La 2ème réunion du Comité technique de concertation Etat – Secteur Privé (CTC/CCESP) s’est tenue le vendredi 5 décembre 2025 à Lomé, sous la présidence du ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola, en présence du ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires techniques et financiers. Cette session a permis de dresser le bilan des activités menées en 2025 et de définir les perspectives pour les mois à venir. Selon Baniab Moyeme, Secrétaire Exécutif du CCESP, les échanges ont révélé « des avancées remarquables, un saut qualitatif dans la dynamique du dialogue, des résultats extrêmement positifs et concrets », notamment sur le plan fiscal à la suite des discussions menées entre le gouvernement et les acteurs économiques. Les travaux ont également porté sur la territorialisation du dialogue, marquée par l’opérationnalisation du comité régional de concertation dans la région de la Kara. D’autres sujets tels que le contrôle des produits assuré par l’Agence togolaise de normalisation (ATN), la compétitivité des produits locaux et la performance des unités industrielles ont été abordés. Les avis du secteur privé Du côté du secteur privé, il y a unanimité autour la vision exprimée récemment par le Président du Conseil devant l’Assemblée nationale et qui tourne autour de trois orientations majeures : soutenir le secteur privé comme moteur de croissance et d’emploi, promouvoir la transparence et la lutte contre la corruption et créer un environnement propice à l’investissement et à la compétitivité des entreprises. Le président de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) a salué les avancées concrètes obtenues grâce au dialogue Etat – Secteur Privé. Il s’agit de la résolution du conflit sur le traitement fiscal des logiciels, dont le secteur privé attend la notification formelle d’annulation de la circulaire, la publication prochaine des arrêtés portant opérationnalisation des organes de recours sur la fiscalité, la mise en œuvre effective de l’Assurance Maladie Universelle (AMU), avec une accélération notable dans la délivrance des cartes aux assurés, la prise en compte dans le projet de loi de finances 2026 de plusieurs préoccupations du secteur privé, notamment l’enregistrement des marchés pour les PME –avec un plaidoyer pour que cette mesure soit étendue aux grandes entreprises. Cependant, des défis subsistent. « La simplification et la prévisibilité des procédures fiscales et douanières, la réduction du nombre de taxe et de la complexité fiscale qui est une promesse depuis la réforme de 2018, la réduction des délais de remboursement de crédits TVA, l’amélioration de la qualité des infrastructures énergétiques et logistiques, le respect strict des règles établits et la non surinterpretation des textes en vigueur surtout en défaveur des entreprises, l’accélération de la mise en œuvre des activités de la HAUQE, la mise en place d’une politique industrielle affirmée, capable de structurer nos filières et d’attirer des investissements massifs et la problématique de la pénalisation excessive des entreprises qui constitue une privation de la valeur ajoutée nationale des entreprises », a déclaré Jonas Daou. Thierry Awesso, 1er vice-président du Conseil National du Patronat (CNP-Togo), a salué un cadre de dialogue qui permet au secteur privé d’exprimer ses préoccupations. Il a souligné que plusieurs recommandations ont été formulées, et s’est félicité des indicateurs économiques de 2025, un taux de croissance projeté à 6,2 %, supérieur à la moyenne africaine estimée à 4 %, ainsi qu’une inflation maîtrisée à 0,6 % contre une moyenne continentale de 3,2 %. « En gros, nous sommes satisfaits des efforts faits ensemble », a-t-il affirmé. Le ministre des Finances et du Budget, Georges Essowè Barcola a clôturé les travaux en exprimant sa gratitude au Président Faure Gnassingbé pour son engagement en faveur de la transformation économique du pays. Il a également salué la résilience du secteur privé, dont la contribution au PIB devrait passer de 2,6 points de pourcentage en 2021 à 5,1 points d’ici 2027, témoignant de son rôle croissant dans le développement national. Yao KPOWOADAN
La CCI-Togo renforce l’accompagnement des TPME
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) a marqué la journée du mardi 9 décembre 2025 à la 20ème Foire Internationale de Lomé (FIL), à travers un panel consacré au thème : « compétitivité des entreprises togolaises à l’export : contribution de la CCI-Togo et des Organisations Intermédiaires dans l’accompagnement des TPME ». Ce thème, selon Constant E. Bekley, commissaire secteur Industrie de la CCI-Togo, s’inscrit pleinement dans les priorités nationales. Dans un contexte d’ouverture des marchés et d’intégration régionale renforcée, « il devient indispensable pour nos entreprises d’adopter les standards internationaux et de s’intégrer durablement aux marchés extérieurs ». Le panel a permis de réunir experts, entrepreneurs, institutions d’appui et acteurs économiques, afin d’identifier les défis auxquels font face les TPME et de proposer des solutions concrètes. La CCI-Togo, souligne Constant Bekley, joue un rôle central grâce à ses actions de formation, de normalisation, d’intelligence commerciale, de coaching export ou encore de développement de partenariats. Citant Peter Drucker, il a rappelé que « la compétitivité ne se décrète pas ; elle se construit ». C’est dans ce sens que la CCI-Togo intensifie son accompagnement, notamment en facilitant la participation d’entreprises togolaises à de grands rendez-vous internationaux. China International Import Expo (CIIE) 2025 en est une illustration. Treize entreprises togolaises y ont présenté leurs produits, noué des partenariats et exploré de nouveaux marchés, notamment en Chine. La CCI-Togo a également mis en place l’Unité d’Implémentation des Résultats de Recherche et d’Innovation (UI-RRI), destinée à faciliter la valorisation des innovations togolaises. Cette unité offre un accompagnement complet, une détection des innovations à fort potentiel, la veille technologique, l’évaluation de la viabilité commerciale, l’analyse et la protection de la propriété intellectuelle, la maturation, la collaboration et la mise en marché avec un appui logistique, financier et technique. Ce dispositif vise à transformer les résultats de la recherche en produits commercialisables, soutenant ainsi la création de richesses et d’emplois durables. Pour Vignon Aboki, président du GTPME/PMI du Togo, la conquête des marchés internationaux « ne pardonne pas l’approximation ». Les TPME doivent relever des défis majeurs à savoir la qualité, l’emballage, l’étiquetage et la régularité de production. Il rappelle que la compétitivité se construit grâce à une synergie forte entre organisations intermédiaires et CCI-Togo. Le GTPME/PMI a joué un rôle essentiel dans la sélection et la préparation des entreprises, notamment dans le domaine du textile artisanal pour la CIIE 2025. A l’échelle régionale, l’ESBC, une coalition des PME de la CEDEAO, constitue également un levier stratégique pour aider les entreprises à conquérir un marché de plus de 400 millions de consommateurs. Si les résultats sont prometteurs, Vignon Aboki estime que le chemin reste long. Les efforts doivent notamment se renforcer autour du financement du besoin en fonds de roulement export et de la certification. Ouverte depuis le 28 novembre et prévue jusqu’au 14 décembre 2025, la 20ème Foire Internationale de Lomé célèbre ses 40 ans cette année. Un rendez-vous économique majeur qui offre aux entreprises togolaises une vitrine essentielle pour s’ouvrir davantage aux marchés régionaux et internationaux. Yao KPOWOADAN
PIA mobilise des investisseurs chinois de la province de Hebei
La Plateforme Industrielle d’Adétikopé a eu le plaisir d’accueillir une importante délégation d’investisseurs chinois en provenance de la province de Hebei, dans le cadre d’une mission officielle de prospection et d’exploration d’opportunités d’affaires. Cette visite de travail s’est déroulée en présence du Lieutenant-Colonel Idiola Sandah, Administrateur Général de l’Autorité de Coordination de la PIA (ACP), et de M. Tushar Khairnar, Président de PIA (PCH PIA), qui ont accompagné la délégation tout au long du parcours. Les échanges ont permis aux investisseurs de découvrir les infrastructures modernes et intégrées de PIA, s’informer sur les chaînes de valeur actuellement opérationnelles, comprendre les facilités logistiques et fiscales offertes, échanger avec les équipes techniques et évaluer les opportunités de partenariats industriels et de projets d’installation au sein de l’écosystème PIA. A travers cette mission, la province de Hebei témoigne d’un intérêt marqué pour le positionnement stratégique de la PIA dans la transformation industrielle du Togo et de la sous-région, ainsi que pour son potentiel de croissance aligné aux ambitions régionales et internationales. Cette rencontre ouvre la voie à de futures collaborations prometteuses et renforce davantage l’attractivité de la PIA comme hub industriel d’envergure mondiale.
Coopération Chine – Togo : un partenariat économique en plein essor
Les relations économiques entre le Togo et la Chine connaissent une accélération spectaculaire en 2025. Au cours d’une rencontre avec la presse le vendredi 05 décembre 2025 à Lomé, l’Ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, a annoncé une progression remarquable du commerce bilatéral entre le Togo et la Chine, qui a atteint 4 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année, soit une hausse de 56,4 % par rapport à la même période, en 2024. Cette dynamique est portée par un fait marquant, les exportations togolaises vers la Chine soutenues par la stratégie nationale de diversification, ont été multipliées par cinq en un an. Le Togo profite pleinement du tarif douanier zéro mis en place par Pékin depuis le Sommet de Beijing du FOCAC en 2024, mesure destinée à renforcer les échanges avec les pays africains. Parmi les dossiers, l’ouverture du marché chinois au soja togolais apparaît comme un enjeu majeur. Selon Wang Min, Ambassadrice de la Chine au Togo, « la procédure est entrée dans le compte à rebours », laissant présager une homologation proche. Pour le Togo, premier fournisseur émergent en Afrique de l’Ouest, l’accès à ce marché le plus important au monde représenterait une avancée décisive pour la filière soja, entre mécanisation accrue et montée en puissance de la transformation locale. Cette évolution commerciale traduit également la portée du partenariat stratégique global conclu en 2024 entre le Président du Conseil, Faure Gnassingbé et le Président Xi Jinping. Pékin voit dans l’intensification des échanges une preuve tangible du renforcement des liens bilatéraux, tout en estimant que le potentiel reste largement inexploité. Dans le même temps, la Chine poursuit son agenda de développement. Du 20 au 23 octobre 2025, le 4ᵉ plénum du XXᵉ Comité central du Parti communiste chinois s’est tenu à Beijing, sous la présidence de Xi Jinping. Les dirigeants du Parti y ont adopté les Propositions pour l’élaboration du 15ᵉ Plan quinquennal, feuille de route essentielle pour la période 2026-2030. Le plénum salue les avancées réalisées sous le 14ᵉ Plan quinquennal malgré une conjoncture mondiale complexe, mettant en avant la résilience économique du pays, les progrès technologiques, la modernisation militaire et la stabilité sociale. Les dirigeants affirment que la Chine aborde une phase charnière où se conjuguent « opportunités stratégiques inédites » et risques majeurs. Le 15ᵉ Plan entend accélérer la modernisation socialiste, structurer un nouveau modèle de développement, renforcer la recherche autonome, moderniser le tissu industriel, soutenir la demande intérieure, approfondir la réforme économique, et promouvoir une ouverture de haut niveau, notamment via l’Initiative « Ceinture et Route ». L’objectif affiché pour 2035, c’est de devenir un pays « moderne pour l’essentiel », un PIB par habitant comparable aux nations moyennement développées, et une puissance globale considérablement renforcée. L’intensification du commerce bilatéral s’inscrit dans un contexte où la Chine redéfinit ses priorités de modernisation, d’innovation et d’ouverture. Le Togo, pays stratégique en Afrique de l’Ouest par sa position logistique et sa volonté de transformation économique, apparaît comme un partenaire privilégié dans cette dynamique. Nicolas EDORH
Le projet SCOPE Africa pour renforcer la sécurité et la compétitivité portuaires
Portée par l’Union européenne dans le cadre de la stratégie Global Gateway, en collaboration notamment avec Expertise France et Enabel, les travaux du séminaire portant sur le projet « Securing Corridors, Ports and Exchanges in Western and Central Africa » (SCOPE Africa) ont été lancés le mardi 02 décembre 2025. Cette initiative ambitionne de renforcer la sûreté, la sécurité et la performance des ports stratégiques de l’Afrique de l’ouest et de l’Afrique centrale. Avec une trentaine de ports assurant plus de 90% des échanges commerciaux des pays côtiers et enclavés, l’Afrique de l’ouest et du centre dépend fortement de ses plateformes portuaires. Toutefois, celles-ci sont confrontées à de nombreuses menaces comme l’insécurité maritime, les accidents industriels, la pollution, la congestion, la piraterie, les cyberattaques, la pression environnementale ou encore la pêche illégale. Dans ce contexte, la performance logistique et la sécurisation des infrastructures constituent des enjeux stratégiques majeurs pour la compétitivité régionale et la stabilité économique. S’inscrivant dans la continuité de plus d’une décennie d’initiatives européennes dont SWAIMS, SAFE SEAS FOR AFRICA, SEACOP, GOGIN, WECAPS, EnMAR, ou plus récemment WASOP, le projet SCOPE Africa vise à renforcer la conformité des ports aux normes internationales en matière de sûreté, sécurité et environnement, améliorer les capacités d’intervention face aux crises, pollutions et cyberattaques, professionnaliser les acteurs portuaires, en promouvant inclusion et égalité femmes-hommes, dynamiser la coopération régionale sur les corridors stratégiques, consolider le rôle des plateformes régionales, notamment l’AGPAOC. L’objectif est de favoriser une connectivité intra-africaine fluide, sécuriser les chaînes logistiques et soutenir un développement économique durable. Pour Sandrine Platteau, Ambassadrice de Belgique au Bénin et au Togo, « les ports sont les poumons économiques des pays. Dans le contexte géostratégique actuel, sécurité et sûreté sont essentielles à leur compétitivité. La Belgique est fière de contribuer à ces ambitions. » Réprésentant le ministre conseiller Stanislas Baba, Laré Penn, directeur de cabinet du Haut Conseil pour la Mer, a laissé entendre : « ce projet s’inscrit pleinement dans la vision nationale de modernisation du secteur maritime. SCOPE Africa est une réponse stratégique, ambitieuse et collective. Le Togo a fait de la sécurité maritime et de l’économie bleue des priorités nationales, depuis le Sommet de 2016 ayant abouti à la Charte de Lomé. » Il a salué la présence des délégations régionales, soulignant la nécessité d’une réponse africaine coordonnée face aux risques croissants dans l’espace maritime. Hub logistique majeur et port en eau profonde, le Port Autonome de Lomé symbolise la modernisation et les ambitions régionales en matière de compétitivité portuaire. Sa réussite illustre l’importance de systèmes portuaires interconnectés, de corridors fluides et d’une gouvernance maritime solide. Laré Penn a exprimé sa gratitude envers l’Union européenne pour son engagement constant dans la sécurisation du Golfe de Guinée. « La mer est un espace d’opportunités, mais aussi de responsabilités partagées. SCOPE Africa doit devenir un levier de souveraineté, de prospérité et de résilience durable pour nos nations. », a-t-il déclaré Laré Penn. Ce séminaire ouvre une phase opérationnelle incluant ateliers techniques, formations, exercices conjoints et initiatives de digitalisation, pour accompagner durablement la transformation du secteur maritime africain. Nicolas EDORH
ASKY renforce sa flotte avec un nouveau Boeing 737 MAX 8
La compagnie aérienne panafricaine ASKY poursuit l’expansion de sa flotte et de son réseau. Le mercredi 27 novembre 2025, le transporteur basé à Lomé a officiellement réceptionné un nouveau Boeing 737 MAX 8, portant à 15, le nombre total d’appareils en service. L’aéronef a été présenté lors d’une cérémonie organisée à l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma, en présence de la ministre de la Communication, Yawa Kouigan, représentant le ministre des Transports. Ce nouvel avion, configuré avec 8 sièges en classe Affaires et 177 en classe Économique, offre une capacité totale de 185 places. Appareil de dernière génération, le Boeing 737 MAX 8 est doté d’une motorisation plus performante, plus économique et plus respectueuse de l’environnement. Selon le Commandant Bouaka, directeur des opérations aériennes, l’avion bénéficie d’un haut niveau de sécurité, de fiabilité et d’émissions réduites de CO₂, tout en offrant un confort amélioré grâce à un aménagement conforme aux standards d’ASKY. Le Directeur Général de la compagnie, Esayas Woldemariam Hailu, a exprimé sa satisfaction face à cette acquisition stratégique : « Cet avion marque une étape déterminante pour Asky. Grâce au travail de nos équipes et au soutien des autorités, nous continuons notre croissance avec détermination ». Il a précisé que ce nouvel aéronef permettra d’intensifier progressivement les fréquences, de renforcer la connectivité entre pays anglophones et francophones, et de consolider la position de Lomé comme hub aérien majeur en Afrique de l’Ouest. Le Boeing 737 MAX 8 servira principalement des destinations en Afrique de l’Ouest et du Centre, mais aussi Nairobi, Johannesburg et certaines liaisons vers l’Europe. Dans son intervention, la ministre Yawa Kouigan a salué une « étape majeure » pour ASKY et pour le Togo, rappelant que cette acquisition s’inscrit dans la vision de faire de Lomé « un hub logistique de référence, au service d’un ciel africain plus ouvert, intégré et ambitieux », en cohérence avec les objectifs du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA). Elle a également mis en avant les investissements réalisés ces dernières années pour moderniser l’aéroport international Gnassingbé Eyadema, aujourd’hui considéré comme l’une des plateformes les plus performantes de la sous-région. ASKY qui dessert désormais plus d’une trentaine de villes dans 27 pays africains, célèbre cette année ses quinze ans d’existence. L’arrivée de ce nouvel appareil vient accompagner la dynamique de développement de la compagnie qui a récemment lancé la construction d’un simulateur de vol destiné à renforcer la formation de ses équipages. Avec ce renforcement de flotte, ASKY confirme son ambition : « connecter davantage les populations africaines, rapprocher les économies et soutenir la mobilité sur le continent, tout en améliorant l’expérience des passagers et en contribuant à la création d’emplois locaux ». Yao KPOWOADAN
Le Port Sec d’Adétikopé établit un nouveau record
Le Port Sec Franc d’Adétikopé a réalisé un exploit remarquable en septembre 2025 en traitant 9 014 conteneurs EVP, un nouveau pic historique. Cette performance est le fruit de l’engagement des équipes et de la collaboration avec les partenaires publics et privés. Depuis le lancement des opérations de transfert de conteneurs en 2022, le Port Sec Franc d’Adétikopé a surmonté de nombreux défis logistiques, techniques et organisationnels. Grâce à la stabilisation des opérations, la plateforme logistique a pu renforcer son efficacité et jouer un rôle central dans la facilitation du commerce régional, soit une montée en puissance continue pour ce Port Sec de la sous-région. Un hub logistique intégré Le Port Sec Franc d’Adétikopé se positionne comme un véritable hub logistique intégré, renforçant sa position stratégique dans la chaîne d’approvisionnement à destination des pays de l’hinterland tels que le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Le record de septembre 2025 n’est qu’un début, selon les premiers responsables de la PIA, car le Port Sec Franc d’Adétikopé ambitionne de devenir un levier clé pour la fluidification du corridor Lomé – hinterland et de contribuer activement à la transformation logistique de la sous-région. Un avenir prometteur Avec cette performance, le Port Sec Franc d’Adétikopé démontre son potentiel et sa capacité à jouer un rôle majeur dans la logistique régionale. Les perspectives sont prometteuses pour cette plateforme qui continue de renforcer, non seulement son efficacité, mais aussi et surtout sa position stratégique dans la région ouest-africaine.
Ecobank Togo renforce sa collaboration avec ses partenaires sous-agents
Ecobank Togo a organisé hier mercredi 15 octobre 2025 à son siège à Lomé, une rencontre Remittances avec ses partenaires sous-agents. L’événement, placé sous le signe de la collaboration et de la conformité, a permis d’échanger sur les réalisations de la banque, ses ambitions pour 2026 et les défis liés au domaine des transferts rapides d’argent. Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs de l’écosystème des services financiers et a porté sur des thématiques clés, à savoir les avantages pour les clients et les opportunités pour les agents, la stratégie commerciale et le processus de distribution, ainsi que la lutte contre le blanchiment d’argent et l’importance de la conformité. Les participants ont également été sensibilisés à l’évolution des méthodes de fraudes, afin de mieux détecter et prévenir les risques. Selon Didier Nagbé, Responsable Communication & Marketing à Ecobank Togo, cette rencontre répond à un triple défi : « d’abord, il s’agit de renforcer notre collaboration avec ces partenaires qui sont les premiers points de contact avec les clients. Ensuite, elle nous permet de mieux comprendre leurs besoins et leurs réalités dans un environnement en constante évolution. Enfin, nous voulons leur exprimer la gratitude de la Direction Générale pour leur contribution à la réalisation de notre objectif d’inclusion financière. » Il a également insisté sur l’importance du respect de la réglementation, afin de garantir la sécurité des transactions et préserver la confiance des clients. Ecobank Togo a présenté des objectifs de croissance dans le domaine des transferts rapides d’argent, structurés autour de trois axes : « la croissance en volume de 70%, l’augmentation des revenus de 70% et la hausse de la fréquentation de 70% ». Ces ambitions traduisent la volonté de la banque d’accroître son impact et d’élargir sa base de clientèle sur l’ensemble du territoire. Pour accompagner cette dynamique, Maurice Mawutodji Mortey, Chef Division Produits, Banque des Particuliers à Ecobank Togo, a présenté de nouvelles opportunités aux partenaires. « Célébrer l’excellence est devenu une tradition pour Ecobank Togo. En plus des transferts rapides, nous leur proposons désormais de commercialiser des cartes prépayées, devenues des outils indispensables pour de nombreux citoyens », a-t-il déclaré. La banque a également introduit des produits d’assurance pour aider les sous-agents à se protéger contre les risques liés à leurs activités et à diversifier leurs sources de revenus. Distinctions et Récompenses Au terme de la rencontre, 20 sous-agents ont été distingués et récompensés pour leurs performances exceptionnelles. Deux critères ont guidé cette distinction, notamment le volume de transactions et de commissions générées ainsi que le respect de la réglementation. « Vous pouvez être performant financièrement, mais sans conformité, vous ne serez pas éligible à la distinction », a souligné Maurice Mawutodji Mortey. Un accompagnement marketing et communicationnel sera également proposé aux partenaires souhaitant renforcer leur performance. Ecobank Togo a profité de cette rencontre pour rappeler le rôle crucial des sous-agents dans la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Quatre obligations principales leur sont imposées, comprendre la LBC/FT et ses obligations (identification des clients, justification des opérations, archivage), garantir l’intégrité des données, signaler toute opération suspecte ou tentative de fraude, adopter de bonnes pratiques, notamment la vigilance et la confidentialité. Ces obligations sont en phase avec l’instruction, N°013-11-2015 de l’UEMOA sur les transferts rapides d’argent, qui exige notamment une identification stricte des donneurs d’ordre et des bénéficiaires. Ecobank Togo a réaffirmé que la lutte contre la fraude et le blanchiment est un effort collectif. Grâce à la communication et à la collaboration avec les sous-agents, la banque renforce la traçabilité des flux financiers et la prévention des risques, tout en consolidant sa position d’acteur de référence dans le secteur des transferts rapides d’argent. Yao KPOWOADAN
CBI TOGO : Une retraite stratégique sous le signe du social, du vert et de l’inclusion
La 10ème édition de la retraite stratégique de Coris Bank International Togo (CBI TOGO) s’est déroulée du 03 au 05 octobre à Aného. Ce cadre de travail interne réunit les cadres de l’entreprise afin de faire le point sur l’année écoulée, de partager les enseignements, de définir les orientations prioritaires pour l’année à venir et de renforcer l’esprit de cohésion managériale. Placée sous le thème « Accélérer notre transformation : une Banque #RaRe pour une croissance durable et inclusive », cette retraite a été l’occasion pour la direction de mobiliser l’ensemble des parties prenantes internes autour de défis ambitieux : performance, innovation, responsabilité sociale et proximité client. C’est dans cette dynamique que se sont tenus les ateliers de réflexion stratégique, les sessions de partage, ainsi que des moments informels d’échanges et de cohésion. Un geste concret : verdir la côte d’Aného Dans la continuité de ses engagements sociétaux, Coris Bank International Togo a saisi cette retraite pour porter un acte concret en faveur de l’environnement : « don d’un kit de gestion de la salubrité à la commune d’Aného 1, destiné à renforcer l’équipement urbain pour une meilleure gestion des déchets et la mise en terre de plusieurs dizaines de plants le long de la côte atlantique, en bordure de la piste cyclable côtière, dans une perspective de renforcement de la couverture végétale, de lutte contre l’érosion et d’embellissement du littoral. Ces actions ont été menées en collaboration avec les services municipaux compétents, dans un esprit de synergie et de respect des spécificités locales. Au-delà des sessions de réflexion sur la stratégie, cette 10ème retraite a clairement affirmé la dimension sociale et environnementale comme un pilier central de la vision de Coris Bank International Togo. En choisissant Aného, ville côtière engagée dans la valorisation de son patrimoine naturel, la banque a voulu symboliquement associer son destin au territoire et témoigner de sa volonté de contribuer au développement local durable. La banque ne se limite pas à élaborer des objectifs internes, mais entend inscrire ses actions dans un impact concret, visible et durable pour les communautés environnantes. Une Caravane Coris Money dans les Lacs Dans le cadre de cette retraite, une Caravane Coris Money a sillonné la préfecture des Lacs, selon l’itinéraire Kpogan, Aného, Anfoin et Aného. Cette caravane avait pour mission de rapprocher les services financiers et l’offre Coris Money des populations, en zones périurbaines et rurales. Grâce à cette tournée mobile, des ateliers de sensibilisation ont été menés pour expliquer le fonctionnement de Coris Money, ses avantages, et la sécurité des transactions, des inscriptions et activations de comptes Coris Money ont été réalisées sur place, facilitant l’accès au service pour les populations non bancarisées, des opérations de retrait/dépôt mobile, démonstrations et accompagnements personnalisés ont permis de lever les freins à l’usage de cette solution innovante. La Caravane Coris Money s’est imposée comme un levier concret d’inclusion financière, invitant les populations des zones desservies à profiter des services bancaires dématérialisés, y compris en l’absence d’agence bancaire physique. La 10ème Retraite Stratégique de Coris Bank International Togo a été à la fois un moment de consolidation interne et de projection vers l’avenir. Mais plus encore, c’était l’occasion de traduire les discours en actes concrets : salubrité urbaine, verdissement du littoral, inclusion financière. A travers ces initiatives, Coris Bank International Togo réaffirme son modèle de banque responsable et humaine — une Banque #RaRe, fidèle à ses valeurs de rapidité, réactivité, proximité et d’impact durable.
Ecobank Togo présente ELLEVER à Atakpamé
Fidèle à son engagement en faveur de l’inclusion financière et du développement de l’entrepreneuriat féminin, Ecobank Togo a présenté lors d’un forum inédit dans la ville des 7 collines, son programme ELLEVER dédié aux femmes commerçantes et entrepreneures. C’était 26 septembre 2025 à Atakpamé, en présence du Directeur Général, Mme Estelle AKUE-KOMLAN, de plusieurs autorités administratives, locales et traditionnelles. Ce Forum marque une étape dans le déploiement du programme Ellever, décrit comme plus grand, plus inclusif, et meilleur. « Notre démarche s’inscrit dans la vision stratégique de notre groupe bancaire. Ecobank a décidé de porter la cause féminine. ELLEVER est un programme que nous déployons sur l’ensemble du territoire. Le choix d’Atakpamé, ville carrefour dynamique, traduit notre volonté de proximité et de mobilisation nationale », a déclaré le Directeur Général de Ecobank Togo. Ellever est un programme qui allie le financement, formation et mentorat. Les femmes éligibles peuvent accéder à des crédits allant jusqu’à de 30 millions FCFA, avec des conditions souples. La banque met à disposition des femmes, des sessions de renforcement de capacités pour leur permette de mieux gérer les crédits et les mettre à profit pour garantir la pérennité de leurs activités. La découverte des opportunités offertes par le programme ELLEVER s’est faite dans une ambiance conviviale, rythmée par des prestations artistiques locales. La cérémonie a été également marquée par des témoignages inspirants de bénéficiaires, des échanges interactifs avec des experts de la banque et des présentations pratiques sur les solutions financières et digitales adaptées aux besoins des entrepreneures. « Aujourd’hui, les femmes contribuent énormément à l’économie togolaise. C’est pourquoi ELLEVER insiste non seulement sur le financement, mais aussi sur l’accompagnement non financier », a indiqué Michel Gafan, directeur de la banque commerciale à Ecobank Togo. « Le taux de dépôt des femmes est très faible dans les banques. C’est ce qui a amené les dirigeants de Ecobank à innover avec le programme ELLEVER, en bâtissant un véritable écosystème autour des femmes », a-t-il soutenu. A travers ce forum, Ecobank Togo réaffirme sa volonté d’être un acteur clé du développement économique en soutenant les femmes entrepreneures et en contribuant à bâtir un avenir inclusif et prospère. Nicolas EDORH