail et du Dialogue social interdisant la discrimination et le harcèlement en milieu du travail, le projet d’arrêté réglementant les conditions de travail et de rémunération des travailleuses et travailleurs domestiques. Les douze doléances des travailleurs Parmi les doléances transmises au gouvernement par les travailleurs, figurent l’accélération du processus de révision de la Convention collective interprofessionnelle et l’application effective du nouveau SMIG par tous les employeurs sans distinction, la révision des conventions collectives sectorielles, la revalorisation de la pension des retraités du secteur privé qui, in fine, continuent de subir les effets de la vie chère, à l’instar des travailleurs en activité, le relèvement de la valeur indiciaire et le redressement de la grille salariale, eu égard à la vie chère, l’installation des comités de sécurité et santé au travail dans toutes les entreprises, l’allocation des subventions aux organisations syndicales pour leur permettre d’assurer la formation syndicale et l’éducation ouvrière aux travailleurs, l’accélération du processus d’extension de l’Assurance maladie universelle aux travailleurs et travailleuses de l’économie informelle et aux travailleurs du secteur agricole. Les doléances portent également sur la révision à la baisse du taux de cotisation à l’AMU, la promotion et le renforcement du dialogue social dans toutes les entreprises et branches d’activités, afin de résoudre des problèmes spécifiques et anticiper les conflits sociaux, l’institution et la revalorisation de la prime de transport pour tous les travailleurs, la ratification et la mise en application effective des Conventions 189 et 190 de l’OIT relatives respectivement aux travailleuses et travailleurs domestiques et aux violences et harcèlement sur les lieux de travail, la résolution définitive des problèmes d’incompréhension et de dissensions qui existent entre les chambres régionales des métiers et les organisations syndicales des artisans au Togo. Quid des employeurs ? Du côté des employeurs représentés à cette cérémonie par Laurent Tamegnon, président du Conseil National du Patronat (CNP-TOGO), il était également question de doléances à l’endroit du gouvernement. Le président du CNP-TOGO a évoqué la poursuite des réformes engagées, notamment l’adoption des textes d’application du Code du travail, la révision des conventions collectives en lien avec le Code du travail de 2021 et la mise en œuvre effective de la feuille de route issue du forum national sur le dialogue social de 2022. Il a aussi fait mention de l’amélioration de la mise en œuvre de l’AMU, qu’il qualifie d’« avancée sociale majeure », des prescriptions formulées par les partenaires sociaux réunis au sein du Cadre permanent de concertation bipartite (CPCB) à l’issue d’un atelier d’échange organisé en mai 2024 avec l’appui du BIT, notamment en matière de gouvernance, de financement, de clarté juridique et de dialogue inclusif pour garantir une mise en œuvre pleinement efficace et équitable. Dans son intervention, le ministre Gilbert Bawara a insisté sur « les réformes courageuses et ambitieuses initiées et conduites par le gouvernement ». Il s’agit de la modernisation de la législation du travail avec l’adoption d’un nouveau Code du travail en 2021, l’adoption du Code des investissements, l’amélioration du climat des affaires, l’adoption de la loi instaurant l’Assurance maladie universelle (AMU), la modernisation en cours et l’adaptation du statut général de la fonction publique et bien d’autres. « Nous avons convenu qu’ultérieurement dans les jours et semaines à venir, le gouvernement va initier une rencontre et des discussions avec les partenaires sociaux afin que nous puissions faire le point des différents défis auxquels le monde du travail continue à être confronté et aussi examiner les doléances qui viennent d’être présentées », a laissé entendre le ministre Bawara, avant de réaffirmer la disponibilité, l’ouverture, le dialogue et la concertation pour régler tout problème qui pourrait subvenir dans les relations entre les employeurs et les travailleurs. Nicolas EDORH
L’UPRAD-TOGO lance les travaux de son futur siège à Lomé
L’Union Professionnelle des Agréés en Douanes (UPRAD) du Togo a posé la première pierre de son futur siège le jeudi 17 avril 2025 à Lomé, plus précisément dans la commune Golfe 1. Ce projet ambitieux, d’une valeur de 5 milliards FCFA, symbolise la volonté de l’organisation de renforcer ses capacités et de moderniser ses services au cœur de la capitale togolaise. Prévu pour être érigé sur une superficie de 2 500 m², le futur siège prendra la forme d’un imposant immeuble de sept niveaux. L’édifice accueillera des bureaux, des espaces commerciaux, une salle de conférence de 235 places, une infirmerie, ainsi qu’un parking souterrain de 25 places. Une façade perforée, pensée pour atténuer l’impact des rayons solaires et améliorer l’efficacité énergétique, conférera au bâtiment un design moderne et écologique. Plus qu’un simple siège administratif, le nouveau bâtiment se veut un véritable hub d’échanges, de formation et de coordination entre les agréés en douane, l’administration et les autres acteurs de la chaîne logistique. Il est conçu pour favoriser une synergie efficace, améliorer les procédures douanières et instaurer un climat de transparence dans les transactions commerciales. Le rez-de-chaussée abritera notamment sept boutiques de 40 à 50 m², deux magasins, des entrepôts, un hall d’accueil, une infirmerie, des sanitaires et deux cabines d’ascenseur. Les 1er et 2e étages accueilleront des bureaux modulables et des plateaux-lits, tandis que le 3ème étage sera réservé à la location de bureaux. Le 4ème étage sera dominé par une grande salle de conférence, complétée par un bureau et des sanitaires. Le siège administratif de l’UPRAD-TOGO s’étendra sur les 5ème et 6ème étages où seront installés les bureaux de la présidence, du secrétariat général, du secrétariat adjoint, de la trésorerie et plusieurs salles de réunion. Un rooftop avec un restaurant panoramique viendra couronner l’ensemble. « Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’histoire de l’UPRAD-TOGO, née dans les années 1980 grâce à la vision de ses pionniers, que nous honorons aujourd’hui », a déclaré Patrick Magnon, président de l’UPRAD-Togo. Il a souligné que ce siège marquera une nouvelle ère pour la profession, en dotant les commissionnaires agréés en douane d’un outil à la hauteur des standards contemporains. Le Conseil national du patronat du Togo (CNP-Togo), par la voix de son président Laurent Tamegnon, a salué l’initiative comme un modèle de dynamisme et de structuration professionnelle. « Cet événement incarne la vision et la croissance de l’une des associations les plus dynamiques du patronat togolais. Il s’agit d’un acte fort en faveur du développement économique national », a-t-il affirmé. Le gouvernement togolais, représenté par Stéphane Akaya, Secrétaire Général du ministère de l’Économie et des Finances, a également exprimé son soutien à l’initiative. Dans son intervention, il a mis en avant la dimension stratégique de ce projet pour la structuration du secteur douanier et le développement économique du pays. « En posant cette première pierre, nous édifions un avenir fondé sur la prospérité et la collaboration », a-t-il souligné. Livraison prévue d’ici à 2028 Le projet a été confié au cabinet GE Architect & Partners, reconnu pour son expertise dans la réalisation d’infrastructures modernes. Les travaux de construction devraient s’achever d’ici trois ans, avec une livraison prévue en 2028. Avec ce nouveau siège, l’UPRAD-TOGO entend affirmer sa place dans la modernisation du système douanier togolais et dans le renforcement des capacités logistiques du pays. Ce bâtiment marquera sans nul doute un tournant dans l’histoire de l’organisation et du secteur douanier national. Yao KPOWOADAN
Togo : Le coût de l’électricité parmi les plus élevés…
Au Togo, le coût de l’électricité reste parmi les plus élevés de la région, ce qui affecte directement la compétitivité des industries fortement dépendantes de l’énergie, et plus largement du secteur privé dans son ensemble. L’information est contenue dans le Livre Blanc 2024 de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET). Analyse comparative des tarifs d’électricité dans les pays de la CEDEAO (Moyenne tension, en cents USD par Kwh) Description Bénin Côte d’Ivoire Ghana Nigeria Sénégal Togo TUF Consommateur (taxes et frais inclus) 19,8 17,3 19,7 15,7 24 21,4 TUF Consommateur (taxes et frais exclus) 16,4 12,9 18,7 14,9 19,9 18,2 TVA / GST 18% 18% N/A 5% 18% 18% SAIDI 65 15 130 742 95 89 SAIFI 28 19 60 304 50,4 39 Source de production de l’électricité Thermique 100% 70,3% 61,9% 75,7% 86% 66,8% Hydraulique 0% 29,6% 38% 24,2% 8,3% 33,1% RER (Ressources d’Energie Renouvelables) 0% 0% 0% 0% 5,60% 0% Source : Données issues du rapport d’analyse comparative des tarifs d’électricité dans les pays membres de la CEDEAO (Banque Africaine de Développement, 2029) Dans un tableau qui présente les tarifs calculés, les frais et les sources de production de l’énergie électrique dans six pays de la CEDEAO, le document précise que dans le but de comparer les coûts de production qui varient en fonction du combustible ou de la source utilisée, la contribution de chaque source dans la production globale d’énergie a été calculée. Il ressort que la plupart des pays de la CEDEAO produisent de l’énergie principalement à partit des sources thermiques. Le Togo et le Sénégal enregistrent un tarif utilisateur finale (moyenne tension) élevé. Le Bénin, bien que produisant essentiellement son énergie électrique à partir de la thermique qui coûte relativement plus cher que l’hydraulique, a un tarif utilisateur final de 19,800 et la Côte d’Ivoire, 17,300 ; soit un écart respectif de 1,600 et 4,100 par rapport au Togo. L’analyse démontre que le coût de l’énergie est le plus faible au Nigéria (15,700) avec une TVA de 5%. Quant à la qualité de l’énergie électrique mesurée par les indicateurs SAIDI et SAIFI, la Côte d’Ivoire et le Bénin sont de loin les meilleurs producteurs d’énergie électrique de la sous-région où les interruptions par client sont les plus faibles. Le Bénin et le Togo sont des importateurs nets d’électricité avec les mêmes structures de marché. L’énergie électrique est l’un des facteurs essentiels des coûts de production de l’entreprise et joue un rôle important dans le développement d’un pays, car elle est le pivot central de son industrie. « Avec l’avènement de la ZLECAf, les entreprises togolaises doivent compétir avec celles des autres pays de la sous-région qui ont un avantage considérable en termes de coût de l’énergie », indique le document. Comme solutions, le Livre Blanc 2024 de l’AGET propose par exemple la réforme globale de la chaîne de valeur de l’électricité au Togo, l’accélération de la réforme de l’ARSE (Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie) qui doit viser le renforcement de son indépendance, conformément aux directives de l’ARREC (Autorité de Régulation du Secteur de l’Electricité de la CEDEAO), afin de lui permettre de mieux encadrer les activités des acteurs du secteur, tout en veillant à protéger les consommateurs et à stimuler les investissements. La réforme de la CEET (Compagnie Energie Electrique du Togo) est également prise en compte par le Livre Blanc 2024 parmi les propositions. « La CEET doit être réformée en profondeur. Il est crucial de mettre en œuvre un plan de redressement financier pour assainir sa gestion et restructurer sa dette. Cela inclut une meilleure maitrise des charges d’exploitation, une optimisation des processus internes et une stratégie de renégociation des contrats d’achat d’électricité. Un contrat de performance doit être établi pour fixer des objectifs clairs en termes d’inefficacité et de qualité des services », suggère le document. Selon l’AGET, le gouvernement devrait revoir les frais d’électricité pour rendre les entreprises togolaises plus compétitives, en travaillant sur la TVA et d’autres leviers structurels. Nicolas EDORH
Grand Lomé : Une étude de géolocalisation pourune meilleure planification
Le District Autonome du Grand Lomé (DAGL) a lancé jeudi 27 mars 2025, une étude de géolocalisation et d’analyse de la répartition des infrastructures socioéconomiques à travers les 13 communes, avec le concours des cabinets ETAFAT-BETA, chargés de l’exécution de cette étude. Cette initiative vise à fournir au district des informations géo-spatiales et de l’étalement urbain pour permettre une gestion harmonieuse, équilibrée et durable de l’espace urbain. Le projet qui se déroulera sur une période de cinq mois, consiste à collecter des données sur les infrastructures socio-économiques présentes dans les 13 communes du Grand Lomé. L’objectif est d’analyser leur répartition géographique, d’identifier les zones sous-desservies et de proposer des recommandations pour la réactivation ou l’implantation de nouvelles infrastructures. Selon Dominique Lougoui, ingénieur géomètre topographe et Directeur Général de BETA, la première phase du projet consistera à analyser la documentation existante pour évaluer les actions déjà menées dans le domaine. Ensuite, des équipes seront envoyées sur le terrain pour collecter les données nécessaires. Ces informations seront intégrées dans un système d’information géographique (SIG) qui permettra au DAGLd’analyser et de planifier l’aménagement du territoire. L’étude est alignée avec les missions de planification de l’aménagement du territoire attribuées au DAGL, en vertu de la loi N°2022-012 du 4juillet 2022, modifiant la loi N°2019-018 du 15 novembre 2019. Cette dernière stipule que le District est responsable de la gestion et de la planification du territoire, ce qui en fait un acteur clé dans le développement du Grand Lomé. Plusieurs points importants ont été abordés lors de la séance, notamment la méthodologie, le chronogramme, les données à collecter et les résultats attendus.Le comité technique de suivi, dirigé par Tagba Tchalim, Secrétaire Général du DAGL, veillera à l’orientation des activités et à la validation des livrables à chaque phase de l’étude. Mme Makagni Bossa Amélété, Directrice de la Planification Stratégique et de l’Urbanisme, s’est réjouie du lancement de ce projet essentiel pour le développement du Grand Lomé. Elle a souligné l’importance de l’implication de tous les acteurs dans le processus pour garantir des résultats probants et précis. « Cette étude s’inscrit pleinement dans les compétences attribuées au DAGL et est essentielle pour une gestion efficace de notre territoire », a-t-elle déclaré. Les résultats de cette étude permettront d’analyser la distribution spatiale des infrastructures socio-économiques et d’évaluer leur équité. L’analyse des relations entre ces infrastructures et les variables socio-économiques sera utilisée pour identifier les zones prioritaires pour le développement futur. Yao KPOWOADAN
CO@Web/Togocheck révèle une propagation alarmante de la désinformation au Togo
Le Centre d’Observation et d’Analyse du Web (CO@Web), initiateur de Togocheck vient de publier un communiqué de presse concernant son rapport de monitoring sur la lutte contre la désinformation au Togo. Une initiative qui intervient à la veille de la Journée internationale du Fact Checking. Le rapport du CO@Web signale des tendances préoccupantes au Togo en ce qui concerne la désinformation. Le communiqué précise que les résultats du monitoring des fausses informations révèle une propagation alarmante de la désinformation au Togo. Si 20 % des fausses informations concernent le Togo, indique le document, plus d’une sur trois est de nature anti-européenne ou anti-occidentale. Parmi celles-ci, plus de 70% visent spécifiquement la France. « La lutte contre la désinformation est un enjeu crucial pour la démocratie et le vivre-ensemble. Ce projet a démontré qu’en combinant fact-checking, éducation aux médias et diffusion d’informations vérifiées, nous pouvons limiter la propagation des fausses informations et promouvoir une société mieux informée », a estimé Florent Tiassou, Président du Coaweb/Togocheck. « L’analyse des tendances de la désinformation au Togo révèle l’importance d’une vigilance accrue et d’une action collective pour contrer les narratifs trompeurs », a expliqué Pr. Bernard Atchrimi, enseignant chercheur à l’université de Lomé et coordinateur du rapport de monitoring. « L’ampleur des fausses informations dans nos sociétés contemporaines est telle qu’il faut les appréhender comme un fait social dont il faut saisir les linéaments », ajoute-t-il. « Cette étude revêt une importance capitale. Elle nous offre un aperçu précieux de la perception des Togolais et permet d’identifier clairement les fausses informations qui circulent plus dans le pays. La collecte et l’analyse des données révèlent que les dynamiques de la désinformation au Togo s’inscrivent dans un contexte plus large, influencé par la politique africaine et les enjeux géopolitiques internationaux », a expliqué Noel Tadégnon, Vice-président du Coaweb/Togocheck. Le rapport fait également des constats dont les plus importants sont relatifs à l’influence du contexte international (la désinformation au Togo est fortement liée aux dynamiques géopolitiques africaines et mondiales, avec une montée des discours anti-occidentaux et pro- autoritaires), des canaux de diffusion variés dont WhatsApp (53 %), TikTok (25 %) et Facebook (15 %) sont les principales plateformes utilisées pour propager les fausses informations, et un impact sur l’opinion publique (ces fausses informations alimentent la méfiance envers les institutions démocratiques et les partenariats internationaux, favorisant l’adhésion à des modèles de gouvernance autoritaires). Le rapport complet est disponible sur demande et sur : www.togocheck.com/rapport2024/
Djama Pilsner et Djama Lager 65 cl : La SNB comble les attentes des consommateurs
La Société Nouvelle de Boissons (SNB) continue d’affirmer son engagement envers ses consommateurs en répondant à une demande, celle de l’introduction d’un grand format pour ses principaux produits brassicoles, Djama Pilsner et Djama Lager. Le lancement a été officiellement effectué le dimanche 06 avril 2025 à Lomé. Depuis son arrivée sur le marché togolais, la SNB n’a cessé d’innover et de s’adapter aux attentes des consommateurs. Aujourd’hui, cette volonté se concrétise avec le lancement du format 65 cl, qui vient enrichir l’offre déjà existante avec les formats de 33 cl et 50 cl. Selon le Directeur Général de la SNB, Patrick Van Schie, « le Grand Format est en réalité la bouteille phare du marché togolais. Lorsque nous avons lancé nos produits, nous étions uniquement présents avec la bouteille de 50 cl, puis est venue celle de 33 cl. Mais face aux nombreuses demandes pour le Grand Format, nous avons décidé de procéder à ce lancement, en l’associant à la célébration de notre cinquième anniversaire. ». Les deux bières, Djama Pilsner et Djama Lager, sont désormais disponibles en format 65 cl, au prix attractif de 600 FCFA pour la Djama Pilsner et 650 FCFA pour la Djama Lager. Mme Eva Alaba-Anika, Responsable Marketing et Stratégie de la SNB, a exprimé sa satisfaction en ces termes : « Depuis la création de la SNB, la bouteille de 65 cl a toujours été très attendue par nos chers consommateurs. A la SNB, nous restons à l’écoute de nos chers consommateurs, et c’est pourquoi, à quelques semaines de la célébration de notre cinquième anniversaire, nous avons décidé d’offrir ce format en deux de nos produits phares, la Djama Pilsner et la Djama Lager. La couleur de la bouteille a changé pour la Pilsner, mais le produit, le contenu n’a pas changé. La qualité demeure la même. La différence se trouve au niveau du prix. C’est pour ça que nous avons comme slogan, la 65 cl, la qualité en grand format. » Les bières Djama, brassées selon la tradition allemande, se distinguent par leur qualité exceptionnelle. La Djama Pilsner, avec 5,2 % d’alcool, et la Djama Lager, avec 4,6 %, offrent une expérience de dégustation rafraîchissante. Elles sont fabriquées à partir d’ingrédients naturels de haute qualité : eau, malt et houblon, sans sucres ajoutés, garantissant ainsi une pureté et un goût équilibré. Avec l’arrivée du format 65 cl, la SNB répond aux attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante et soucieuse de disposer d’une offre diversifiée et adaptée à différentes occasions. Ce lancement marque une nouvelle étape dans la stratégie d’expansion et d’innovation de l’entreprise, qui continue de se positionner comme un leader sur le marché des boissons au Togo. La SNB réaffirme ainsi son engagement envers la satisfaction de ses consommateurs et la promotion de produits de qualité. Le format 65 cl de Djama Pilsner et Djama Lager est désormais disponible à travers tout le territoire togolais, offrant ainsi aux amateurs de bière une nouvelle option pour savourer leurs bières préférées dans un format plus généreux. Notons que la première bière de la SNB, la Djama Pilsner, a été lancée en mai 2020 et a gagné une place de choix dans le cœur des consommateurs togolais. Aujourd’hui, avec l’élargissement de son offre, la SNB continue de marquer l’histoire du secteur brassicole au Togo. Yao KPOWOADAN
Crise énergétique : Procédures et mesures pour redresser la CEET
Le retour du délestage au Togo est un véritable casse-tête. Les communiqués d’interruption de fourniture du courant électrique se multiplient. Dans l’opinion, les interrogations ne tarissent pas et les inquiétudes grandissent. Face à ce tableau sombre, le ministre des Mines et des Ressources Energétiques, Robert Eklo et son ministre délégué, Paul Mawusi Kakatsi, ont eu des séances de travail et d’échanges les 13 et 14 mars 2025 à la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) sur le redressement et l’optimisation de la gouvernance de la société. Objectifs : mettre fin aux dysfonctionnements internes, redresser la situation financière de la CEET et de mobiliser la direction générale et le personnel autour du cap fixé par le gouvernement, à savoir, 100% d’accès à l’électricité pour les Togolais d’ici à 2030. « La société est au plus bas. La trésorerie ne se porte pas bien. Le problème de la CEET, c’est un pas en avant, deux pas en arrière. Je veux tout simplement vous dire que nous atteignons le fond. Le temps est sérieux. Réveillons-nous. Pas de blague… » ; « La CEET a des problèmes de trésorerie. Nous devons travailler sur la gouvernance. La qualité d’une entreprise se mesure à la qualité de son personnel. Ça ne se mesure pas au bâtiment, ni au matériel, mais à l’engagement, à la motivation et à l’amour du personnel pour cette entreprise. Vous tenez, dans vos mains, une bonne partie de l’avenir de ce pays. Je vous demande de prendre le chemin de l’humilité, de l’honnêteté… ». Ces propos sont ceux du ministre des Mines et des Ressources Energétiques, Robert Eklo, et du ministre délégué, Paul Mawusi Kakatsi, à l’endroit du personnel de la CEET dans le cadre d’une rencontre d’échanges le 14 mars 2025 dans l’enceinte de la direction générale. Pour le ministre délégué, Paul Mawusi Kakatsi, la CEET souffre actuellement de l’insuffisance des ressources financières. Il a expliqué que ce que la société engrange, avec tous les recouvrements, est inférieur aux dépenses auxquelles elle fait face dans l’approvisionnement en énergie, en gasoil, les charges de personnel, etc. « Ce qui aggrave la situation, c’est que nous n’atteignons pas le niveau qui puisse atténuer le déficit. Aujourd’hui, vous le savez, vous n’êtes plus motivés. On vous donne le travail, vous ne le faites pas, vous traînez. Et cela ne fait que retarder la société. Nous sommes en train de détruire la structure qui nous porte. Les services aux clients sont nuls. Je n’ai plus entendu des clients dire de la CEET que les services sont bons. Des gens viennent en agence pour insulter la CEET. La société n’est plus visible, n’a plus d’éclat », décrit le ministre délégué Paul Mawusi Kakatsi. « Toute entreprise commence et finit avec ses ressources humaines. Certains d’entre vous ont passé plus de la moitié de leur vie dans cette entreprise, et personne ne comprendrait que vous la traitiez moins bien que votre propre maison. Tout ce que j’attends de vous à la CEET, c’est de la balayer, la nettoyer, la réparer. C’est vous qui avez l’obligation de le faire. Personne d’autre. Si vous ne faites pas ce qu’il faut, il n’y aura pas de CEET », a déclaré le ministre des Mines et des Ressources Energétiques, Robert Koffi Messan Eklo. « C’est ce qu’a brossé le ministre délégué. Il ne faut pas regarder de l’autre côté quand votre propre maison brûle. Le gouvernement fait et fera sa part. La CEET est incontournable. On ne pourra développer ce pays si la CEET ne joue pas sa partition. Rien qu’à ce jour, il y a 436 milliards FCFA en termes de volumes de projet sur le secteur de l’électricité à déployer. Votre travail a du sens, de l’importance. Le Président de la République compte sur vous, le Gouvernement compte sur vous, et je compte sur vous », a-t-il poursuivi. Un plan d’urgence pour sortir de l’ornière Selon nos informations, les mesures les plus urgentes ont été communiquées à la direction générale par les deux ministres en charge du secteur et un plan d’action d’urgence est actuellement en élaboration pour trouver des solutions diligentes aux problèmes qui minent la CEET. Les grandes lignes des réformes structurantes à mettre en application portent sur la digitalisation des processus via le déploiement du Progiciel de Gestion Intégré (PGI), l’amélioration de la gouvernance de la CEET, la gestion rigoureuse et intelligente des ressources humaines et financières. Actuellement, 160 000 kits de branchement sont commandés et nous apprenons des ministres que la CEET va être désormais dirigée dans un environnement de procédures, avec des contrôles fréquents. « Nous avons déjà redressé la société dans des conditions presque similaires. Nous avons su nous relever. Les conditions actuelles sont plus sévères », a fait savoir le ministre délégué, Paul Mawusi Kakatsi. « Engagement » et « Mobilisation » du personnel A l’endroit du personnel, il a parlé d’engagement et de mobilisation. « Nous sommes venus ici pour vous parler d’abord d’engagement. Nous allons vous demander plus d’engagement. L’engagement veut dire, lorsqu’on vous donne un rôle, faites-le dans les délais nécessaires pour que ça ne bloque pas l’autre. Ne passez pas par des détours. Le détour, c’est le laxisme. Nous sommes venus vous dire de revoir vos engagements », a-t-il laissé entendre. « Nous demandons également la mobilisation, c’est-à-dire travailler de façon collective. C’est d’avoir en tête le redressement de la société qui se regroupe en plusieurs actions que nous avons communiqué à la direction générale lors de nos séances de travail. Les actions demandées permettront d’amorcer le décollage de la CEET dans un délai d’un an et doivent être conduites vigoureusement. Ce qui vous concerne au niveau du personnel, c’est de rétablir la réputation de la CEET auprès du client, en améliorant les services. On ne peut pas accepter que des personnes détruisent une entreprise qui est le socle d’une vision du pays. C’est le seuil qui est intolérable. Le gouvernement a besoin de vous pour vous relever. Il s’agit d’un message de confiance pour nous aider à nous relever. Nous comptons sur vous », a ajouté le ministre délégué. La CEET a encore annoncé une série d’interruptions de