SUNU Bank Togo a officiellement lancé ses cartes bancaires VISA le vendredi 06 février 2026 à son siège à Lomé lors d’un afterwork réunissant clients, partenaires et acteurs de l’écosystème financier. Une initiative qui marque une nouvelle étape de la croissance de la banque. Elle traduit le développement de l’offre de services de paiement de la banque, désormais connectée à l’un des réseaux de paiement les plus étendus au monde. Les cartes SUNU Bank étaient principalement utilisées dans l’espace UEMOA à travers le réseau GIM. Avec l’intégration du réseau VISA, la banque élargit considérablement le champ d’utilisation de ses cartes, offrant à sa clientèle la possibilité d’effectuer des paiements et des retraits aussi bien au Togo qu’à l’international, dans un environnement sécurisé et conforme aux standards mondiaux. Le lancement des cartes VISA SUNU Bank intervient dans un contexte de transformation rapide des habitudes de consommation et de paiement. La digitalisation des échanges, l’essor du commerce en ligne et la mobilité croissante des clients ont profondément modifié les attentes en matière de services bancaires. En élargissant son offre de paiement, SUNU Bank Togo s’inscrit dans cette dynamique en proposant des solutions adaptées aux nouveaux usages, tout en renforçant sa compétitivité sur le marché bancaire togolais. Les cartes VISA permettent notamment les paiements chez les commerçants affiliés au réseau, les transactions en ligne ainsi que les retraits sur les distributeurs automatiques au Togo et à l’étranger. Cette ouverture internationale répond aux besoins d’une clientèle de plus en plus mobile, qu’il s’agisse de voyages personnels, professionnels ou d’activités économiques transfrontalières. Une gamme de cartes pensée pour tous les profils SUNU Bank Togo propose une gamme de cartes VISA conçue pour répondre aux besoins variés de sa clientèle. La carte VISA Classic s’adresse aux usages du quotidien, la carte VISA Gold offre davantage de flexibilité et d’avantages et la carte VISA Platinum cible une clientèle à la recherche de services haut de gamme. Au-delà de la diversité des profils, la banque met un accent particulier sur la sécurité des transactions. Les cartes intègrent des dispositifs de protection des paiements, une assistance disponible 24h/24, des garanties en cas de perte ou de vol ainsi que des assurances intégrées selon le type de carte. La protection des données et la fiabilité des opérations monétiques constituent des piliers essentiels de cette nouvelle offre. Sécurité, assurance et valeur ajoutée Pour Brice Adiffon, Directeur de la clientèle des particuliers et des professionnels, le lancement de la carte VISA répond à une attente clairement exprimée par les clients. « Les cartes GIM UEMOA que nous proposions n’offraient pas tous les avantages recherchés. Avec la carte VISA, nos clients peuvent désormais effectuer des opérations à l’international et voyager en toute liberté. Nos cartes sont certifiées PCI DSS, la norme internationale de sécurité des cartes bancaires, et bénéficient d’une assurance voyage automatique », a-t-il souligné. Cette dimension assurantielle constitue un élément distinctif de l’offre SUNU Bank. En tant que groupe historiquement spécialisé dans l’assurance, SUNU a choisi d’intégrer à ses cartes VISA des couvertures spécifiques, notamment pour les voyages et contre le vol de la carte, renforçant ainsi la confiance des clients. Une stratégie de proximité et de croissance Selon Fado Benito, Directeur Général de SUNU Bank Togo, ce lancement vise également à élargir la base clientèle de la banque. « À ceux qui n’étaient pas encore clients de SUNU Bank en raison de l’absence de la carte VISA, je tiens à dire que c’est désormais chose faite. Nous invitons la population togolaise à se rapprocher de nos agences pour ouvrir un compte et obtenir une carte utilisable partout dans le monde. Avec SUNU Bank, vos opérations sont sécurisées », a-t-il déclaré. En plus d’être sécurisées, les cartes VISA de SUNU Bank Togo sont adossées à une assurance. Ainsi, tout détenteur d’une carte VISA de SUNU Bank Togo bénéficie automatiquement d’une assurance voyage. Il n’est plus nécessaire de souscrire à une assurance voyage séparée. À travers cette initiative, SUNU Bank Togo réaffirme sa volonté de proposer des services bancaires modernes, accessibles et conformes aux standards internationaux, tout en maintenant une forte proximité avec sa clientèle composée de particuliers, de professionnels et d’entreprises. La banque s’appuie sur son réseau d’agences et ses équipes pour assurer une distribution efficace des cartes et un accompagnement optimal des clients. Issue du rachat de la BPEC par le Groupe SUNU, SUNU Bank Togo s’impose aujourd’hui comme la première banque du groupe au Togo. Forte de plus de 60 ans d’expérience, elle propose une large gamme de produits et services bancaires et d’assurance intégrés, incluant comptes d’épargne et chèques, crédits, plans d’épargne retraite, dépôts à terme, bancassurance, digital banking, change et services de transfert d’argent. Yao KPOWOADAN
eGDP d’Ecobank Togo : 15 talents retenus
Ecobank Togo a officiellement lancé, le lundi 2 février 2026 au siège du Groupe à Lomé, la deuxième cohorte de Ecobank Graduate Development Programme (eGDP), un programme conçu pour former et accompagner l’intégration des jeunes talents appelés à devenir les futurs leaders de la banque. Cette nouvelle cohorte est composée de 15 jeunes diplômés, dont 9 femmes, sélectionnés parmi 1 060 candidatures à l’issue d’un processus particulièrement rigoureux comprenant une présélection, trois séries de tests et un entretien approfondi. Le taux de sélection très exigeant témoigne de l’excellence et de l’ambition du programme. Un programme structurant et exigeant sur un an Entièrement financé par Ecobank Togo, le eGDP s’étend sur une durée d’un an et offre aux participants une rémunération mensuelle. Il se distingue par une approche complète combinant des formations théoriques dispensées par des formateurs internes et externes ; des sessions en présentiel et en ligne via les plateformes d’apprentissage du Groupe ; des projets pratiques à forte valeur ajoutée ; des rotations dans plusieurs départements clés (Opérations, Digital, Commerce, Risques, Conformité, etc.) ; un accompagnement personnalisé incluant mentorat, coaching et suivi de performance. Cette démarche permet aux jeunes diplômés d’acquérir une compréhension globale de l’écosystème bancaire, de développer rapidement des compétences techniques, managériales et comportementales, et de se confronter à des problématiques réelles du métier. Un investissement stratégique dans le capital humain Pour Adama Paré, Directeur des Ressources Humaines de Ecobank pour la région UEMOA, le eGDP s’inscrit dans une vision de long terme : « il s’agit d’un dispositif stratégique de gestion des talents, conçu pour identifier, former et accompagner les futurs leaders de Ecobank. Nous investissons dans les compétences locales avec une approche structurée, exigeante et alignée sur les standards internationaux, sous l’impulsion du Groupe ». Pour sa part, Adudé Fafa Akué-Komlan, Directeur Général de Ecobank Togo, a rappelé que le succès et la capacité d’innovation de la banque reposent avant tout sur les femmes et les hommes qui la composent. « eGDP traduit notre conviction que le développement des talents est un pilier essentiel de notre stratégie de croissance durable au Togo. Nous sommes fiers d’offrir une opportunité structurante qui prépare la relève managériale et encourage l’excellence professionnelle », a-t-elle affirmé. Les valeurs cardinales de la banque panafricaine que sont, le respect, l’acte responsable, le client en priorité, l’excellence, l’intégrité, et le travail en équipe ont été longuement présentées à la nouvelle promotion des jeunes diplômés. Le message de la 2ème promotion des jeunes diplômés Prenant la parole au nom de ses collègues, Ahoefa Elléna Amah, porte-parole de la 2ème promotion du programme, a salué une initiative porteuse d’espoir pour la jeunesse africaine : « ce programme n’est pas une simple initiative de formation. Il est une vision stratégique et une réponse concrète aux enjeux de développement du capital humain africain ». Citant les propos du DG du Groupe Ecobank, Jeremy Awori, elle a rappelé l’urgence de créer des opportunités durables pour les jeunes, avant de réaffirmer l’engagement de sa promotion à honorer la confiance placée en elle par le travail, la discipline et l’excellence. Un employeur de référence au Togo A travers eGDP, Ecobank Togo entend renforcer son positionnement d’employeur de référence, tout en contribuant activement à la professionnalisation des compétences dans le secteur financier togolais. Les talents issus de la première promotion occupent déjà des postes clés au sein de la banque, confirmant l’impact concret du programme. La nouvelle promotion bénéficiera d’un encadrement renforcé, d’un accès privilégié aux équipes dirigeantes et d’un environnement d’apprentissage propice à la révélation de son plein potentiel. A propos d’Ecobank Togo Première filiale du groupe panafricain Ecobank, présent dans 34 pays africains, Ecobank Togo est un acteur majeur du secteur bancaire national. La banque accompagne particuliers, PME, grandes entreprises et institutions à travers une offre complète de services financiers, incluant la banque de détail, la banque d’entreprise, le financement du commerce, les solutions digitales et les services de paiement. Engagée en faveur de l’inclusion financière, de la digitalisation et du développement du capital humain, Ecobank Togo s’inscrit pleinement dans la vision du Groupe, construire une banque panafricaine au service de la croissance économique du continent. Nicolas EDORH
UMOA-Titres accélère la modernisation du marché
Les 8ᵉ Rencontres du marché des titres publics (REMTP) de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) ont été organisés les 27 et 28 janvier 2026 à Lomé, autour d’un objectif central : consolider les acquis et adapter le marché régional des titres publics aux exigences des marchés émergents. Organisé par UMOA-Titres, ce rendez-vous annuel de référence a réuni l’ensemble des acteurs clés du marché financier de l’espace UEMOA. Un cadre stratégique de dialogue et de réflexion Investisseurs institutionnels, intermédiaires financiers, experts et représentants des États ont échangé autour du renforcement des fondamentaux du marché, de son adaptation aux dynamiques régionales et internationales, ainsi que des leviers nécessaires à l’émergence d’un marché plus profond, plus résilient et plus attractif. Les REMTP ont également offert un espace de dialogue direct avec les émetteurs, permettant d’explorer de nouvelles opportunités sur les marchés primaire et secondaire, d’échanger sur les innovations en matière de produits, de cotation et de liquidité, et de renforcer le rôle des intermédiaires dans le développement du marché régional des titres publics. UT Marché : un pas décisif vers plus de transparence La cérémonie d’ouverture a été marquée par le lancement officiel de la plateforme « UT Marché », dédiée à la cotation, à la négociation et à la transaction sur le marché secondaire des titres publics. Cet outil vise à renforcer la transparence des prix, améliorer la liquidité et accroître l’attractivité du marché financier régional, en réponse aux attentes des investisseurs et des régulateurs. Les discussions ont porté sur trois axes complémentaires que sont l’approfondissement du marché régional, l’élargissement de la base des investisseurs et des instruments, et la consolidation des acquis du marché des titres publics. Le programme a pris en compte la présentation du bilan du marché en 2025, les perspectives pour 2026, ainsi que le programme des émissions de titres publics pour l’exercice à venir, des panels thématiques, des « conversations pays », des sessions interactives « Sur le Grill » et des démonstrations de la plateforme UT Marché. Un levier de souveraineté financière pour les États Prenant la parole, le ministre de l’Économie et du Budget, Essowè Georges Barcola, a souligné qu’un marché des titres publics plus profond constitue un levier essentiel de souveraineté financière. Selon lui, ce marché permet aux Etats de mobiliser l’épargne domestique, de financer leurs politiques publiques en monnaie locale et de réduire leur exposition aux chocs externes. Il s’est félicité des progrès réalisés par le marché régional, devenu un pilier du financement des États. Entre 2021 et 2024, le Togo a ainsi mobilisé entre 500 et 700 milliards FCFA par an, couvrant une part significative de ses besoins de financement. Le respect d’une discipline budgétaire rigoureuse, a-t-il précisé, demeure un facteur clé de confiance pour les investisseurs. Un marché en forte progression, mais encore perfectible Pour le gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, le marché des titres publics dispose encore d’une importante marge de progression pour jouer pleinement son rôle dans le financement du développement. Il a rappelé que l’encours des titres publics sur le marché primaire est passé de 5,6 % du PIB en 2014 à près de 15 % en 2025, confirmant son rôle central dans le financement des politiques publiques. Il a insisté sur l’urgence d’accélérer les réformes destinées à consolider le marché régional, notamment en matière de diversification de la base des investisseurs, de renforcement durable de la liquidité, de digitalisation du marché et d’éducation financière. Pour le gouverneur, l’amélioration du fonctionnement du marché secondaire est indispensable afin de garantir une formation des prix plus transparente et plus robuste, et de permettre à la dette souveraine de jouer pleinement son rôle d’actif de référence dans un marché financier intégré. Des perspectives de mobilisation en hausse pour 2026 Quant à la Directrice Générale d’UMOA-Titres, Oulimata N’Diaye Diassé, elle a souligné l’importance stratégique des REMTP dans l’élargissement et le renforcement de la profondeur du marché. Tout en jugeant les prévisions réalistes au regard de la dynamique observée, elle a mis en avant la nécessité de renforcer la capacité d’absorption du marché et d’améliorer la fiabilité des mécanismes de formation des prix. En 2025, les États de l’Union ont levé 11 858 milliards FCFA sur le marché régional, portant l’encours de la dette publique à 21 629 milliards FCFA. Pour 2026, les huit pays de l’Union prévoient de mobiliser environ 12 700 milliards FCFA, soit près de 1 000 milliards FCFA de plus que l’année précédente. Selon Oulimata Ndiaye Diassé, ces prévisions demeurent réalistes au regard de la dynamique observée, mais soulignent la nécessité de renforcer la profondeur et la capacité d’absorption du marché, tout en améliorant la fiabilité des mécanismes de formation des prix. Vers un marché moderne et durable À travers les REMTP 2026 et le lancement de la plateforme UT Marché, l’UMOA confirme sa volonté de bâtir un marché des titres publics moderne, performant et durable, capable de répondre aux exigences des marchés émergents et de soutenir efficacement le financement des économies de l’Union. Nicolas EDORH
Éducation financière au Togo : 9 points clés de l’atelier du cabinet Wodéwolé
Le vendredi 23 janvier 2026, le cabinet Wodéwolé, en collaboration avec l’APSFD-Togo, était en atelier de revue et d’harmonisation des outils pédagogiques d’éducation financière destinés aux jeunes. Un fort appui institutionnel La rencontre a bénéficié du soutien du Ministère de l’Éducation nationale et de la Mutuelle ASJD, avec la participation d’inspecteurs et cadres du système éducatif togolais, garantissant l’alignement du projet avec les réalités scolaires nationales. Harmoniser et valider les outils pédagogiques L’atelier a permis de, revoir et harmoniser les supports d’éducation financière,valider les outils pédagogiques adaptés aux élèves, assurer une cohérence entre les différents acteurs impliqués. Présentation du concours « À chaque jeune son budget » Les participants ont découvert le concours « À chaque jeune son budget », une initiative visant à doter les jeunes de compétences pratiques en gestion de l’argent, épargne et budgétisation en milieu scolaire. Il s’agit d’un concours d’éducation financière destiné aux jeunes scolarisés des collèges et lycées. Une feuille de route vers la Global Money Week 2026 Les travaux ont abouti à l’élaboration d’une feuille de route devant conduire à l’apothéose du projet lors de Global Money Week 2026, événement international dédié à l’éducation financière. Un projet ancré dans le programme régional de l’UEMOA L’atelier s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme régional d’éducation financière de l’UEMOA, mis à disposition du Club Wodéwolé par la BCEAO, à la suite des formations des formateurs organisées du 03 au 21 mars 2025. Former tôt pour changer durablement les comportements Pour Michel Adopré, Directeur du cabinet Wodéwolé, l’éducation financière doit commencer dès le plus jeune âge.« Lorsqu’un jeune plant se courbe, il est facile de le redresser. Mais lorsqu’il devient un arbre au tronc mal formé, cela devient difficile. » Selon lui, de bonnes habitudes financières favorisent la réussite personnelle et professionnelle des jeunes. Le Club Wodéwolé, bien plus que la finance Le Club Wodéwolé forme les jeunes à, la gestion de l’argent, l’épargne et le budget, l’utilisation responsable des services financiers. Il encourage également l’ouverture de comptes d’épargne dans des institutions agréées, afin de sécuriser les ressources et promouvoir l’épargne régulière. Des compétences de vie pour une jeunesse autonome Au-delà des finances, le club développe des compétences de vie essentielles : confiance en soi, résilience, travail d’équipe et persévérance. Ces aptitudes sont cultivées à travers quatre secteurs clés notamment, le voyage d’aventure,le service bénévole communautaire,le sport, le développement d’une habileté professionnelle ou d’un talent.
Novarea Textile et Togo Apparel Source (TAS) rejoignent PIA
La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) renforce son rôle de pôle industriel stratégique au Togo avec l’arrivée de nouveaux investisseurs dans le secteur textile. Novarea Textile et Togo Apparel Source (TAS) rejoignent la liste croissante des entreprises textiles opérant sur la plateforme. Ces projets vont générer 1 800 nouveaux emplois directs, contribuant de manière significative au développement économique local. Togo Apparel Source et Novarea Textile prévoient le démarrage de leurs activités à la fin du premier trimestre de l’année 2026, bénéficiant des infrastructures modernes et des facilités logistiques de PIA pour soutenir leur croissance et leurs opérations industrielles. Avec ces nouvelles implantations, PIA confirme sa position comme hub d’investissement attractif et créateur d’emplois, tout en consolidant le secteur textile togolais.
L’Afrique subsaharienne fait preuve de résilience malgré des risques persistants
Présentées deux fois par an, les Perspectives économiques régionales du Fonds monétaire international (FMI) constituent un baromètre clé de la situation macroéconomique en Afrique subsaharienne. L’édition d’octobre 2025 a été présentée le mardi 06 janvier 2026 à Lomé par la Représentante Résidente du FMI au Togo, Racheeda Biukezia. Ce rapport dresse un panorama des évolutions économiques récentes, des perspectives de croissance, de l’inflation, de l’endettement et des principaux risques qui pèsent sur la région. Une croissance résiliente face aux chocs Malgré des chocs majeurs successifs ces dernières années, la pandémie de COVID-19, les tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières mondiales, la croissance en Afrique subsaharienne affiche une résilience remarquable. Selon le FMI, le taux de croissance du PIB réel de la région devrait s’établir à 4,1% en 2025, un niveau comparable à celui de 2024. Certains pays de la région figurent même parmi ceux enregistrant les taux de croissance les plus élevés au monde, bien que les performances restent contrastées, notamment dans les pays riches en ressources naturelles. Au Togo, les perspectives sont plus favorables. Le PIB réel devrait croître de 5,2% en 2025, puis atteindre 5,5% en 2026 et 2027. Cette dynamique reflète les progrès réalisés en matière de stabilisation macroéconomique et de réformes structurelles. Toutefois, le FMI souligne que le solde des risques demeure orienté à la baisse, dans un contexte international marqué par une forte incertitude. Inflation en repli, mais toujours au-dessus des niveaux d’avant-crise L’inflation globale en Afrique subsaharienne a nettement ralenti. En moyenne, l’inflation médiane est passée de plus de 6% fin 2023 à environ 4%, sous l’effet conjugué de la baisse des prix mondiaux des produits alimentaires et de l’énergie, ainsi que du resserrement des politiques monétaires. Néanmoins, dans près d’un cinquième des pays de la région, l’inflation devrait rester bien supérieure à son niveau d’avant la COVID-19 au moins, jusqu’à la fin de 2025. Au Togo, l’évolution est plus favorable. Après une inflation moyenne de 0,8% sur la période 2018-2019, celle-ci est montée à 6,5% entre 2022 et 2023, avant de refluer. Elle devrait atteindre environ 2% en 2025, soutenue par la baisse des prix des transports, des produits alimentaires et des boissons. Tensions commerciales et baisse de l’aide extérieure Le rapport met également en lumière l’intensification des tensions commerciales mondiales, marquée par une hausse significative des droits de douane. Bien que la loi américaine AGOA, arrivée à expiration fin septembre, ait été reconduite en décembre 2025, ses retombées directes sur la région devraient rester modérées, avec un impact inférieur à 1% dans la plupart des pays. Ces tensions pèseront toutefois sur la croissance mondiale, affectant davantage les pays riches en ressources naturelles. Au Togo, elles pourraient entraîner une baisse des exportations de l’ordre de 0,29 % à court terme. Par ailleurs, l’aide publique au développement bilatérale devrait reculer de 16 à 28% en 2025. Les pays à faible revenu et les États fragiles sont les plus exposés, alors même que leurs marges de manœuvre budgétaires et leurs capacités techniques restent limitées. Les secteurs essentiels comme la santé, l’éducation et l’aide humanitaire apparaissent particulièrement vulnérables. Une dette élevée qui pèse sur les finances publiques La question de la dette demeure centrale. Bien que les ratios d’endettement soient globalement stables, ils restent élevés, et les paiements d’intérêts absorbent une part croissante des recettes publiques, au détriment des dépenses de développement. Environ 20 pays de la région sont déjà surendettés ou présentent un risque élevé de surendettement, notamment ceux dont les processus de restructuration de la dette ne sont pas achevés. Le rapport souligne également la forte exposition des banques à la dette publique. Les titres souverains représentent une part importante des actifs bancaires, une tendance plus marquée en Afrique subsaharienne que dans le reste du monde. Cette interdépendance entre États et banques accroît les risques financiers, même si, au Togo, elle tend progressivement à diminuer. Accroître les recettes et mieux gérer la dette Face à ces défis, le FMI recommande de doser finement les politiques économiques, afin de concilier des impératifs parfois divergents. Deux axes prioritaires se dégagent : l’accroissement des recettes internes et l’amélioration de la gestion de la dette. En matière de mobilisation des recettes, des réformes de l’administration fiscale sont jugées essentielles. La digitalisation (facturation électronique, déclarations et paiements en ligne), une gestion fondée sur les risques, la protection de l’administration contre les ingérences politiques et une communication renforcée contre l’incivisme fiscal figurent parmi les leviers clés. Sur le plan de la politique fiscale, le FMI préconise la rationalisation de la TVA, la réduction des dépenses fiscales coûteuses, le développement des droits d’accise à finalité environnementale et sanitaire, ainsi que la promotion de la fiscalité foncière encore sous-exploitée. S’agissant de la dette, la priorité est donnée à la transparence et à une meilleure gouvernance, publication régulière de statistiques complètes et actualisées, communication claire, approbation préalable et enregistrement centralisé de tous les emprunts publics. Ces réformes doivent s’inscrire dans un cadre renforcé de gestion des finances publiques afin de restaurer la confiance des investisseurs et de réduire les coûts d’emprunt. Des signaux encourageants malgré tout Selon Racheeda Biukezia, certains signaux sont néanmoins encourageants. La baisse récente des rendements des obligations souveraines, bien qu’ils demeurent élevés depuis la pandémie, témoigne des réformes engagées dans plusieurs pays africains. On observe également des entrées de capitaux sous forme d’investissements de portefeuille, notamment à travers des émissions obligataires sur les marchés financiers. Le FMI souligne la résilience remarquable de l’Afrique subsaharienne face à des risques multiples, tout en rappelant l’urgence d’approfondir les réformes. Dans un contexte de tensions commerciales accrues et de recul de l’aide extérieure, l’accroissement des recettes domestiques, la gestion transparente de la dette et la poursuite des réformes des finances publiques apparaissent comme les principales clés pour soutenir une croissance durable et inclusive. Yao KPOWOADAN
SUNU Bank Togo : Une convention bilan, de transformation et de renouveau
SUNU Bank Togo a organisé samedi 17 janvier 2026 à Lomé, une grande rencontre interne dénommée Convention SUNU Bank Togo 2026. Cette plateforme d’échanges a rassemblé l’ensemble des collaborateurs de la banque, tous corps de métiers confondus, des chauffeurs et caissiers jusqu’au Président du Conseil d’Administration. Une mobilisation totale qui traduit la volonté de la direction de placer le capital humain au cœur de la relance de l’institution. Cette convention a permis de passer au peigne fin les résultats de l’année 2025 et des années antérieures, analyser les performances, évaluer l’évolution du marché bancaire afin d’en apprécier la dynamique de croissance, identifier les actions stratégiques à mener dans les années à venir et, surtout, prendre des engagements communs pour atteindre les résultats attendus par le Conseil d’Administration. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de transparence, de responsabilisation et de mobilisation collective autour des défis et opportunités qui s’annoncent. Résultats 2025 et orientations stratégiques 2026 Pour Fado Bénito, Directeur Général de SUNU Bank, la convention a permis de faire un état des lieux exhaustif de l’exercice écoulé. « Nous avons fait l’état des lieux des résultats de 2025, présenté nos projections pour 2026 et abordé une thématique importante, celle de la création de valeur », a-t-il indiqué. Les échanges ont également porté sur l’orientation stratégique de la banque pour l’exercice 2026 et les années à venir, la motivation et la cohésion des équipes, ainsi que les performances enregistrées sur les segments commerciaux des grandes entreprises et des particuliers. La question de la gestion des risques a également été largement abordée, dans un contexte économique et financier exigeant. Engagements forts et virage digital A l’orée de la nouvelle année, SUNU Bank Togo prend des engagements forts en faveur de sa clientèle. La banque travaille notamment à la réduction des délais de traitement des opérations confiées par les clients. La mise en place prochaine d’un nouveau système d’exploitation permettra d’introduire davantage d’innovations, à travers des solutions digitales telles que WhatsApp Banking, le Mobile Banking et d’autres outils numériques, afin d’offrir un service plus rapide, plus efficace et plus proche des attentes des clients. Selon le Directeur Général, la première innovation demeure cependant la transformation humaine. Il s’agit d’un véritable plan de transformation de SUNU Bank, axé sur l’engagement des collaborateurs, leur présence au travail et leur sensibilité à la qualité du service rendu. Les outils digitaux viennent ainsi renforcer cette dynamique pour améliorer l’expérience client. 2025 : une année difficile mais formatrice Pour Yssouf Gbane, Président du Conseil d’Administration de SUNU Bank Togo, cette rencontre s’imposait après la clôture de l’année comptable 2025 et le démarrage de l’exercice 2026. « Il est important pour nous de rencontrer le personnel, afin de faire le bilan de l’année écoulée et de lancer la nouvelle année », a-t-il souligné. Le bilan de 2025 révèle que SUNU Bank a traversé certaines difficultés, notamment liées à une phase de restructuration, rendant l’année particulièrement éprouvante. Toutefois, les leçons ont été tirées et les bases d’un nouveau départ ont été posées. 2026, l’année du renouveau L’année 2026 est annoncée comme celle de la renaissance de SUNU Bank Togo. Un renouveau marqué par l’engagement des équipes, la cohésion interne et une vision stratégique claire. Les employés ont été exhortés au travail et à la performance, dans un esprit de responsabilité collective. A l’endroit de la clientèle, la banque se veut rassurante. SUNU Bank Togo réaffirme sa solidité et appelle à la confiance. Forte de son expérience avérée dans le domaine de l’assurance et de son développement progressif dans le secteur bancaire, l’institution entend consolider sa position sur le marché togolais. SUNU Bank Togo renaît avec vivacité et audace, déterminée à placer l’innovation, la qualité de service et la satisfaction client au cœur de sa stratégie. Nicolas EDORH
Ecobank Togo renforce la vigilance de ses sous-agents contre la fraude
Après l’édition tenue le 15 octobre dernier, Ecobank Togo a organisé, mardi 23 décembre 2025 au siège du Groupe Ecobank, un deuxième Forum Remittances. Cette séance d’échanges a réuni les sous-agents (partenaires de transfert d’argent rapide) autour du thème « Fraudes courantes chez les sous-agents et points X-press : signaux d’alerte et bons réflexes ». L’objectif est de promouvoir les bonnes pratiques et préparer une année 2026 plus performante et sécurisée. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de partage d’expériences et de renforcement des capacités de ces partenaires, évoluant dans un secteur fortement réglementé. Selon Pouwely Passasso, Responsable chargé de la conformité réglementaire à Ecobank Togo, les échanges ont permis d’aborder les principales formes de fraude auxquelles les sous-agents peuvent être confrontés dans l’exécution de leurs opérations. « Les participants ont été outillés, ou à tout le moins rappelés, sur les signaux d’alerte ainsi que sur les bons réflexes à adopter dans l’exercice de leur activité », a-t-il expliqué. Il a souligné que le choix de cette thématique est d’autant plus pertinent que la période des fêtes de fin d’année est marquée par une forte affluence de clients et une pression accrue liée à la rentabilité des points de vente, rendant la vigilance indispensable. Les discussions ont notamment porté sur les produits à risque élevé, tels que les transferts rapides d’argent, les opérations de retraits et de versements, ainsi que sur les comportements à adopter en cas de suspicion. Les sous-agents ont également été sensibilisés aux démarches à suivre, en particulier la déclaration des opérations suspectes, conformément aux exigences réglementaires. Les meilleurs sous-agents en termes de performance ont été récompensés. Un ordinateur portable a été remis aux plus méritants, saluant ainsi leur engagement et leurs résultats. Pour le sous-agent Fozane et Frères, la clé de cette performance repose sur « l’accueil du client et la qualité du service rendu », le client étant considéré comme l’élément central de l’activité. Maurice Mawutodji Mortey, Chef Division Produits, Banque des Particuliers à Ecobank Togo, a rappelé les enjeux du partenariat avec les acteurs des Remittances. « Nous avons invité nos partenaires afin de faire le point sur le parcours réalisé depuis le début de l’année, dresser un bilan, récompenser les meilleurs et encourager les autres à suivre leur exemple », a-t-il indiqué. Il a insisté sur le respect strict de la réglementation, soulignant que les sous-agents constituent le prolongement des agences Ecobank et doivent, à ce titre, se conformer aux mêmes exigences pour garantir la pérennité de l’activité. Forts des performances enregistrées en 2025, Ecobank Togo et ses partenaires se projettent vers 2026 avec des objectifs ambitieux. « Le marché offre de nombreuses opportunités. En mettant l’accent sur l’accueil, l’expérience client et le respect des règles, il n’est pas impossible de doubler, voire de quadrupler, les réalisations », a-t-il conclu, exprimant l’espoir d’une année 2026 encore plus fructueuse, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant. Nicolas EDORH
L’Etat et leSecteur Privé ensemble contre la corruption
La lutte contre la corruption s’impose aujourd’hui comme l’un des enjeux majeurs du développement économique et social du Togo. Deux jours après la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le 09 décembre, le ministère des Finances et du Budget, en collaboration avec la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption (HAPLUCIA), a organisé jeudi 11 décembre 2025 à Lomé, un atelier de dialogue public-privé autour du thème : « Ensemble pour relever le défi de la corruption au Togo ». L’objectif de cet atelier est d’analyser les causes et les conséquences de la corruption et identifier, de manière concertée, des solutions durables impliquant à la fois l’État et le secteur privé. « Cette rencontre traduit la volonté affirmée du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, d’ancrer la Vème République dans une gouvernance fondée sur la transparence, l’éthique et la redevabilité », a indiqué Essowè Georges Barcola, ministre des Finances et du Budget. Le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a rappelé que la corruption constitue bien plus qu’un problème moral. « Elle est un frein majeur à la bonne gouvernance, à la justice sociale et au développement économique », a-t-il souligné, appelant chaque acteur public et privé à assumer sa part de responsabilité. Selon lui, seule une collaboration étroite entre les deux secteurs permettra de bâtir « un Togo plus juste, plus transparent et plus prospère ». S’inscrivant dans la vision présidentielle, le ministre a insisté sur la nécessité d’un changement profond de culture politique, fondé sur des résultats concrets et mesurables. Citant le Président du Conseil, il a rappelé que « la nouvelle République n’est pas une République d’intentions, mais une gouvernance de résultats, bâtie sur une exigence d’exemplarité ». Le Togo a déjà posé plusieurs jalons importants, notamment par la ratification de conventions internationales et la mise en place d’institutions clés telles que la HAPLUCIA, la Cour des Comptes, l’ARCOP, la CENTIF ou encore l’Agence Togo Digital, chargée d’accélérer la transformation numérique afin de réduire les opportunités de corruption. Le secteur privé a apporté son soutien à cette dynamique à travers le Conseil National du Patronat (CNP-TOGO), l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET) et bien d’autres organisations. Laurent Tamegnon, président du Conseil National du Patronat, a réaffirmé son engagement en faveur d’un climat des affaires intègre et compétitif. « La transparence et l’intégrité ne sont plus de simples impératifs moraux, mais des exigences structurelles pour renforcer la compétitivité du Togo », a-t-il déclaré, dénonçant une corruption qui fragilise la concurrence, détourne les ressources et mine la confiance entre l’État et les entreprises. Les panels et débats ont permis de formuler des propositions concrètes, mettant l’accent sur le renforcement des mécanismes de contrôle, de suivi et de prévention. Les participants ont également salué la digitalisation des services publics et la création d’un département ministériel dédié à l’efficacité du service public et à la transformation numérique, considérées comme des leviers essentiels. Avec un coût estimé à près de 10 milliards de FCFA par an, la corruption reste un défi de taille. A travers cette mobilisation conjointe de l’État et du secteur privé, le Togo affiche sa détermination à faire de l’intégrité et de la transparence, un véritable moteur de développement et d’attractivité économique. Yao KPOWOADAN
La 20ème FIL en chiffres : Un record !
Les rideaux sont tombés le dimanche 14 décembre 2025 sur la 20ème édition de la Foire Internationale de Lomé (FIL) placée sous le thème évocateur : « 40 ans d’histoire, 20 éditions : un regard sur le passé, un cap sur l’avenir ». Une édition anniversaire marquée par une affluence record et une dynamique économique renforcée. Ouverte le 28 novembre au Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF-Lomé), la manifestation foraine a attiré plus de 803.000 visiteurs en 17 jours, dépassant largement les 706.000 enregistrés lors de l’édition précédente. Exposants, promoteurs et visiteurs ont investi les différents pavillons pour découvrir une large gamme de produits, nouer des contacts d’affaires et effectuer des transactions commerciales. Cette 20ème édition a réuni 1150 exposants venus de 26 pays, contre 1300 exposants et 24 pays en 2024. Si le nombre d’exposants a légèrement reculé, la participation internationale s’est élargie et les échanges professionnels se sont intensifiés. Les opérateurs économiques ont occupé une superficie totale de 20.000 m², en hausse par rapport aux 19.000 m² de l’édition précédente. Les rencontres B2B ont connu un succès notable. 297 entreprises ont participé à 827 rendez-vous d’affaires, débouchant sur 240 promesses commerciales. Une performance qui confirme le rôle croissant de la FIL comme plateforme stratégique d’échanges économiques, au-delà de son caractère grand public. Selon Mme Judith Radji Djeri, Directrice Commerciale et Marketing du CETEF et représentante du Directeur Général, « le bilan est très globalement positif, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, avec une fréquentation record, des échanges commerciaux substantiels et une dynamique d’innovation renforcée ». Autre chiffre clé, le nombre de partenaires et sponsors, qui passe de 36 en 2024 à 45 en 2025, traduisant l’engagement croissant du secteur privé autour de cet événement majeur. Forte de ce succès, l’équipe du CETEF donne déjà rendez-vous aux acteurs économiques, partenaires et visiteurs pour la 21ème édition de la Foire internationale de Lomé, prévue entre fin novembre et début décembre 2026. Yao KPOWOADAN